23 mai 2019

QU'AS-TU QUE TU N'AIES REÇU ? TÉMOIGNAGE D'HÉLÈNE

Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? 1 Co 4, 7

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

01 Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu.

02 Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance.

03 Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.

04 Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur.

05 Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

06 Frères, j’ai pris pour vous ces comparaisons qui s’appliquent à Apollos et à moi-même ; ainsi, vous pourrez apprendre de nous à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous n’aille se gonfler d’orgueil en prenant le parti de l’un contre l’autre.

07 Qui donc t’a mis à part ? As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ?

08 Vous voilà déjà comblés, vous voilà déjà riches, vous voilà devenus rois sans nous ! Ah ! si seulement vous étiez devenus rois, pour que nous aussi, nous le soyons avec vous !

09 Mais nous, les Apôtres, il me semble que Dieu nous a exposés en dernier comme en vue d’une mise à mort, car nous sommes donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

10 Nous, nous sommes fous à cause du Christ, et vous, vous êtes raisonnables dans le Christ ; nous sommes faibles, et vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, et nous, dans le mépris.

11 Maintenant encore, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes dans le dénuement, maltraités, nous n’avons pas de domicile,

12 nous travaillons péniblement de nos mains. On nous insulte, nous bénissons. On nous persécute, nous le supportons.

13 On nous calomnie, nous réconfortons. Jusqu’à présent, nous sommes pour ainsi dire l’ordure du monde, le rebut de l’humanité.

14 Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous reprendre comme mes enfants bien-aimés.

15 Car, dans le Christ, vous pourriez avoir dix mille guides, vous n’avez pas plusieurs pères : par l’annonce de l’Évangile, c’est moi qui vous ai donné la vie dans le Christ Jésus.

16 Aussi, je vous en prie : imitez-moi.

17 C’est pour cela que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera les voies que je trace dans le Christ Jésus, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises.

18 Pensant que je n’allais pas venir chez vous, quelques-uns se sont gonflés d’orgueil.

19 Or je viendrai bientôt chez vous, si le Seigneur le veut, et je prendrai connaissance, non pas de ce que disent ces gens gonflés d’orgueil, mais des actes dont ils sont capables.

20 Car le royaume de Dieu ne consiste pas dans la parole, mais dans la capacité d’agir.

21 Que préférez-vous : que je vienne chez vous muni d’un bâton, ou avec amour et en esprit de douceur ?


29 mai 2018

VIE EUCHARISTIQUE

«Nous sommes choisis, bénis et brisés pour être donnés. Je crois que c’est uniquement en fonction du don que nous pouvons pleinement comprendre le choix, la bénédiction et la brisure... Notre humanité atteint sa plénitude dans le don. Nous devenons de belles personnes lorsque nous offrons ce qu’il nous est possible de donner.»
SOURCE : La vie religieuse, une vie eucharistique
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Pour être aux pieds du Saint Sacrement pour lire l’Évangile, pour méditer et faire oraison, c’est ce qu’il voulait par-dessus tout !
SOURCE : Une intense vie eucharistique
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L'Eucharistie, pour Charles de Foucauld, c'est d'abord le sacrement de cette Présence de Jésus. Présence infiniment réelle, vivante, agissante, mais Présence cachée, silencieuse, discrète, gratuite, dans un partage total de ce qui fait la condition des hommes... L'Eucharistie continue cette Présence cachée, silencieuse, vivante..,
C'est "Emmanuel, Dieu avec nous ", "tous les jours jusqu'à la fin du monde".
SOURCE : Charles de Foulcaud, une vie eucharistique
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 Marie est la figure du disciple. Tu as sans doute remarqué qu’elle n’était pas présente à la Cène, au repas de l’institution de l’eucharistie. Pourtant sa vie toute entière est eucharistique. Jean-Paul II a même dit d’elle qu’elle était « la femme eucharistique ». la formule et osée ! Mais dis-toi que si cette expression vaut pour Marie, elle vaut aussi pour celui qui essaie d’être disciple. Tu connais peut-être ce grand principe que nous ont laissé nos pères dans la foi : tout ce que l’on dit de Marie s’applique à l’Eglise et donc à chacun de ses membres. Marie peut nous accompagner sur le chemin d’une vie eucharistique.
SOURCE : Une vie eucharistique avec Marie
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Christ de Beaune - Christ de pitié

03 décembre 2015

TESTAMENT SPIRITUEL DE CHRISTIAN DE CHERGÉ

Quand un A-Dieu s'envisage

S’il m’arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd’hui - d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.

Qu’ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes laissées dans l’indifférence de l’anonymat.

Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément.

J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint.

Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payé ce qu’on appellera, peut-être, la "grâce du martyre" que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’Islam.

Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’Islam qu’encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.

L’Algérie et l’Islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l'Evangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Eglise, précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans.

Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : "qu’Il dise maintenant ce qu’Il en pense !" Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui Ses enfants de l’Islam tels qu’Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion, investis par le Don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.

Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

AMEN !  INCH’ALLAH ! Frère Christian de Chergé, prieur de Notre-Dame de l’Atlas
Alger, 1er décembre 1993 - Tibhirine, 1er janvier 1994

sOURCE

17 février 2015

INTERCESSION DE L'ESPRIT SAINT

L'esprit vient au secours de notre faiblesse. Nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en gémissements ineffables, et Celui qui sonde les coeurs sait quel est le désir de l'Esprit, et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.

Rom 8, 26-27

AELF