16 janvier 2020

EXERCICES DE LA VIE UNITIVE

I- De la parfaite imitation de Notre Seigneur Jésus-Christ, imitation qui est la fin de toutes les méditations sur les mystères.

Les méditations qui appartiennent à la vie illuminative, comprennent tous les mystères de la vie de Notre-Seigneur, depuis son Incarnation jusqu'à sa mort sur la croix.

Ces mystères se divisent en trois ordres. Les premiers que nous traiterons sont ceux de l'Incarnation et de l'enfance du Sauveur ; les seconds, ceux de sa prédication ; les troisièmes, ceux de sa passion et de sa mort. Suivent les mystères de sa vie glorieuse, qui ont rapport à la vie unitive.
Disons toutefois que les mystères de la Passion entrent pour beaucoup dans les exercices de la vie unitive, puisque c'est surtout par ses souffrances et par sa mort que le Sauveur du monde a montré la tendresse de son amour envers les hommes, comme nous le verrons en ce lieu.
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Vénérable Père Louis du Pont, sj

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MÉDITATIONS SUR LES MYSTÈRES DE NOTRE SAINTE FOI

DU TRÉSOR CACHÉ DANS LES MALADIES ET LES AFFLICTIONS

07 janvier 2020

JE SUIS LIBRE DE MES PEURS

Mais il leur dit : "C'est moi. N'ayez plus peur." Jn , 6, 20

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04 janvier 2020

JE SUIS ENFANT DE DIEU

Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Rm 8, 15

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03 janvier 2020

LE COURAGE D'AVOIR PEUR

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02 janvier 2020

LA VRAIE JOIE N'EST PAS DANS LA FÊTE MAIS DANS LE DON

Chacun connaît la célèbre cantate de Jean-Sébastien Bach, « Jésus que ma joie demeure », dont le titre exact est d’ailleurs non pas un souhait mais une affirmation : « Jésus demeure ma joie. » Cela signifie que, quelles que soient les épreuves, les déceptions, les souffrances de l’existence, la joie, celle qui vient du Christ et non point celle, éphémère, qui vient du monde, est indéracinable

La « joie parfaite »

Nous confondons souvent la joie avec des émotions ou des passions passagères, ce qui provoque une certaine excitation qui retombe comme un soufflé aussitôt que l’objet qui nous a remué a disparu. La joie est bien autre chose. Nous sommes surpris lorsque nous découvrons, dans les Fioretti de saint François d’Assise, ce qu’il nomme la joie parfaite. Cheminant avec Frère Léon, en plein hiver, de Pérouse à Sainte-Marie-des-Anges, il enseigne que la joie parfaite du frère mineur n’est point la sainteté, les dons de guérison, la prophétie, la sagesse de toutes choses, la prédication talentueuse. La joie parfaite est l’humiliation, le rejet, la privation, les souffrances, dans l’humilité et dans la charité, pour la gloire de Dieu. Et il conclut : 

« Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l’Esprit saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l’amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu’ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l’Apôtre : “Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu de Dieu ? et si tu l’as reçu de lui, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu l’avais de toi-même ?” Mais dans la croix de la tribulation et de l’affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c’est pourquoi l’Apôtre dit : “Je ne veux point me glorifier si ce n’est dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ." » 

La croix est donc la joie parfaite, ce qui n’est guère ce qui nous vient à l’esprit lorsque nous nous réjouissons à Noël ou avec ceux que nous aimons. Ce n’est pas la croix par dolorisme mais la croix qui est un don venant vraiment de nous, ce qui n’est pas le cas du reste, de nos talents et des grâces que nous recevons du Très Haut. Georges Bernanos n’exprime pas autre chose dans son roman La Joie : « Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur. » Le même dédicaçait ainsi un exemplaire de ce livre au P. Victor Poucel : « La joie, en attendant la douce pitié de Dieu qui sûrement se lèvera demain. »

Une promesse

Saint Thomas d’Aquin a admirablement décrit la joie qui, dans certains cas, semble tenir par la main la tristesse. Notre Seigneur a déclaré à ses apôtres : « Que ma joie soit en vous et que votre joie soit pleinement accomplie » (Jn 15, 11). Cette joie est une promesse qui n’est pas totalement accomplie car il faut attendre l’éternité pour en vivre pleinement. Comme le dit Léon Bloy dans Dans les ténèbres : « Nous sommes des dormants pleins des images de l’Eden perdu, des mendiants aveugles au seuil d’un palais sublime dont la porte est close. » La joie parfaite ne sera donnée qu’à l’intérieur du palais, une fois que le paradis sera de nouveau notre séjour. Dans sa Ballade du cœur qui a tant battu, Charles Péguy souligne bien le mélange de soie et de laine dans la joie humaine, la soie pure n’étant donnée que dans le Royaume :

« Ô cœur tissé de joie
Sur fond de peine,
La joie est une proie,
La peine est reine.

Ô cœur îles de joie
Sur fond de peine,
La joie est une soie
Sur fond de laine.

Les jours tissés de soie
Sur fond de laine,
Les jours tissés de joie
Sur fond de peine.

Les jours tissus de soie
Sur fond de laine,
Les sorts tissus de joie
Sur fond de peine.

Nos jours tissus de soie
Sur fond de laine
Nos sorts tissus de joie
Sur fond de peine »

« Fille de la charité »

Le Docteur angélique expliquait comment joie et tristesse procèdent tous deux de l’amour mais pour des motifs opposés. Il définit ainsi la joie, fille de la charité : « La joie est causée par l’amour, ou bien parce que celui que nous aimons est présent, ou bien encore parce que lui-même est en possession de son bien propre, et le conserve » (Somme théologique IIa-IIae, qu.28). La joie véritable n’a rien d’extravagant ou d’hystérique. Elle est une pauvre et humble fille qui se faufile au milieu de tous les obstacles de l’existence et qui arrive, malgré tout, à survivre et à éclairer nos ténèbres. Il est toujours impressionnant de constater que les plus pauvres en ce monde, ceux qui s’entassent dans les bidonvilles, qui vivent dans les rues savent saisir la joie qui passe. Il suffit de savoir aimer pour expérimenter cette joie, si fragile et modeste.

Lorsque, dans une société, chacun ne vit plus que d’envie, de jalousie, de revendications pour ses droits et ses privilèges, la joie pure n’y a plus sa place. Elle n’est plus honorée. Elle est négligée car elle ne correspond plus aux attentes et aux exigences. Là encore, l’Aquinate avait bien vu que les vices opposés à la joie étaient l’acédie et la jalousie. La joie est une fille pauvre qui se donne à ceux qui leur ressemble dans leur cœur. Pour les autres, le lot est l’insatisfaction permanente. Léon Bloy écrivait : « J’ai soif d’être regardé comme un pauvre homme, très isolé et plein d’amour. Rien de plus. Vous ne connaissez pas ma faiblesse, ni mon ignorance, ni mon abjection véritable, ni ma tristesse de démon, et vous ne savez rien de la joie qui est au fond de mon âme. » 

Cette joie est crucifiante par moments, comme celle vécue, parfaitement, par la sainte Vierge, dès le moment de la Nativité, alors qu’elle regarde son enfant promis à la souffrance, à la mort pour aboutir à la victoire et à la résurrection. D’où les représentations anciennes où elle est allongée triste, près d’une grotte noire comme l’enfer, cette crèche où repose le sauveur du monde. Les pauvres du monde sont les seuls à pouvoir comprendre ce message dans leur chair et dans leur sang. Tout le reste n’est que figure de prédication par un orateur au ventre trop plein devant des ouailles repues.

La fête perpétuelle est triste

La fête a poussé la joie de son trône de misère et s’y est installée en imposteur. Dans ce monde festif, la joie n’a plus droit de cité. La fête perpétuelle dans notre pays comblé et ingrat s’est parée d’une tristesse invincible, celle qui pousse tant et tant, souvent les plus protégés et les mieux lotis, à grogner, à se plaindre, à militer, à exiger, à revendiquer. Alors on ne peut plus que bâiller d’ennui devant toutes les richesses qui nous accablent, tout en lorgnant vers celles que nous ne possédons pas et qui nous apparaissent comme des droits qui nous appartiennent. La vraie joie réside dans la simplicité, dans les petites choses reçues et partagées, dans le don, dans l’abnégation et le sacrifice au quotidien. Parmi les pauvres, ce qui est reçu, aussi modeste soit-il, est toujours aussitôt partagé. C’est cela qui crée la joie, et non point le fait de s’approprier un bien ou de consommer égoïstement un cadeau.

Une source inépuisable

Le catholique devrait secouer le joug du faux festif imposé et politiquement correct, se garder des mouvements de jalousie pour rétablir la joie qu’il a reçue en héritage dans toute sa splendeur et sa magnificence. Notre pays ne pourra retrouver son âme que s’il cesse de refuser cette joie qui vient d’en haut et qui lui fait peur depuis maintenant plus de deux siècles. Nous nous plaignons d’être tristes mais nous haïssons la vraie joie, l’ayant remplacée par les simagrées qui proviennent du Malin et de ses légions. Cette absence de joie est une preuve supplémentaire de l’existence de Satan, non point comme fruit de notre imagination mais comme réalité spirituelle qui s’est révoltée contre le Créateur. Lorsque nous refusons la joie, nous faisons l’œuvre du démon et nous suivons aveuglément l’immense troupeau bêlant, alors que chacun est toujours et sans cesse l’unique brebis perdue que le Pasteur serre contre son cœur comme son bien le plus précieux. Voilà la source inépuisable de notre joie.

SOURCE : ALETEIA

01 janvier 2020

PATRON DE L'ANNÉE 2020

Patron
Saint ANTOINE
 
Pratique
Je vais réciter tous les jours Je vous salue Marie
pour les enfants et les jeunes, en demandant
l'obéissance et le respect
pour les parents, les éducateurs
et les personnes âgées.
 
Message
Je suis venu accomplir la volonté de Mon Père.
J’étais obéissant à mes parents,
obéissant aux bourreaux.
J’obéis aux prêtres (PJ 535).

17 décembre 2019

ACTION DE GRÂCE DE SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS

« Pour la misère de père et mère, la ruine du moulin, le madrier de malheur, le vin de lassitude, les brebis galeuses, merci mon Dieu !

Bouche de trop à nourrir que j’étais, pour les enfants mouchés, les brebis gardées, merci !

Merci, mon Dieu, pour le procureur, le commissaire, les gendarmes, et les mots durs de l’abbé Peyramale !

Pour les jours où Vous êtes venue, Notre-Dame Marie, pour ceux où je vous ai attendue, je ne saurais vous rendre grâce qu’en Paradis !

Mais pour la gifle de Mlle Pailhasson, les railleries, les outrages, pour ceux qui m’ont crue folle, pour ceux qui m’ont crue menteuse, pour ceux qui m’ont crue avide, merci Dame Marie !

Pour l’orthographe que je n’ai jamais sue, la mémoire des livres que je n’ai jamais eue, pour mon ignorance et ma sottise, merci !

Merci ! Merci ! Car s’il y avait eu sur terre fille plus ignorante et plus sotte, c’est elle que vous auriez choisie…

Pour ma mère morte au loin, pour la peine que j’ai eue quand mon père au lieu de tendre les bras à sa petite Bernadette m’appela « Sœur Marie Bernard », merci Jésus !

Merci d’avoir abreuvé d’amertume ce cœur trop tendre que vous m’avez donné !

Pour Mère Joséphine qui m’a proclamé bonne à rien, merci !

Pour Mère Maîtresse, sa voix dure, sa sévérité, ses moqueries, et le pain d’humiliation, merci !

Merci d’avoir été celle à qui Mère Marie-Thérèse pouvait dire : « Vous n’en faites jamais d’autres ! »

Merci d’avoir été cette privilégiée des semonces dont mes Sœurs disaient : « Quelle chance de n’être pas Bernadette ! »

Merci pourtant d’avoir été Bernadette, menacée de prison parce qu’elle vous avait vue, regardée par les foules comme une bête curieuse, cette Bernadette si ordinaire qu’en la voyant on disait : « C’est ça » !

Pour ce corps piteux que Vous m’avez donné, cette maladie de feu et de fumée, ma chair pourrie, mes os cariés, mes sueurs, ma fièvre, mes douleurs sourdes ou aiguës, merci mon Dieu !

Et pour cette âme que Vous m’avez donnée, pour le désert des sécheresses intérieures, pour Votre nuit et vos éclairs, Vos silences et Vos foudres, pour tout, pour Vous absent ou présent, merci Jésus ! »

Sainte Bernadette

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15 décembre 2019

CHRISTIAN BOBIN ET LA VIE

(...) Il y a un bon silence. C'est celui de la neige, c'est celui d'une bougie, c'est celui des poèmes, et puis il y a un mauvais silence. C'est celui qui laisse fleurir une blessure déjà faite, depuis longtemps faite et qui la laisse croître. L'écriture est un principe de respiration et de délivrance. (...)

(...) Mon enfance, c'était une cours, déjà presque la prédisposition d'une page ; une clôture avec la lumière qui tombe en puits à l'intérieur. Très peu de choses en vérité, très peu de choses et puis, très vite, la compagnie des livres. (...)

(...) La ville est intérieure, vous voyez ce que je veux dire ? Elle a toujours été intérieure. Je fais le pari en parlant comme ça que c'est vrai pour chacun de nous, que ce qu'on imagine et qu'on croit être dehors en fait est dedans. (...)

(...) La solitude, c'est le lien le plus profond aux autres, si vous voulez. La solitude est cette cours d'école en chacun où nous pouvons nous retrouver et jouer ensemble. Le monde, c'est la salle de classe. Ca ne rigole pas. Ca rigole pas le monde. Il y a le maître, les élèves, les bonnes notes, les mauvaise notes. Ca craint. Ca craint beaucoup. On s'ennuit et on meurt d'ennui. On meurt de souffrance d'être parfois humilié, d'être parfois oublié. La pire place c'est peut-être celle des premiers, parce qu'étant premiers, ils ont moins de chance de voir tout ce qui se passe, tout ce qui est, et de voir même leur propre richesse, leur vraie richesse. La solitude dont je vous parle ici c'est le délassement. C'est, le délassement. Vous quittez l'argent, vous quittez le savoir, vous quittez les appartenances de toutes sortes, vous quittez même vos métiers. Vous quittez vos apparences, vos vêtements. Vous quittez tout. Vous êtes dans la nudité interne qui est celle de l'âme. Les âmes, c'est pas ce qu'on croit, c'est pas ce que disent peut-être parfois à tort les religions, c'est pas ce qu'elles en ont durci. Les âmes, c'est juste des enfants qui jouent. Et imaginez, ça c'est le paradis, parce que les cours d'école, c'est terrible aussi. Les vraies cours d'école, mais une cours d'école où vous n'avez plus rien à craindre, où vous n'avez que des amis. La guerre, c'est fini. La guerre, c'est dans les horaires de la salle de classe, dans les horaires d'école. C'est la guerre, c'est le bombardement du savoir, le bombardement des places et la grande menace du sérieux. La cours d'école dont je parle c'est une page de papier pour moi quand j'écris, un peu plus tard c'est une page plus petite du livre. On peut s'amuser là, on peut s'entendre, on peut se croiser et même, on peut se rencontrer, imaginez. Imaginez. (...)