Penséee 1 Apprends-moi, Saint Joseph, prosterné devant l’Eucharistie, à murmurer comme toi, penché sur le berceau de l’Enfant : « Je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ; je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne vous aiment pas ! »

pensée 2 - pensée 3 La vie ordinaire reprenait ses droits, et pourtant plus rien n’était pareil : désormais toute ton attention se portait sur cet Enfant, devenu l’unique objet de tes pensées, paroles et actions.

pensée 4 - pensée 5 On a du mal à imaginer l’onction qui reposait sur la Sainte Famille durant leurs temps de prière ! Un profond recueillement vous enveloppait tous les trois dans une intense communion.

pensée 6 Voir grandir un enfant, jour après jour : quelle merveille ! Tu as pu vérifier, Saint Joseph, que le Verbe n’a pas « fait semblant » d’assumer notre humanité : il s’est plié aux lois de la croissance humaine de tout enfant

pensée 7 Aussi petit que l’on soit, on a suffisamment de talents et de ressources intérieures pour rêver de grandeur et s’imaginer des perfections. Saint Joseph, que la liturgie place chaque année au plus fort de nos carêmes, est l’homme des renoncements.

pensée 8 Chaque année, Marie et Joseph illuminent de leur présence discrète les chemins de nos carêmes.

pensée 9 C’est par les souffrances de son cœur très pur que Joseph ressembla le plus à son fils.

pensée 10 Saint Joseph fut le premier à accueillir le Vivant dans la vie. Il fut certainement le premier à accueillir du Vivant la vie, en plénitude.

pensée 11 Assurer la présence visible de Dieu le Père aux côtés de son Fils unique : cher Saint Joseph, comment as-tu pu assumer une telle responsabilité sans trembler à en perdre tes moyens ? Sans doute parce que tu étais parfaitement humble ! Ce sont les orgueilleux qui s’inquiètent de leur réussite, car ils redoutent que l’échec porte ombrage à leur réputation. Toi le « juste », tu savais que Dieu donne ce qu’il ordonne : tu t’es remis entre les mains de sa Providence, te défiant de toi-même, mais avec une infinie confiance en Dieu.

pensée 12 - pensée 13 - pensée 14 Saint Joseph, apprends-nous à aimer et à accomplir avec zèle les petites besognes quotidiennes, les services modestes qui changent le monde.

pensée 15 

Spontanément j’aurais tendance à penser (avec une pointe de nostalgie) : « Que ta vie, toute entière au service de Jésus et de Marie, était belle, lumineuse, Saint Joseph ! Alors que la mienne est marquée de la tristesse de ma médiocrité et de la grisaille d’un quotidien sans relief ni nouveauté… »

Et voilà que tu murmures dans mon cœur la Parole de Jésus : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Il ne tient donc qu’à moi de faire de ma vie une vie qui ressemble à la tienne : il me suffit de reconnaitre Jésus en chacun des frères et sœurs avec qui je chemine, et d’éclairer notre quotidien du soleil de la Charité.

pensée 16 - pensée 17 - pensée 18 Saint Joseph, gardien du silence, on t’a appelé le taciturne… Une manière, peut-être, d’excuser notre propre distance : comment aborder un taciturne ? Mais au cœur silencieux, toute parole authentique est bienvenue. Saint Joseph, apprends-moi à garder mon cœur  en silence : chacun de mes frères trouvera l’accueil et l’écoute qui font grandir la communion des enfants de Dieu.

pensée 19 - pensée 20 Méditer la Parole ne se réduit pas à recevoir des lumières sur Dieu et à accumuler des connaissances bibliques. Saint Joseph, qui fis entrer Jésus dans le récit de l’histoire de ses pères, fais-moi découvrir comment habiter la Parole façonne l’esprit filial, ouvre le cœur à la raison des autres et rend capable d’empathie pour tous. Saint Joseph, homme de dialogue, établis-moi dans la Parole pour qu’elle fasse de moi un artisan de paix.

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