27 mai 2018

SAINTE TRINITÉ

SDFGH

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22 mai 2018

LE BONHEUR - SOEUR CLAIRE-MARIE

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20 mai 2018

PENTECÔTE

edfg

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09 mai 2018

SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR L'ASCENSION - CE QUI S'EST PASSÉ ENTRE LA RÉSURRECTION ET L'ASCENSION


Les jours qui s'écoulèrent entre la résurrection du Seigneur et son ascension, mes bien-aimés, n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées.

C'est alors que la crainte d'une mort amère est écartée, et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée. C'est alors que, par le souffle du Seigneur, le Saint-Esprit est communiqué à tous les Apôtres ; et le bienheureux Apôtre Pierre, après avoir reçu les clefs du Royaume, se voit confier, de préférence aux autres, la garde du bercail du Seigneur.

En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toute l'obscurité du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. À la fraction du pain, les yeux des convives s'ouvrent. Ils ont un bonheur bien plus grand, eux qui voient se manifester la glorification de leur nature humaine, que nos premiers parents qui conçoivent de la honte pour leur désobéissance. ~

Pendant tout ce temps qui s'est écoulé entre la résurrection du Seigneur et son ascension, voilà, mes bien-aimés, de quoi la providence divine s'est occupée, voilà ce qu'elle a enseigné, voilà ce qu'elle a fait comprendre aux yeux et aux cœurs de ses amis : on reconnaîtrait que le Seigneur Jésus était vraiment ressuscité, lui qui vraiment était né, avait souffert et était mort vraiment.

Aussi les bienheureux Apôtres et tous les disciples que la mort de la croix avait apeurés et qui doutaient de la foi en la résurrection furent-ils raffermis par l'évidence de la vérité ; si bien que, lorsque le Seigneur partit vers les hauteurs des cieux, ils ne furent affectés d'aucune tristesse, mais comblés d'une grande joie.

Certes, c'était pour eux un motif puissant et indicible de se réjouir puisque, devant le groupe des Apôtres, la nature humaine recevait une dignité supérieure à celle de toutes les créatures célestes ; elle allait dépasser les chœurs des anges et monter plus haut que les archanges ; les êtres les plus sublimes ne pourraient mesurer son degré d'élévation, car elle allait être admise à trôner auprès du Père éternel en étant associée à sa gloire, puisque la nature divine lui était unie dans la personne du Fils. Amen

SOURCE : AELF

01 mai 2018

LE MOIS DE MARIE

Un jour Notre Seigneur Jésus-Christ parlant à son humble et petite servante Marie Lataste lui disait :

"Ma fille, je suis entre Dieu et les hommes. Nul ne peut rien obtenir de mon Père, s'il ne l'obtient par moi. Or j'ai placé ma Mère entre les hommes et moi et je n'accorde rien aux hommes que par ma Mère et à cause de ma Mère."

"Demande à ma Mère les grâces qui te sont nécessaires ; elle  te les obtiendra. Toutes les grâces que Dieu répand sur les créatures sont en moi comme un immense réservoir. Je les fais couler en ma Bienheureuse Mère comme dans un réservoir nouveau, et c'est en elle qu'il faut venir puiser. Vois-tu : on demande une grâce, mon Père consent, moi je l'accorde, et ma Mère la donne."

"Oui ma fille, tout vient de moi, mais tout passe par ma Mère bien-aimée."

Petit mois de Marie Pensées pieuses pour le mois de Mai 


28 avril 2018

LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS - "JE SUIS LE CHEMIN"

 

Voici quel est le chemin, mes bien-aimés, par lequel nous avons trouvé le salut : Jésus Christ, le grand prêtre qui présente nos offrandes, le protecteur et le soutien de notre faiblesse.

Par lui nous fixons nos regards sur les hauteurs des cieux ; par lui nous contemplons comme dans un miroir le visage pur et sublime du Père ; par lui se sont ouverts les yeux de notre cœur ; par lui notre intelligence bornée et ténébreuse s'épanouit à la lumière ; par lui, le Maître qui a voulu nous faire goûter la connaissance immortelle, lui qui est lumière éclatante de la gloire du Père, ~ placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs. ~

Servons en soldats, mes frères, de toute notre ardeur, sous les commandements de ce chef irréprochable. Considérons les soldats qui servent sous nos chefs : avec quelle discipline, quelle docilité, quelle soumission ils exécutent les ordres qui leur sont donnés ! Tous ne sont pas commandants en chef, ni chefs de mille, de cent ou de cinquante hommes, et ainsi de suite : chacun à son poste exécute ce que lui prescrivent le roi ou les chefs. Les grands ne peuvent rien faire sans les petits, ni les petits sans les grands : en toutes choses ils sont mélangés, et c'est ainsi qu'ils sont efficaces.

Prenons l'exemple de notre corps : la tête n'est rien sans les pieds, et de même les pieds ne sont rien sans la tête. Les moindres de nos membres sont nécessaires et bienfaisants pour le corps entier; et même, tous servent le salut du corps entier en collaborant dans une soumission qui les unifie.

Assurons donc le salut du corps entier que nous formons dans le Christ Jésus, et que chacun se soumette à son prochain, selon le charisme que celui-ci a reçu.

Que le fort se préoccupe du faible, que le faible respecte le fort ; que le riche subventionne le pauvre, que le pauvre rende grâce à Dieu qui lui a donné quelqu'un pour compenser son indigence. Que le sage montre sa sagesse non par des paroles, mais par de bonnes actions ; que l'humble ne se rende pas témoignage à lui-même, mais qu'il en laisse le soin à un autre. Que celui qui est chaste dans sa chair ne s'en vante pas, sachant que c'est un autre qui lui accorde la continence.

Songeons donc, mes frères, de quelle matière nous sommes nés ; qu'étions-nous donc, quand nous sommes entrés dans le monde ? À partir de quel tombeau, de quelle obscurité, celui qui nous a façonnés et créés nous a-t-il introduits dans ce monde qui lui appartient ? Car il avait préparé ses bienfaits avant même notre naissance. Puisque nous tenons de lui tout cela, nous devons lui rendre grâce pour tout. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

SOURCE : AELF

18 avril 2018

BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION

 Mon ordinaire occupation intérieure ç’a été une vue de l’Être infini de Dieu, comme il est Tout et que nous ne sommes rien.
 Mon cœur était si satisfait en ce Tout, que tout mon plus grand contentement est de quoi je suis rien : ce qui me faisait tenir en une continuelle affection et élan d’amour en cette sorte :
  « Grand merci, Amour, de quoi vous êtes Tout. Ah, que je suis aise de quoi vous êtes Tout et de quoi je suis rien !
 « Si j’étais quelque chose, vous ne seriez pas Tout. Quelle miséricorde est-ce à mon âme !
 « Abîmez ce rien en votre Tout, ô abîme infini d’amour, ma vie et mes délices ! »
 L’on ne peut exprimer l’union qui se fait en l’âme par la vue de ce Tout, tant cela est intime et profond en l’âme qui pâtit tout ce que veut l’Amour.

*

 Mon âme, se voyant comme absorbée dans la grandeur immense et infinie de la Majesté de Dieu, s’écriait :
  « Largeur, ô Longueur, ô Profondeur, ô Hauteur infinie, immense, incompréhensible, ineffable, adorable !
 « Vous êtes, ô mon grand Dieu, et tout ce qui est n’est pas qu’en tant qu’il subsiste en vous et par vous.
 « Ô Éternité, Beauté, Bonté, Pureté, Netteté, Amour !
 « Mon Centre, mon Principe, ma Fin, ma Béatitude, mon Tout... »

*

 Sur l’attrait de la vue des trois divines Personnes, mon esprit se trouva occupé d’une manière que je ne puis exprimer, tant elle fut prompte et subite.
 En un instant, je compris beaucoup, et cette vue fut pour moi toute d’amour, mon âme se tenant collée bien fortement à son Objet, sans pourtant se servir de son propre agir, car elle ne pouvait rien que pâtir ce que voulait l’Objet, qui la tenait parfois dans l’admiration et dans l’adoration.
Mais l’Amour, qui n’est jamais en repos et qui ne peut durer en lui-même, charmait mon âme d’une telle manière qu’elle oubliait, s’il faut ainsi parler, la Majesté quant au respect, mais non quant à la vue.
 Je veux dire qu’étant embrasée d’amour, elle ne pouvait voir qu’amour. Sa vue s’arrêtait à la personne du Verbe, qui était l’Objet de sa passion, et qui ravissait et captivait son cœur par un si doux charme que je ne puis trouver de paroles pour l’exprimer.
 Elle était captive de l’Amour, mais aussi l’Amour était son captif, par un mutuel retour d’union et d’embrassement. Lui seul sait les entretiens de celle qui le tenait ainsi embrassé, et qui recevait aussi de lui la bienveillance de son amour dans un si doux commerce.

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30 mars 2018

VENDREDI SAINT

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JÉRUSALEM, RETOURNE AU SEIGNEUR - OFFICE DES TÉNÈBRES

Jér 20, 7-18

07 Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi.

08 Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie.

09 Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

10 J’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »

11 Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.

12 Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.

13 Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

14 Maudit soit le jour où je suis né ! Le jour où ma mère m’a enfanté, qu’il ne soit pas béni !

15 Maudit soit l’homme qui annonça à mon père cette nouvelle qui le combla de joie : « Il t’est né un fils, un garçon ! »

16 Cet homme deviendra pareil aux villes que le Seigneur a renversées sans pitié. Il entendra la clameur au matin, et le cri de guerre en plein midi.

17 Maudit soit le jour qui ne m’a pas fait mourir dès le ventre : ma mère serait devenue mon tombeau, et son ventre me porterait toujours.

18 Pourquoi donc suis-je sorti du ventre ? Pour voir peine et tourments, et mes jours s’achever dans la honte ?

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