23 décembre 2018

RÉJOUISSONS-NOUS !

Notre Sauveur, bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie qui détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse, un seul motif de joie est commun à tous : car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort, n’a trouvé personne qui fût exempt de la faute ; aussi est-il venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se
réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. Quand vint, en effet, la plénitude des temps disposée par l’insondable profondeur du conseil divin, le Fils de Dieu assuma la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; ainsi le diable, inventeur de la mort, allait être vaincu par la nature même qu’il avait d’abord vaincue. Dans cette lutte engagée pour nous, le combat fut mené selon la règle suprême et admirable de l’équité ; car le Seigneur tout-puissant se mesura avec ce cruel adversaire, non dans sa majesté, mais dans notre humilité, lui opposant la même condition, la même nature que la nôtre, sujette à la mort mais exempte de tout péché. On ne peut certes pas dire de cette naissance ce qui est écrit de celle de tous les hommes : "Personne n’est exempt de souillure, pas même l’enfant qui n’a vécu qu’un seul jour sur terre". Cette naissance extraordinaire ne doit rien à la concupiscence de la chair, la loi du péché ne l’a en rien souillée. Une vierge de la maison royale de David est choisie : appelée à porter une sainte descendance, elle conçoit dans son âme cet enfant divin, avant de le concevoir dans son corps. Ainsi le Dieu né de Dieu, le Fils de Dieu, lui qui "était auprès de Dieu au commencement, par qui tout a été fait et sans qui rien n’a été fait", s’est fait homme pour délivrer l’homme d’une mort éternelle. Il s’est abaissé pour prendre notre humble condition, sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni notre condition d’esclave à sa condition d’égal de Dieu le Père, et il a joint les deux natures si étroitement que l’inférieure ne disparaîtrait pas en étant glorifiée et que la supérieure, en l’assumant, ne serait pas diminuée. Mes bien-aimés, rendons grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint, à lui qui nous a pris en pitié, dans sa grande miséricorde et son amour pour nous ; "alors que nous étions morts des suites de nos fautes, il nous a rendu la vie dans le Christ", pour nous façonner et nous créer à nouveau. Prends conscience, chrétien, de ta dignité ; et puisque tu participes à la nature divine, ne retourne point aux errements de ta conduite passée. Rappelle-toi qui est ta Tête et de quel corps tu es le membre. Souviens-toi que tu as été arraché à la puissance des ténèbres et transporté dans la lumière et le Royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême tu es devenu le temple du Saint-Esprit. Ne mets pas en fuite un hôte si grand, par tes mauvaises actions, et ne retombe pas ainsi sous la domination du démon. Car le prix de ton salut, c’est le sang du Christ : il te jugera dans la vérité, lui qui t’a racheté dans sa miséricorde.


Saint LÉON le Grand

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10 décembre 2017

FEUILLE DU DIMANCHE

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10.12.2017
Pour prolonger ce dimanche...
UNE LUMIÈRE QUI FAIT VOIR L’INVISIBLE
Il est un avènement spirituel qui, par sa place dans le temps et par
sa ressemblance avec eux, tient le milieu entre les deux avènements
corporels du Christ. Comme un intermédiaire, pour ainsi dire, il
participe à la nature de l’un et de l’autre. En effet, le premier
avènement du Seigneur a été caché et humble ; le dernier sera
manifeste et admirable. Or celui-ci est caché certes, mais admirable. Je
peux le dire caché, non que celui qui en est l’objet l’ignore, mais parce
qu’il lui advient secrètement. De là vient que cette âme glorieuse se
glorifie en elle-même et dit : "
Mon secret est à moi, mon secret est à
moi
!". Mais celui-là même en qui le Seigneur vient ne peut le voir
avant d’en jouir, comme le bienheureux Job le déclare pour sa part :
"
S’il vient à moi, je ne le verrai pas, et s’il s’en va, je n’en aurai pas
connaissance
." On ne le voit pas venir, on ne s’aperçoit pas de son
départ ; c’est uniquement lorsqu’il est présent, qu’il est pour l’âme une
lumière qui lui fait voir l’invisible et connaître l’inconnaissable.
Par ailleurs, comme cet avènement du Seigneur est admirable
bien que caché ! De quel doux et joyeux saisissement il suspend et
ravit l’âme qui le contemple ! Comme tous les os de l’homme intérieur
lui crient : "
Seigneur, qui est semblable à toi
!" Ceux-là le connaissent
qui l’ont éprouvé ! Quant à ceux qui ne l’ont pas éprouvé, puissent-ils
avoir un vrai désir d’en faire l’expérience, pourvu que ce ne soit pas
une curiosité téméraire qui les porte à scruter la majesté au risque
d’être accablés par la gloire, mais que ce soit un amour plein de respect
qui les fasse soupirer après le Bien-aimé, pour être accueillis par la
grâce.
Le premier avènement a donc été celui de la grâce ; le dernier
sera celui de la gloire. Celui-ci est à la fois de gloire et de grâce : par la
grâce qui nous console, il nous procure comme un avant-goût de la
gloire future. Si dans le premier, le Dieu de Majesté s’est montré
méprisable, et si dans le dernier, il doit apparaître redoutable, dans cet
avènement intermédiaire il apparaît à la fois admirable et aimable : la
condescendance de la grâce qui le rend aimable, ne l’expose pas au
mépris, mais à l’admiration ; et la magnificence de la gloire qui le rend
aimable, n’inspire pas la terreur, mais plutôt la consolation.
Moment merveilleux et tout aimable que celui où le Dieu-Amour
pénètre dans l’âme qui aime, où l’Époux étreint l’Épouse dans l’unité
d’esprit, où elle se trouve transformée en cette même image par
laquelle elle contemple, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur.
Qu’ils sont heureux ceux dont l’ardente charité a déjà mérité d’obtenir
cette faveur ! Mais bienheureux aussi ceux dont la sainte simplicité
peut espérer de l’obtenir un jour !
Guerric D’IGNY
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23 juin 2017

FÊTE DU SACRÉ-COEUR - ABBAYE NOTRE DAME D'OELENBERG

LA COMMUNAUTÉ D’OELENBERG Fête du Sacre coeur (Abbaye Notre-Dame d'Oelenberg)

La Solennité du Sacré-Cœur, le 23 juin dernier, a été rehaussée par la présence de Mgr Christian KRATZ, évêque-auxiliaire de Strasbourg. La Fête du Sacré-Cœur est une solennité de l'Église catholique romaine. Elle est célébrée le 3e vendredi après la solennité de la Pentecôte. Elle est aussi appelée Fête du Cœur de Jésus.