22 mai 2021

NOTRE SECOURS EST DANS LE NOM DU SEIGNEUR QUI A FAIT LE CIEL ET LA TERRE

01 Sans le Seigneur qui était pour nous, - qu'Israël le redise - +

02 sans le Seigneur qui était pour nous quand des hommes nous assaillirent, *

03 alors ils nous avalaient tout vivants, dans le feu de leur colère.

04 Alors le flot passait sur nous, le torrent nous submergeait ; *

05 alors nous étions submergés par les flots en furie.

06 Béni soit le Seigneur * qui n'a pas fait de nous la proie de leurs dents !

07 Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur ; * le filet s'est rompu : nous avons échappé.

08 Notre secours est le nom du Seigneur * qui a fait le ciel et la terre.

Psaume 123 AELF

27 avril 2021

SE DÉTACHER DE SOI-MÊME - IL FAUT BÂTIR SUR LE ROC : DIEU

confessionnal

C'est sur Dieu seul qu'il faut bâtir, en reconnaissant que tu es faible et nu sans lui. Un tel dépouillement est bien le signe que l'union à laquelle Dieu t'appelle est tout sauf une petite consolation qui viendrait en plus du reste, pour compléter le tableau d'une vie honorable. Il s'agit bien de la confiance vitale que le pauvre et le malheureux mettent en Dieu, comme on le voit si bien dans les psaumes. Plus est nu et dépouillé l'esprit qui se jette en Dieu, plus il sera capable de comprendre combien Dieu est tout pour lui. Il n'y a pas de demi-mesure. Devant le péché, il ne s'agit donc pas tant de prendre la décision de revenir à une vie plus honnête, mais de faire reposer ta vie sur le seul fondement solide : Dieu.

Laisse Dieu être Dieu en toi, Petit traité de la liberté intérieure, Jean-Marie Gueullette, Editions Cerf, p.71

***

Cf Maître Eckhart p.58

Sermon 19

Sta in porta domus domini et loquere verbum

Notre Seigneur dit : « A la porte de la maison de Dieu, tiens-toi et proclame la parole et profère la parole ! » Le Père céleste dit une parole et la dit éternellement, et dans cette parole il consume toute sa puissance et dit sa nature divine pleinement dans cette Parole, et toutes créatures. La Parole gît cachée dans l’âme, de sorte qu’on ne la sait ni ne l’entend, à moins qu’on ne lui ménage une écoute dans le fond, autrement elle n’est pas entendue ; plutôt, toutes les voix et tous les bruits il faut qu’ils disparaissent et il faut que ce soit là un calme limpide, un silence. De ce sens je ne parle pas davantage. Maintenant « tiens-toi à la porte. » Celui qui s’y tient, ses membres sont ordonnés. Il veut dire que la partie supérieure de l’âme doit se tenir debout constamment. Tout ce qui est ordonné, il faut que ce soit ordonné sous ce qui est au-dessus de lui. Aucune créature ne plaît à Dieu à moins que la lumière naturelle de l’âme, d’où elle prend son être, ne l’illumine et que la lumière de l’ange n’illumine la lumière de l’âme et ne la prépare et dispose à ce que la lumière divine puisse y opérer ; car Dieu n’opère pas dans les choses corporelles, il opère dans l’éternité. C’est pourquoi il faut que l’âme soit rassemblée et tirée vers le haut, et il faut être un esprit. Là Dieu opère, là plaisent à Dieu toutes les œuvres. Jamais aucune œuvre ne plaît à Dieu qu’elle ne se trouve opérée là. Maintenant « tiens-toi à la porte dans la maison de Dieu. » La maison de Dieu est l’unité de son être ! Ce qui est un, cela se garde le plus volontiers seul. C’est pourquoi l’unité se tient auprès de Dieu et tient Dieu dans sa totalité et ne lui ajoute rien. Là il réside dans l’extrême de lui-même, dans son esse, tout en lui, nulle part hors de lui. Mais, quand il se diffuse, il se diffuse à l’extérieur. Son acte de se diffuser, c’est sa bonté, comme j’ai dit maintenant à propos de connaissance et d’amour. La connaissance délie, car la connaissance est meilleure que l’amour. Mais deux sont meilleurs qu’un, car la connaissance porte l’amour en elle. L’amour s’éprend follement de la bonté et s’y attache, et dans l’amour je suis ainsi attaché à la porte, et l’amour serait aveugle s’il n’y avait connaissance. Une pierre aussi a de l’amour, et son amour recherche le fond. Si je suis attaché à la bonté, dans le premier acte de diffuser, et si je le [= Dieu] prends là où il est bon, alors je prends la porte, je ne prends pas Dieu. C’est pourquoi la connaissance est meilleure, car elle dirige l’amour. Mais amour veut désir, appropriation. Quant à la connaissance, elle n’ajoute pas une seule pensée, plutôt : elle délie et se sépare et court de l’avant et touche Dieu nu et le saisit uniquement dans son être.

« Seigneur, il convient à ta maison qu’elle soit sainte », là où on te loue, et qu’elle soit une maison de prière « dans la longueur des jours ». Je ne vise pas les jours d’ici-bas : lorsque je dis longueur sans longueur, c’est une longueur ; une largeur sans largeur, c’est une largeur. Lorsque je dis tout le temps, je vise alors [un] au-dessus du temps, plutôt : tout à fait au-dessus d’ici-bas, comme j’ai dit maintenant, là où il n’est ni ici ni maintenant. Une femme posa une question à Notre Seigneur, où devait-on prier. Alors Notre Seigneur dit : « Le temps viendra et c’est à présent où les vrais adorateurs prieront en esprit et en vérité. Parce que Dieu est esprit, on doit le prier en esprit et en vérité. » Ce que la vérité est elle-même, nous ne le sommes pas, plutôt : nous sommes certes vrais, [mais il y a] en cela quelque chose de non vrai. Ainsi n’en est-il pas en Dieu. Plutôt : dans le premier jaillissement, là où la vérité jaillit et s’élance, à la porte de la maison de Dieu, l’âme doit se tenir et doit proclamer et proférer la parole. Tout ce qui est dans l’âme doit parler et louer, et cette voix personne ne doit l’entendre. Dans le silence et dans le repos comme j’ai dit maintenant des anges, qui résident près de Dieu dans le chœur de la sagesse et de l’embrasement – là Dieu dit dans l’âme et se dit pleinement dans l’âme. Là le Père engendre son Fils, et a si grand plaisir dans la Parole et éprouve en sus si grand amour qu’il ne cesse jamais de dire en tout temps la Parole, c’est-à-dire au-dessus du temps. Cela vient bien à nos propos que de dire : « A ta maison convient sainteté » et louange, et qu’il n’y ait rien d’autre là que ce qui te loue. Nos maîtres disent : Qu’est-ce qui loue Dieu ? Le fait l’égalité. Ainsi tout ce qui est égal à Dieu de ce qui est dans l’âme, cela loue Dieu ; lorsque quelque chose est inégal à Dieu, cela ne le loue pas ; comme une image loue son maître qui en lui a imprimé tout l’art qu’il a dans son cœur et qu’il l’a même faite égale à lui. L’égalité de l’image loue son maître sans parole. Ce que l’on peut louer avec des paroles ou prier avec la bouche, cela est une petite chose. Car Notre Seigneur dit une fois : « Vous priez, mais vous ne savez pas ce que vous priez. Viendront de vrais orants, ils adoreront mon Père en esprit et en vérité. » Qu’est-ce que la prière ? Denys dit : Une élévation intellectuelle vers Dieu, voilà qui est prière. Un païen dit : Là où est esprit et unité et éternité, c’est là que Dieu veut opérer. Là ou chair est contre esprit, là où dispersion est contre unité, là où temps est contre éternité, là Dieu n’opère pas ; il ne peut rien en faire. Plus : tout plaisir et satisfaction et joie et bien-être que l’on peut avoir ici-bas, il faut que tout cela disparaisse. Qui veut louer Dieu, il lui faut être sain et être rassemblé et être un esprit et nulle part être au dehors, plutôt : [il lui faut être] emporté vers le haut tout égal dans l’éternelle éternité et par delà toutes choses. Je ne vise pas [seulement] toutes les créatures qui sont créées, plutôt : tout ce qui serait en son pouvoir, s’il le voulait, l’âme doit le dépasser. Aussi longtemps quelque chose est au-dessus de l’âme et aussi longtemps quelque chose est devant Dieu qui n’est pas Dieu, elle ne vient pas dans le fond « dans la longueur des jours ». Or saint Augustin dit : Lorsque la lumière de l’âme, dans laquelle les créatures prennent leur être, illumine celles-ci, il appelle cela un matin. Quand la lumière de l’ange illumine la lumière de l’âme et l’inclut en soi, il appelle cela un milieu de matinée. David dit : « Le sentier de l’homme droit croît et grandit jusqu’au plein midi. » Le sentier est beau et désirable et plaisant et familier. Plus : lorsque la lumière divine illumine la lumière de l’ange et [que] la lumière de l’âme et la lumière de l’ange s’incluent dans la lumière divine, il appelle cela le midi. Alors le jour est en son plus haut et en son plus long et en son plus parfait, lorsque le soleil se tient en son plus haut et verse son éclat dans les étoiles et [que] les étoiles versent leur éclat dans la lune, de sorte que cela se trouve ordonné sous le soleil. Ainsi la lumière divine a-t-elle inclus en soi la lumière de l’ange et la lumière de l’âme, de sorte que tout cela se tient ordonné et dressé vers le haut, et loue ainsi Dieu pleinement. Alors il n’est plus rien qui ne loue Dieu, et tout se tient égal à Dieu – plus c’est égal plus c’est plein de Dieu – et loue pleinement Dieu. Notre Seigneur dit : « J’habiterai avec vous dans votre maison. » Nous prions notre aimable Seigneur Dieu pour qu’il habite avec nous ici-bas, afin que nous en venions à habiter avec lui éternellement ; qu’à cela Dieu nous aide. Amen.

***

Cf : Le Seigneur t'annonce qu'il te fera lui-même une maison. 2 S 7, 11 AELF

12 avril 2021

PJ 1784 - CONFIANCE

Les plus grands pécheurs parviendraient à une grande sainteté, si seulement ils avaient confiance en ma miséricorde. PJ 1784

15 mars 2021

DE LA FORCE CHRÉTIENNE

« La force chrétienne est celle des martyrs qui sourient à leurs bourreaux. (...) Ce n’est pas l’épée du conquérant qui construit la paix, mais l’épée de celui qui souffre, de celui qui sait donner sa vie. »


14 mars 2021

C'EST LE BON BOIS DE LA CROIX QUI BRÛLE LE MIEUX

Souffler le feu, pour qu'il ne s'éteigne pas. Il faut mettre du bois, on ne peut souffler s'il n'y a pas de bois. C'est le bon bois de la Croix qui brûle le mieux : par nos sacrifices, Notre Seigneur a mis du bois jusqu'au bout, jusqu'à la mort sur la Croix.

Père Léon Dehon

09 mars 2021

POURQUOI NE PORTEZ-VOUS PAS PLUS VOLONTIERS LA CROIX ?

Jésus demande que nous fassions valoir sa croix et que nous nous unissions à lui pour la porter. Pourquoi ne portez-vous pas plus volontiers la croix du travail, de la mortification, la croix de l'obéissance, de l'humilité, de la modestie, la croix même de la souffrance si la Providence la met sur vos épaules ?

Père Léon Dehon

05 mars 2021

Ô BIENHEUREUX SILENCE QUI DONNE TANT DE PAIX À L'ÂME

6 avril 1897
Quand nous sommes incomprises et jugées défavorablement, à quoi bon se défendre, s'expliquer ? Laissons cela tomber, ne disons rien, c'est si doux de ne rien dire, de se laisser juger n'importe comment ! Nous ne voyons point dans l'Evangile que Ste Madeleine se soit expliquée quand sa soeur l'accusait de se tenir aux pieds de Jésus sans rien faire. Elle n'a point dit : « Ô Marthe, si tu savais le bonheur que je goûte, si tu entendais les paroles que j'entends! Et puis, c'est Jésus qui m'a dit de rester là. » Non, elle a préféré se taire. Ô bienheureux silence qui donne tant de paix à l'âme !

Le carnet jaune de Mère Agnès, Dernières paroles de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte face

Source

04 mars 2021

À PROPOS DE LA CROIX

Chacun, sur cette terre, doit porter sa croix ; mais faisons en sorte de ne pas être le mauvais larron, mais bien plutôt le bon larron.

Consigli Esortazioni di Padre Pio da Pietrelcina, Foggia, 1965