16 octobre 2013

LES CHOSES SE FONT, AVEC MOI ET AU-DELÀ DE MOI

Comme je l'écrivas précédemment, j'ai changé de groupe..
De la Lectio Divina, j'ai glissé vers le catéchuménat.
Je ne voulais pas m'y inscrire, pensant qu'il fallait demander le baptême ou la Confirmation. Ce n'est pas le cas (gros lapsus, j'avais écrit "c'est le cas") mais après discussion avec le curé de ma paroisse, on m'a acceptée en précisant que je venais simplement pour découvrir. Je pense que je finirai par demander la Confirmation. Je n'en suis pas encore là. C'est curieux la manière dont les choses se déroulent. En Au fond de moi, c'est ce que je veux faire depuis le début seulement, pour une raison ou pour une autre, je m'approche lentement. Je suis contente et surprise. Je n'en finis pas d'être stupéfaite. Je suis sûre que les années difficiles ont existé pour que j'en arrive là. Je tourne autour du pot. D'abord le Parcours Alpha, puis des mois d'hésitation (rester chez les catholiques, aller chez les protestants), m'inscrire dans un groupe dont je sais pertinemment que ce n'est pas ma place, atterrir finalement là où je veux réellement être depuis plus d'un an. Heureusement  que tout le monde n'a pas une attitude aussi alambiquée que la mienne. Je me dis : ce n'est pas possible, pas moi, je suis tellement pleine de péchés. C'est vrai mais c'est d'un orgueil épouvantable. Aucun des apôtres n'était saint, on ne me demande pas d'être parfaite, juste de croire et d'agir. C'est sur l'agir que je ne suis pas sûre de moi. Mais là encore, c'est un faux problème. L'esprit Saint fera le nécessaire. Comble de la surprise, le premier texte que j'étudie, évoque justement l'imperfection de Moïse, les difficultés qu'il a pour parler (je crois qu'ill était bègue). Je suis complètement abasourdie mais ce qui demeure, c'est cette joie persistante au milieu de toute la tristesse qui m'oppresse depuis toujours.

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06 octobre 2013

LA PAROLE EST VIVANTE

Il y a des paroles de la Bible qui me sautent aux oreilles et ne me lâchent plus.
Etonnement sans fin : pourquoi maintenant et pas avant ?
Qu'est-ce qui a changé ?
Pourquoi celles-ci et pas celles-là.
Voilà pourquoi la parole est vivante.
Elle parle à chacun.
En temps et en heure, selon sa vie.
"Que celui qui a des oreilles pour entendre entende."
Emerveillement total et stupéfaction aussi.
Comment ai-je pu vivre toutes ces années sans lire la Bible ? Je ne sais pas.
Je comprends qu'on ait envie de dire à tous ceux qu'on croise, lis la Bible, tu verras, c'est énorme.
Je crois que le silence a sa place pour ne pas faire fuir ceux qui ne sont pas prêts.
Dieu lui-même ne s'impose pas. Tant de délicatesse, de patience, de persévérance, de confiance, de présence sans faille et sans condition.
J'aperçois un tout petit bout de la peine que l'on fait à Dieu en ne le recevant pas.
La souffrance force au silence, à l'écoute, à l'humilité, au doute.
Réaliser qu'on ne peut plus porter mon fardeau toute seul, c'est quand même la meilleure chose qui puisse nous arriver même si c'est douloureux.
"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger."

Entendre ces paroles, être touchée au plus profond, d'abord sans comprendre, puis en prenant conscience de ce que ça signifie. Pleurer de soulagement et de gratitude assise, semaine après semaine, devant ce Christ debout, bras largement ouverts. Tout déposer à ses pieds. Je te confie tout, sans toi, je ne peux rien, même plus respirer. Et repartir le coeur plus léger, apaisée, inspirer un air plus frais, sentir les forces revenir.
A ceux qui ne croient pas, à ceux qui doutent comme très longtemps j'ai douté, je demande comment quiconque aurait pu inventer tout ça ? Jamais aucun être humain, même cher, ne m'a jamais insufflé suffisamment de force pour continuer à vivre, à aimer, à espérer

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05 octobre 2013

LECTIO DIVINA

Je me suis rapprochée de la paroisse catholique dont je dépends pour m'inscrire à un groupe de lectio divina.
Ca commençait hier soir.
Nous étudierons l'évangile de Luc toute l'année à raison de deux fois par mois.
Dîner avec le prêtre suivi de l'étude du texte pour finir par un temps de prière tous ensemble dans la chapelle.

Après avoir tourné autour de l'église pendant des années, enfin j'y rentre, tout doucement.
C'est le premier pas le plus difficile..

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04 octobre 2013

LECTIO DIVINA

J'ai rejoint le groupe de Lectio Divina..
J'ai été très bien accueillie.
Nous avons partagé un repas avant l'étude du texte et le temps de prière.
Tout est très nouveau et je me suis demandé si j'étais réellement à ma place.
Comment présenter la Parole quand je la connais si peu, comment mener la prière ?

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02 septembre 2013

LECTIO DIVINA

En mai dernier le prêtre m'avait suggéré de rejoindre le groupe de Lectio divina qui se réunit tous les quinze jours...
Ca m'a fait sourire car c'était la démarche que j'avais pensé entreprendre. après le Parcours Alpha.
J'ai tardé à prendre contact mais c'est chose faite.
Les rencontres débuteront début octobre.

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24 juin 2013

RANGER

Ranger, c'est mettre de l'ordre dans ses affaires, les trier, en jeter/donner certaines, en garder d'autres.
C'est faire des deuils, tourner des pages, fermer des portes, difficile voir douloureux pour certaines, s'apprêter à en ouvrir de nouvelles.
Peu de meubles pour beaucoup d'affaires et peu d'entrain pour ce genre de tâche fatiguante physiquement, moralement éprouvante.
Je suis la seule à pleurer mais je vois bien que ça remue tout le monde.
Ranger, c'est faire des courants d'air, du vide, de la place, c'est regarder les choses en face.
Mes enfants sont grands.
Je voudrais ralentir la course du temps. Il n'y a pas de frein et le temps s'accélère.
Je me sens comme à la veille du retour de vacances.
Des vacances épuisantes mais belles, des vacances que l'on voudrait éternelles, des vacances dont on aura goûté chaque instant et à la suite desquelles on se demande comment on pourra s'accommoder de la fadeur d'un quotidien où les rires des enfants s'éloignent, inexorablement...
Je redoute le moment où le nid sera vide, ce calme qui s'abattra sur mes jours et mes nuits, ce tournis d'âme en peine contre lequel je ne pourrai rien, cet appartement aujourd'hui trop petit, demain trop grand.
Dieu fait couler le sable... ça file vite, vite, trop vite !

Seigneur, voilà ma peine, je te la confie, je te l'offre.
Que tout se passe et se vive selon ta volonté.

***

J'ai jeté la première couverture que j'avais crochetée pendant ma première grossesse. Pendant que j'écris, j'y pense et j'ai envie d'aller la récupérer, m'enrouler dedans et hurler : s'il vous plaît, je voudrais tout revivre, même les moments difficiles rien que pour revoir mes enfants petits, pour la joie de vivre avec eux, pour la merveille d'être éclaboussée par leur fraîcheur, leur grâce. Quoi qu'il en soit, merci de m'avoir accordé d'être leur maman. 

 

 

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15 juin 2013

DIEU MET DE L'HUILE DANS LES ROUAGES

En cette fin d'année surchargée, je sens bien que Dieu met de l'huile dans les rouages.Tout marche sur des roulettes, sans effort.

Je passe au conservatoire pour inscrire mon fils en art dramatique.
Ca prend moins de dix minutes.
Bon accueil.
J'ai droit à la visite de l'auditorium (le meilleur des conservatoires de Paris me dit-on).
Inscription faite.
On n'a plus qu'à attendre la convocation.
J'arrive même à mon cours de guitare à l'heure (en plus tout le monde est de bonne humeur. C'est l'anniversaire de notre prof. Un ancien élève déboule dans le cours pour lui souhaiter un bon anniversaire et lui offrir des fleurs. C'est touchant).
Ca fait des années que je peine pour les diverses inscriptions et là, tout roule.

Après mon cours, j'ai d'autres inscriptions à faire mais il y a du monde.

Je lâche prise en acceptant l'invitation d'une copine qui me propose ainsi qu'à une autre guitariste d'aller boire un coup chez elle.
Nous passons un excellent moment puis nous prenons congé.
Je retourne au centre culturel.
Trois personnes devant moi.
L'attente est raisonnable et suffisante pour discuter un petit moment avec mon prof de guitare qui repasse par là.
Les élèves arrivent, il repart faire son cours. 
Justement, c'est mon tour.
La personne est charmante, efficace, rapide, j'ai tous les papiers, il y des places dans les activités choisies pour mon fils et moi.
Tout est en règle.


Avant de repartir, je vais saluer quelques connaissances et je rentre à la maison follement heureuse d'avoir passé une matinée si agréable et légère.

Merci, merci mille fois de me rendre la vie simple, riche et joyeuse !!!

14 juin 2013

Une question que je n'avais jamais envisagée.
Imaginons que je désire demander la confirmation, que je veuille communier.
Je suppose qu'il faut passer par le sacrement de réconciliation. 
Je suis mariée, mais uniquement civilement, pas religieusement.
Manifestement, c'est un péché.
En lisant l'article intitulé : Union libre, un péché ? je me demande si, aux yeux de l'église, il y a une différence entre le concubinage et le mariage civil parce que si c'est le cas, je ne vois pas comment recevoir la confirmation.

 

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13 juin 2013

LE TEMPS QUI PASSE

Coup de blues fulgurant, aussi violent et intense que bref. Le tri, c'est souvent une épreuve.
Aujourd'hui, des vêtements de bébé sont partis, hier des jouets en bois que j'aimais beaucoup.
Sur le moment, je n'ai rien ressenti mais dans la soirée, en m'arrêtant, tout est remonté à la surface et les larmes ont jailli avec force, mon ventre s'est contracté.
C'est dans ces moments que je constate qu'il s'est vraiment passé quelque chose dans ma vie.
D'abord, j'ai prié.
Ce n'était absolument pas dans mes habitudes avant le Parcours Alpha.
Ensuite, le chagrin est reparti aussi vite qu'il était arrivé.
Je me suis rappelé que la tristesse, le drame, les regrets ne sont pas de Dieu et tout a disparu instantannément.
Je ne porterai plus d'enfant, plus jamais, en tout cas, physiquement, c'est terminé.
Mes enfants sont grands.
Il y a des années que je le sais mais entre savoir de manière distanciée et regarder la situation sans faux-semblant, c'est différent.
Dieu m'a toujours accompagnée, je n'en avais pas conscience mais depuis que le Parcours Alpha, mon attachement à lui grandit.
Voilà la transition qui se profile.
J'en suis toute émue.
Il n'y a pas si longtemps, je pensais et disais à qui voulait l'entendre que je pressentais combien la vie serai insipide quand je ne partagerais plus ma vie avec mes enfants.
Je vois maintenant qu'elle pourra être encore très belle, très intense et bouleversante, qu'elle me transformera encore et encore et que peut-être, je serai une meilleure mère, une meilleure épouse, une meilleure fille, une meilleure amie, une meilleure voisine, que sais-je.
Etre mère m'aura bien secouée dans tous les sens. J'aurai été poussée dans mes retranchements, j'aurai vu le meilleur et le pire caché en moi.
Ce n'est qu'un début. 

12 juin 2013

CONSOLATION

Texte

Combien de mots stupides et blessants on a pu m'adresser (probablement avec les meilleures intentions, du moins, je veux le croire) durant la période où je souffrais tellement que respirer était aussi difficile que de ne pas respirer. Quand la colère, l'angoisse, le sentiment d'injustice, de terreur, d'abandon, de trahison vous broie, rares sont les personnes capables de vous accueillir en l'état.
La plupart d'entre elles vous disent n'importe quoi sous couvert de vous venir en aide.
Avec le recul, je réalise que nous sommes, la plupart du temps, totalement incapables de faire face à la souffrance des autres. Elle nous dérange à un point à peine concevable.
La meilleure aide que j'ai reçue, a été une présence fidèle, aimante, discrète, sécurisante et respectueuse d'une dame âgée que j'aime beaucoup.
Les autres m'ont débité toutes les idioties qui leur passait par la tête. Je ne leur en veux absolument pas car même si on m'avait demandé de quoi j'avais besoin exactement pour que ma souffrance redescende à un niveau supportable, je n'aurais pas été en mesure de répondre.
Quand les fondements de l'existence sont ébranlés, c'est comme si on était mort sur pieds, mort au point de ne plus pouvoir ni dire, ni demander, ni espérer, ni raisonner, ni recevoir. L'état de désolation extrême vous cloue le bec, vous cloue tout court. On comprend que ce soit insoutenable pour l'entourage.
Aujourd'hui, je pense que ce qui permet de faire face au pire du moment (il y a toujours pire que le pire), c'est une présence réelle et un amour délicat, inconditionnel et perpétuel. Qui mieux que Dieu peut nous accompagner ? Dieu était là, je ne le savais pas mais il était forcément là car je ne vois pas comment j'ai pu supporter, patienter pour finalement traverser cette période et en sortir avec un émerveillement plus intense qu'auparavant.

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