06 mai 2020

"LE PÈRE ET MOI NOUS SOMMES UN"

Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19). Auparavant ils répondent « Je crois » à la triple interrogation qui leur demande de confesser leur foi au Père, au Fils et à l'Esprit : « La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité » (St Césaire d'Arles). Les chrétiens sont baptisés « au nom » du Père et du Fils et du Saint-Esprit et non pas « aux noms » de ceux-ci car il n'y a qu'un seul Dieu, le Père Tout-Puissant et son Fils unique et l'Esprit Saint : la Très Sainte Trinité.

Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi, lumière qui les illumine. Il est l'enseignement le plus fondamental et essentiel dans la hiérarchie des vérités de la foi. « Toute l'histoire du salut n'est autre que l'histoire de la voie et des moyens par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se réconcilie et s'unit les hommes qui se détournent du péché ». (...) La Trinité est un mystère de foi au sens strict, un des « mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s'ils ne sont révélés d'en haut. » Dieu certes a laissé des traces de son être trinitaire dans son œuvre de création et dans sa révélation au cours de l'Ancien Testament. Mais l'intimité de son Être comme Trinité Sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison et même à la foi d'Israël avant l'incarnation du Fils de Dieu et la mission du Saint-Esprit.

Source


21 juin 2018

NOTRE ÂME A FAIM DE DIEU

Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations (Abbé Monnin, Eds. Téqui 2007, p. 84 ; rev.)

Le Notre Père

      « Notre Père qui êtes aux cieux » : que c'est beau, mes enfants, d'avoir un Père dans le ciel ! – « Que votre règne arrive ». Si je fais régner le Bon Dieu dans mon cœur, Il me fera régner avec Lui dans sa Gloire. – « Que votre volonté soit faite ». Il n'y a rien de si doux que de faire la Volonté de Dieu, et rien de si parfait. Pour bien faire les choses, il faut les faire comme Dieu veut, en toute conformité avec ses Desseins. – « Donnez-nous aujourd’hui notre pain ». Nous avons en nous deux parties, l'âme et le corps. Nous demandons à Dieu de nourrir notre pauvre corps, et Il nous répond en faisant produire à la terre tout ce qui est nécessaire à notre subsistance. Mais nous Lui demandons [aussi] de nourrir notre âme, qui est la plus belle partie de nous-mêmes ; et la terre est trop petite pour fournir à notre âme de quoi la rassasier : elle a faim de Dieu, il n'y a que Dieu qui puisse la remplir. Aussi le Bon Dieu n'a pas cru trop faire en demeurant sur la terre et en prenant un Corps, afin que ce Corps devînt l'aliment de nos âmes. Lorsque le prêtre présente l'hostie et vous la montre, votre âme peut dire : Voilà ma Nourriture ! Ô mes enfants, nous avons trop de bonheur ! Nous ne le comprendrons qu'au ciel !

SOURCE : Evangile au quotidien

18 juin 2018

"MOI, JE VOUS DIS DE NE PAS RIPOSTER AU MÉCHANT"

Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermons au peuple, n° 23, 4-5, s’inspirant de saint Augustin ; SC 243 (trad. SC p. 51 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

      « Si quelqu'un observe toute la Loi mais s'il est en faute sur un seul point, le voilà en infraction par rapport à l'ensemble de la Loi » (Jc 2,10). Quel est cet unique précepte, sinon le vrai amour, la charité parfaite ? C'est d'elle que l'apôtre Paul a dit aussi : « Une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5,14)…

      Car la vraie charité est patiente dans l'adversité et modérée dans la prospérité. Elle est forte dans les souffrances pénibles, joyeuse dans les bonnes œuvres, parfaitement en sûreté dans la tentation. Elle est très douce entre vrais frères, très patiente parmi les faux. Elle est innocente au milieu des embûches ; elle gémit au milieu des malfaisances ; elle respire dans la vérité. Elle est chaste en Suzanne mariée, en Anne veuve, en Marie vierge (Dn 13,1s; Lc 2,36). Elle est humble dans l'obéissance de Pierre et libre dans l'argumentation de Paul. Elle est humaine dans le témoignage des chrétiens, divine dans le pardon du Christ. Car la vraie charité, frères très chers, est l'âme de toutes les Écritures, la force de la prophétie, la charpente de la connaissance, le fruit de la foi, la richesse des pauvres, la vie des mourants. Gardez-la donc fidèlement ; chérissez-la de tout votre cœur et de toute la force de votre esprit (cf Mc 12,30).

SOURCE : Evangile au quotien