30 avril 2020

SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS - ATTIRE-MOI, NOUS COURRONS

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l'Église

Attirez-moi, nous courrons, Ms. autobiographique C, 35 v°, 36 r° (OC, Cerf DDB 1997, p. 283-284)

« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi »

Ma Mère, je crois qu'il est nécessaire que je vous donne encore quelques explications sur le passage du Cantique des Cantiques : « Attirez-moi, nous courrons » (Ct 1,4 LXX). (...) « Personne, a dit Jésus, ne peut venir après moi, si mon Père qui m'a envoyé ne l'attire. » Ensuite (...) il nous enseigne qu'il suffit de frapper pour qu'on ouvre, de chercher pour trouver et de tendre humblement la main pour recevoir ce que l'on demande (Lc 11,9s)... Il dit encore que tout ce que l'on demande à son Père en son nom il l'accorde (Jn 16,23). (...) Qu'est-ce donc de demander d'être attiré, sinon de s'unir d'une manière intime à l'objet qui captive le cœur ? Si le feu et le fer avaient la raison et que ce dernier disait à l'autre : « Attire-moi », ne prouverait-il pas qu'il désire s'identifier au feu de manière qu'il le pénètre et l'imbibe de sa brûlante substance et semble ne faire qu'un avec lui ? Mère bien-aimée, voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à lui, qu'il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l'amour embrasera mon cœur, plus je dirai : « Attirez-moi », plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier divin), plus ces âmes courront avec vitesse à l'odeur des parfums de leur Bien-Aimé, car une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive. Sans doute comme sainte Madeleine, elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée ; paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe (Lc 10,39s).

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11 mai 2019

JE NE PUIS RETENIR MES LARMES - SAINT BERNARD

« Souvent, dit saint Bernard (Serm. in Cant.), en pensant aux désirs de ceux qui soupiraient après la venue du Messie, je suis affligé et confus : je ne puis retenir mes larmes, tant je souffre de voir la tiédeur et la torpeur de nos misérables temps. Car à qui de nous la réception de cette grâce cause-t-elle autant de joie qu'en causait aux anciens la seule promesse de la même grâce ? » Pendant les longs siècles où le genre humain gémissait dans une profonde misère, c'est-à-dire pendant cinq mille deux cents ans environ, selon les Septante, personne ne pouvait monter à l'éternelle béatitude dont l'entrée avait été fermée par la faute du premier homme (1), Les Esprits bienheureux, jetant un regard de compassion sur ces déplorables ruines, supplièrent le Seigneur de combler enfin les vides qui existaient dans leurs rangs : et ils redoublèrent leurs prières avec d'autant plus d'instance que la plénitude des temps approchait. Ainsi, la Miséricorde ayant la Paix avec elle frappait au cœur du Père qu'elle pressait de nous secourir: mais, la Vérité avec elle ayant la Justice s'y opposait : alors s'éleva une grande contestation que saint Bernard nous rapporte dans son premier sermon sur l'Annonciation ; en voici le précis. La Miséricorde disait à Dieu : « L'homme a besoin que vous ayez pitié de sa misère qui est extrême, et voilà le temps de lui faire miséricorde (Ps. 101, v. 14). » La Vérité disait au contraire : « Seigneur, accomplissez votre parole ; qu'Adam meure pour toujours avec tous ceux qui étaient en lui, lorsque, par sa désobéissance, il a goûté le fruit défendu. » Mais la Miséricorde répliquait : « Seigneur, pourquoi m'avez-vous faite ? La Vérité sait bien que si vous n'êtes jamais touché de compassion, je ne suis qu'un vain nom. » La Vérité reprenait : « Si le prévaricateur peut échapper à la sentence que vous avez portée contre lui, votre Vérité n'existe plus, elle ne demeure pas pendant toute l'éternité. » Le Père alors renvoya le débat au Fils devant lequel la Vérité et la Miséricorde parlèrent comme précédemment. On ne voyait pas trop comment au sujet de l'homme on pourrait conserver les lois de la Vérité et les entrailles de la Miséricorde. Mais le Roi des Rote donna la solution en ces termes : lune dit : Je ne suis plus rien, si Adam ne meurt pas; et l'autre dit: Je n'existe plus, si Ton n'a pas pitié de l'homme. Donc, que la mort soit bonne, et les deux
parties contestantes gagneront leur procès, de façon qu'Adam subira la mort et obtiendra la miséricorde. Tous admirèrent cette décision du Verbe, Sagesse éternelle, et consentirentàce qu'Adam subit la mort en obtenant miséricorde. Mais on se demandait : Comment la mort peut-elle devenir bonne, puisque son nom même fait horreur ? Le Roi répondit (Ps. 33. v. 22, Ps. 115, v. 15) : La mort des pêcheurs est détestable, mais la mort des saints est précieuse, elle est la porte de la Vie. Qu'on trouve donc quelqu'un qui sans être sujet à la mort la subisse par charité ; la mort ne pourra retenir captif cet innocent qui ouvrira une brèche par laquelle passeront les hommes délivrés. La proposition fut acceptée. Mais où trouver, disait-on, cette victime volontaire ? Alors la Vérité parcourt la terre entière et elle n'y trouve personne qui soit sans aucune tache, pas même Venfant d'un jour (Job c. 14, v. 4, juxta vers, alexandr.). De son côté la Miséricorde parcourt le ciel, mais elle n'y trouve personne qui ait une charité capable d'un tel sacrifice : caria victoire sur la mort devait revenir à celui qui posséderait la charité la plus grande jusqu'à donner sa propre vie pour des serviteurs inutiles (Joan., c. 15). La Miséricorde et la Vérité reviennent donc au jour assigné, plus inquiètes que jamais, sans avoir trouvé ce qu'elles cherchaient. Enfin la Paix leur dit à part pour les consoler : Ne savez-vous pas qu'il n'en est aucun qui fasse le bien, qu'il rien est pas un seul ? (Ps. 52, v. 4). Donc, que celui qui a donné le conseil apporte le secours. Le Roi éternel le comprit et dit : Pœnitet me fecisse hominem (Gen. c. 6, v. 7) ; c'est à moiqu'incombe la peine pour avoir fait l'homme ; c'est à moi de subir le châtiment que ma créature a mérité. Puis ayant appelé l'ange Gabriel, il lui donne cet ordre : Va dire à la fille de Sion : Voici que ton Roi vient (Zach. c. 9, v. 9). Lecéleste messager court dire à la fille de Sion : Ornez voire chambre et recevez le Roi (Missale rom.). D'après ce récit dramatique de saint Bernard, voyez combien le péril était grand, combien le péché était énorme, puisqu'il a été si difficile de trouver le remède. Les susdites "Vertus donnèrent leur consentement à la résolution généreuse du divin Verbe, et alors fut accomplie cette parole du prophète : La Miséricorde et la Vérité se sont rencontrées, la Justice et la Paix se sont embrassées (Ps. 84, v. 11).

09 mars 2015

RETRAITE SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

http://www.librairie-emmanuel.fr/I-Grande-150316-retraite-sur-le-cantique-des-cantiques.net.jpg

 

Ce texte dense et magnifique de Christian de Chergé est celui d'une retraite prêchée en 1990 à des Petites soeurs de Jésus, à Mohammedia au Maroc. Il se présente comme un commentaire des sept cris soit de la Bien-aimée soit du Bien-aimé, dans le Cantique des cantiques, qu'accompagne la méditation des lettres aux « sept Églises » d'Asie dans l'Apocalypse aux chapitres 2 et 3. Ce texte a la forme de sept entretiens, à partir des sept « cris » : Qu'il me baise d'un baiser de sa bouche ; Attire-moi ! ; Lève-toi.. Viens-t'en ! ; Reviens ! ; Ouvre-moi ! ; Reviens, reviens ! ; Pose-moi comme un sceau sur ton coeur. Afin qu'à l'instar des Petites soeurs de Jésus qui ont suivi cette retraite le lecteur puisse entendre pour lui-même ces « cris » et les laisser résonner dans sa propre vie, Christian Salenson propose un accompagnement par des commentaires éclairants et des propositions de méditation

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25 mars 2014

CANTIQUE DES CANTIQUES - IRÈNE PAPAS

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23 mars 2014

PSAUME 23 - DANIEL DARC

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