20 juin 2020

COEUR IMMACULÉ DE MARIE

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Belle et Sainte fête du Coeur Immaculé de Marie.

La fête du “Cœur immaculé de Marie” est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré Coeur de Jésus.

En cette année 2020 nous fêtons le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie le 20 juin.

+ Les lectures liturgiques sont :
Isaïe 61, 9- 11 –
Psaume : Cantique de Anne (1S2)
et St Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).

L’Évangile révèle le Coeur de Marie parce qu’il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c’est de suivre Jésus !

Marie n’a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu’elle n’a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

+ Un peu d’histoire

La dévotion correspondante est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde puis sur les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVIIe siècle, et fut lancée par saint Jean Eudes à Autun en 1648.

Les Augustins obtinrent cette fête du Saint-Siège pour leur ordre en 1807 (alors prévue le dimanche de l’octave de l’Assomption).
En 1855, la congrégation des rites approuva la célébration d’une messe à cette occasion. En 1880, Léon XIII l’étendit au diocèse de Rome.

+ La dévotion au Coeur Immaculé de Marie

En 1917 Marie dit aux enfant de Fatima: “Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les sauver, Dieu veut établir la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si vous faites ce que je vous dis, beaucoup d’âmes seront sauvées et vous aurez la paix…”.
Elle dit aussi : A la fin mon Coeur Immaculé triomphera !” (13 juillet 1917)

LA DÉVOTION DES SAMEDIS

“…tous ceux qui, pendant 5 mois le premier samedi, se confesseront, recevront la Sainte Communion, réciteront le chapelet et me tiendront compagnie pendant 15 minutes en méditant sur les 15 mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. “

Précisions

Au sujet de la dévotion au Coeur Immaculé de Marie, Sr Lucie écrit : ” Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie aiment et désirent ce culte, parce qu’Ils s’en servent pour attirer les âmes à eux, et c’est là tous leurs désirs : sauver les âmes, beaucoup d’âmes, toutes les âmes. “

La question du nombre de samedis (pourquoi 5 plutôt que 4 ou 6) avait été posée à Soeur Lucie par le Père Gonçalves, son confesseur à Thuy.
Voici la réponse de Sœur Lucie :
– Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions 4 et 5 [la 4° question était celle du nombre de samedis], je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m’a été révélé :

– “Ma fille, le motif est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :
• Les blasphèmes contre l’Immaculée-Conception
• Les blasphèmes contre sa Virginité
• Les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes
• Les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le coeur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée
• Les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.
Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Coeur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation.”

Parmi les 46 messes votives, dans la messe votive 28, «Le Cœur Immaculé de Marie», la préface eucharistique s’adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

“Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu’elle accomplisse parfaitement ta volonté ;
un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l’Alliance nouvelle ;
un cœur simple et pur, pour qu’elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;
un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l’épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.”

 


15 septembre 2018

NOTRE DAME DES SEPT DOULEURS - MÉMOIRE

« Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! » (Stabat Mater. Jn 19, 25-27)

Source : AELF

03 septembre 2018

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE SUR ÉZÉKIEL

Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël. Il faut noter que le Seigneur désigne comme un « guetteur » celui qu'il envoie prêcher. Le guetteur se tient toujours sur la hauteur pour voir de loin tout ce qui va venir. Et tout homme qui reçoit le poste de guetteur doit se tenir sur la hauteur par sa vie, afin de pouvoir rendre service par sa vigilance.

Combien il m'est cruel de dire ces paroles ! Car en parlant, je me frappe moi-même : je ne pratique pas la prédication comme je le devrais ; et lorsque cette prédication est suffisante, ma vie ne concorde pas avec ma parole.

Je ne nie pas ma culpabilité, je vois ma torpeur et ma négligence. Peut-être que de reconnaître ma faute m'obtiendra le pardon auprès du juge miséricordieux ? Sans doute, quand j'étais au monastère, j'étais capable de retenir ma langue des paroles inutiles et de garder presque continuellement mon esprit attentif à la prière. Mais, après avoir endossé le fardeau de la charge pastorale, mon esprit ne peut plus se recueillir assidûment, parce qu'il est divisé par quantité de soucis.

En effet, je suis obligé d'examiner les affaires tantôt des Églises, tantôt des monastères, et souvent de juger la vie et les actes des personnes privées ; tantôt de m'occuper longuement de certains problèmes civiques, tantôt de gémir devant l'assaut meurtrier des barbares et de redouter les loups qui menacent le troupeau que Dieu m'a confié. Tantôt je suis contraint de prendre des mesures pour que les secours ne manquent pas à ceux-là mêmes qui sont tenus par la règle monastique ; tantôt je dois supporter avec patience certains pillards, et tantôt m'opposer à eux pour sauvegarder la charité.

Lorsque l'esprit est amené à se disperser et à se déchirer par le souci d'affaires si nombreuses et si importantes, comment peut-il rentrer en lui-même afin de se recueillir entièrement pour la prédication, et ne pas renoncer au ministère de la parole ? Mais, parce que les obligations de ma charge m'obligent souvent à rencontrer des hommes du monde, il m'arrive de relâcher la discipline de ma langue. Car, si je maintiens constamment une sévérité rigoureuse, je sais que je mets en fuite les plus faibles, et je ne les attirerai jamais comme je le voudrais. C'est pourquoi il m'arrive souvent d'écouter leurs paroles inutiles. Mais parce que je suis faible, moi aussi, je me laisse quelque peu entraîner aux discours inutiles, et je me mets à parler volontiers sur des sujets que j'avais d'abord écoutés de mauvais gré : et là où cela m'ennuyait de manquer au silence, je trouve plaisir à m'étendre.

Quel « guetteur » suis-je donc, qui ne me tiens pas posté sur la montagne de l'efficacité, mais plutôt gisant dans la vallée de la faiblesse ? Mais le créateur et rédempteur du genre humain est assez puissant pour me donner, malgré mon indignité, et la noblesse de la vie et l'efficacité de la prédication, car c'est pour son amour que je me consacre totalement à sa parole.

Source : AELF