31 mai 2020

PENTECÔTE

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Viens Esprit Saint, viens par la puissante intercession du Coeur Immaculé de Marie, ton épouse bien-aimée ! Viens Esprit Consolateur ! Nous avons tant besoin de Toi ! Viens, et renouvelle la face de la terre ! Amen

 

***

Un théologien orthodoxe écrivait : « les apôtres eurent l’avantage d’être instruits de toute doctrine et qui plus est, par le Sauveur lui-même, ils furent spectateurs de toutes les grâces déversées par lui dans la nature humaine et de toutes les souffrances endurées pour les hommes. Ils le virent même mourir, ressusciter et monter au ciel, pourtant, bien qu’ayant connu tout cela, tant qu’ils ne reçurent pas l’Esprit Saint au jour de Pentecôte, ils ne montrèrent rien de nouveau, de noble, de spirituel, de meilleur qu’auparavant. Mais quand vint pour eux le temps où le Paraclet fit irruption dans leur âme, alors ils devinrent des hommes nouveaux et ils embrassèrent une vie nouvelle ; ils furent des guides pour les autres et firent brûler la flamme de l’amour du Christ en eux-mêmes et dans les autres. De la même manière Dieu conduit à la perfection tous les saints venus après eux. »

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PREMIER SERMON POUR LE JOUR DE LA PENTECOTE - SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX

PREMIER SERMON POUR LE JOUR DE LA PENTECOTE. Comment le Saint-Esprit opère trois choses en nous.

1. Mais, bien chers frères, nous faisons aujourd'hui la fête du Saint-Esprit, elle mérite d'être célébrée avec toute sorte de sentiments de joie et de dévotion, car il n'est rien de plus doux en Dieu que son Saint-Esprit ; il est la bonté même de Dieu, il n'est autre que Dieu même. Si donc nous faisons la fête des saints, à combien plus forte raison devons-nous célébrer la fête de celui par qui tous les saints sont devenus saints? Si nous vénérons ceux qui ont été sanctifiés, à combien plus juste titre devons-nous honorer celui qui les a sanctifiés? Nous faisons doue aujourd'hui la fête de l'Esprit-Saint qui a apparu sous une forme visible, tout invisible qu'il soit, et aujourd'hui ce même Esprit-Saint nous révèle quelque chose de sa personne, comme le Père et le Fils s'étaient précédemment révélés à nous; car c'est dans la parfaite connaissance de la Trinité que se trouve la vie éternelle. Quant à présent nous ne la connaissons qu'en partie, et pour le reste qui nous échappe, que nous ne pouvons comprendre, nous le tenons par la foi. Pour ce qui est du Père, je le connais comme créateur de toutes choses, en entendant les créatures s'écrier toutes d'une voix : « C'est lui qui nous a faites, nous ne nous sommes point faites nous-mêmes (Psal. XCIX, 3), » et saint Paul, apôtre, dire : «Ce qu'il y a d'invisible en Dieu est devenu visible depuis la création du monde, par la connaissance que les créatures en donnent (Rom., I, 20). » Quant à son éternité et à son immutabilité, cela me dépasse trop pour que je puisse y rien comprendre, car il habite dans une lumière inaccessible. Pour ce qui est du Fils, j'en sais, par sa grâce, de grandes choses, je sais qu'il s'est incarné. Quant à sa génération éternelle, qui pourra la raconter (Isa. LIII, 8)? Qui peut comprendre que le Fils est égal au Père? En ce qui regarde le Saint-Esprit, si je ne connais point sa procession du Père et du Fils, car cette connaissance admirable est si loin de mon esprit, et si élevée que je ne pourrai jamais y atteindre (Psal. CXXXVIII, 8), du moins je sais quelque chose de lui, c'est l'inspiration. Il y a deux choses dans sa procession, c'est le lieu d'où il procède et celui où il procède. La procession du Père et du Fils se trouve, pour moi, enveloppée d'épaisses ténèbres, mais sa procession vers les hommes commence à devenir accessible à ma connaissance aujourd'hui, et elle est claire maintenant pour les fidèles.

2. Dans le principe, l'Esprit-Saint invisible manifestait sa venue par des signes visibles, il fallait qu'il en fût ainsi; mais aujourd'hui, plus les signes sont spirituels, plus ils conviennent à leur nature, plus ils semblent dignes de lui. Il vint donc alors sur les apôtres sous la forme de langues de feu, afin qu'ils parlassent dans la langue de tous les peuples des paroles de feu, et qu'ils annonçassent avec une langue de feu une loi de feu. Que personne ne se plaigne que l'Esprit ne se manifeste plus à nous ainsi maintenant, « car le Saint-Esprit se manifeste à chacun selon qu'il est besoin (I Cor. XII, 7). » Après tout, s'il faut le dire, c'est plutôt à nous qu'aux apôtres que s'est faite cette manifestation du Saint-Esprit : en effet, à quoi devaient leur servir ces langues des nations, sinon à convertir les nations? Le Saint-Esprit s'est manifesté à eux d'une autre manière qui leur était plus personnelle, et c'est de cette manière là qu'il se manifeste encore en nous à présent. En effet, il devint clair pour tous qu'ils avaient été revêtus de la vertu d'en haut, quand on les vit passer d'une si grande pusillanimité à une telle constance. Ils ne cherchent plus à fuir, ils ne songent plus à se cacher, dans la crainte des Juifs, bien loin de là, ils prêchent en public avec une constance plus grande que la crainte qui les poussait naguère à se cacher. On ne peut douter que le changement opéré en eux ne soit l'œuvre du Très-Haut, quand on se rappelle les craintes du prince dès apôtres à la voix d'une servante, et qu'on voit aujourd'hui sa force sous les coups dont les princes des prêtres le font charger. « Les apôtres sortirent du conseil; dit l'Écriture, tout remplis de joie de ce qu'ils avaient été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus (Act. V, 41), » qu'ils avaient abandonné quand on le conduisait lui-même, devant le conseil, et laissé seul par leur fuite. Peut-on douter après cela, qu'ils aient été visités par l'Esprit de force qui seul a pu faire éclater une puissance invisible dans leur âme ? C'est de la même manière aussi que les choses que l'Esprit-Saint opère en nous rendent témoignage de sa présence en nous.

3. Comme il nous a été ordonné de nous détourner du mal et de faire du bien (I Petr. III, 11, et Psal. XXXIII, 145), voyez comment le Saint-Esprit vient au secours dé notre faiblesse pour nous faire accomplir ces deux commandements, car si les grâces sont différentes, l'Esprit qui les donne est le même. Ainsi, pour nous détourner du mal, il opère trois choses en nous, la componction, la supplication et la rémission. En effet, le commencement de notre retour à Dieu est dans le repentir qui n'est certainement point le fruit de notre esprit, mais de l'Esprit-Saint : c'est une vérité que la raison nous enseigne et que l'autorité confirme. En effet, quel homme, s'il s'approche du feu, transi de froid, hésitera à croire, quand il se sera réchauffé, que c'est du feu que lui vient la chaleur qu'il n'aurait pu se procurer ailleurs? Ainsi en est-il de celui .qui, transi de froid par le péché, s'il vient se réchauffer aux ardeurs du repentir, il ne peut douter qu'il a reçu un autre esprit que le sien, qui le gourmande et le juge? C'est d'ailleurs ce que nous apprend l'Évangile; car, en parlant du Saint-Esprit que les fidèles doivent recevoir, le Sauveur dit : « Il convaincra le monde de péché (Joan. XVI, 8). »

4. Mais à quoi bon le repentir de sa faute, si on ne prie point pour en obtenir le pardon? Or, il faut encore que ceci soit opéré par le Saint-Esprit, pour qu'il remplisse notre âme d'une douce confiance qui la porte à prier avec joie et sans hésiter. Voulez-vous que je vous montre que c'est là encore l'œuvre du Saint-Esprit? D'abord, tant qu'il sera éloigné de vous, soyez sûr que vous ne trouverez rien qui ressemble à la prière au fond de votre cœur. D'ailleurs, n'est-ce pas en lui que nous nous écrions : Mon Père, mon Père (Rom. VIII, 16) ? N'est-ce pas lui encore qui prie pour nous avec des gémissements inénarrables (Ibidem, 26), et cela dans le fond même de notre cœur? Que ne fait-il point dans le cœur du Père? Mais, de même qu'au dedans de nous, il intercède pour nous, ainsi, dans le Père, il nous pardonne nos fautes de concert avec le Père; dans nos cœurs, il remplit auprès du Père le rôle de notre avocat, et dans le cœur du Père il se conduit divers nous comme notre Seigneur. Ainsi c'est lui qui nous donne la grâce de prier, et c'est lui qui nous accorde ce que 'nous demandons dans la prière, et, en même temps qu'il nous élève vers Dieu, par une pieuse confiance en lui, il incline bien plus encore le cœur de Dieu vers nous, par un effet de sa bonté et de sa miséricorde. Aussi, pour que vous ne doutiez point que c'est le Saint-Esprit qui opère la rémission des péchés, écoutez,ce qui fut dit un jour aux apôtres : «Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez (Joan. XX, 22 et 23). » Voilà donc ce que fait le Saint-Esprit pour nous éloigner du péché.

5. Quant au bien, qu'est-ce que le Saint-Esprit opère en nous pour nous le faire faire ? Il nous avertit, il nous meut, il nous instruit. Il avertit notre mémoire, il instruit notre raison, il meut notre volonté; car toute l'âme est dans ces trois facultés. Pour ce qui est de la mémoire le Saint-Esprit lui suggère le souvenir du bien dans ses saintes pensées, et c'est par là qu'il secoue notre lâcheté et réveille notre torpeur. Aussi, toutes les fois, ô mon frère, que vous sentirez naître dans votre cœur le souvenir du bien, rendez gloire à Dieu, et hommage au Saint-Esprit, c'est sa voix qui retentit à vos oreilles, car il n'y a que lui qui parle de justice, et, comme dit l'Evangile : « Il vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit (Joann. XIV, 26). » Mais remarquez ce qui précède : « Il vous enseignera toutes choses (Ibid.). » Or, je vous ai dit qu'il instruit la raison. Il y en a beaucoup qui sont pressés de bien faire, mais ils ne savent ce qu'ils doivent faire, il leur faut, pour cela, encore une grâce du Saint-Esprit. Il faut qu'après nous avoir suggéré la pensée du bien, il nous apprenne à en venir aux actes, et

à ne pas laisser la grâce de Dieu stérile dans notre cœur. Mais quoi! n'est-il pas dit que « celui-là est plus coupable, qui sait ce qu'il faut faire et ne le fait point (Jacob. IV, 17) ? » Ce n'est donc point assez d'être averti et instruit du bien à faire, il faut encore que nous soyons mus, et portés à le faire par le Saint-Esprit qui aide notre faiblesse, et répand dans nos cœurs la charité qui n'est autre que la Bonne volonté.

6. Mais, lorsque le Saint-Esprit, survenant ainsi en vous, se sera mis en possession de votre âme tout entière, lui suggérera de bonnes pensées, l'instruira et l'excitera, en faisant entendre constamment sa voix dans nos âmes, et que nous entendrons ce que le Seigneur Dieu dira au dedans de nous en éclairant notre raison et enflammant notre volonté. Ne vous semble-t-il pas alors qu'il aura rempli, de langues de feu, la maison entière de notre âme? Car, comme je vous l'ai déjà dit, l'âme est toute dans ces trois facultés. Que ces langues de feu nous semblent distinctes les unes des autres, c'est un signe de la multiplicité des pensées de notre esprit, mais dans leur multiplicité même, la lumière de la vérité, et la chaleur de la charité, en fera comme un seul et même foyer. D'ailleurs, on peut dire que la maison de notre âme ne sera complètement remplie qu'à la fin, lorsqu'il sera versé dans notre sein une bonne mesure, une mesure foulée, pressée, enfaîtée par dessus les bords. Mais quand en sera-t-il ainsi? Seulement, lorsque les jours de la Pentecôte seront accomplis. Heureux ceux qui sont déjà entrés dans la quadragésime du repos, et qui ont commencé l'année jubilaire, je veux parler de ceux de nos frères à qui le Saint-Esprit a donné l'ordre de se reposer de leurs travaux, car c'est encore une de ses opérations. En effet, il y a deux époques que nous célébrons particulièrement, l'une est la Quadragésime, et l'autre la Quinquagésime; l'une précède la Passion et l'autre suit la Résurrection; la première est consacrée à la componction du cœur et aux larmes de la pénitence; la seconde à la dévotion de l'esprit, et au chant solennel de l'Alléluia. La sainte quarantaine est la figure de la vie présente, et les cinquante jours qui la suivent sont l'image du repos des saints qui succède à leur mort. Lorsque les jours de cette cinquantaine seront terminés, c'est-à-dire au jugement dernier, et à la résurrection, le jour de la Pentecôte sera venu, et la maison sera toute remplie de la plénitude du Saint-Esprit. Car, la terre entière sera pleine de sa majesté lorsque, non-seulement notre âme, mais aussi notre corps devenu spirituel ressuscitera, si toutefois, selon l'avis que l'Apôtre nous donne, nous avons eu soin de le semer enterre, lorsqu'il était encore tout animal (I Cor. XV, 44).

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15 août 2019

LA CONTEMPLATION DANS LA VIE QUOTIDIENNE PJ 148

L'âme noble et sensible peut même être la plus simple, mais avec des sentiments délicats ; une telle âme voit Dieu en tout. Le rencontre partout, sait trouver Dieu même dans les choses les plus secrètes. Tout a de l'importance pour elle, elle apprécie tout, elle remercie Dieu pour tout, elle tire un profit spirituel de tout et remet à Dieu toute la gloire. Elle a confiance en Lui et ne se trouble pas quand vient le temps des épreuves. Elle sait que Dieu est toujours le meilleur Père, et elle fait peu de cas de l'opinion humaine. Elle suit fidèlement le moindre souffle de l'Esprit Saint, elle jouit de cet Hôte spirituel et se tient près de Lui comme un enfant près de sa mère. Là, où d'autres âmes s'arrêtent et ont peur - elle passe sans crainte et sans difficultés. PJ 148

10 juin 2019

LA GRÂCE DU SAINT ESPRIT EST LUMIÈRE

Séraphin de Sarov

Encore il faut que je vous dise, afin que vous compreniez mieux ce qu’il faut entendre par la grâce divine, comment on peut la reconnaître, comment elle se manifeste chez les hommes qu'elle éclaire : la grâce du Saint- Esprit est Lumière. Toute l’Écriture Sainte en parle. David, l'ancêtre du Dieu-Homme, a dit : « Une lampe sous mes pieds, ta parole, une lumière sur ma route ». En d'autres termes, la grâce du Saint-Esprit, que la loi révèle sous la forme des commandements divins, est mon luminaire et ma lumière.

En effet, le Seigneur a souvent montré, en présence de nombreux témoins, l'action de la grâce du Saint-Esprit sur des hommes qu'il avait éclairés et enseignés par de grandioses manifestations. Rappelez-vous Moïse après son entretien avec Dieu sur le Mont Sinaï. Les gens ne pouvaient pas le regarder, tellement son visage brillait d'une lumière extraordinaire. Il était même obligé de se montrer au peuple la face recouverte d'un voile. Rappelez-vous la Transfiguration du Seigneur sur le Thabor. « Il fut trans­figuré devant eux et ses vêtements devinrent blancs comme neige », et ses disciples, effrayés, tombèrent la face contre terre. Lorsque Moïse et Élie apparurent revêtus de la même lumière, « un nuage les recouvrit afin qu'ils ne soient pas aveuglés ». C'est ainsi que la grâce du Saint-Esprit de Dieu apparaît dans une lumière ineffable à ceux à qui Dieu manifeste son action.

Comment, alors, demandai-je au Père Séraphim, pourrais-je reconnaître en moi la présence de la grâce du Saint-Esprit ?

C'est fort simple, répondit-il. L’Écriture dit : « Tout est simple pour celui qui acquiert la Sagesse ». Notre malheur, c'est que nous ne la recherchons pas, cette Sagesse divine qui, n'étant pas de ce monde, n'est pas présomptueuse. Pleine d'amour pour Dieu et pour le prochain, elle façonne l'homme pour son salut. C'est en parlant de cette Sagesse que le Seigneur a dit : « Dieu veut que tous soient sauvés et parviennent à la Sagesse de la vérité ». À ses Apôtres qui manquaient de cette Sagesse, il dit : « Combien vous manquez de Sagesse ! N'avez-vous pas lu les Écritures ? » Et l’Évangile dit qu'il leur ouvrit l'intelligence afin qu'ils puissent comprendre les Écritures. Ayant acquis cette Sagesse, les Apôtres savaient toujours si, oui ou non, l'Esprit de Dieu était avec eux et, remplis de cet Esprit, affirmaient que leur œuvre était sainte et agréable à Dieu. C'est pourquoi ils pouvaient écrire : « Il a plu au Saint-Esprit et à nous… », et c'est seulement persuadés qu'ils étaient de sa présence sensible, qu'ils envoyaient leurs messages. Alors, ami de Dieu, vous voyez comme c'est simple ?

 

Bellefontaine 1973, S.O. 11, p. 205-207, Entretien avec Motovilov.

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12 mai 2019

CATÉCHÈSE SUR KTO

La liturgie : célébrer le mystère de Dieu (1)

L'appel à la sainteté (2)

La liturgie, sanctification de la Trinité (3)

Qu'est-ce qu'un sacrement (4)

Les sept sacrements (5)

Célébrer les sacrements (6)

Que veut dire baptiser ? (7)

Le baptême communique l'Esprit Saint (9)

Le baptême fait de nous des enfants de Dieu (10)

Le baptême fait entrer dans l'Eglise (11)

Le baptême,s sacrement de la foi (12)

Qui peut être baptisé ? (13)

Le baptême, sacrement du Salut (14)

Les fondements bibliques de la Confirmation (15)

Ce qu'apporte la Confirmation en plus du baptême (16)

Le baptême remet des péchés (17)

La Confirmation rend ferme notre foi (18)

La Confirmation nous fait affirmer notre foi (19)

La Confirmation nous fait prendre notre place dans l'Eglise (20)

Signes et rites de la Confirmation (21)

L'eucharistie, sacrement de la présence du Christ (22)

Les conséquences de la présence du Christ dans l'eucharistie (23)

Eucharistie et communion (24)

Eucharistie et Eglise (25)

Eucharistie et charité (26)

La participation "obligatoire" à la messe du Dimanche (27)

La liturgie et les rites de l'eucharistie (28)

La miséricorde de Dieu face à notre péché (29)

La chance du pécheur (30)

La découverte du visage du Père (31)

L'institution de la réconciliation par le Christ (32)

Le péché et les effets de la confession (33)

Comment se confesser (34)

Quand et auprès de qui se confesser (35)

L'aveu des fautes et le secret de la confession (36)

Le sens de la maladie pour les chrétiens (37)

Le pouvoir de guérison transmis à l'Eglise et ses effets (38)

La célébration du Sacrement des malades (39)

Le mariage dans le projet de Dieu (40)

Le projet de Dieu abîmé par le péché (41)

La Grâce et les effets du mariage (42)

La liberté et l'indissolubilité (43)

La fidélité (44)

La fécondité (45)

Le Oui de l'Eglise au mariage (46)

La célébration du mariage (47)

La vision catholique du Sacerdoce (48)

La mission des ministres ordonnés (49)

Qui peut être ordonné ? (50)

Les rites et les effets du Sacrement de l'ordre (51)

 

Confession

La confession sans langue de buis

Le sacrement de réconciliation

01 avril 2017

L'ESPRIT SAINT RESTAURE L'ICÔNE DE DIEU EN L'HOMME - PÈRE DANIEL ANGE

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Lors d’une journée de formation pour jeunes, organisée le dimanche 17 février à Florence par les « Sentinelles du Matin de Pâques », le père Daniel Ange, fondateur de l’Ecole d’Evangélisation Jeunesse Lumière, a proposé une réflexion intitulée : « Les saints de l’an 2000, pourquoi ne pas les réveiller ? »

Parlant de l’Eglise comme un terrain pour grandir en sainteté, il a rappelé que l’Eglise est faite de « trois continents différents mais reliés entre eux : l’Eglise sur terre, au purgatoire et au ciel ».

Le P. Daniel Ange a expliqué que « l’Eglise de la terre est le lieu de la pentecôte où l’Esprit fabrique les saints », « le purgatoire est l’Eglise du Carême, de l’ultime purification » ; et enfin que « l’Eglise du Ciel est l’Eglise de la Pâque éternelle ».

« L’Eglise sur terre est dans la nuit, mais son ciel est constellé d’étoiles que sont les saints, a-t-il poursuivi. Le purgatoire n’est plus la nuit, c’est déjà l’aurore. Et le ciel est le soleil de midi de Jésus ressuscité ».

Abordant le mystère eschatologique de l’Eglise, il a ensuite dit : « L’Eglise n’a ni début ni fin car l’Eglise prototype est la Sainte Trinité qui existe depuis toujours, et sera la Jérusalem céleste. L’Eglise est éternelle sans début ni fin ».

Quant aux saints, a-t-il ajouté, ils sont « les étoiles qui éclairent la nuit sur terre, nous indiquant notre avenir, l’endroit vers lequel nous allons, et qui montrent le chemin vers l’Orient, l’endroit où se lève le soleil ».

« Les saints sont dans l’éternelle jeunesse de Jésus » et « ne sont jamais des hommes et des femmes d’hier, mais des hommes et des femmes de demain, de l’avenir évangélique de l’Eglise ».

« Après le séisme du péché, Jésus est venu verser son sang, pour nous rendre toute la gloire de Dieu, et les saints nous donnent la preuve que l’œuvre de Jésus n’a pas été un échec », « que le sang de Jésus a porté ses fruits », a-t-il affirmé.

« Un saint a le visage de Jésus. Et tous les saints, ensemble, forment l’unique immense visage de Jésus ».

Mais en même temps, « chaque saint est un chef-d’œuvre de l’Esprit Saint, ajoute le Père Daniel Ange, lequel est comparé à un iconographe qui vient restaurer l’icône vivante de Jésus en nous ».

Evoquant l’exemple de Jean-Paul II, le père Daniel Ange a rappelé que le pape appelait souvent les jeunes à « être les saints du troisième millénaires » et que « les grâces de sainteté ne sont données qu’à une Eglise de prière ».

« Nous sommes déjà saints et tout le problème est de devenir ce que nous sommes déjà. Toute notre vie nous est donnée pour cela : développer notre code génétique baptismal », a-t-il expliqué.

« Lorsque Jésus dit que seuls les enfants entrent dans le royaume des cieux, il veut dire par là que toute ma vie est une croissance vers ma nouvelle enfance, mon enfance éternelle, a-t-il expliqué. Dieu est devenu un petit enfant pour me donner son enfance ».

« Et comment est-il devenu enfant ? », s’est-il interrogé, « Dans le sein de Marie ! Donc moi aussi, je choisis de grandir dans l’enfance divine là où Dieu lui-même a grandi dans sa vie humaine », et « je reçois la vie divine là où Jésus lui-même a reçu la vie humaine », a-t-il dit en mettant l’accent sur l’importance de Marie dans ce cheminement vers la sainteté.

Parlant enfin des Ecoles d’évangélisation, le père Daniel Ange a expliqué que ces écoles sont, au fond, des « Ecoles de divinisation », parce que la vie fraternelle « est un chemin extraordinaire de sainteté car on y apprend à avoir un regard prophétique les uns sur les autres, à y sceller un pacte de confiance réciproque, car je suis jaloux de la sainteté de mes frères, car on ne va pas au ciel seul mais tous ensemble ».

Le P. Daniel Ange a fondé Jeunesse Lumière en septembre 1984. Il s’agit de la première école catholique internationale de prière et d’évangélisation en Europe (avec celle de l’Emmanuel à Paray Le Monial).

L’école a été reconnue canoniquement comme association privée de fidèles par l’archevêque d’Albi, le 10 septembre 1994. Elle est par ailleurs reconnue de facto par le Conseil pontifical pour les laïcs.

Les Sentinelles du Matin de Pâques sont un groupe de jeunes issus de différentes conditions, né après la Journée mondiale des jeunes de Rome, en 2000, lorsque le pape Jean-Paul II avait appelé les jeunes à être les premiers témoins auprès de leurs contemporains, les « sentinelles du matin » du nouveau millénaire.

Le groupe a des liens très étroits avec Jeunesse Lumière. Il a été fondé par un jeune homme qui fréquentait cette école, Gianni Castorani, aujourd’hui séminariste. A son retour en Italie, celui-ci avait fait part de son expérience au Cardinal Ennio Antonelli qui l’avait alors encouragé à lancer une initiative semblable à Florence. Un noyau de garçons et filles s’est alors formé, ces derniers donnant leur disponibilité au Seigneur et au diocèse pour évangéliser d’autres jeunes de leur âge, tout en suscitant la renaissance d’une nouvelle sensibilité missionnaire parmi les jeunes chrétiens à Florence.

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