26 juin 2020

LE SEIGNEUR FRAPPE À TOUTES LES PORTES

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« Le Seigneur frappe à toutes les portes ; personne ne veut Lui ouvrir ; Il appelle, personne ne répond ; Il attend, personne ne vient... Dédommagez-Le; ouvrez-Lui votre cœur ; faites-Le entrer dedans ; donnez-Lui tout. Ne pensez qu’à Lui, n’aimez que Lui, faites tout pour Lui... Jésus n'est pas connu, Jésus n'est pas aimé ! Il est doux d'entendre parler de Jésus mais plus doux d’entendre Jésus Lui-même. Il est doux de penser à Jésus mais plus doux de Le posséder. Il est doux de prêter l’oreille à Jésus mais plus doux de faire Sa Volonté... Regardez Jésus qui descend sur l’Autel pendant la Messe ; Il descend à la parole du prêtre. Croyez qu’Il vient pour vous nourrir et que, avec Lui, rien ne peut vous manquer. Il est là comme un tout petit enfant ; Il y est pour vous ; allez à Lui ! Amen. »

Bienheureuse Mariam Baouardy (1846–1878)

 


06 mai 2020

VIVRE LA COMMUNION SPIRITUELLE

Vivons ensemble un moment de Communion Spirituelle.

Prions avec le Pape François :

« À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

17 octobre 2019

QUE RIEN NE TE TROUBLE

Que rien te trouble, que rien t'effraie, tout passe.
Que rien ne te trouble, Dieu ne change pas.
Par la patience, tout s'obtient.
Qui a Dieu, ne manque de rien.
Dieu seul suffit.
Sainte Thérèse d'Avila

03 octobre 2019

LA SOLITUDE

Dans ce nouveau numéro de La Foi prise au mot, nous nous intéressons à un mot : la solitude. Tout dans la Bible et dans la tradition chrétienne recommande la prise de distance envers la communauté : que l´on songe au désert de l´Exode qui constitue le peuple hébreu, à Élie au Carmel, à Jean Baptiste et à la longue tradition des ermites, moines, religieux. Pourtant, quelle épreuve quand cet isolement n´est pas choisi, et qu´il vient après un veuvage, des difficultés sociales, voire un travail trop absorbant qui coupe toutes les relations. Qu´est-ce qu´il y a de bon dans la solitude ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise solitude ? Et comment transformer une solitude subie en solitude fructueuse ? Ce sont les questions que Régis Burnet posera à ses deux invités, Sandrine Caneri, bibliste orthodoxe, et Nathalie Nabert, universitaire, écrivain et poète. La Foi prise au Mot du 29/09/2019.


09 août 2018

EDITH STEIN : "MA PREMIÈRE HEURE DU MATIN APPARTIENT AU SEIGNEUR"

Connaissez-vous la "méthode" Edith Stein ?

Edith Stein, juive convertie qui devint soeur Thérèse Bénédicte de la Croix, avant de mourir dans les chambres à gaz et d'être canonisée par Jean-Paul II (nous la fêtons aujourd'hui) proposait une méthode pour préserver le silence intérieur dans sa journée . Elle connaissait l’angoisse de ne pas arriver à caser toutes ses activités en vingt-quatre heures. «Ma première heure du matin appartient au Seigneur.» On se confie à lui, avec toutes ses occupations et ses peines. «Ensuite, je peux lui demander : qu’attends-tu de moi, Seigneur ?» Après un dialogue intérieur, ce qui se présente à nous est à accomplir. Au cours de la journée, au milieu des activités, elle suggérait plusieurs pauses pour se recentrer sur Dieu et «faire entrer le silence le temps d’un clin d’œoeil».

SOURCE

23 mars 2018

GLOSE SUR L'AMOUR DIVIN

D'après saint Jean de la Croix

« Appuyé sans aucun appui;
sans lumière et dans les ténèbres,
je vais me consumant d'amour. »

(S. JEAN DE LA CROIX.)

 

Au monde, quel bonheur extrême !

J'ai dit un éternel adieu.

Elevé plus haut que lui-même,

Mon coeur n'a d'autre appui que Dieu ;

Et maintenant je le proclame

Ce que j'estime près de lui,

C'est de voir mon cœur et mon âme

Appuyés sans aucun appui !

 

Bien que je souffre sans lumière,

En cette existence d'un jour,

Je possède au moins sur la terre

L'Astre céleste de l'amour.

Dans le chemin qu'il me faut suivre

Se rencontre plus d'un péril ;

Mais, par amour, je veux bien vivre

Dans les ténèbres de l'exil.

 

L'amour, j'en ai l’expérience,

Du bien, du mal qu'il trouve en moi,

Sait profiter ; quelle puissance !

Il transforme mon âme en soi.

Ce feu qui brûle dans mon âme

Pénètre mon coeur sans retour ;

Ainsi dans son ardente flamme

Je vais, me consumant d'amour!

 

1896.

Source

EXPÉRIENCE SPIRITUELLE - SAINTE THÉRÈSE D'AVILA

« Mon âme se recueillit soudain et me parut tout entière comme un clair miroir, sans envers, ni côtés, ni haut, ni bas qui ne fussent clarté, et au centre m’apparut le Christ Notre Seigneur, tel qu’il m’arrive de le voir. Il me semblait le voir dans toutes les parties de mon âme aussi clairement que dans un miroir, et ce miroir lui-même, je ne saurais dire comment, se sculptait tout entier dans le Seigneur lui-même, par une communication que je ne saurais expliquer, très amoureuse. Je sais que chaque fois que je me rappelle cette vision, j’en tire de grands bienfaits, surtout quand je viens de communier. On me fit entendre que lorsque l’âme est en état de péché mortel, ce miroir se couvre d’un épais brouillard qui le rend très noir, on ne peut donc se représenter ce Seigneur ni le voir, lui qui, toujours présent, nous donne l’être. » (Vida 40,5)

Source

29 janvier 2018

PRIÈRE DE SAINTE ELISABETH DE LA TRINITÉ

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice.
O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre coeur ; je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer...jusqu’à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me revêtir de Vous-même, d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme ; de me submerger, de m’envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.
O Verbe éternel, parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de Vous ; puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière. O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.
O Feu consumant, Esprit d’amour, survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je Lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature, ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel Vous avez mis toutes vos complaisances.
O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie ; ensevelissez-vous en moi, pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.
Ainsi soit-il

14 septembre 2017

FÊTE DE LA CROIX GLORIEUSE

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3,13-17) Aelf

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Homélie

Le symbole du serpent de bronze

Homélie de saint Bède le Vénérable (+ 735)

Homélie, livre II, 18, CCL 122, 315-317

De même que le serpent fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle (Jn 3,14). Avec sa science admirable de la divine doctrine, le Seigneur fait découvrir au docteur de la loi mosaïque le sens spirituel de cette même loi. Évoquant une ancienne histoire, il montre avec exactitude qu'elle annonçait symboliquement sa passion et notre salut.

Le livre des Nombres raconte, en effet, que les Israélites, accablés par la longue et pénible marche au désert, murmurèrent contre le Seigneur et contre Moïse. Aussi le Seigneur envoya-t-il contre eux des serpents brûlants. Couverts de blessures - et beaucoup en mouraient - ils crièrent vers Moïse et celui-ci pria pour eux. Alors, le Seigneur lui ordonna de fabriquer un serpent de bronze et de l'exposer pour qu'il serve de signe. Il ajouta: Ceux que les serpents ont mordus le regarderont et ils auront la vie (Nb 21,8). Et cela se passa comme il l'avait dit.

Ainsi, les blessures provoquées par les serpents brûlants sont les poisons et les brûlures des vices qui, en frappant l'âme, causent sa mort spirituelle. Il convenait aussi que ceux qui murmuraient contre le Seigneur soient abattus par les morsures des serpents, pour que le châtiment extérieur leur fasse reconnaître tous les dégâts spirituels causés par leurs murmures.

Quant au serpent de bronze élevé pour guérir les morsures de ceux qui le regardaient, il représente notre Rédempteur dans sa passion sur la croix, car seule la foi en lui remporte la victoire sur le Règne du péché et de la mort. Et vraiment, les péchés qui mènent l'âme et le corps à leur perte sont représentés à juste titre par des serpents qui sont, en effet, habiles à donner la mort par leur morsure brûlante et venimeuse. En outre, un serpent persuada nos premiers parents encore immortels de commettre le péché qui les a assujettis à la mort.

Le Seigneur venu avec une chair semblable à celle du péché (Rm 8,3) est figuré avec raison par un serpent de bronze. Car, tout en possédant une forme semblable aux serpents brûlants, le serpent de bronze ne contenait dans ses membres absolument aucun poison brûlant et nuisible; bien plus, après qu'on l'eut élevé, il guérissait les hommes mordus par les serpents. Et de la même façon, en vérité, le Rédempteur des hommes a revêtu, non la chair du péché, mais une chair semblable à celle du péché, et il a souffert en elle la mort de la croix afin de libérer ceux qui croient en lui, de tout péché et aussi de la mort même.

C'est pourquoi il dit: De même que le serpent fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé. Aussi bien, ceux qui regardaient le serpent de bronze élevé pour servir de signe, étaient-ils protégés pour un temps de la mort temporelle et guéris de la blessure infligée par la morsure des serpents. Et, de la même façon, ceux qui regardent le mystère de la passion du Seigneur en mettant en lui leur foi, en le confessant et en l'imitant sincèrement, sont-ils sauvés pour toujours de toute espèce de mort, corporelle aussi bien que spirituelle, encourue pour leurs péchés.

Voilà pourquoi il ajoute avec raison: afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle. Du moins le sens de cette parole est-il clair: celui qui croit dans le Christ échappe non seulement aux châtiments de l'enfer, mais il reçoit encore la vie éternelle. La différence entre la figure et la réalité réside dans le fait que celle-là prolongeait la vie temporelle tandis que celle-ci fait don de la vie qui durera toujours.

Quant à nous, nous devons faire en sorte que les bonnes pensées conçues par notre esprit se traduisent en actes méritoires, de sorte que nous pourrons, en confessant la vraie foi et en menant une existence pleine de piété et de sagesse, mériter de parvenir à la plénitude de vie qui nous est promise.

Source

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Fête de la Croix glorieuse - Carmel