30 juin 2019

L'ESPRIT DE VÉRITÉ

Jn 14, 15-18

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22 juin 2019

QUAND TU ÉTAIS SOUS LE FIGUIER, JE T'AI VU

Jn50,1

Évangile selon saint Jean 1, 45-51

1. Dans ce passage, nous avons beaucoup à apprendre du personnage de Nathanaël. Jésus se réjouit de trouver en lui un « israélite sans détour ». Pour que Jésus le dise, il devait être un homme profondément droit, qui dit et qui fait ce qu’il pense. Il est aussi assez sceptique, il ne croit pas ce que lui dit Philippe, mais sa curiosité est suffisamment éveillée pour qu’il le suive. Ce n’est pas Philippe qui convainc Nathanaël, mais c’est Jésus qui touche son cœur. La meilleure évangélisation ne consiste pas à convaincre, mais à témoigner de notre rencontre avec le Christ, pour inciter les gens à le chercher. Ensuite c’est Dieu qui ouvre et qui touche les cœurs. Qui mieux que lui connaît le cœur de chacun et sait comment y rentrer ? Quand Nathanaël entend le compliment que lui fait Jésus, il reste sur la défensive : « d’où me connais-tu ? » Les paroles qu`il prononce montre que c`est un homme qui a construit plusieurs barrières autour de son cœur : il fait preuve de rationalisme, de scepticisme, la tendance à la méfiance est forte en lui. Mais Jésus le connaît et il sait comment faire tomber ces barrières.

2. Jésus a su piquer sa curiosité, en lui montrant qu'il le connaît et qu’il l’apprécie. Il ne s'avoue pas vaincu face aux réactions de défense de Nathanaël , au contraire : « Avant que Philippe t’appelât quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ». Qui sait ce qui s’est passé sous le figuier, seul Nathanaël et Jésus le savent, mais cela devait être quelque chose de très intime pour que Nathanaël réagisse en disant « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ». Jésus a fait tomber ses barrières et l’amène à la conversion en lui montrant qu’il est celui à qui rien n’est caché, qui vit dans l’intimité de l’homme, qui connaît tous ses désirs, toutes ses pensées et tous les mouvements de son cœur. La rencontre entre Nathanaël et Jésus nous montre que Dieu nous connaît mieux que nous-mêmes, et qu’il est attentif au moindre mouvement intérieur de notre âme. Ne mettons pas d’obstacle entre lui et nous, n’ayons pas peur, ne faisons pas preuve d’incrédulité face à l'annonce de l’Évangile, mais ouvrons nous à la présence de Dieu. Et si nous n’y arrivons pas, Nathanaël nous montre que Jésus sait comment nous chercher et comment ouvrir notre cœur et que, comme lui, nous pourrons répondre, si nous sommes sincères avec nous-même.

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23 décembre 2018

LE DIEU VIVANT EST LA TRINITÉ VIVANTE - PÈRE CANTALAMESSA

« Le seul Dieu, celui qui dans la Bible dit : “Je suis !” est le Père qui engendre le Fils et qui avec lui respire l'Esprit, leur communiquant toute sa divinité, » a expliqué le prédicateur franciscain. « C’est le Dieu communion d’amour, en qui unité et trinité proviennent de la même racine et du même acte, et forment une Triunité, dans laquelle aucune des deux choses - l’unité et la pluralité - ne précède l’autre, ou n'existe sans l'autre, et où aucun des deux niveaux n’est supérieur à l'autre ou plus “profond” que l'autre. »

En utilisant une métaphore musicale, le père Cantalamessa a précisé que « la Trinité est comme l’un de ces triangles musicaux qui, de quelque côté qu’on le touche, vibre tout entier et émet le même son. » « Le Dieu vivant des chrétiens n'est rien d'autre que la Trinité vivante. La doctrine de la Trinité est contenue, comme en germe, dans la révélation de Dieu en tant qu'amour. Dire : “Dieu est amour” (1 Jn 4, 8), revient à dire : Dieu est trinité. Chaque amour implique un amant, un aimé et un amour qui les unit. »

Le besoin d’unité dans l’amour

« Tous, nous voulons l’unité, tous nous la désirons du plus profond de notre cœur, » a rappelé le père Cantalamessa.  « Pourquoi est-il alors tellement difficile de faire l’unité, si nous la désirons tous aussi ardemment ? C’est parce que nous voulons l’unité, oui, mais… autour de notre point de vue. Cela nous semble tellement évident, tellement raisonnable, que nous sommes surpris que les autres ne s’en rendent pas compte et qu’ils insistent au contraire sur leur point de vue. Nous traçons même délicatement la route aux autres pour qu’ils viennent là où nous sommes et qu’ils nous rejoignent dans notre centre. Le problème est que celui qui est devant moi fait exactement la même chose avec moi. Par ce chemin-là, on ne parviendra jamais à l’unité. On fait le chemin inverse, » a-t-il averti.

À l’inverse, dans la Trinité, l’amour et l’unité se vivent toujours en direction de l’autre personne : « les trois personnes divines sont toujours occupées à se glorifier réciproquement. Le Père glorifie le Fils ; le Fils glorifie le Père (Jn 17, 4) ; le Paraclet glorifiera le Fils (Jn 16, 14).»

Vivre la Trinité dans le quotidien

« L’atmosphère serait bien différente dans un corps social si l’on essayait de vivre avec ces idéaux sublimes devant les yeux ! » a remarqué le Prédicateur de la Maison pontificale. « Pensons à une famille dans laquelle le mari défend et exalte sa femme devant ses enfants et des étrangers, de même la femme par rapport à son mari ; pensons à une communauté dans laquelle on s’efforce de mettre en pratique la recommandation de saint Jacques : “Ne médisez pas les uns des autres, frères” (Jc 4, 11), ou de celle de saint Paul : “Que chacun regarde les autres comme plus méritants” (Rm 12, 10). Dans cette optique, une personne pourrait même se réjouir de la nomination d’une autre, qu’elle estime, à un rôle d’honneur (par exemple le cardinalat), comme si elle y était nommée elle-même, » a déclaré le père Cantalamessa, dans un clin d’œil ironique au carrièrisme de certains prélats...

« La Trinité n’est pas seulement un mystère et un article de notre foi, c’est une réalité vivante et palpitante. Comme je le disais en commençant, le Dieu vivant de la Bible que nous recherchons n'est autre que la Trinité vivante. Que l’Esprit nous y introduise nous aussi et nous fasse goûter sa douce compagnie, » a conclu le père Cantalamessa.

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20 décembre 2018

VÉRITÉ

du latin veritas: vrai.
Qualité de ce qui est vrai. La vérité est l’adéquation de l’intelligence et de la réalité. Elle n’est pas donnée toute faite, elle se fait, elle est le fruit de l’effort et de la recherche. La vérité scientifique est de l’ordre du savoir alors que dans la Bible la vérité n’est pas l’objet du savoir, elle est la «Parole faite chair». Jésus proclame: «Je suis la Vérité..» (Jn 14,6), il affirme qu’en Lui, Dieu devient la vérité de notre vie et nous appelle à une rencontre qui nous fait vivre. Il veut «que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité». (1 Timothée 2; 4).

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14 septembre 2017

FÊTE DE LA CROIX GLORIEUSE

Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3,13-17) Aelf

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Homélie

Le symbole du serpent de bronze

Homélie de saint Bède le Vénérable (+ 735)

Homélie, livre II, 18, CCL 122, 315-317

De même que le serpent fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle (Jn 3,14). Avec sa science admirable de la divine doctrine, le Seigneur fait découvrir au docteur de la loi mosaïque le sens spirituel de cette même loi. Évoquant une ancienne histoire, il montre avec exactitude qu'elle annonçait symboliquement sa passion et notre salut.

Le livre des Nombres raconte, en effet, que les Israélites, accablés par la longue et pénible marche au désert, murmurèrent contre le Seigneur et contre Moïse. Aussi le Seigneur envoya-t-il contre eux des serpents brûlants. Couverts de blessures - et beaucoup en mouraient - ils crièrent vers Moïse et celui-ci pria pour eux. Alors, le Seigneur lui ordonna de fabriquer un serpent de bronze et de l'exposer pour qu'il serve de signe. Il ajouta: Ceux que les serpents ont mordus le regarderont et ils auront la vie (Nb 21,8). Et cela se passa comme il l'avait dit.

Ainsi, les blessures provoquées par les serpents brûlants sont les poisons et les brûlures des vices qui, en frappant l'âme, causent sa mort spirituelle. Il convenait aussi que ceux qui murmuraient contre le Seigneur soient abattus par les morsures des serpents, pour que le châtiment extérieur leur fasse reconnaître tous les dégâts spirituels causés par leurs murmures.

Quant au serpent de bronze élevé pour guérir les morsures de ceux qui le regardaient, il représente notre Rédempteur dans sa passion sur la croix, car seule la foi en lui remporte la victoire sur le Règne du péché et de la mort. Et vraiment, les péchés qui mènent l'âme et le corps à leur perte sont représentés à juste titre par des serpents qui sont, en effet, habiles à donner la mort par leur morsure brûlante et venimeuse. En outre, un serpent persuada nos premiers parents encore immortels de commettre le péché qui les a assujettis à la mort.

Le Seigneur venu avec une chair semblable à celle du péché (Rm 8,3) est figuré avec raison par un serpent de bronze. Car, tout en possédant une forme semblable aux serpents brûlants, le serpent de bronze ne contenait dans ses membres absolument aucun poison brûlant et nuisible; bien plus, après qu'on l'eut élevé, il guérissait les hommes mordus par les serpents. Et de la même façon, en vérité, le Rédempteur des hommes a revêtu, non la chair du péché, mais une chair semblable à celle du péché, et il a souffert en elle la mort de la croix afin de libérer ceux qui croient en lui, de tout péché et aussi de la mort même.

C'est pourquoi il dit: De même que le serpent fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé. Aussi bien, ceux qui regardaient le serpent de bronze élevé pour servir de signe, étaient-ils protégés pour un temps de la mort temporelle et guéris de la blessure infligée par la morsure des serpents. Et, de la même façon, ceux qui regardent le mystère de la passion du Seigneur en mettant en lui leur foi, en le confessant et en l'imitant sincèrement, sont-ils sauvés pour toujours de toute espèce de mort, corporelle aussi bien que spirituelle, encourue pour leurs péchés.

Voilà pourquoi il ajoute avec raison: afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle. Du moins le sens de cette parole est-il clair: celui qui croit dans le Christ échappe non seulement aux châtiments de l'enfer, mais il reçoit encore la vie éternelle. La différence entre la figure et la réalité réside dans le fait que celle-là prolongeait la vie temporelle tandis que celle-ci fait don de la vie qui durera toujours.

Quant à nous, nous devons faire en sorte que les bonnes pensées conçues par notre esprit se traduisent en actes méritoires, de sorte que nous pourrons, en confessant la vraie foi et en menant une existence pleine de piété et de sagesse, mériter de parvenir à la plénitude de vie qui nous est promise.

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Fête de la Croix glorieuse - Carmel

15 avril 2015

ACCUEIL DE DEMANDE DE BAPTÊME

Rendez-vous ce jour, à l'Oratoire de l'Aumônerie, avec les accompagnateurs des enfants.

Nous voici tous réunis en présence du Père J pour l'Accueil de la demande de baptême de nos fils.

A la question, pourquoi demandez-vous le baptême, ils ont répondu : pour devenir chrétien.

C'est à ce moment précis que j'ai été prise d'émotion.

Mes enfants, déjà adolescents, étaient en train de prononcer un premier oui.

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 1

 

36 Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
37 Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
38 Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »

39 Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »

AELF

20 janvier 2015

PRÉPARATION À LA CONFIRMATION - RDV AVEC MON ACCOMPAGNATRICE #5

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 14
01 Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
02 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
03 Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
04 Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
05 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
06 Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
07 Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
08 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
09 Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
10 Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
11 Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
12 Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père,
13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
14 Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous :
17 l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
19 D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
20 En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
21 Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
22 Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
23 Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
25 Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
26 mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
28 Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
29 Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
30 Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,
31 mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. Levez-vous, partons d’ici.
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Prier Dieu, Jésus-Christ, l'Esprit Saint