31 mai 2019


SI NOUS SOUMETTONS (...) NOTRE VOLONTÉ ET NOTRE RAISON

Si nous soumettons par amour pour le Seigneur notre volonté et notre raison, il nous rend maîtres de l'une et de l'autre. Une fois en possession de cet empire sur nous-mêmes, nous pouvons nous consacrer avec perfection au service de Dieu. Nous lui offrons une volonté pure, afin qu'il l'unisse à la sienne et nous le prions d'envoyer du ciel le feu de son amour pour qu'il consume ce sacrifice et fasse disparaître tout ce qui pourrait lui déplaire. (Fondations, chap. 5)
Il est des âmes - et beaucoup s'en sont ouvertes à moi - qui, une fois élevées à la contemplation par Notre Seigneur, voudraient toujours y demeurer mais cela n'est pas possible. Ce que l'âme désire, c'est de s'occuper tout entière à aimer, et ne point faire autre chose ; mais elle aura beau le vouloir, elle n'y réussira pas. Car bien que la volonté ne soit pas morte, le feu dont elle brûle d'ordinaire est comme atténué et il faut que quelqu'un le ravive pour qu'il répande sa chaleur. Or serait-il bon pour l'âme de rester en cet état de sécheresse et d'attendre comme notre père saint Elie le feu du ciel qui doit consumer le sacrifice qu'elle fait alors d'elle-même à Dieu ? Non évidemment et il ne convient point d'attendre un miracle. Le Seigneur en fait en faveur de cette âme quand il lui plaît, nous l'avons dit et nous y reviendrons encore, mais il veut que nous nous en estimions indignes et que nous nous aidions nous-mêmes autant qu'il nous est possible. Pour moi je suis convaincue que jusqu'au dernier soupir, à quelque sublime oraison que l'on se trouve élevé, c'est ainsi qu'il faut se comporter (Sixièmes demeures, chap. 7)

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30 mai 2019

DEUXIÈME SERMON POUR LE JOUR DE L'ASCENSION - SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX

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Ascension du Seigneur Source

Comment le Seigneur monte au ciel afin d'accomplir toutes choses

1. La solennité de ce jour, mes frères, est glorieuse en même temps que joyeuse, si vous me permettez de le dire; en ce jour, en effet, le Christ reçut une gloire unique, et nous, nous trouvons un sujet tout particulier de joie. Elle est la clôture, la terminaison de toutes les autres fêtes chrétiennes et l'heureux terme du pèlerinage du Fils de Dieu ici-bas. En effet, c'est le même qui descendait sur la terre, qui remonte aujourd'hui au plus haut des cieux, afin d'accomplir toutes choses (Eph. IV, 10). Après avoir montré qu'il est le maître de tout ce qui est sur la terre, au fond de la nier et dans les enfers, il ne lui restait plus qu'à montrer de même, ou plutôt, par des preuves plus convaincantes encore , qu'il est le maître des airs. La terre, en effet, avait reconnu son Sauveur, lorsqu'à ce cri puissant, tombé de ses lèvres: « Lazare, sortez dehors (Joann. XI, 44), » elle rejeta un mort de son sein. La mer le reconnut aussi, lorsqu'elle se fit solide sous ses pas le jour où ses disciples le prenaient pour un fantôme (Matt. XIV, 25). Enfin, les enfers le reconnurent pour leur maître et Seigneur, le jour où il rompit leurs portes de fer (Psal. CVI, 16), et brisa leurs gonds d'airain, le jour, dis-je, où il garrotta l'homicide dont la rage est insatiable, le diable, dis-je, Satan (Apoc. XII, 9 et XX, 2.) Oui,. celui qui ressuscita les morts, guérit les lépreux, rendit la vue aux aveugles, fit marcher droit les boiteux, et, d'un souffle, mit en fuite tout le cortége de nos infirmités, s'est montré le maître de toutes choses, en restaurant toutes celles qui s'étaient détériorées, de la même main qui les avait créées. De même, il a bien prouvé qu'il était le Seigneur de la mer et de tout ce qui se meut dans son sein, quand il prédit à son disciple qu'il trouverait une pièce d'argent dans le ventre du poisson qu'il allait prendre (Matt. XVII, 26). Enfin, quand il a traîné à sa suite les puissances de l'air et les a attachées à sa croix, il a fait voir qu'il avait plein pouvoir sur les puissances infernales. Il a passé, en effet, en faisant le bien, et en délivrant les possédés du démon, ce Jésus qui, dans un lieu champêtre, instruisait la foule qui le suivait et devant son juge, se tenait debout pour recevoir un soufflet, et qui, pendant tout le temps qu'il passa sur la terre, vécut parmi des hommes, toujours debout malgré d'innombrables fatigues, et opérait notre salut au milieu de la terre.

2. Et maintenant, Seigneur Jésus, pour mettre la dernière main à votre tunique sans couture, pour donner à l'édifice de notre foi son couronnement, li ne reste plus qu'à vous montrer le maître des airs à vos disciples, en vous élevant, à leurs yeux, dans le ciel. Alors, il sera évident pour eux que vous êtes le Seigneur de toutes choses, puisque, vous aurez accompli tout en toutes choses, et c'est alors que tout genou devra fléchir à votre seul nom dans les cieux, sur la terre et dans les enfers, et toute langue proclamer que vous êtes dans la gloire assis à la droite du Père (Philipp. II. 40). A cette droite, se trouvent des délices sans fin; aussi quand l'Apôtre nous exhorte à rechercher les choses qui sont dans le ciel, où Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu (Coloss. III, 1), c'est parce que c'est là qu'est Jésus-Christ, notre trésor, celui en qui sont. cachés tous les trésors de la sagesse et de la science, parce que c'est en lui que la plénitude de la divinité habite corporellement (Coloss. II, 3).

3. Mais, je vous le demande, mes frères, de quelle douleur et de quelle crainte le cœur des apôtres ne fut-il tout à coup inondé quand ils virent le Seigneur Jésus se séparer d'eux et s'élever dans les airs, non pas à l'aide d'échelle ou de tables, mais au milieu d'une troupe d'anges qui lui faisaient cortège ? Il ne s'appuyait point sur eux, mais il allait vers les cieux dans toute la plénitude de sa puissance. C'est alors que s'accomplirent ces paroles : « Vous ne pouvez me suivre là où j'irai (Joan. VII, 34). » En quelque lieu du monde qu'il fût allé, ils l'auraient tous suivi, ils se seraient même jetés à la mer, comme Pierres le fit un jour (Matt. XIV, 29), eût-il fallu y périr avec lui; mais ils ne pouvaient le suivre dans cette voie, parce que « le corps qui se corrompt appesantit l'âme, cette demeure terrestre abat l'esprit par la multiplicité des soins dont elle l'occupe sans cesse (Sap. IX, 15).» La douleur de ces enfants de l'Epoux, en voyant celui pour qui ils avaient tout laissé soustrait à leurs sens, enlevé à leurs regards, leur crainte en se trouvant orphelins au milieu des Juifs, avant d'avoir été confirmés par la vertu d'en haut, étaient donc beaucoup trop grandes pour qu'ils ne laissassent point couler des larmes au départ du Sauveur. Pour lui, en s'élevant dans les airs il les bénissait; les entrailles de sa miséricorde infinie étaient sans doute émues au moment où il se séparait de ses disciples attristés, et quittait la pauvre petite troupe des siens; il ne l'aurait point fait, si ce n'eût été pour aller leur préparer une place, et parce qu'il leur était avantageux qu'il les privât de sa présence sensible. Quel heureux, quel beau cortège que celui auquel les apôtres n'étaient point encore dignes de se joindre, alors que leur Maître remonte vers son Père, suivi de la troupe triomphale des vertus célestes et des âmes des saints, et va s'asseoir à la droite de son Père ! C'est bien en ce moment qu'il a tout accompli; car, après être venu au monde parmi les enfants des hommes, après avoir passé toute sa vie avec eux, enfin, après avoir souffert la passion et la mort pour eux, il ressuscite, il monte dans les cieux et va s'asseoir à la droite de Dieu. Je reconnais là cette tunique d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas, elle se termine,au séjour des cieux, là où Notre-Seigneur Jésus-Christ consomme toutes choses et se trouve lui-même consommé dans la gloire.

4. Mais quelle part y a-t-il pour moi dans ces solennités? Qui est-ce qui me consolera, ô bon Jésus, moi qui ne vous ai vu ni attaché à la croix, ni couvert. de plaies livides, ni dans la pâleur de la mort ? moi qui n'ai pas compati au crucifié, qui ne suis point allé visiter son sépulcre, afin de faire couler au moins le baume de mes larmes sur ses plaies ? Comment m'avez-vous pu quitter sans me donner un dernier salut, alors que dans tout l'éclat de votre parure de fête vous avez été accueilli par le cour céleste tout entière, ô Roi de gloire ? Oui, mon âme aurait repoussé tonte espèce de consolations si les anges n'étaient,venus à moi avec des paroles de jubilation sur les lèvres pour me dire : « Hommes de Galilée, pourquoi demeurez-vous ainsi immobiles les yeux attachés au ciel? Ce Jésus qui, en se séparant de vous, s'est élevé dans les cieux, en reviendra un jour de la même manière que vous l'y avez vu monter (Act. I, 11). » Il reviendra, disent-ils, de la même manière. Viendra-t-il donc nous chercher dans ce cortège unique et universel, ou descendra-t-il précédé de tous les anges et suivi de tous les hommes pour juger les vivants et les morts? Il est bien certain qu'il reviendra sur la terre, mais il y reviendra de la même manière qu'il s'en éloigne aujourd'hui, non pas comme il y descendit 1a première fois. En effet, lorsqu'il vint pour sauver nos âmes, il se fit humble; mais quand il reviendra pour tirer ce cadavre de son sommeil de mort, pour le rendre semblable à son corps glorieux, et remplir d'une gloire abondante ce vase si faible aujourd'hui, il se montrera dans toute sa splendeur. Aussi, reverrons-nous alors avec une grande puissance et une grande majesté celui qui la première fois s'était caché sous les infirmités de notre chair. Non content de diriger mes regards vers lui, je pourrai le contempler, mais non point encore de près, et cette seconde apparition, pleine de gloire et d'éclat, dépassera manifestement l'éclat et la gloire de sa première glorification.

5. Mais en attendant celui qui est les prémices des hommes, le Christ, s'est offert en sacrifice, il est monté à la droite de son Père, et il se tient maintenant devant sa face pour nous. Il est assis là (Psal. CII, 8), sa main droite pleine de miséricorde et sa gauche de justice ; miséricorde et justice en lui sont infinies, dans sa main droite est l'eau, et dans la gauche est le feu.,Quant à sa miséricorde il l'a rendue égale à la .distance qui sépare la terre des cieux, pour ceux qui le craignent; le trésor de ses miséricordes remplit pour eux l'intervalle de la terre aux cieux. Les desseins du Seigneur sont immuables sur eux, et sa miséricorde, à leur égard, va d'un bout de l'éternité à l'autre, du bout de leur éternelle prédestination, au bout de l'éternelle rémunération. Mais il en est de même pour les réprouvés; il se montre terrible pour les enfants des hommes, en sorte que, dans les deux sens, sa sentence est à jamais fixée aussi bien pour ceux qui sont sauvés que pour ceux qui sont, perdus. Qui me dira si tous ceux que je vois en ce moment devant moi ont leurs noues écrits dans les cieux, consignés dans le livre de la prédestination ? Il me semble bien que je vois quelques marques de vocation et de justification dans votre vie toute d'humilité; aussi de quels torrents de joie mes os même seraient inondés, s'il m'était donné d'avoir sur votre salut une entière certitude; mais il n'est point donné à l'homme de savoir s'il est digne d'amour ou de haine (Eccl. IX, 1).

6. Persévérez donc, mes très-chers frères, persévérez dans la règle que vous avez embrassée, afin de monter par l'humilité à la sublimité, car l'une est la voie qui conduit à l’autre, et il p'en est pas de plus sûre que l'humilité pour arriver à la sublimité. Quiconque y tend par un autre chemin tombe plus qu'il ne monte, car il n'y a que l'humilité qui nous élève, il n'y a qu'elle qui nous puisse conduire à la vie. Et Jésus-Christ lui-même qui, étant Dieu, ne pouvait, à cause de sa divinité, ni croître ni monter, puisqu'il n'y a rien au-dessus de Dieu, a trouvé un moyen de croître en descendant, en venant s'incarner, souffrir et mourir pour nous arracher à la mort éternelle; aussi Dieu son Père, l'a-t-il exalté quand il est ressuscité, quand. il s'est élevé dans les cieux et qu'il est allé s'asseoir à la droite de Dieu. Allez, mon frère, et faites de même; vous ne sauriez monter si vous ne commenciez par descendre, car tel est l’arrêt, la loi éternelle : « Quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé (Luc. XIV, 11, et XVIII, 4). » O perversité! ô abus des enfants d'Adam ! Quand il est si difficile de monter et si facile de descendre, ils montent à Dieu d'un pied leste et dégagé, et ne descendent qu'avec infiniment de peine, et sont toujours prêts aux honneurs, toujours disposés à s'élever aux dignités ecclésiastiques, dont les anges eux-mêmes trembleraient d'accepter le fardeau. Mais dans la voie que vous avez tracée, c'est à peine si l'on trouve, b Seigneur Jésus, quelques âmes qui vous suivent, ou plutôt, qui se traînent après vous et consentent à se laisser conduire dans les sentiers de vos commandements. Les uns sont comme entraînés et peuvent s'écrier : « Entraînez-moi à votre suite (Cant. 1, 3); » et les autres sont conduits et disent : « Le Roi lui-même m'a introduit dans ses celliers (Ibidem).» Enfin, il en est des troisièmes qui sont ravis, comme l'Apôtre le fut, au troisième ciel. Heureux sont les premiers, attendu qu'ils possèdent leur âme dans la patience; les seconds sont plus heureux encore, c'est volontairement qu'ils confessent son saint nom; mais les derniers sont mi ne peut plus heureux, attendu que la puissance de leur libre arbitre, se trouvant comme ensevelie au sein même le plus profond de la miséricorde de Dieu, ils sont ravis dans un esprit d'ardeur, vers les richesses et la gloire, sans savoir si c'est avec ou sans leur corps, ne sachant qu'une chose, c'est qu'ils sont ravis. Heureux, Seigneur Jésus, quiconque n'a que vous pour guide, non point cet esprit transfuge qui, ayant à peine tenté de s'élever, se vit à l'instant frappé de votre droite divine. Pour nous, qui sommes votre peuple et les brebis de votre bercail, puissions-nous vous suivre, ne marcher que par vous, que vers vous qui êtes la voie, la vérité et la vie (Joan. XVI, 6); la voie par l'exemple, la vérité dans les promesses, la vie dans la récompense. Vous avez, en effet, Seigneur, les paroles de la vie éternelle, et nous savons bien, et nous croyons bien que vous êtes le Christ, fils du Dieu vivant (Joann. VI, 79), et que vous êtes Dieu et béni par dessus tout, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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ACQUÉRIR L'HABITUDE DE VIVRE DANS LA COMPAGNIE DU MAÎTRE PAR EXCELLENCE



Je vous assure qu'on peut, en faisant certes effort au début, acquérir l'habitude de vivre ainsi dans la compagnie du Maître par excellence. Voyez, je ne vous demande pas d'arrêter sur lui votre pensée, ni de produire quantité de réflexions, ni de soutirer à votre esprit des considérations élevées et subtiles. Tout ce que je vous demande, c'est de le regarder. Et qui vous empêche de tourner les yeux de votre âme vers ce divin Maître, un instant seulement, si vous ne pouvez davantage ?
Mes filles, jamais votre Epoux ne vous quitte des yeux : il a souffert de votre part mille choses affreuses et abominables, sans pour cela détourner de vous son regard. Et après cela, vous ne détourneriez pas les yeux des choses extérieures pour les porter parfois sur lui ? Voyez, ce qu'il attend de nous, il le dit lui-même à l'Epouse du cantique, c'est que nous le regardions.
Etes-vous dans la joie ? Contemplez-le ressuscité !
Etes-vous sous le poids de la douleur et de la tristesse ? Regardez-le se rendant au jardin. Ou bien chargé de la croix.
Sans doute en le voyant dans cet état, votre coeur s'est tellement attendri que, non contentes de le regarder, vous mettez votre joie à vous entretenir avec lui. Parlez-lui alors, non au moyen de prières toutes faites, mais en lui disant la peine qui remplit votre coeur, car pareille manière de prier est d'un grand prix à ses yeux.
Combien je suis confuse quand je te vois en pareil état !
Me voilà prête, Seigneur, à endurer toutes les épreuves qui peuvent m'atteindre, à les regarder même comme un précieux trésor, puisqu'elles me donnent le moyen de t'imiter en quelque chose. Faisons route ensemble, Seigneur !
Où que tu ailles, j'irai ; où que tu passes, il me faut passer.
Vous direz peut-être que, si vous aviez vu Notre Seigneur avec les yeux du corps alors qu'il était en ce monde, il vous aurait été plus facile de tenir les yeux constamment fixés sur lui. N'en croyez rien. Qui ne peut s'y efforcer aujourd'hui et retenir du moins sa vue pour regarder Notre Seigneur au-dedans de soi, alors qu'on le peut sans danger avec simplement un peu de soin, comment aurait-il eu le courage de se placer comme Madeleine au pied de la croix, au péril évident de sa vie ?
Oh ! que n'ont pas dû souffrir alors la glorieuse Vierge et cette bienheureuse sainte ! Ce qu'elles ont eu à souffrir a dû être terrible ; mais en présence d'une douleur incomparablement plus grande, elles ne sentaient sans doute pas la leur. Ne croyez donc pas, mes soeurs, que vous auriez été capables de supporter de si grandes épreuves, lorsque vous êtes incapables d'en supporter de bien plus petites.
Mais je vous en donne l'assurance, si, avec quelque effort, vous prenez l'habitude dont je parle, vous en tirerez un profit si grand que je ne saurai le dire. Placez-vous donc auprès de notre bon Maître, bien résolues à apprendre ce qu'il voudra vous enseigner. Prêtez bien attention aux paroles que prononce cette bouche divine. Et dès la première, vous comprendrez l'amour que votre Maître vous porte.

(Chemin de perfection, chap. 26)

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29 mai 2019

Note à venir : http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/02/07/12418328.html#comments

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28 mai 2019

VÊTEMENT

Une femme ne portera pas un costume d’homme, et un homme ne revêtira pas un vêtement de femme : quiconque fait cela est une abomination pour le Seigneur ton Dieu. Dt 22, 5

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POUR PARVENIR... SAINT JEAN DE LA CROIX

Pour parvenir à être tout,

Ne cherche à être rien de rien,

Quand tu t'arrêtes à quelque chose,

Tu cesses de te jeter dans le tout.

Pour parvenir en tout au tout,

Tu dois te quitter totalement en tout.

27 mai 2019

JOSEPHA MENENDEZ, UN APPEL À L'AMOUR

Portrait de soeur Josepha Menendez, religieuse du Sacré-Coeur, née le 4 février 1890. Après une enfance et une jeunesse particulièrement ferventes, elle entre au Noviciat de la Société du Sacré-Coeur, à Poitiers, le 4 février 1905. Elle est alors très rapidement l'objet de révélations divines : faire connaître au monde entier l'amour universel et la miséricorde infinie du Coeur du Christ. Emission du 28/12/2009

Notice biographique

Extraits de son oeuvre "Un appel à l'amour"

Chemin de Croix d'après Soeur Josefa Menendez

Extraits des révélations faites par Jésus à Josefa 

« Aime et ne crains rien. Je veux ce que tu ne veux pas, mais je peux ce que tu ne pourras pas. Il ne t’appartient pas de choisir, mais de t’abandonner. »

« Ce n’est pas le péché qui blesse le plus mon Cœur, dit-il, ce qui le déchire, c’est que les âmes ne viennent pas se réfugier en Moi après l’avoir commis. »

« Je ne veux pas dire qu’une âme soit libérée de ses défauts et de ses misères par le fait même que Je la choisis. Cette âme peut tomber et tombera plus d’une fois encore. Mais si elle s’humilie et reconnaît son rien, si elle essaie de réparer sa faute par de petits actes de générosité et d’amour, si elle se confie et s’abandonne de nouveau à mon Cœur, elle Me donne plus de gloire et peut faire plus de bien aux âmes que si elle n’était pas tombée. Peu M’importe la misère; ce que Je demande, c’est l’amour. » Source

AIME-MOI TEL QUE TU ES

Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton cœur, je vois bien la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : « donne-moi ton cœur, aime-Moi tel que tu es. »
Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu ne voudrais jamais connaître : même si tu les lâches dans la pratique de la vertu, ce n’est pas une raison de ne pas m’aimer !
Aime-moi tel que tu es. A chaque instant et dans quelque situation que tu te trouves, dans la ferveur ou la sécheresse, dans la fidélité ou l’infidélité.

Aime-moi tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur imparfait. Si pour m’aimer tu attends d’être parfait tu ne m’aimeras jamais. Ne crois-tu pas que je pourrais faire de chaque grain de sable du désert une créature vivante toute radieuse de pureté, de noblesse et de beauté ? Ne pourrais-je pas d’un seul signe de ma volonté faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout Puissant ? Tu vois il me plait de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

Mon enfant, laisse moi t’aimer, Je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant je t’aime tel que tu es. Et je souhaite que tu fasses de même. Je désire voir du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse ! J’aime l’amour des pauvres. Je veux que de ta pauvreté et de tes limites, s’élève continument ce cri : « Seigneur, je t’aime ! » Tu sais c’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande ; et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait. Ne t’inquiète pas de cela.
J’aurais pu te destiner à de grandes choses : non tu seras le serviteur inutile. Je te prendrai même le peu que tu as car je t’ai créé pour l’amour. Moi, Je te dis : « Aime ! » L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses : ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.

Aujourd’hui, vois-tu, Je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, moi le Seigneur des Seigneurs.
Je frappe et je t’attends. Hâte-toi de m’ouvrir. Ne fais pas de ta misère un prétexte. Ta pauvreté, tes limites, si tu les connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Mais tout cela n’est rien. Dis-toi bien que la seule chose qui pourrait me blesser le cœur ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu fasses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour.
Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force. Tu m’as donné l’amour, Moi je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : « AIME-MOI TEL QUE TU ES ». N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu ne m’aimeras jamais.

D’après un texte de Saint Augustin (IV° siècle)
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)