22 avril 2021

B.MARIA GABRIELLA SAGHEDDU, MONIALE O.C.S.O.

Prière

Seigneur, Pasteur éternel, tu as inspiré à la bienheureuse Maria Gabriella d’offrir généreusement sa vie pour l’unité des chrétiens ; Par son intercession, accorde à ton Église de voir approcher le jour béni où tous ceux qui croient au Christ, réunis autour de la table de ta Parole et de l’Eucharistie, chanteront tes louanges d’un seul cœur et d’une seule voix. Par Jésus-Christ.

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20 février 2021

L'ESPRIT-SAINT, SOUFFLE VITAL DE L'ÉGLISE

"Sans l'Esprit-Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l'Evangile est une lettre morte, l'Eglise une simple organisation, l'autorité une domination, la mission une propagande, le culte une évocation et l'agir chrétien une morale d'esclaves.

Mais en lui : le cosmos est soulevé et gémit dans l'enfantement du Royaume, le Christ ressuscité est là, l'Evangile est puissance de vie, l'Eglise signifie la communion trinitaire, l'autorité est un service libérateur, la mission est une Pentecôte, la liturgie est mémorial et anticipation, l'agir humain est déifié."

Ce texte émane du métropolite Ignatios de  Lattaquié et fut prononcé au Conseil oeucuménique des Eglises, à Upsal. Il nous invite à reconnaître la priorité de l'Esprit comme principe vital de l'Eglise.

22 octobre 2020

FÊTE DE SAINT JEAN-PAUL II

Notre-Dame de la transparence, de l'humilité et de la fidélité

« Notre-Dame de la transparence, en Toi et à travers Toi Dieu nous parle : donne-nous un coeur simple, remplis-nous d'allégresse. Ô Vierge du Fiat et du Magnificat, rends nos coeurs transparents comme le tien. Notre-Dame de l'humilité, cachée dans la foule, enveloppée dans le mystère, aide-nous à porter la Bonne Nouvelle au monde et à nous immerger dans le mystère du Christ pour en communiquer quelque chose à nos frères. Notre-Dame de la fidélité, Toi qui sans cesse « recherchais le visage du Seigneur », Toi qui as accepté le mystère et qui l'as médité dans ton coeur, Toi qui as vécu en accord avec ce que tu croyais, Toi qui fus l'exemple même de la constance dans l'épreuve comme dans l'exaltation, aide-nous à tenir nos engagements, en bons et fidèles serviteurs, jusqu'au dernier jour de notre vie sur la terre. Ainsi soit-il »

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

01 octobre 2020

LE CHRÉTIEN BAPTISÉ, PRÊTRE, PROPHÈTE ET ROI

(...) Messie ou Christ signifie, en hébreu ou en grec, celui qui a reçu l'onction, celui à qui l'on verse de l'huile parfumée sur la tête pour qu'il soit sacré comme roi et consacré comme prêtre et prophète. Le chrétien, par le saint-chrême le jour de son baptême, a lui aussi reçu de Dieu cette onction. À l'image du Christ, je suis prêtre pour prier et porter à Dieu les prières des hommes, prophète pour apporter aux hommes la Bonne Nouvelle du salut et roi pour servir les prochains que Dieu me confie. “Rendons grâce à Dieu qui nous entraîne sans cesse en son cortège triomphal dans le Christ, et qui répand par nous en tout lieu le parfum de sa connaissance. Car nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ.” *
* 2 Co 2,14-15


29 juin 2020

SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

Pierre+et+Paul

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(...) Si tant de choses séparaient Pierre et Paul, une chose les unissait profondément, intimement : leur amour absolu, passionné de Jésus. Un amour que Pierre a confessé le premier : « Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t'aime » (Jn 21, 17). L'amour qui faisait vivre Paul : « Pour moi, la vie, c'est le Christ. Pour Lui j'ai tout perdu. » (Ph 1, 21).

Pierre et Paul nous rappellent que Jésus, Jésus Christ est le fondement de toute fraternité, que la fraternité n'est pas donnée d'emblée mais c'est un don à demander, à recevoir chaque jour. Oui, il est possible d'être frères ! (...)

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25 juin 2020

BRIÈVETÉ DE LA VIE, URGENCE DE LA CONVERSION

Le choc inéluctable de la mort, la prise de conscience de la brièveté de la vie, favorise une conversion authentique. Jésus est venu nous sauver de la mort, de l'Enfer éternel, pour quiconque met sa foi en Lui.


7:22 De quoi le Christ est-Il venu nous sauver ? De la damnation éternelle !
9:20 Un chrétien débat avec un athée.
16:00 La nuit, quand tu as du mal à dormir, plutôt que de compter les moutons, parle avec le Berger !
17:32 Notre plus grand besoin sur cette terre : ce n'est pas d'être heureux, c'est d'être sauvé !

10 juin 2020

LA VRAIE PURETÉ

Au cas où nous ne l’aurions pas encore remarqué, Jésus n’est pas un grand ami des scribes et des pharisiens… Ou plutôt, le Christ ne se reconnaît pas dans la manière pharisienne de concevoir la pratique religieuse et ne se gêne pas pour le leur dire ! En réalité, ce rabbi de Galilée ne fait que prolonger la critique des prophètes de l’Ancien Testament sur une pratique ritualiste de la foi. Ce n’est pas la pratique religieuse en elle-même qui conduit au salut. Ce n’est pas en multipliant les lavages de mains qu’on lave sa conscience devant Dieu. Ce que dénonce sans cesse Jésus, c’est la prétention humaine, y compris religieuse, à se donner à soi-même la vie éternelle ; à utiliser le nom de Dieu et la foi pour se valoriser soi-même devant les autres. C’est une manipulation des apparences : laver l’extérieur. Mais un lifting extérieur, s’il peut tromper les autres ne trompe pas Dieu. Si les pharisiens se considèrent comme des pur, c’est peut-être à leurs yeux et à ceux des autres, mais certainement pas à ceux du Père des Cieux qui voit dans le secret des cœurs.

Car voilà ce qui importe pour Jésus : le cœur, l’intériorité profonde de la personne  ! C’est là que réside la véritable pureté recherchée par Dieu. Ce qui rend impur, ce ne sont pas les réalités extérieures, selon une logique ritualiste typique des civilisations anciennes mais le mal qui traverse notre cœur. Jésus opère une révolution en donnant un sens moral à la pureté et non un sens rituel. C’est la conduite morale qui témoigne de la pureté de cœur et non la quantité des gestes religieux qui devraient nous rendre purs. Voilà pourquoi le Christ dénonce l’hypocrisie de pharisiens. Dans une société structurée par la religion comme Israël au temps de Jésus, le pouvoir réside dans les mains de ceux qui prétendent détenir un savoir religieux et connaître les codes qu’ils pratiquent à la lettre pour légitimer leur autorité. Cette prétention est mise à mal par la parole tranchante de Jésus, l’homme au cœur pur par excellence. Mais que dirait Jésus dans une société sécularisée comme la nôtre, où le pouvoir politique n’est plus vraiment du côté de la religion mais de l’économie ? Quels sont les dangers qui nous guettent ?

Peut-être serait-ce le risque inverse ? Le risque de croire que la foi, c’est une réalité uniquement personnelle et intime, sans rapport avec l’extérieur. Une sorte d’en-soi déconnecté de toute autre réalité, qu’elle soit religieuse ou morale. Et on aime tant opposer aujourd’hui spiritualité et religion, intériorité et institution ! Pourtant dans l’Écriture sainte, la foi n’existe pas sans une pratique et l’appartenance à une communauté. C’est ce que Moïse rappelle au peuple dans la première lecture. Pourquoi ? Parce que la foi n’est pas seulement une réalité intellectuelle, c’est une expérience. Pas une expérience isolée mais l’expérience d’une vie qui se confronte à Dieu, à sa Parole, à son mystère, à ses enfants, nos frères et sœurs en humanité. Il nous faut bien toute une vie pour que notre cœur devienne pur.

Mais cela ne se réalisera pas seulement par de belles intentions. Cela nécessite le risque d’une expérience, d’un combat à mener qui doit prendre toute notre personne, la tête et le cœur, l’intérieur et l’extérieur, nos grandeurs et nos faiblesses, et même notre péché. L’Évangile ne s’adresse pas à une partie de nous-même, comme si nous pouvions vivre une dimension de notre existence sans lui. C’est au contraire toute notre existence qui doit être convertie par la Bonne Nouvelle de Jésus !

Et pour cela, nous avons besoin de pratiquer, au sens religieux et au sens moral. Pas d’amour de Dieu sans amour du prochain et inversement. Nous avons besoin dans la prière et les sacrements de recevoir sans cesse l’amour de Dieu qui nous lave de nos fautes et renouvelle notre capacité d’aimer. Mais nous avons aussi besoin, comme le rappelle saint Jacques, de mettre en pratique l’Évangile en transmettant cet amour, surtout envers les plus fragiles, l’équivalent des orphelins et des veuves au temps de Jésus. Telle est la cohérence et la force de notre foi : croire en la capacité du Christ, vrai homme et vrai Dieu, de transformer radicalement notre capacité d’aimer. Car c’est cela la vraie pureté : l’amour gratuit envers tous. C’est de cet amour dont notre société sécularisée a besoin. Et ce n’est que cet amour vécu qui attirera de nouveau nos contemporains à la source de l’Évangile. La suite de l’histoire dépend donc en partie de nous, de notre décision, ou pas, de nous exposer un peu, beaucoup, passionnément à la force transformante de l’amour du Christ. En ces jours de rentrée, puissions-nous faire le bon choix pour que la joie de l’Évangile se propage. Amen.

fr. Jean-Alexandre de l’Agneau , ocd - (Couvent d’Avon)

09 juin 2020

AFFLICTION

« Si quelqu'un garde le souvenir de quelqu'un qui l'a affligé, lésé ou insulté, il doit se souvenir de lui comme d'un médecin envoyé par le Christ et le considérer comme un bienfaiteur. Car si tu t'affliges en ces circonstances, c'est que ton âme est malade. En effet, si tu n'étais pas malade, tu ne souffrirais pas. Tu dois donc rendre grâce à ce frère, puisque grâce à lui tu connais ta maladie. Prie pour lui et reçois ce qui vient de lui comme des remèdes envoyés par le Christ. Ainsi soit-il. »

Saint Dorothée de Gaza (vers 560)

28 mai 2020

LAISSEZ-VOUS TAILLER

Jean 15,5

Le quinzième chapitre de saint Jean nous rapproche du Christ. S'il nous convient si parfaitement, je pense, c'est que le sarment de la vigne représente exactement ce qu'est chaque coopérateur. Le Père, qui est le jardinier, doit tailler ce sarment pour qu'il puisse porter beaucoup de fruits, et les fruits que nous devons produire dans le monde sont très beaux : l'amour du Père (je vous ai aimés comme mon Père m'a aimé), et la joie (demeurez en moi pour que ma joie soit en vous). Chacun de nous est un sarment de la vigne.

La dernière fois que j'étais à Rome, j'ai voulu donner quelque enseignement à mes sœurs novices, et j'ai pensé que ce chapitre était le meilleur moyen de faire comprendre ce que nous sommes pour Jésus, et ce que Jésus est pour nous. Mais je n'avais pas vu - comme ces jeunes sœurs l'avaient vu en observant l'attache qui relie la vigne aux sarments -, combien l'attache était forte, comme si la vigne craignait que quelque chose ou quelqu'un ne la sépare de ses sarments.

Le deuxième point sur lequel les sœurs attirèrent mon attention, c'est que lorsqu'elles regardaient le pied de la vigne, elles ne voyaient pas de fruits : ils étaient tous sur les sarments. Elles me dirent alors que l'humilité du Christ est si grande qu'il a besoin du sarment pour produire le fruit. C'est pourquoi, il a mis tant de soin dans l'attache - pour pouvoir produire ce fruit, il l'a faite telle qu'il faut user de violence pour la rompre. Le Père, le jardinier, taille le sarment, pour produire davantage de fruits, et le sarment, en silence, avec amour, sans réserve, se laisse tailler. Nous n'ignorons pas ce qu'est la taille car dans toutes nos vies il doit y avoir la croix ; et plus nous sommes proches de lui, plus nous la sentons, et plus encore la taille est intime et délicate.

Chacun de nous est un coopérateur du Christ, le sarment de cette vigne. Que signifie donc pour vous et moi être le coopérateur du Christ ? Cela signifie demeurer dans son amour, posséder sa joie, répandre sa compassion, être le témoin de sa présence dans le monde. Puissions-nous être des témoins fructueux de la compassion, de l'amour et de la joie du Christ, pour ceux qui nous sont proches et pour le monde où nous vivons, à travers la sollicitude infinie du Christ.

Mère Teresa, Extrait du livre "Dans le silence du coeur", Editions Cerf, 2003