31 octobre 2018

ABBA CRONIOS

46 - Un frère interrogea Abba Cronios : "Comment l'homme parvient-il à l'humilité ?" L'ancien lui répond : "Par la crainte de Dieu." Le frère lui : "Et par quelle action parvient-on à la crainte de Dieu ?" L'ancien lui dit : "A mon avis, tu arrive à cela quand tu quitter tout souci, quand tu t'adonnes au labeur corporel et quand tu te souviens de la mort et du jugement de Dieu, autant que tu peux."

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30 octobre 2018

ABBA PAUL LE GRAND

37 - L'Abba Paul le Grand a dit : "Je suis dans un bourbier enfoncé jusqu'au cou et je pleure devant Dieu en disant : "Aie pitié de moi !"

29 octobre 2018

ABBA ÉVAGRE

36 - L'Abba Évagre dit : "Quand une pensée ennemie monte dans ton coeur, ne cherche pas à prier d'une manière ou de l'autre, mais aiguise l'épée des larmes."

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26 octobre 2018

CE QUI PLAÎT À DIEU

« Dieu se plait à bénir ce qui est petit et imperceptible. L’arbre dans sa semence. L’homme dans son berceau et les bonnes œuvres dans la timidité de leur débuts. »
Frédéric OZANAM

(citation recueillie par le Père L. Cf FIP 38 du 21 octobre 2018)

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24 octobre 2018

SAINT FRANÇOIS DE SALES

« Les forts, Dieu les prend par la main, les faibles, il les prend dans ses bras pour les porter sur le chemin. »

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21 octobre 2018

HOMÉLIE DU CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS - Messe de la Saint Louis à St Louis des Français Saint-Louis des Français à Rome

Is 58,6-11

06 Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?

07 N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?

08 Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.

09 Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,

10 si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.

11 Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Ps 111 (112) 

01 Alléluia ! Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté !

02 Sa lignée sera puissante sur la terre ; la race des justes est bénie.

03 Les richesses affluent dans sa maison : à jamais se maintiendra sa justice.

04 Lumière des coeurs droits, il s'est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié.

05 L'homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture.

06 Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.

07 Il ne craint pas l'annonce d'un malheur : le coeur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.

08 Son coeur est confiant, il ne craint pas : il verra ce que valaient ses oppresseurs.

09 A pleines mains, il donne au pauvre ; + à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

10 L'impie le voit et s'irrite ; + il grince des dents et se détruit. L'ambition des impies se perdra.

Jc 3,13-18 

13 Quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.

14 Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité.

15 Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque.

16 Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes.

17 Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie.

18 C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

Mt 22,34-40

34 Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,

35 et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :

36 « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

37 Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

38 Voilà le grand, le premier commandement.

39 Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

40 De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

***

Frères et Sœurs,

En posant à Jésus cette question, le pharisien le soumet à l’épreuve. Mais quelle est cette épreuve ? Il s’agit de savoir s’il est capable de reconnaître et de professer le premier commandement du Décalogue, et donc s’il est un bon juif Mais en y ajoutant aussitôt le second commandement qui lui est semblable, et qui est tiré lui aussi de la Loi de la Thora, Jésus contourne l’épreuve et met en évidence un ressort qui tend tout l’enjeu de la fidélité des croyants. Leur foi au Dieu unique les dispense-t-il de s’occuper des hommes ? Ou inversement, leur intérêt ou leur passion pour le service des hommes les détourne-t-il de la foi au Dieu unique ? C’est inscrire dans l’expérience de la vie humaine, et particulièrement de la vie des croyants, une question que nous exploitons souvent quand nous mesurons la faiblesse de notre fidélité à Dieu en la compensant par ce que nous nommons : un engagement au service des hommes. Comme si le service des hommes, l’amour du prochain, étaient une sorte d’excuse pour que notre foi en Dieu et son expression deviennent plus floues et moins pressantes ! Les consciences troublées se nourrissent de ce genre de dilemmes dont elles pensent qu’ils peuvent leur apporter une échappatoire par rapport aux exigences de leur existence. Ce que le Christ veut nous faire découvrir en citant ces deux commandements l’un après l’autre, et en les mettant sur le même plan puisque le second est semblable au premier, c’est qu’il ne peut pas y avoir de compétition entre la foi en Dieu et le service des frères, et c’est surtout qu’il ne peut pas y avoir un authentique service des frères s’il n’y a pas en même temps une foi fidèle à l’alliance avec Dieu.

Ce dilemme traverse la vie de nos sociétés, nos choix, nos consciences. Est-ce que notre foi en Dieu pourrait constituer une sorte d’excuse pour ne pas s’occuper du monde ? Est-ce que notre engagement dans le service du monde pourrait constituer une excuse pour ne pas être pleinement fidèle à l’amour que Dieu nous porte ? La figure de saint Louis, telle qu’elle nous est transmise par les chroniques, nous montre précisément comment il a assumé la responsabilité qu’il avait à l’égard de son royaume, tout en étant pleinement fidèle à Dieu, non seulement en intention, non seulement par des actes de piété et de dévotion dont il était familier, mais surtout par la mise en œuvre de la justice à laquelle nous invitait le prophète Isaïe. Au-delà de l’image d’Épinal du roi rendant la justice sous son chêne à Vincennes, il y a des décisions politiques beaucoup plus graves, beaucoup plus lourdes, comme par exemple de restituer des provinces injustement acquises par ses prédécesseurs. Il y a dans la sagesse du gouvernement de saint Louis une illustration de ce que la fidélité à Dieu ne se mesure pas simplement par des exercices de piété ou par des sentiments élevés, mais se concrétise dans des décisions pratiques qui engagent les intérêts particuliers ou même l’intérêt général. Cette double fidélité à la personne de Dieu et au droit des hommes est une marque caractéristique de la sainteté de ce roi exemplaire.

Au moment où les Pères du synode sont engagés dans une réflexion au sujet de la jeunesse, et essayent d’exprimer quelque chose qui ouvre des perspectives d’avenir pour ceux qui entendent la parole du Christ, il est très important pour nous d’avoir conscience qu’être chrétien en ce monde, ce n’est pas simplement se rattacher à une société définie, ce n’est pas simplement se rattacher à des sentiments humanitaires, c’est aussi être capable de prendre des décisions concrètes et pratiques qui engagent notre manière de vivre, et spécialement notre manière de vivre avec les autres. Laisser croire que l’on pourrait être chrétien en menant une vie qui serait contraire à la justice, ou qui tomberait dans les travers que soulignait l’épître de saint Jacques, en transformant la vie sociale en une sorte de combat et de compétition pour surmonter les idées, les choix, les activités des autres, et se transformerait -nous le voyons malheureusement trop souvent- non seulement en des conflits d’opinion mais en des actes de violence, comme si la conviction d’avoir raison donnait le droit d’écraser ceux qui sont d’un avis contraire. Cette violence traverse notre société dans toutes ses dimensions, non seulement dans des « quartiers difficiles » -comme on dit- mais dans les mœurs ordinaires où l’âpreté des débats, le manque de respect envers les adversaires, la volonté de ridiculiser ceux qui ne sont pas de notre avis, voire de les forcer par la violence, ne peut pas se réclamer de la sagesse de Dieu. Oui, nous sommes dans un monde où deux sagesses s’exercent. Une sagesse qui vient de l’alliance donnée par Dieu et qui se concrétise par la construction laborieuse et persévérante de mœurs inspirées de la justice et de la charité, et une sagesse qui ne vient pas de Dieu et qui est simplement la gestion des intérêts particuliers par tous les moyens dont on dispose, y compris les plus violents.

Aujourd’hui, plus peut-être qu’à d’autres époques, notre société ne fournit plus des critères de jugement et des critères de comportement qui peuvent contenir la violence inscrite au cœur de l’homme, et c’est donc pour nous une tâche prioritaire de mettre en évidence que ceux qui croient réellement en Dieu ne se comportent pas comme ceux qui n’y croient pas ; que se déclarer chrétien, ce n’est pas simplement poser des actes de religion et de piété, exprimer des bons sentiments - au besoin devant les micros et les caméras -, mais c’est vraiment transformer notre vie pour que notre manière d’être, en particulier avec les autres, soit un signe que nous sommes fidèles non seulement au premier commandement, mais parce que nous sommes fidèles au premier commandement, nous sommes fidèles aussi au second qui lui est semblable et nous nous efforçons d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, par amour de Dieu.

Amen.

+André cardinal Vingt-Trois,
archevêque émérite de Paris.

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19 octobre 2018

COMMENTAIRE DE SAINT PADRE PIO DE PIETRELCINA

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7

« Soyez sans crainte »

La véritable raison pour laquelle tu ne réussis pas toujours ta méditation, la voici –- et je ne me trompe pas ! Tu commences ta méditation dans l'agitation et l'anxiété. Cela suffit pour que tu n'obtiennes jamais ce que tu recherches, car ton esprit n'est pas concentré sur la vérité que tu médites et il n'y a pas d'amour dans ton cœur. Cette anxiété est vaine. Tu n'en retireras qu'une grande fatigue spirituelle et une certaine froideur de l'âme, surtout au niveau affectif. Je ne connais à cela nul autre remède que celui-ci : sortir de cette anxiété. C'est en effet un des obstacles majeurs à la pratique religieuse et à la vie de prière. Elle nous fait courir pour nous faire trébucher. Je ne veux vraiment pas te dispenser de la méditation simplement parce qu'il te semble que tu n'en retires aucun profit. Au fur et à mesure que tu feras le vide en toi-même, que tu te débarrasseras de cet attachement dans l'humilité, le Seigneur te fera le don de l'oraison qu'il garde dans sa main droite.

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