16 juillet 2018

MISSION MARIE MÈRE DES PRÊTRES

Ce lundi, nous fêtons Notre-Dame du Mont Carmel. C'est assez unique que l'Eglise universelle propose à la dévotion de tous les croyants un vocable de la sainte Vierge propre à une ordre religieux, le carmel. C'est sans doute parce que c'est aussi la fête de tous ceux qui portent le scapulaire de ND du Mont Carmel, auquel de nombreuses grâces sont attachées.
La dernière apparition de Marie à Lourdes est aussi un 16 juillet.
Mais pour nous, c'est aussi l'occasion de nous rappeler que sainte Thérèse d'Avila, en réformant le Carmel, lui a donné une touche spécifique : celle de prier pour les prêtres. Ecoutons-la :

"[Voici le] but principal pour lequel Notre-Seigneur nous a réunies dans cette maison.
[...] Travaillons à être telles que nos prières puissent aider ces serviteurs de Dieu [les prédicateurs et les théologiens]. […] Pensez-vous, mes filles, qu'il faille peu de vertu pour traiter avec le monde, vivre au milieu du monde, s'occuper des affaires du monde, s'adapter, ainsi que je l'ai dit, à la conversation du monde, et demeurer intérieurement étranger au monde, ennemi du monde, se conduire comme si l'on vivait au fond d'un désert, enfin pour être des anges bien plus que des hommes ! […]
N'allez donc pas croire que ces hommes dont nous parlons n'aient besoin que d'un faible secours de Dieu pour soutenir la lutte redoutable dans laquelle ils sont engagés ; une grâce abondante, au contraire, leur est nécessaire" (Chemin de la perfection, chapitre 3)

Et le numéro 128 des constitutions actuelles des carmélites stipule :
"Cette communion avec l’Eglise particulière se manifeste dans l’estime et l’obéissance filiale envers l’Evêque ; dans la sollicitude pour les problèmes et les projets du diocèse ; et dans la prière pour tous ses membres, spécialement pour les Prêtres" (Constitutions n°128).

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29 juin 2018

SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

EFGB

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23 juin 2018

DIEU NOUS ENTEND-IL ?

Chacun de nous est la petite brebis du Seigneur !

Chacun de nous est dans la lumière du regard de Dieu !

"La douceur, c'est cette capacité de mettre sa force, voir sa violence, au service de l'amour et l'humilité, c'est faire passer le service de l'autre en premier, considérer les autres comme plus méritants que soi (Ph 2)."

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21 juin 2018

... SI VOUS PLEURIEZ COMME UN MORT CELUI QUI VA VIVRE EN PRÉSENCE DE DIEU...

DERNIÈRE LETTRE DE S. LOUIS DE GONZAGUE À SA MÈRE (10 juin 1591)

J'implore pour vous, Madame, la grâce et la consolation constantes du Saint-Esprit. Sans doute, lorsqu'on m'a remis votre lettre, j'étais encore dans cette région des morts. Mais maintenant, eh bien, il faut aspirer au ciel, pour que nous puissions louer le Dieu éternel sur la terre des vivants. J'espérais depuis longtemps que j'accomplirais ce voyage plus tôt. Si la charité consiste, comme dit saint Paul, à pleurer avec ceux qui pleurent, à être joyeux avec ceux qui sont dans la joie, il est nécessaire, ma mère, que vous puisiez une immense joie dans le fait que, par bonté et par faveur envers vous, le Seigneur m'annonce la véritable allégresse et la paix, puisque je ne crains plus de jamais le perdre

Je vous l'avouerai, lorsque je médite sur la bonté divine, comparable à la mer qui est sans fond et sans rivage, mon âme tombe dans un abîme ; engloutie dans une telle immensité, elle me paraît s'égarer et ne savoir que répondre : comment ! le Seigneur, après un travail si bref et si mince, m'invite à l'éternel repos ! Du ciel, il m'appelle à la félicite infinie que j'ai recherchée avec tant de négligence, il veut récompenser les larmes que j'ai versées avec tant de parcimonie.

Pensez-y toujours, Madame, et prenez garde d'offenser cette bonté infinie de Dieu : c'est ce qui arriverait si vous pleuriez comme un mort celui qui va vivre en présence de Dieu et qui, par sa prière, vous aidera beaucoup plus dans vos affaires qu'il ne le ferait en cette vie. Notre séparation ne durera pas longtemps ; nous nous reverrons au ciel ; nous serons unis ensemble à l'auteur de notre salut ; de tout l'élan de notre âme, nous le louerons et nous chanterons éternellement ses miséricordes, en jouissant d'un bonheur éternel. Le Seigneur nous reprend ce qu'il nous avait prêté sans autre intention que de nous mettre dans un séjour plus tranquille et plus sûr et de nous combler des biens que nous désirions pour nous-mêmes.

Si je dis tout cela, c'est seulement pour céder à un désir qui me possède : que vous, Madame, et tout le reste de la famille, vous teniez mon départ pour un joyeux bienfait ; et que vous accompagniez de votre bénédiction maternelle celui qui fait cette traversée, jusqu'à ce que vous abordiez vous-même au rivage où résident toutes mes espérances. Je l'ai fait d'autant plus volontiers qu'il ne me restait plus rien à faire que de vous témoigner de la façon la plus évidente l'amour et le respect que je vous dois, comme un fils à sa mère.

SOURCE : AELF (Office des lectures)


NOTRE ÂME A FAIM DE DIEU

Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations (Abbé Monnin, Eds. Téqui 2007, p. 84 ; rev.)

Le Notre Père

      « Notre Père qui êtes aux cieux » : que c'est beau, mes enfants, d'avoir un Père dans le ciel ! – « Que votre règne arrive ». Si je fais régner le Bon Dieu dans mon cœur, Il me fera régner avec Lui dans sa Gloire. – « Que votre volonté soit faite ». Il n'y a rien de si doux que de faire la Volonté de Dieu, et rien de si parfait. Pour bien faire les choses, il faut les faire comme Dieu veut, en toute conformité avec ses Desseins. – « Donnez-nous aujourd’hui notre pain ». Nous avons en nous deux parties, l'âme et le corps. Nous demandons à Dieu de nourrir notre pauvre corps, et Il nous répond en faisant produire à la terre tout ce qui est nécessaire à notre subsistance. Mais nous Lui demandons [aussi] de nourrir notre âme, qui est la plus belle partie de nous-mêmes ; et la terre est trop petite pour fournir à notre âme de quoi la rassasier : elle a faim de Dieu, il n'y a que Dieu qui puisse la remplir. Aussi le Bon Dieu n'a pas cru trop faire en demeurant sur la terre et en prenant un Corps, afin que ce Corps devînt l'aliment de nos âmes. Lorsque le prêtre présente l'hostie et vous la montre, votre âme peut dire : Voilà ma Nourriture ! Ô mes enfants, nous avons trop de bonheur ! Nous ne le comprendrons qu'au ciel !

SOURCE : Evangile au quotidien

NAISSANCE AU CIEL

Première anniversaire de la naissance au ciel d'O.

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18 juin 2018

"MOI, JE VOUS DIS DE NE PAS RIPOSTER AU MÉCHANT"

Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermons au peuple, n° 23, 4-5, s’inspirant de saint Augustin ; SC 243 (trad. SC p. 51 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

      « Si quelqu'un observe toute la Loi mais s'il est en faute sur un seul point, le voilà en infraction par rapport à l'ensemble de la Loi » (Jc 2,10). Quel est cet unique précepte, sinon le vrai amour, la charité parfaite ? C'est d'elle que l'apôtre Paul a dit aussi : « Une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5,14)…

      Car la vraie charité est patiente dans l'adversité et modérée dans la prospérité. Elle est forte dans les souffrances pénibles, joyeuse dans les bonnes œuvres, parfaitement en sûreté dans la tentation. Elle est très douce entre vrais frères, très patiente parmi les faux. Elle est innocente au milieu des embûches ; elle gémit au milieu des malfaisances ; elle respire dans la vérité. Elle est chaste en Suzanne mariée, en Anne veuve, en Marie vierge (Dn 13,1s; Lc 2,36). Elle est humble dans l'obéissance de Pierre et libre dans l'argumentation de Paul. Elle est humaine dans le témoignage des chrétiens, divine dans le pardon du Christ. Car la vraie charité, frères très chers, est l'âme de toutes les Écritures, la force de la prophétie, la charpente de la connaissance, le fruit de la foi, la richesse des pauvres, la vie des mourants. Gardez-la donc fidèlement ; chérissez-la de tout votre cœur et de toute la force de votre esprit (cf Mc 12,30).

SOURCE : Evangile au quotien