01 janvier 2019

SAINTE CATHERINE DE BOLOGNE

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« Quand je désire obtenir sûrement une grâce, j’ai recours aux âmes du purgatoire, afin qu’elles présentent ma requête à notre Père commun. »

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi
29 décembre 2010

***

Purgatoire

26 décembre 2018

DIEU ENTEND NOS SOUPIRS, CONNAÎT NOS SILENCES

« On pense ne pas savoir prier. C’est dans le fond sans importance, car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences. Le silence est le tout de la prière et Dieu nous parle dans un souffle de silence, il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler. »


Frère Roger Schutz (Taizé)

SAINT ÉTIENNE

SCDV

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23 décembre 2018

LE DIEU VIVANT EST LA TRINITÉ VIVANTE - PÈRE CANTALAMESSA

« Le seul Dieu, celui qui dans la Bible dit : “Je suis !” est le Père qui engendre le Fils et qui avec lui respire l'Esprit, leur communiquant toute sa divinité, » a expliqué le prédicateur franciscain. « C’est le Dieu communion d’amour, en qui unité et trinité proviennent de la même racine et du même acte, et forment une Triunité, dans laquelle aucune des deux choses - l’unité et la pluralité - ne précède l’autre, ou n'existe sans l'autre, et où aucun des deux niveaux n’est supérieur à l'autre ou plus “profond” que l'autre. »

En utilisant une métaphore musicale, le père Cantalamessa a précisé que « la Trinité est comme l’un de ces triangles musicaux qui, de quelque côté qu’on le touche, vibre tout entier et émet le même son. » « Le Dieu vivant des chrétiens n'est rien d'autre que la Trinité vivante. La doctrine de la Trinité est contenue, comme en germe, dans la révélation de Dieu en tant qu'amour. Dire : “Dieu est amour” (1 Jn 4, 8), revient à dire : Dieu est trinité. Chaque amour implique un amant, un aimé et un amour qui les unit. »

Le besoin d’unité dans l’amour

« Tous, nous voulons l’unité, tous nous la désirons du plus profond de notre cœur, » a rappelé le père Cantalamessa.  « Pourquoi est-il alors tellement difficile de faire l’unité, si nous la désirons tous aussi ardemment ? C’est parce que nous voulons l’unité, oui, mais… autour de notre point de vue. Cela nous semble tellement évident, tellement raisonnable, que nous sommes surpris que les autres ne s’en rendent pas compte et qu’ils insistent au contraire sur leur point de vue. Nous traçons même délicatement la route aux autres pour qu’ils viennent là où nous sommes et qu’ils nous rejoignent dans notre centre. Le problème est que celui qui est devant moi fait exactement la même chose avec moi. Par ce chemin-là, on ne parviendra jamais à l’unité. On fait le chemin inverse, » a-t-il averti.

À l’inverse, dans la Trinité, l’amour et l’unité se vivent toujours en direction de l’autre personne : « les trois personnes divines sont toujours occupées à se glorifier réciproquement. Le Père glorifie le Fils ; le Fils glorifie le Père (Jn 17, 4) ; le Paraclet glorifiera le Fils (Jn 16, 14).»

Vivre la Trinité dans le quotidien

« L’atmosphère serait bien différente dans un corps social si l’on essayait de vivre avec ces idéaux sublimes devant les yeux ! » a remarqué le Prédicateur de la Maison pontificale. « Pensons à une famille dans laquelle le mari défend et exalte sa femme devant ses enfants et des étrangers, de même la femme par rapport à son mari ; pensons à une communauté dans laquelle on s’efforce de mettre en pratique la recommandation de saint Jacques : “Ne médisez pas les uns des autres, frères” (Jc 4, 11), ou de celle de saint Paul : “Que chacun regarde les autres comme plus méritants” (Rm 12, 10). Dans cette optique, une personne pourrait même se réjouir de la nomination d’une autre, qu’elle estime, à un rôle d’honneur (par exemple le cardinalat), comme si elle y était nommée elle-même, » a déclaré le père Cantalamessa, dans un clin d’œil ironique au carrièrisme de certains prélats...

« La Trinité n’est pas seulement un mystère et un article de notre foi, c’est une réalité vivante et palpitante. Comme je le disais en commençant, le Dieu vivant de la Bible que nous recherchons n'est autre que la Trinité vivante. Que l’Esprit nous y introduise nous aussi et nous fasse goûter sa douce compagnie, » a conclu le père Cantalamessa.

Source


VIERGE DU SILENCE

Ȏ Vierge du silence
Fais taire les murmures
Qui enfoncent leur lance
Dans le dos sans armure,
Dans le flanc sans défense !

Ȏ virginale Reine
Purifie pleinement
Ces langues souterraines
Aux noirs bourdonnements,
De ton Aube sereine !

Ȏ Sainte Vigilance,
Que ta chaste stature
Chasse les pestilences
Venues des voix obscures
Souillées de malveillance.

Ȏ Vertu de Patience
À la robe qui bruit,
Que ta main vienne et panse
Les victimes du bruit
Et de l’effervescence.

Ȏ muette Présence
Qui médite en son Cœur,
Renvoie les médisances
Au creux de leurs auteurs
Et comble leurs absences !

Ȏ Vigile des âges,
Que ta suprême pose
Taise les commérages
Et que ta Paix se pose
Sur les bouches pas sages.

Ȏ Mère de l’Amour
Et de la quiétude,
Que ces colporteurs sourds
Prennent ton attitude
Aux apaisants atours !

Ȏ silencieuse Vierge,
Que ton doigt sur les lèvres
Les appelle à ta berge,
Vienne mêler leur fièvre
Au chuchotis des cierges.

Ȏ foisonnant Symbole,
Que ton Éducation
Nous laisse sans paroles
Dans la contemplation
De la sainte Parole !

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RÉJOUISSONS-NOUS !

Notre Sauveur, bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie qui détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse, un seul motif de joie est commun à tous : car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort, n’a trouvé personne qui fût exempt de la faute ; aussi est-il venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se
réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. Quand vint, en effet, la plénitude des temps disposée par l’insondable profondeur du conseil divin, le Fils de Dieu assuma la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; ainsi le diable, inventeur de la mort, allait être vaincu par la nature même qu’il avait d’abord vaincue. Dans cette lutte engagée pour nous, le combat fut mené selon la règle suprême et admirable de l’équité ; car le Seigneur tout-puissant se mesura avec ce cruel adversaire, non dans sa majesté, mais dans notre humilité, lui opposant la même condition, la même nature que la nôtre, sujette à la mort mais exempte de tout péché. On ne peut certes pas dire de cette naissance ce qui est écrit de celle de tous les hommes : "Personne n’est exempt de souillure, pas même l’enfant qui n’a vécu qu’un seul jour sur terre". Cette naissance extraordinaire ne doit rien à la concupiscence de la chair, la loi du péché ne l’a en rien souillée. Une vierge de la maison royale de David est choisie : appelée à porter une sainte descendance, elle conçoit dans son âme cet enfant divin, avant de le concevoir dans son corps. Ainsi le Dieu né de Dieu, le Fils de Dieu, lui qui "était auprès de Dieu au commencement, par qui tout a été fait et sans qui rien n’a été fait", s’est fait homme pour délivrer l’homme d’une mort éternelle. Il s’est abaissé pour prendre notre humble condition, sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni notre condition d’esclave à sa condition d’égal de Dieu le Père, et il a joint les deux natures si étroitement que l’inférieure ne disparaîtrait pas en étant glorifiée et que la supérieure, en l’assumant, ne serait pas diminuée. Mes bien-aimés, rendons grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint, à lui qui nous a pris en pitié, dans sa grande miséricorde et son amour pour nous ; "alors que nous étions morts des suites de nos fautes, il nous a rendu la vie dans le Christ", pour nous façonner et nous créer à nouveau. Prends conscience, chrétien, de ta dignité ; et puisque tu participes à la nature divine, ne retourne point aux errements de ta conduite passée. Rappelle-toi qui est ta Tête et de quel corps tu es le membre. Souviens-toi que tu as été arraché à la puissance des ténèbres et transporté dans la lumière et le Royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême tu es devenu le temple du Saint-Esprit. Ne mets pas en fuite un hôte si grand, par tes mauvaises actions, et ne retombe pas ainsi sous la domination du démon. Car le prix de ton salut, c’est le sang du Christ : il te jugera dans la vérité, lui qui t’a racheté dans sa miséricorde.


Saint LÉON le Grand

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22 décembre 2018

À QUI TE CHERCHE

Ô Seigneur mon Dieu, celui qui te cherche avec amour pur et simple ne manquera pas de te trouver car tu te montres le premier à ceux qui te cherchent et tu viens à leur rencontre.

Saint Jean de la Croix

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21 décembre 2018

DIEU NOUS VEUT GRAND

Dieu veut notre grandeur, Dieu nous veut grand. Une complaisance de Dieu à notre faiblesse, à notre médiocrité seraient de sa part une trahison à l'amour.

François Varillon

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« MARIE SE MIT EN ROUTE RAPIDEMENT VERS UNE VILLE DE LA MONTAGNE DE JUDÉE »

« Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes » (Ct 2,8). Le Christ ne s'est fait d'abord connaître à l'Église que par sa voix. Il a commencé par lancer sa voix devant lui par l'intermédiaire des prophètes ; sans se laisser voir, il se faisait entendre. Sa voix portait dans les messages que l'on annonçait de lui, et pendant tout ce temps l'Église-Épouse rassemblée depuis l'origine du monde, l'entendait seulement. Mais un jour elle l'a vu de ses yeux et a dit : « Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes ! »... Et chaque âme, si du moins l'amour du Verbe de Dieu l'étreint..., est heureuse et consolée quand elle sent la présence de l'Époux, alors qu'elle se trouvait devant des paroles difficiles de la Loi et des prophètes. À mesure qu'il s'approche de ses pensées pour l'éclairer en sa foi, elle le voit bondir sur montagnes et collines..., et elle peut bien dire : « Le voici qui vient ! »... Certes l'Époux a promis à son Épouse, c'est-à-dire à ses disciples : « Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20). Mais cela ne l'empêche pas de dire aussi qu'il part prendre possession de son Royaume (Lc 19,12) ; alors, de nouveau en pleine nuit, s'élève le cri : « Voici l'Époux qui vient » (Mt 25,6). Tantôt donc l'Époux est présent et il enseigne ; tantôt il est dit absent et on le désire... Ainsi, quand l'âme cherche à comprendre et n'arrive pas, pour elle le Verbe de Dieu est absent. Mais quand elle trouve ce qu'elle cherche, il est présent sans aucun doute et l'illumine de sa lumière... Si donc nous aussi nous voulons voir le Verbe de Dieu, l'Époux de l'âme, « bondissant sur les collines », écoutons d'abord sa voix, et nous aussi nous pourrons le voir.

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien, Commentaire sur le Cantique des Cantiques, III,11,10s (trad. cf SC 376, p. 603)

Source : EAQ