31 mai 2018

FÊTE DE LA VISITATION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE

http://www.icrsp.org/Calendriers/Le%20Saint%20du%20Jour/visitation15.jpg

Domenico Ghirlandaio, La Visitation 1491

SOURCE

Homélie sur l'Evangile de Luc

Les meilleurs vont vers les moins bons, pour leur procurer quelque avantage par leur venue. Ainsi, le Sauveur vient près de Jean pour sanctifier son baptême ; et dès que Marie eut entendu l'ange lui annoncer qu'elle allait concevoir le Sauveur et que sa cousine Elisabeth était enceinte, elle partit, se rendit en hâte vers le haut pays et entra dans la maison d'Elisabeth. Car Jésus, dans le sein de Marie, se hâtait de sanctifier Jean, encore dans le sein de sa mère. Avant l'arrivée de Marie et son salut, l'enfant n'avait pas tressailli dans le sein de sa mère ; mais dès que Marie eut prononcé la parole que le Fils de Dieu, dans son sein maternel, lui avait suggérée, l'enfant tressaillit de joie et, dès lors, de son précurseur, Jésus fit un prophète.

Marie, tout à fait digne d'être mère du Fils de Dieu, devait, après son entretien avec l'ange, gravir la montagne et demeurer sur les sommets. D'où ces mots : « En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers le haut pays. » Il lui fallait aussi, parce qu'elle était active et pleine de sollicitude se hâter avec zèle et, remplie de l'Esprit-Saint, être conduite sur les sommets et protégée par la puissance divine, qui l'avait déjà couverte de son ombre. Elle vint donc « dans une ville de Juda ; elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Or, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit.[1] »

C'est pourquoi il n'est pas douteux que, si Elisabeth fut alors remplie du Saint-Esprit ce fut à cause de son fils. Car ce n'est pas la mère qui, la première, a mérité le Saint-Esprit ; mais lorsque Jean, encore enfermé dans son sein, eut reçu le Saint-Esprit, alors, Elisabeth, après la sanctification de son fils, fut remplie du Saint-Esprit. Tu pourras le croire, si tu as remarqué une chose semblable à propos du Sauveur... Car Marie fut remplie du Saint-Esprit, quand elle commença à avoir le Sauveur en son sein. En effet, dès qu'elle eut reçu l'Esprit Saint, créateur du corps du Seigneur, et que le Fils de Dieu eut commencé à être dans son sein, Marie aussi fut remplie de l’Esprit-Saint.

« Alors Elisabeth poussa un grand cri et dit : Tu es bénie entre les femmes.[2] »

Si la naissance du Sauveur n'avait pas été céleste et bienheureuse, si elle n’avait pas eu quelque chose de divin et de supérieur à l'humanité, jamais sa doctrine ne se serait répandue sur toute la terre. S'il y avait eu dans le sein de Marie un homme au lieu du Fils de Dieu, comment pourrait-on expliquer, au temps du Christ comme maintenant, des guérisons de maladies de toutes sortes, non seulement physiques, mais encore morales ?...

Avant Jean, Elisabeth prophétise ; avant la naissance du Seigneur notre Sauveur, Marie prophétise. Et de même que le péché a commencé par une femme pour atteindre ensuite l'homme, de même le salut a débuté par des femmes, pour que les autres, oubliant la faiblesse de leur sexe, imitent la vie et la conduite des saintes, surtout de celles que l'Evangile nous décrit maintenant. Voyons donc la prophétie de la Vierge. « Mon âme magnifie le Seigneur, dit-elle, et mon esprit exalte en Dieu mon Sauveur.[3] » Deux principes, l'âme et l'esprit, s'acquittent d'une double louange. L'âme célèbre le Seigneur, l'esprit célèbre Dieu, non pas que la louange du Seigneur soit différente de celle de Dieu, mais parce que Dieu est aussi Seigneur et que le Seigneur est également Dieu.

On me demande comment l'ame magnifie (c'est-à-dire agrandit) le Seigneur. Car, si le Seigneur ne peut être ni augmenté ni diminué, s'il est ce qu'il est, comment Marie peut-elle dire maintenant : « Mon âme magnifie le Seigneur » ? Si je considère que le Seigneur notre Sauveur est « l'image du Dieu invisible[4] », si je vois mon âme faite « à l'image du créateur[5] », afin d'être l'image de l'image (car mon âme n'est pas exactement l’image de Dieu, mais elle a éte créée à la ressemblance de la première image) alors voici ce que je comprendrai : à la manière de ceux dont le métier est de peindre des images et d'utiliser leur art à reproduire un seul modèle, le visage d'un roi par exemple, chacun de nous donne à son âme l'image du Christ ; il en trace une image plus ou moins grande, délavée ou ternie, ou, au contraire, claire et lumineuse, ressemblant au modèle. Donc, lorsque j'aurai agrandi l'image de l'image, c'est-à-dire mon âme, lorsque je l'aurai « magnifiée » par mes actions, mes pensées et mes paroles, alors l'image de Dieu grandira et le Seigneur lui-même sera « magnifié » dans mon âme qui en est l'image. De même que le Seigneur grandit dans cette image que nous sommes de lui, de méme, si nous tombons dans le peché, il diminue et décroît...

Voilà pourquoi l'âme de Marie magnifie d'abord le Seigneur et ensuite « son esprit exulte en Dieu. » En effet, si nous n'avons pas grandi auparavant, nous ne pouvons exulter. « Parce que, dit-elle, il a jeté les yeux sur l'humilité de sa servante.[6] » Quelle est cette humilité de Marie que le Seigneur a regardée ? Qu’avait d'humble et de bas la mère du Sauveur qui portait en elle le Fils de Dieu ? « Il a jeté les yeux sur l'humilité de sa servante », cela veut dire à peu près : il a jeté les yeux sur la justice de sa servante, sur sa tempérance, sur sa force et sur sa sagesse. D'ailleurs, il est naturel que Dieu regarde les vertus. On me dira peut-être : Je comprends que Dieu regarde la justice et la sagesse de sa servante ; mais il n'est pas évident qu'il fasse attention à son humilité. Celui qui cherche à comprendre doit remarquer que précisement l'humilité est designée dans les Ecritures comme l’une des vertus. Du reste, le Sauveur déclare : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez soulagement pour vos âmes.[7] »

« Désormais toutes les générations me diront bienheureuse.[8] » Si je comprends dans le sens le plus simple les mots « toutes les générations », je l'interprète des croyants. Mais si je réfléchis plus profondément, je remarque qu'il vaut bien mieux ajouter : « car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses.[9] » En effet, puisque « tout homme qui s'abaisse sera élevé[10] », Dieu qui a regardé l'humilité de la bienheureuse Marie, a naturellement le Tout-Puissant fait pour elle de grandes choses.

« Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge.[11] » La miséricorde de Dieu s'étend non pas sur une, deux, trois, ni même cinq genérations, mais éternellement, d'âge en âge. « Pour ceux qui le craignent, il a déployé la force de son bras.[12] » Si, malgré ta faiblesse, tu approches du Seigneur dans la crainte, tu pourras entendre sa promesse en réponse à ta crainte. Quelle est cette promesse ? Il se fait, dit Marie, la force de ceux qui le craignent. La force ou la puissance est une qualité royale... Si donc tu crains Dieu, il te donne sa force et sa puissance, il te donne son Royaume, afin que, soumis au Roi des rois, tu possèdes le Royaume des Cieux, dans le Christ Jésus.

« Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.[13] » S'il a suffi de la venue de Marie chez Elisabeth et de sa salutation pour que l'enfant tressaille de joie et qu'Elisabeth, remplie de l'Esprit-Saint, prophétise ce que rapporte l'Evangile, si une seule heure a apporté de si grandes transformations, il nous reste à imaginer quels progrès Jean a réalisés pendant les trois mois du séjour de Marie près d'Elisabeth. Si en un instant le petit enfant a tressailli et, pourrait-on dire, bondi de joie, et si Elisabeth a été remplie de l'Esprit Saint, il est anormal que, pendant trois mois, ni Jean, ni Elisabeth n'aient pas réalisé de progrès au voisinage de la mère du Seigneur et en la présence du Sauveur lui-même.

Origène

SOURCE

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Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 2, 19-27 ; PL 15, 1559 ; SC 45 (trad. Orval rev.)

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LÀ OÙ IL N'Y A PAS D'AMOUR, AIMEZ ET VOUS RECUEILLEREZ L'AMOUR - MADELEINE DELBRÊL

« Cet Amour qui nous habite, cet Amour qui éclate en nous, est-ce qu'il ne va pas nous modeler ? Seigneur, Seigneur, au moins que cette écorce qui me couvre ne Vous soit pas un barrage. Passez. Mes yeux, mes mains, ma bouche sont à Vous. Cette femme si triste en face de moi : voici ma bouche pour que Vous lui souriiez. Cet enfant presque gris tant il est pâle, voici mes yeux pour que Vous le regardiez. Cet homme si las, si las, voici mon corps pour que Vous lui laissiez ma place, voici ma voix pour que Vous lui disiez tout doucement : « Asseyez-vous ». Ce garçon si fat, si bête, si dur, voici mon cœur pour que Vous l'aimiez avec, plus fort qu'il ne l'a jamais été... Là où il n'y a pas d'amour, aimez et vous recueillerez l'Amour.        Ainsi soit-il. »

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30 mai 2018

L'APPEL

L'appel a transformé leur vie, et celle de leur entourage. Puissant, bienveillant, irrésistible, il a grandi au fil du temps pour s´éclairer peu à peu comme une évidence, ou a quelquefois jailli comme un insondable mystère. Confrontés à un contexte historique, familial, ou plus simplement parce que leur vie les destinait à tout autre chose, certains prêtres, religieux, religieuses, ont dû quelquefois franchir des montagnes pour répondre à cet appel. D´autres fois, il y avait sans doute moins de résistance dans l´entourage, la famille, le contexte historique, mais l´engagement était tout aussi grand, puissant, infiniment profond. « Ce n´est pas de prendre le chemin de la facilité qui nous enrichit, mais bien de se donner » disait Benoît XVI. Se donner...le mot va si loin. Car derrière la grande sérénité de l´engagement, il y a ce chemin radical « tu quittes ton père, ta mère, ta famille, ton travail quelquefois, et tu reçois au centuple. C´est vrai, c´est archi vrai » me dira une petite soeur de Jésus. Mais par-delà son sourire magistral, elle me parle de son chemin pour répondre à cet appel. Un chemin, lumineux, magistral, difficile. Une route parsemée de joie intense et d´obstacles, où les autres sont impliqués, « et ce n´est pas rien » rajoute-t-elle dans une grande émotion. Ce film nous invite au coeur de l´Appel, dans ce qu´il a de plus fort, de plus puissant, de plus essentiel, de plus difficile aussi.

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29 mai 2018

VIE EUCHARISTIQUE

«Nous sommes choisis, bénis et brisés pour être donnés. Je crois que c’est uniquement en fonction du don que nous pouvons pleinement comprendre le choix, la bénédiction et la brisure... Notre humanité atteint sa plénitude dans le don. Nous devenons de belles personnes lorsque nous offrons ce qu’il nous est possible de donner.»
SOURCE : La vie religieuse, une vie eucharistique
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Pour être aux pieds du Saint Sacrement pour lire l’Évangile, pour méditer et faire oraison, c’est ce qu’il voulait par-dessus tout !
SOURCE : Une intense vie eucharistique
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L'Eucharistie, pour Charles de Foucauld, c'est d'abord le sacrement de cette Présence de Jésus. Présence infiniment réelle, vivante, agissante, mais Présence cachée, silencieuse, discrète, gratuite, dans un partage total de ce qui fait la condition des hommes... L'Eucharistie continue cette Présence cachée, silencieuse, vivante..,
C'est "Emmanuel, Dieu avec nous ", "tous les jours jusqu'à la fin du monde".
SOURCE : Charles de Foulcaud, une vie eucharistique
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 Marie est la figure du disciple. Tu as sans doute remarqué qu’elle n’était pas présente à la Cène, au repas de l’institution de l’eucharistie. Pourtant sa vie toute entière est eucharistique. Jean-Paul II a même dit d’elle qu’elle était « la femme eucharistique ». la formule et osée ! Mais dis-toi que si cette expression vaut pour Marie, elle vaut aussi pour celui qui essaie d’être disciple. Tu connais peut-être ce grand principe que nous ont laissé nos pères dans la foi : tout ce que l’on dit de Marie s’applique à l’Eglise et donc à chacun de ses membres. Marie peut nous accompagner sur le chemin d’une vie eucharistique.
SOURCE : Une vie eucharistique avec Marie
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Christ de Beaune - Christ de pitié

27 mai 2018

SAINTE TRINITÉ

SDFGH

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22 mai 2018

LE BONHEUR - SOEUR CLAIRE-MARIE

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21 mai 2018

MARIE, MÈRE DE L'ÉGLISE

Conformément à la volonté du Pape, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte.

La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements a publié le samedi 3 mars 2018 un décret en ce sens, signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

Décret sur la célébration de la bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Eglise dans le Calendrier Romain Général

La joyeuse vénération dédiée à la Mère de Dieu dans l’Eglise contemporaine, à la lumière de la réflexion sur le mystère du Christ et sur sa propre nature, ne pouvait pas oublier cette figure de Femme (cf. Gal 4, 4), la Vierge Marie, qui est à la fois Mère du Christ et Mère de l’Eglise.

Ceci était déjà en quelque sorte présent dans la pensée de l’Eglise à partir des paroles prémonitoires de saint Augustin et de saint Léon le Grand. Le premier, en effet, dit que Marie est la mère des membres du Christ, parce qu’elle a coopéré par sa charité à la renaissance des fidèles dans l’Eglise; puis l’autre, quand il dit que la naissance de la Tête est aussi la naissance du Corps, indique que Marie est en même temps mère du Christ, Fils de Dieu, et mère des membres de son Corps mystique, c’est-à-dire de l’Eglise. Ces considérations dérivent de la maternité de Marie et de son intime union à l’œuvre du Rédempteur, qui a culminé à l’heure de la croix.

La Mère en effet, qui était près de la croix (Jn 19, 25), accepta il testament d’amour de son Fils et accueillit tous les hommes, personnifiés par le disciple bien-aimé, comme les enfants qui doivent renaître à la vie divine, devenant ainsi la tendre mère de l’Eglise que le Christ a générée sur la croix, quand il rendait l’Esprit. A son tour, dans le disciple bien-aimé, le Christ choisit tous les disciples comme vicaires de son amour envers la Mère, la leur confiant afin qu’ils l’accueillent avec affection filiale.

Guide prévoyante de l’Eglise naissante, Marie a donc commencé sa propre mission maternelle déjà au cénacle, priant avec les Apôtres dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint (cf. Ac 1,14). Dans ce sentiment, au cours des siècles, la piété chrétienne a honoré Marie avec les titres, en quelque sorte équivalents, de Mère des disciples, des fidèles, des croyants, de tous ceux qui renaissent dans le Christ, et aussi de “Mère de l’Eglise”, comme il apparaît dans les textes d’auteurs spirituels ainsi que dans le Magistère de Benoît XIV et de Léon XIII.

De ce qui précède on voit clairement le fondement sur lequel le bienheureux pape Paul VI, en concluant, le 21 novembre 1964, la troisième session du Concile Vatican II, a déclaré la bienheureuse Vierge Marie “Mère de l’Eglise, c’est-à-dire Mère de tout le peuple chrétien, aussi bien des fidèles que des Pasteurs, qui l’appellent Mère très aimable”, et a établi que “le peuple chrétien tout entier honore toujours et de plus en plus la Mère de Dieu par ce nom très doux”.

Le Siège apostolique a ainsi proposé, à l’occasion de l’Année Sainte de la Réconciliation (1975), une messe votive en l’honneur de la bienheureuse Marie Mère de l’Eglise, insérée par la suite dans le Missel Romain; il a aussi accordé la faculté d’ajouter l’invocation de ce titre dans les Litanies Laurétanes (1980) et il a publié d’autres formules dans le recueil des messes de la bienheureuse Vierge Marie (1986). Pour certaines nations, diocèses et familles religieuses qui en ont fait la demande, il a concédé d’ajouter cette célébration dans leur Calendrier particulier.

Le Souverain Pontife François, considérant avec attention comment la promotion de cette dévotion peut favoriser, chez les Pasteurs, les religieux et les fidèles, la croissance du sens maternel de l’Eglise et de la vraie piété mariale, a décidé que la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise, soit inscrite dans le Calendrier Romain le lundi de la Pentecôte, et célébrée chaque année.

Cette célébration nous aidera à nous rappeler que la vie chrétienne, pour croître, doit être ancrée au mystère de la Croix, à l’oblation du Christ dans le banquet eucharistique et à la Vierge offrante, Mère du Rédempteur et de tous les rachetés.

Une telle mémoire devra donc apparaître dans tous les Calendriers et les Livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures; les textes liturgiques nécessaires à ces célébrations sont joints à ce décret et leurs traductions, approuvées par les Conférences Episcopales, seront publiées après la confirmation de ce Dicastère.

Là où la célébration de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise, est déjà célébrée, selon les normes du droit particulier approuvé, à un jour différent avec un degré liturgique supérieur, même dans le futur, peut être célébrée de la même manière.

Nonobstant toutes choses contraires.

Du siège de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 11 février 2018, en la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie de Lourdes.

Robert Cardinal Sarah
Préfet

+ Arthur Roche
Archevêque Secrétaire

SOURCE : LITURGIE ET SACREMENTS

20 mai 2018

PENTECÔTE

edfg

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09 mai 2018

SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR L'ASCENSION - CE QUI S'EST PASSÉ ENTRE LA RÉSURRECTION ET L'ASCENSION


Les jours qui s'écoulèrent entre la résurrection du Seigneur et son ascension, mes bien-aimés, n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées.

C'est alors que la crainte d'une mort amère est écartée, et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée. C'est alors que, par le souffle du Seigneur, le Saint-Esprit est communiqué à tous les Apôtres ; et le bienheureux Apôtre Pierre, après avoir reçu les clefs du Royaume, se voit confier, de préférence aux autres, la garde du bercail du Seigneur.

En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toute l'obscurité du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. À la fraction du pain, les yeux des convives s'ouvrent. Ils ont un bonheur bien plus grand, eux qui voient se manifester la glorification de leur nature humaine, que nos premiers parents qui conçoivent de la honte pour leur désobéissance. ~

Pendant tout ce temps qui s'est écoulé entre la résurrection du Seigneur et son ascension, voilà, mes bien-aimés, de quoi la providence divine s'est occupée, voilà ce qu'elle a enseigné, voilà ce qu'elle a fait comprendre aux yeux et aux cœurs de ses amis : on reconnaîtrait que le Seigneur Jésus était vraiment ressuscité, lui qui vraiment était né, avait souffert et était mort vraiment.

Aussi les bienheureux Apôtres et tous les disciples que la mort de la croix avait apeurés et qui doutaient de la foi en la résurrection furent-ils raffermis par l'évidence de la vérité ; si bien que, lorsque le Seigneur partit vers les hauteurs des cieux, ils ne furent affectés d'aucune tristesse, mais comblés d'une grande joie.

Certes, c'était pour eux un motif puissant et indicible de se réjouir puisque, devant le groupe des Apôtres, la nature humaine recevait une dignité supérieure à celle de toutes les créatures célestes ; elle allait dépasser les chœurs des anges et monter plus haut que les archanges ; les êtres les plus sublimes ne pourraient mesurer son degré d'élévation, car elle allait être admise à trôner auprès du Père éternel en étant associée à sa gloire, puisque la nature divine lui était unie dans la personne du Fils. Amen

SOURCE : AELF

01 mai 2018

LE MOIS DE MARIE

Un jour Notre Seigneur Jésus-Christ parlant à son humble et petite servante Marie Lataste lui disait :

"Ma fille, je suis entre Dieu et les hommes. Nul ne peut rien obtenir de mon Père, s'il ne l'obtient par moi. Or j'ai placé ma Mère entre les hommes et moi et je n'accorde rien aux hommes que par ma Mère et à cause de ma Mère."

"Demande à ma Mère les grâces qui te sont nécessaires ; elle  te les obtiendra. Toutes les grâces que Dieu répand sur les créatures sont en moi comme un immense réservoir. Je les fais couler en ma Bienheureuse Mère comme dans un réservoir nouveau, et c'est en elle qu'il faut venir puiser. Vois-tu : on demande une grâce, mon Père consent, moi je l'accorde, et ma Mère la donne."

"Oui ma fille, tout vient de moi, mais tout passe par ma Mère bien-aimée."

Petit mois de Marie Pensées pieuses pour le mois de Mai