01 mai 2016

LE CHAPELET EST UN CHEMIN D'ORAISON

"À travers la litanie des Pater et des Ave, le chapelet offre ainsi un chemin d'oraison, donnant de parcourir successivement les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de la vie de Jésus et de Marie. Au gré de la contemplation, de l'avancement spirituel, de la lourdeur ou de la légèreté de l'âme, l'attrait se fera plus fort soit vers la méditation des mystères, soit vers la  récitation simple des Pater et des Ave baignée dans la lumière des visages de Dieu et de Marie. Au fond cela importe peu, si ce n'est de demeurer en leur compagnie."

Dom Pateau, Père Abbé de Fontgombault

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30 avril 2016

DURANT LA PRIÈRE, NOUS NOUS SENTONS HEUREUX, CALMES - SAINT JEAN DE CRONSTADT

Image illustrative de l'article Jean de Cronstadt

"Durant la prière, quand notre âme est tout entière tournée vers Dieu et unie à Lui, nous nous sentons heureux, calmes, tranquilles et pleins de joie, comme des enfants reposant sur le sein de leur mère. Ou mieux, nous expérimentons un indicible bien-être. Il est bon pour nous d'être ici... Qu'en sera-t-il de nous lorsque nous serons unis à Dieu en toute vérité, lorsqu'images et ombres disparaîtront et que viendra le Royaume de vérité, que nous verrons ! Oh ! Il nous faut peiner sans cesse, durant toute notre vie jusqu'à la mort, pour le bonheur à venir, pour nous unir à Dieu"

Saint Jean de Cronstadt
+1908 - Canonisé le 8 juin 1990, par le patriarchat de Moscou

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22 décembre 2015

JE SUIS DÉSARMÉ

"La guerre la plus dure, c'est la guerre contre soi-même."

Il faut arriver à se désarmer. J'ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé. Je n'ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur. Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.

J'accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l'on m'en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bon, j'accepte sans regrets. J'ai renoncé au comparati.f. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C'est pourquoi je n'ai plus peur. Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur. Si l'on se désarme, si l'on se dépossède, si l'on s'ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

Patriarche Athénagoras

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29 octobre 2015

LE VASE GÂCHÉ DU POTIER - LE LIVRE DE JÉRÉMIE 18,1-6

Avec Dieu l’impossible devient possible

Il est des situations relationnelles, professionnelles, spirituelles, qu’à vue humaine, nous pouvons juger sans issue : nous avons fait des propositions, nous avons tenté de changer quelques paramètres, et l’obstacle est toujours là. Il semble que quoi que nous fassions, il ne sortira rien de nos tentatives. De telles situations génèrent un découragement bien compréhensible. Mais l’histoire de la poterie rapportée par Jérémie souligne que ce qui est impossible aux hommes reste toujours possible à Dieu.
Les disciples de Jésus ont été confrontés à de telles situations, que seul Dieu a pu retourner : Élisabeth, stérile et âgée, connaît la joie de l’enfantement (*) ; les riches, a priori recalés pour leur entrée dans le Royaume de Dieu, trouvent l’ouverture (**).

L’impossibilité à vue humaine est souvent une épreuve, au double sens du mot : une peine douloureuse, mais aussi une sorte de test de la confiance que l’on met en Dieu. Quand une situation difficile est pleinement confiée à Dieu, il n’est pas sûr que celui-ci la résolve de la manière que nous pensons ou souhaitons, par exemple en réparant le vase brisé, mais il la résout, éventuellement en faisant un autre vase. Qu’il nous faut alors apprendre à recevoir et à reconnaître !

Le vase gâché du potier

28 octobre 2015

CULTIVE LA SAGESSE - LE LIVRE DU SIRACIDE 6, 18-37

J’ai couru, bien longtemps, convaincu d’être libre. Vagabond débonnaire, fier de n’avoir nulle part, ni toit pour m’abriter, ni terre pour planter quelques maigres racines. Plus j’allais, plus j’aimais l’allure de ma course, le vent qui me grisait, l’imprévisible route. Je flambais les chemins, on m’admirait partout. A d’autres la peine des labeurs, les tâches répétées. Je les prenais de haut, riant du pauvre monde. Trop rapide pour qu’aucun ne puisse m’arrêter, questionner mon chemin. Je courais, aimant la course elle-même plus que là où menaient mes pas désordonnés. Jusqu’au jour où le souffle finit par me manquer et où la route soudain m’est apparue banale. Jusqu’au moment terrible où je compris enfin que je courais en rond, tournoyant sur moi-même, je n’allais nulle part, je bâtissais en rêve, ma vie n'était que vent. Personne dans ma course, pour parler avec moi, pour m’instruire des choses survolées sans comprendre. Alors en un instant, au hasard du chemin, je me suis arrêté. Le choc fut terrible. Je vis, en me penchant, tout un monde inconnu. Les détails sublimes invisibles en courant. Je cherchais, en mendiant, un homme pour m’instruire. Cela, qu’est ce que c’est ? Et ceci ? Le sage que je trouvais restait d’abord muet. Alors mes questions épousèrent sa mesure. Elles devinrent plus rares, plus subtiles aussi : Pourquoi cela est-il ? Et où cela va-t-il ? Ma course devenait un chemin intérieur, creusé profondément au centre de moi-même. Pour rejoindre le monde.

Cultive la sagesse

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09 octobre 2015

DISPONIBLE POUR DIEU - MADELEINE DELBRÊL

Disponible pour Dieu

« Une fois que nous avons connu la parole de Dieu, nous n'avons pas le droit de ne pas la recevoir ; une fois que nous l'avons reçue, nous n'avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous ; une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous : nous appartenons dès lors à ceux qui l'attendent.
Nos pas marchent dans une rue mais notre cœur bat dans le monde entier. C’est pourquoi nos petits actes, dans lesquels nous ne savons distinguer entre action et prière, unissent aussi parfaitement l’amour de Dieu et l’amour de nos frères. (…) Qu’importe ce que nous avons à faire : un balai ou un style à tenir. Parler ou se taire, raccommoder ou faire une conférence, soigner un malade ou taper à la machine. Tout cela n’est que l’écorce de la réalité splendide, la rencontre de l’âme avec Dieu à chaque minute renouvelée, à chaque minute accrue en grâce, toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir, c’est Dieu qui vient nous aimer. Un renseignement ? Le voici... C’est Dieu qui vient nous aimer. C’est l’heure de se mettre à table ? Allons-y... C’est Dieu qui vient nous aimer. Laissons-le faire. »

Missionnaires sans bateaux, Nouvelle Cité, 2009

03 octobre 2015

SERAPHIN DE SAROV

« Veille sur ta paix intérieure et des multitudes se sauveront à tes côtés »

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21 septembre 2015

PÈRE MARIE-EUGÈNE DE L'ENFANT JÉSUS

« La sainteté, c’est la force de Dieu dans la faiblesse de l’homme »

16 septembre 2015

LE ROSAIRE - LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

Je ne trouve rien de plus puissant pour attirer le règne de Dieu, la Sagesse éternelle, au dedans de nous, que de joindre la prière vocale à l'oraison mentale, en récitant le Saint Rosaire et en méditant les quinze mystères qu'il renferme.

Saint Grignion de Montfort.

Source : Prions avec le rosaire

15 septembre 2015

CANTIQUE SPIRITUEL

Je veux aller courir parmi le monde,
Où je vivrai comme un enfant perdu,
J'ai pris l'humeur d'une âme vagabonde
Après avoir tout mon bien dépendu.
Ce m'est tout un que je vive ou je meure,
Il me suffit que l'Amour me demeure.

Déchu d’honneur, d’amis et de finance,
Amour je suis réduit à ta merci,
Je ne puis plus mettre mon espérance,
Qu’au seul plaisir d’être à toi sans souci.
Ce m'est tout un…

Allons, Amour, allons à l'aventure
Avecques toi je n'appréhende rien,
Quelque travail que souffre la nature,
Te possédant, je serai toujours bien.
Ce m'est tout un…

Si mes amis les plus chers m’abandonnent,
Si mes parents m’appellent insensé,
Je chanterai pour les biens qu’ils me donnent,
Pourvu qu’Amour ne m’ait point délaissé.
Ce m'est tout un…

O doux Amour, en qui je me repose,
Que tu m'as bien de soucis déchargé !
Perdre ou gagner m'est une même chose,
Depuis qu'Amour mon esprit a changé.
Ce m'est tout un…

Allons, Amour, au plus fort de l'orage,
Que l'océan renverse tout sur moi.
J'aime bien mieux me perdre avec courage
En te suivant, que me perdre sans toi.
Ce m'est tout un…

Je ne veux plus qu'imiter la folie
De ce Jésus, qui sur la Croix un jour,
Pour son plaisir, perdit honneur et vie,
Délaissant tout pour sauver son Amour.
Ce m'est tout un que je vive ou je meure,
Il me suffit que l’Amour me demeure.

Jean-Joseph Surin, sj
   (1600 - 1665)

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