29 mai 2021

LA GRÂCE NE S'ALLIE PAS AVEC L'AMOUR DES BIENS TERRESTRES

Ma grâce est d'un grand prix ; elle ne souffre pas d'être mise en partage avec des choses étrangères ou des plaisirs de ce monde. Il faut donc écarter tout ce qui fait obstacle si tu désires la recevoir.

Retire-toi dans un lieu tranquille, recherche la solitude et l'isolement en évitant la compagnie des autres, afin que ton âme s'épanche devant Dieu en de ferventes prières, pour qu'il t'accorde l'esprit de pénitence et une conscience pure.

N'accorde aux vanités du monde aucune importance ; à toutes les oeuvres extérieures, préfère le service de Dieu. Car ton coeur ne peut à la fois m'appartenir et s'intéresser aux événements du siècle.

Il faut t'éloigner de tes relations et de tes amis, et sevrer ton esprit de tout réconfort terrestre. C'est ainsi que le bienheureux apôtre Pierre supplie les fidèles de Jésus Christ de se considérer ici-bas comme voyageurs et pèlerins (1 P 2, 11)

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27 avril 2021

SE DÉTACHER DE SOI-MÊME - IL FAUT BÂTIR SUR LE ROC : DIEU

confessionnal

C'est sur Dieu seul qu'il faut bâtir, en reconnaissant que tu es faible et nu sans lui. Un tel dépouillement est bien le signe que l'union à laquelle Dieu t'appelle est tout sauf une petite consolation qui viendrait en plus du reste, pour compléter le tableau d'une vie honorable. Il s'agit bien de la confiance vitale que le pauvre et le malheureux mettent en Dieu, comme on le voit si bien dans les psaumes. Plus est nu et dépouillé l'esprit qui se jette en Dieu, plus il sera capable de comprendre combien Dieu est tout pour lui. Il n'y a pas de demi-mesure. Devant le péché, il ne s'agit donc pas tant de prendre la décision de revenir à une vie plus honnête, mais de faire reposer ta vie sur le seul fondement solide : Dieu.

Laisse Dieu être Dieu en toi, Petit traité de la liberté intérieure, Jean-Marie Gueullette, Editions Cerf, p.71

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Cf Maître Eckhart p.58

Sermon 19

Sta in porta domus domini et loquere verbum

Notre Seigneur dit : « A la porte de la maison de Dieu, tiens-toi et proclame la parole et profère la parole ! » Le Père céleste dit une parole et la dit éternellement, et dans cette parole il consume toute sa puissance et dit sa nature divine pleinement dans cette Parole, et toutes créatures. La Parole gît cachée dans l’âme, de sorte qu’on ne la sait ni ne l’entend, à moins qu’on ne lui ménage une écoute dans le fond, autrement elle n’est pas entendue ; plutôt, toutes les voix et tous les bruits il faut qu’ils disparaissent et il faut que ce soit là un calme limpide, un silence. De ce sens je ne parle pas davantage. Maintenant « tiens-toi à la porte. » Celui qui s’y tient, ses membres sont ordonnés. Il veut dire que la partie supérieure de l’âme doit se tenir debout constamment. Tout ce qui est ordonné, il faut que ce soit ordonné sous ce qui est au-dessus de lui. Aucune créature ne plaît à Dieu à moins que la lumière naturelle de l’âme, d’où elle prend son être, ne l’illumine et que la lumière de l’ange n’illumine la lumière de l’âme et ne la prépare et dispose à ce que la lumière divine puisse y opérer ; car Dieu n’opère pas dans les choses corporelles, il opère dans l’éternité. C’est pourquoi il faut que l’âme soit rassemblée et tirée vers le haut, et il faut être un esprit. Là Dieu opère, là plaisent à Dieu toutes les œuvres. Jamais aucune œuvre ne plaît à Dieu qu’elle ne se trouve opérée là. Maintenant « tiens-toi à la porte dans la maison de Dieu. » La maison de Dieu est l’unité de son être ! Ce qui est un, cela se garde le plus volontiers seul. C’est pourquoi l’unité se tient auprès de Dieu et tient Dieu dans sa totalité et ne lui ajoute rien. Là il réside dans l’extrême de lui-même, dans son esse, tout en lui, nulle part hors de lui. Mais, quand il se diffuse, il se diffuse à l’extérieur. Son acte de se diffuser, c’est sa bonté, comme j’ai dit maintenant à propos de connaissance et d’amour. La connaissance délie, car la connaissance est meilleure que l’amour. Mais deux sont meilleurs qu’un, car la connaissance porte l’amour en elle. L’amour s’éprend follement de la bonté et s’y attache, et dans l’amour je suis ainsi attaché à la porte, et l’amour serait aveugle s’il n’y avait connaissance. Une pierre aussi a de l’amour, et son amour recherche le fond. Si je suis attaché à la bonté, dans le premier acte de diffuser, et si je le [= Dieu] prends là où il est bon, alors je prends la porte, je ne prends pas Dieu. C’est pourquoi la connaissance est meilleure, car elle dirige l’amour. Mais amour veut désir, appropriation. Quant à la connaissance, elle n’ajoute pas une seule pensée, plutôt : elle délie et se sépare et court de l’avant et touche Dieu nu et le saisit uniquement dans son être.

« Seigneur, il convient à ta maison qu’elle soit sainte », là où on te loue, et qu’elle soit une maison de prière « dans la longueur des jours ». Je ne vise pas les jours d’ici-bas : lorsque je dis longueur sans longueur, c’est une longueur ; une largeur sans largeur, c’est une largeur. Lorsque je dis tout le temps, je vise alors [un] au-dessus du temps, plutôt : tout à fait au-dessus d’ici-bas, comme j’ai dit maintenant, là où il n’est ni ici ni maintenant. Une femme posa une question à Notre Seigneur, où devait-on prier. Alors Notre Seigneur dit : « Le temps viendra et c’est à présent où les vrais adorateurs prieront en esprit et en vérité. Parce que Dieu est esprit, on doit le prier en esprit et en vérité. » Ce que la vérité est elle-même, nous ne le sommes pas, plutôt : nous sommes certes vrais, [mais il y a] en cela quelque chose de non vrai. Ainsi n’en est-il pas en Dieu. Plutôt : dans le premier jaillissement, là où la vérité jaillit et s’élance, à la porte de la maison de Dieu, l’âme doit se tenir et doit proclamer et proférer la parole. Tout ce qui est dans l’âme doit parler et louer, et cette voix personne ne doit l’entendre. Dans le silence et dans le repos comme j’ai dit maintenant des anges, qui résident près de Dieu dans le chœur de la sagesse et de l’embrasement – là Dieu dit dans l’âme et se dit pleinement dans l’âme. Là le Père engendre son Fils, et a si grand plaisir dans la Parole et éprouve en sus si grand amour qu’il ne cesse jamais de dire en tout temps la Parole, c’est-à-dire au-dessus du temps. Cela vient bien à nos propos que de dire : « A ta maison convient sainteté » et louange, et qu’il n’y ait rien d’autre là que ce qui te loue. Nos maîtres disent : Qu’est-ce qui loue Dieu ? Le fait l’égalité. Ainsi tout ce qui est égal à Dieu de ce qui est dans l’âme, cela loue Dieu ; lorsque quelque chose est inégal à Dieu, cela ne le loue pas ; comme une image loue son maître qui en lui a imprimé tout l’art qu’il a dans son cœur et qu’il l’a même faite égale à lui. L’égalité de l’image loue son maître sans parole. Ce que l’on peut louer avec des paroles ou prier avec la bouche, cela est une petite chose. Car Notre Seigneur dit une fois : « Vous priez, mais vous ne savez pas ce que vous priez. Viendront de vrais orants, ils adoreront mon Père en esprit et en vérité. » Qu’est-ce que la prière ? Denys dit : Une élévation intellectuelle vers Dieu, voilà qui est prière. Un païen dit : Là où est esprit et unité et éternité, c’est là que Dieu veut opérer. Là ou chair est contre esprit, là où dispersion est contre unité, là où temps est contre éternité, là Dieu n’opère pas ; il ne peut rien en faire. Plus : tout plaisir et satisfaction et joie et bien-être que l’on peut avoir ici-bas, il faut que tout cela disparaisse. Qui veut louer Dieu, il lui faut être sain et être rassemblé et être un esprit et nulle part être au dehors, plutôt : [il lui faut être] emporté vers le haut tout égal dans l’éternelle éternité et par delà toutes choses. Je ne vise pas [seulement] toutes les créatures qui sont créées, plutôt : tout ce qui serait en son pouvoir, s’il le voulait, l’âme doit le dépasser. Aussi longtemps quelque chose est au-dessus de l’âme et aussi longtemps quelque chose est devant Dieu qui n’est pas Dieu, elle ne vient pas dans le fond « dans la longueur des jours ». Or saint Augustin dit : Lorsque la lumière de l’âme, dans laquelle les créatures prennent leur être, illumine celles-ci, il appelle cela un matin. Quand la lumière de l’ange illumine la lumière de l’âme et l’inclut en soi, il appelle cela un milieu de matinée. David dit : « Le sentier de l’homme droit croît et grandit jusqu’au plein midi. » Le sentier est beau et désirable et plaisant et familier. Plus : lorsque la lumière divine illumine la lumière de l’ange et [que] la lumière de l’âme et la lumière de l’ange s’incluent dans la lumière divine, il appelle cela le midi. Alors le jour est en son plus haut et en son plus long et en son plus parfait, lorsque le soleil se tient en son plus haut et verse son éclat dans les étoiles et [que] les étoiles versent leur éclat dans la lune, de sorte que cela se trouve ordonné sous le soleil. Ainsi la lumière divine a-t-elle inclus en soi la lumière de l’ange et la lumière de l’âme, de sorte que tout cela se tient ordonné et dressé vers le haut, et loue ainsi Dieu pleinement. Alors il n’est plus rien qui ne loue Dieu, et tout se tient égal à Dieu – plus c’est égal plus c’est plein de Dieu – et loue pleinement Dieu. Notre Seigneur dit : « J’habiterai avec vous dans votre maison. » Nous prions notre aimable Seigneur Dieu pour qu’il habite avec nous ici-bas, afin que nous en venions à habiter avec lui éternellement ; qu’à cela Dieu nous aide. Amen.

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Cf : Le Seigneur t'annonce qu'il te fera lui-même une maison. 2 S 7, 11 AELF

01 avril 2021

PJ 1107 - CONFIANCE

Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun des dons que Dieu a accordés à mon âme qui la rendront parfaite, mais son union intérieure à Dieu. PJ 1107

09 mars 2021

CONTRE L'INTEMPÉRANCE DU LANGAGE - LETTRE DE SAINT JACQUES APÔTRE 3

Nécessité de savoir tenir notre langue.

Petit membre difficile à dompter qui peut faire de grandes choses mais aussi de grands dégâts.

Qu'est-ce qu'un écart de parole : critiquer, juger, médire, calomnier, exagérer, se moquer, parler trop (parler à tort et à travers, s'occuper de ce qui ne nous regarde pas), dire des grossièretés.

Nous devrons en rendre compte au jour du jugement.

Les mots peuvent tuer.

Pour parvenir à garder notre langue, nous avons besoin de l'aide de Dieu pour que notre bouche soit un canal de bénédictions et non de malédictions, que nous soyons prompts à écouter, lents à parler (plus nous parlons, plus nous risquons de pécher).

Faire silence pour mieux écouter les autres, Dieu (Sois attentif, Job, écoute-moi, tais-toi, c’est moi qui parlerai. Si tu trouves des mots, réplique-moi, parle, car je voudrais te donner raison. Sinon, toi, écoute-moi ; fais silence, que je t’enseigne la sagesse ! Jb 31, 33 AELF )

Sainte Faustine compare l'âme bavarde à un bourdon qui fait beaucoup de bruit dans la ruche mais ne fait pas de miel.

118. La langue n’est qu’un petit membre, mais elle fait de grandes choses. Une religieuse, qui n’est pas silencieuse n’arrivera jamais à la sainteté, c’est-à-dire qu’elle ne deviendra jamais sainte. Qu’elle ne s’illusionne pas. A moins que ce soit l’Esprit Divin qui parle par sa bouche ; il lui est alors défendu de se taire. Cependant pour entendre la voix divine, il faut garder le silence intérieur, et être silencieuse, non d’un silence morne, mais d’un silence de l’âme qui est recueillement en Dieu. On peut beaucoup parler sans rompre le silence, et par contre, parler peu et toujours rompre le silence.
Oh ! quel dommage irréparable cause le manque de silence ! On fait beaucoup de tort au prochain, mais plus encore à soi-même. A mon avis, et d’après mon expérience la règle concernant le silence devrait figurer à la première place. Dieu ne se donne pas à une âme bavarde qui bourdonne comme un faux-bourdon dans la ruche, mais ne fait pas de miel : l’âme bavarde est vide à l’intérieur. Il n’y a en elle ni vertu fondamentale, ni intimité avec Dieu. Il n’est pas question pour elle, d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure le Seigneur. Celui qui n’a jamais goûté à la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet qui trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui étaient dans les gouffres de l’enfer pour n’avoir pas su garder le silence. Elles me l’ont dit elle mêmes, lorsque je les questionnais pour savoir ce qui avait causé leur perte. C’était des âmes religieuses. Mon Dieu, quelle douleur de penser qu’elles pourraient non seulement être au Ciel, mais même être Saintes.

119. Ô Jésus-Miséricorde, je tremble à la pensée de devoir rendre compte de ma langue. Elle peut engendrer la vie, mais aussi causer la mort et nous tuons plus d’une fois avec notre langue. Nous commettons de véritables meurtres. Et cela aussi nous devrions le considérer comme choses de peu d’importance ? Vraiment je ne comprends pas ceux qui ont la conscience ainsi faite. J’ai connu une personne, qui ayant appris d’une autre qu’on avait dit telle et telle chose sur son compte,…tomba gravement malade. Elle perdit beaucoup de sang, versa beaucoup de larmes et ainsi jusqu’au dénouement fatal… qui fut ainsi l’effet, non du glaive, mais de la langue.
  Ô mon Jésus silencieux, miséricorde pour nous !

Source

Résolution : par la grâce de Dieu parler moins, être plus à l'écoute de Dieu, des autres.

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Si quelqu’un ne commet pas d’écart quand il parle, c’est un homme parfait, capable de maîtriser son corps tout entier. Jc 3, 2 AELF

(..) la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel. Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu. De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Jc 3, 8-10 AELF

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Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive, profitable à ceux qui vous écoutent. Ep 4, 29 AELF

Je vous le dis : toute parole creuse que prononceront les hommes, ils devront en rendre compte au jour du Jugement. Mt 12, 36 AELF

Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouche. Ps 140, 3 AELF

À trop parler on n’évite pas le péché : qui tient sa langue est bien avisé. Pr 10, 19 AELF

Chacun doit être prompt à écouter, lent à parler. Jc 1, 19 AELF

Sois attentif, Job, écoute-moi, tais-toi, c’est moi qui parlerai. Jb 33, 31 AELF

Écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie. Ps 85, 6 AELF

Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Mt 6, 6 AELF 

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Is 53, 7 AELF

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Voici ce qui m'a été dit lors d'une retraite : Il faut être bon. Ne pas critiquer, ne pas juger, ne pas médire, ne pas condamner, ne pas diviser.

08 mars 2021

UNE FOI VIVANTE EST UNE FOI AGISSANTE - LETTRE DE SAINT JACQUES APÔTRE 2

Une foi morte, c'est une foi qui ne porte pas de fruits.

Une foi vivante porte beaucoup de fruits ,des fruits d'amour, de douceur et de paix. Elle nous pousse à nous tourner vers Dieu et vers les autres.

Un chrétien est fait pour aimer.

Jésus ne nous a pas donné le conseil mais le  commandement de nous aimer les uns les autres.

La foi vivante produit un changement dans le coeur, pousse à la confession des péchés, à l'amour en actes.

Qu'elle soit l'apparence extérieure, ce qui fait le chrétien c'est l'amour.

La foi agit en nous et autour de nous.

Nos actes témoignent de l'authenticité de notre foi.

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Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ? Jc2, 14 AELF

Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. Jc 2, 17 AELF

« Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent. Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ? Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite. Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. » Jc 2 , 18-23 AELF

Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi. Il en fut de même pour Rahab, la prostituée : n’est-elle pas, elle aussi, devenue juste par ses œuvres, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ? Ainsi, comme le corps privé de souffle est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. Jc 2, 24-26

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01 mars 2021

PJ 55 - HUMILITÉ, LE PÉCHÉ, LA REPENTANCE, SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION

De même que les eaux se déversent des montagnes dans les vallées, de même les grâces de Dieu se déversent seulement dans les âmes humbles PJ 55

28 février 2021

PJ 283 - LA FOI, L'ESPÉRANCE, L'AMOUR

Qu’aucune âme, aussi misérable soit-elle, n’en doute : tant qu’elle vit, elle peut devenir une grande sainte, car grande est la puissance de la grâce divine. La seule chose que nous ayons à faire, c’ est ne pas résister à l’action de Dieu. PJ 283

27 février 2021

PJ 386 - LA FOI, L'ESPÉRANCE, L'AMOUR

J’ai souvent vécu en espérant contre toute espérance et j’ai poussé cette espérance jusqu’ à une confiance totale en Dieu. Qu’il fasse de moi ce qu’il a décidé depuis des siècles. PJ 386

20 février 2021

L'ESPRIT-SAINT, SOUFFLE VITAL DE L'ÉGLISE

"Sans l'Esprit-Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l'Evangile est une lettre morte, l'Eglise une simple organisation, l'autorité une domination, la mission une propagande, le culte une évocation et l'agir chrétien une morale d'esclaves.

Mais en lui : le cosmos est soulevé et gémit dans l'enfantement du Royaume, le Christ ressuscité est là, l'Evangile est puissance de vie, l'Eglise signifie la communion trinitaire, l'autorité est un service libérateur, la mission est une Pentecôte, la liturgie est mémorial et anticipation, l'agir humain est déifié."

Ce texte émane du métropolite Ignatios de  Lattaquié et fut prononcé au Conseil oeucuménique des Eglises, à Upsal. Il nous invite à reconnaître la priorité de l'Esprit comme principe vital de l'Eglise.