C’est en toi que nous reposons, Verbe de Dieu, quand nous restons chez nous ; à toi nous attachons notre loisir.
Assis, nous sommes à toi ; à toi en nous levant et en nous arrêtant ; à toi encore quand nous partons ; et maintenant, c’est sur tes indications que nous marchons droit devant nous.
Mais puisses-tu m’envoyer l’un de tes anges pour me guider,
un accompagnateur favorable qui me conduirait au moyen d’une colonne de feu et de nuée, qui d’un mot fendrait la mer et arrêterait les cours d’eau, qui dispenserait avec largesse une nourriture venue d’en haut comme d’en bas.

Le sentier ardu et escarpé, tu le rendrais lisse et praticable pour moi qui suis ton serviteur, comme souvent déjà auparavant, en m’abritant sous ta main tu m’as sauvé des dangers de terre et de mer, de terribles maladies et de situations pénibles.
Après avoir trouvé une issue favorable à notre voyage, vers nos amis et nos parents retournons joyeux pour les retrouver en joie quand nous paraîtrons chez nous au terme de nos peines.