22 juin 2019

QUAND TU ÉTAIS SOUS LE FIGUIER, JE T'AI VU

Jn50,1

Évangile selon saint Jean 1, 45-51

1. Dans ce passage, nous avons beaucoup à apprendre du personnage de Nathanaël. Jésus se réjouit de trouver en lui un « israélite sans détour ». Pour que Jésus le dise, il devait être un homme profondément droit, qui dit et qui fait ce qu’il pense. Il est aussi assez sceptique, il ne croit pas ce que lui dit Philippe, mais sa curiosité est suffisamment éveillée pour qu’il le suive. Ce n’est pas Philippe qui convainc Nathanaël, mais c’est Jésus qui touche son cœur. La meilleure évangélisation ne consiste pas à convaincre, mais à témoigner de notre rencontre avec le Christ, pour inciter les gens à le chercher. Ensuite c’est Dieu qui ouvre et qui touche les cœurs. Qui mieux que lui connaît le cœur de chacun et sait comment y rentrer ? Quand Nathanaël entend le compliment que lui fait Jésus, il reste sur la défensive : « d’où me connais-tu ? » Les paroles qu`il prononce montre que c`est un homme qui a construit plusieurs barrières autour de son cœur : il fait preuve de rationalisme, de scepticisme, la tendance à la méfiance est forte en lui. Mais Jésus le connaît et il sait comment faire tomber ces barrières.

2. Jésus a su piquer sa curiosité, en lui montrant qu'il le connaît et qu’il l’apprécie. Il ne s'avoue pas vaincu face aux réactions de défense de Nathanaël , au contraire : « Avant que Philippe t’appelât quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ». Qui sait ce qui s’est passé sous le figuier, seul Nathanaël et Jésus le savent, mais cela devait être quelque chose de très intime pour que Nathanaël réagisse en disant « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ». Jésus a fait tomber ses barrières et l’amène à la conversion en lui montrant qu’il est celui à qui rien n’est caché, qui vit dans l’intimité de l’homme, qui connaît tous ses désirs, toutes ses pensées et tous les mouvements de son cœur. La rencontre entre Nathanaël et Jésus nous montre que Dieu nous connaît mieux que nous-mêmes, et qu’il est attentif au moindre mouvement intérieur de notre âme. Ne mettons pas d’obstacle entre lui et nous, n’ayons pas peur, ne faisons pas preuve d’incrédulité face à l'annonce de l’Évangile, mais ouvrons nous à la présence de Dieu. Et si nous n’y arrivons pas, Nathanaël nous montre que Jésus sait comment nous chercher et comment ouvrir notre cœur et que, comme lui, nous pourrons répondre, si nous sommes sincères avec nous-même.

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04 janvier 2019

SUIVRE L'AGNEAU DE DIEU

Jésus est Fils de l'homme, à cause d'Adam et à cause de la Vierge, dont il descend... Il est Christ, l'Oint, le Messie, à cause de sa divinité ; cette divinité est l'onction de son humanité..., présence totale de Celui qui le consacre ainsi... Il est la Voie, parce qu'il nous conduit lui-même. Il est la Porte, parce qu'il nous introduit au Royaume. Il est le Berger, parce qu'il guide son troupeau vers le pâturage et lui fait boire une eau rafraîchissante ; il lui montre la route à suivre et le défend contre les bêtes sauvages ; il ramène la brebis errante, retrouve la brebis perdue, panse la brebis blessée, garde les brebis qui sont en bonne santé et, grâce aux paroles que lui inspire son savoir de pasteur, il les rassemble dans le bercail d'en haut. Il est aussi la Brebis, parce qu'il est victime. Il est l'Agneau, parce qu'il est sans défaut. Il est Grand prêtre, parce qu'il offre le sacrifice. Il est Prêtre selon Melchisédech, parce qu'il est sans mère dans le ciel, sans père ici-bas, sans généalogie là-haut car, dit l'Ecriture, « qui racontera sa génération ? » Il est aussi Melchisédech, parce qu'il est Roi de Salem, Roi de la paix, Roi de la justice... Voilà les noms du Fils, Jésus Christ, « hier, aujourd'hui, toujours le même », corporellement et spirituellement, « et il le sera à jamais ». Amen


Saint Grégoire de Nazianze (330-390) évêque et docteur de l'Église Discours théologique 4 (trad. coll. Les Pères dans la foi, Migne 1995, p. 125 rev.)


(Références bibliques : Mt 24,27 ; Mt 1,16 ; Jn 14,6 ; Jn 10,9 ; Jn 11 ; Ps 22 ; Is 53,7 ; Jn 1,29 ; He 6,20 ; He 6,20 ; He 7,3 ; Is 53,8 ; He 7,2 ; He 13,8)


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20 décembre 2018

VÉRITÉ

du latin veritas: vrai.
Qualité de ce qui est vrai. La vérité est l’adéquation de l’intelligence et de la réalité. Elle n’est pas donnée toute faite, elle se fait, elle est le fruit de l’effort et de la recherche. La vérité scientifique est de l’ordre du savoir alors que dans la Bible la vérité n’est pas l’objet du savoir, elle est la «Parole faite chair». Jésus proclame: «Je suis la Vérité..» (Jn 14,6), il affirme qu’en Lui, Dieu devient la vérité de notre vie et nous appelle à une rencontre qui nous fait vivre. Il veut «que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité». (1 Timothée 2; 4).

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01 juillet 2018

LA GARDE D'HONNEUR - JUILLET 2018

Juillet est le mois traditionnellement dédié au Précieux Sang. Cette dévotion  nous rappelle l’infinie miséricorde de Jésus qui a versé son Sang pour nous sauver. Mais Jésus ne nous sauve pas sans nous, encore faut-il notre participation  en vivant conforme à la Volonté de Dieu et à ses enseignements. C’est au cœur de notre quotidien, dans nos  « fiat »  et « amen », nos acceptations et nos « oui » répétitifs que nous nous sanctifions et devenons dignes de sa Miséricorde : « non pas ma volonté, mais TA Volonté Seigneur ! Amen, Amen ! » 

                     

 Amen ! 

L’Amen est une note tombée de l’éternelle harmonie des cieux sur notre terre désolée pour la pacifier et la réjouir ! Ce cantique exprime, en un seul mot, l’acquiescement filial, soumis, confiant, généreux et plénier du cœur fidèle à tous les desseins de la Providence et à toutes les dispositions de Dieu. 

Hélas, bien souvent, nous nous cabrons comme des révoltés quand des épreuves surviennent ou que les évènements de nos vies ne se déroulent pas selon nos plans  ou à notre avantage. C’est oublier un peu vite que Jésus, de son Incarnation à son dernier soupir, a toujours dit « Amen » à la volonté de son Père : Dieu a  décrété qu’Il naitrait dans une étable : Amen ! Qu’Il gagnerait  chaque jour son pain à la sueur de son front : Amen ! Qu’Il serait persécuté, trahi, cloué au gibet pour sauver ses frères : Amen ! Le chemin était rude, le calice amer, les angoisses poignantes, et pourtant le Cœur de Jésus, dans sa filiale obéissance, n’a fait que se soumettre dans un Amen continu !

Qui peut troubler celui qui dit Amen à tout ce que Dieu ordonne ? Qui peut entraver celui dont la volonté est totalement fondue en celle de Dieu ? Qui peut abattre ou désoler une âme ainsi pleinement donnée et unie au Seigneur ? Personne, car celui qui adhère à Dieu ne fait qu’un avec Lui, c’est ce qu’ont expérimenté tous les saints. Participant en quelque sorte à l’immortalité divine, l’âme est équilibrée dans toutes ses puissances, elle triomphe de tous les obstacles, elle règne victorieusement sur le monde et sur elle-même, affermie qu’elle est dans la paix.

Ainsi donc, quel que soit l’évènement qui viendra nous surprendre ou même peut-être assombrir notre vie, sachons dire Amen. Dans l’insuccès comme dans la réussite, Amen ! Dans la tristesse comme dans la joie, Amen ! En santé ou en maladie, Amen ! Dans les contrariétés qui exerceront notre patience, Amen ! De quelques procédés qu’useront nos supérieurs envers nous ou Dieu lui-même, Amen !...

Imitons fidèlement le Cœur de Jésus, nous en tirerons une paix et une liberté incomparables ! (sr Marie du Sacré Cœur Bernaud)

Bel et saint été à tous !

Fêtes principales du mois :

3 :  St Thomas
6 :  1er vendredi dédié au Sacré Cœur de Jésus et Ste Maria Goretti
11 : St Benoît, Co-patron de l’Europe
16 : Notre Dame du Mont Carmel
22 : Ste Marie Madeleine,  Protectrice de la Garde d’honneur (indulgence plénière)
23 : Ste Brigitte, Co-Patronne de l’Europe
25 : St Jacques, Apôtre
26 : St Joachim et Ste Anne
29 : Ste Marthe
31 : St Ignace de Loyola

 Pour approfondir la dévotion au Sacré Coeur de Jésus :

"Demeurez dans Son Amour" Editions du Sacré-Cœur à Tours, 
Imprimatur de Mgr Rivière
prix 15 €  (+ 2€ de port)  - 172pages

Soucieuse de la sanctification des Gardes d’Honneur, la fondatrice avait écrit de véritables petites catéchèses pleines de bon sens à la portée de tous. Un trésor spirituel  rassemblé par thème dans ce livre et introduit par des extraits de sa vie. Rédigées en pleine répression religieuse due à la séparation de l’Eglise et de l’Etat et aux courants d’idées modernistes rejetant Dieu - ce qui n’est pas sans faire écho aux crises que nous vivons en ce début de 3ème millénaire - ces instructions  s’adressent à tous les catholiques sans exception. 
Chacun pourra y  puiser des bénéfices inestimables et s’épanouir pleinement dans une authentique vie de foi « en demeurant dans Son Amour ! »  
En vente dans toutes les librairies ou par tél : 09 51 96 47 90 

« Aimez ce Cœur souffrant » 
Editions du Sacré-Cœur à Tours, 
prix 12 € (+ 2€ de port) - 105 pages 

Nous connaissons tous le message de Jésus à ste Marguerite-Marie : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes …. ». Aujourd’hui, peu de nos contemporains, même parmi les catholiques, se sentent interpelés par la souffrance que nos péchés provoquent au Cœur de Jésus et par conséquent ne se sentent plus concernés par un devoir de réparation.

Si chacun de nous mesurait de quel amour extraordinaire Jésus nous a aimés (jusqu’à mourir sur la croix pour nous sauver), plus que tout autre dévotion ou pratique,  nous ne désirerions que l’aimer en retour !

L’offense est partout, dans tous les domaines de la vie (personnelle, familiale, sociale et aussi en Eglise)  et les réponses d’amour pour consoler  le Cœur blessé de Jésus sont hélas peu manifestes alors que des solutions simples, à la portée de tous existent. Il n’est pas nécessaire de renverser des montagnes, Dieu nous attend dans les petites choses qui composent nos vies. C’est tout l’enjeu de ce livre : aimer, consoler et réparer tout ce qui blesse le Sacré Cœur de Jésus. 
En vente dans toutes les librairies ou par tél : 09 51 96 47 90

Source

Editions du Sacré Coeur

La garde d'honneur du Sacré Coeur


29 mars 2018

NEUVAINE, FÊTE DE LA MISÉRICORDE DIVINE

https://files.hozana.org/images/Misericorde-jesus1.jpg

Neuvaine du 30 mars au 7 avril

pour préparer la Fête de la Miséricorde Divine (8 avril)

instituée par saint Jean-Paul II.

Tous les détails sur le site Hozana.org

https://files.hozana.org/images/CHAPELET-image12.jpg

15 janvier 2018

MISÉRICORDE - ACTE D'AMOUR

Tu dois témoigner aux autres la miséricorde toujours et partout, tu ne peux pas t'en écarter, ni t'excuser, ni te justifier.

PJ 742

Jésus désire que ses adorateurs accomplissent dans la journée au moins un acte d'amour du prochain (p.23)

19 mars 2017

SAINT JOSEPH

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Saint Joseph fut l’homme juste, issu de la famille de David, qui a servi de père au Fils de Dieu, le Christ Jésus, qui a voulu être appelé fils de Joseph et lui a été soumis comme un fils à son père. L’Église vénère d’une manière toute spéciale le patron que le Seigneur a établi sur toute sa famille.

« Enfin, saint Joseph est le protecteur de chacune de nos vies. De même qu’il a veillé sur Jésus et sur Marie à Nazareth, il nous accompagne dans notre vie, il nous soutient dans nos démarches, il nous réconforte dans nos difficultés, il nous stimule dans nos lassitudes, il nous appelle quand nous avons tendance à nous endormir. Il est un père pour chacun de nous. Nous célébrons Saint Joseph avec confiance et reconnaissance. Comme il a veillé sur la maison de Nazareth, il veille sur l’Église, sur chacune de nos maisons, et sur chacune de nos vies. Il fait grandir en nous la confiance en Dieu qui s’est fait proche de l’humanité, qui a partagé notre condition humaine, qui a voulu connaître tout de notre vie, hormis le péché, et qui ne nous abandonne pas. Avec la protection de saint Joseph, nous pouvons avancer avec confiance quelles que soient les difficultés de la vie ou les souffrances de l’âge. Rendons grâce à Dieu qui nous a donné ce père. »
Cardinal André Vingt-Trois, Fête de la saint Joseph, 19 mars 2009

« La vie de saint Joseph, vécue dans l’obéissance à la Parole, est un signe éloquent pour tous les disciples de Jésus qui aspirent à l’unité de l’Église. Son exemple nous incite à comprendre que c’est en se livrant pleinement à la volonté de Dieu que l’homme devient un ouvrier efficace du dessein de Dieu qui désire réunir les hommes en une seule famille, une seule assemblée, une seule Ecclesia. »
Benoît XVI, Solennité de Saint Joseph, Yaoudé, Cameroun, 18 mars 2009

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02 février 2017

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

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Le silence de Marie

C'est le partage de la Vierge, en ce saint temps d'être en silence. C'est son état, c'est sa voie, c'est sa vie. Sa vie est une vie de silence qui adore la parole Eternelle. En voyant devant ses yeux, en son sein, en ses bras cette même Parole, la Parole substantielle du Père, être muette et réduite au silence par l'état de son enfance elle rentre en un nouveau silence et y est transformée à l'exemple du Verbe Incarné qui est son Fils, son Dieu et son unique amour. Et sa vie se passe ainsi de silence en silence d'adoration en silence de transformation ; son esprit et ses sens conspirant également à former et perpétrer en elle cette vie de silence ; et toutefois un sujet si grand, si présent et si propre à elle serait bien digne de ses paroles et de ses louanges. A qui Dieu appartient-il de plus près qu'à Marie qui est sa mère, et ce qui ne convient qu'à elle, elle est sa Mère en la terre sans Père, comme Dieu est son Père au ciel sans Mère ? Qui a donc plus de droit de parler de lui, qu'elle qui lui tient lieu de père et de mère tout ensemble, et ne partage avec aucun la substance nouvelle dont il l'a revêtue ? Qui connaît mieux l'état, les grandeurs, les bassesses de Jésus que Marie, en laquelle il a reposé neuf mois, et de laquelle il a pris ce petit corps qui couvre la splendeur de la divinité, comme une nuée légère qui cache un soleil, et comme un voile délié qui nous cache le vrai sanctuaire ? Qui parlerait plus dignement, plus hautement, plus divinement de choses si grandes, si profondes, si divines, que celle qui est la Mère du Verbe Eternel, et en laquelle et par laquelle ces choses-là même ont été accomplies et qui est la seule personne que la Trinité a choisie et jointe à soi pour opérer ces merveilles ? Et toutefois elle est en silence, ravie par le silence de son Fils Jésus. Et c'est un des effets sacrés et divins du silence de Jésus, de mettre la très sainte mère de Jésus en une vie de silence ; silence humble, profond et adorant plus saintement et plus disertement la sapience incarnée, que les paroles ni des hommes ni des anges. Ce silence de la Vierge n'est pas un silence de bégaiement et d'impuissance, c'est un silence de ravissement, c'est un silence plus éloquent dans les louanges de Jésus que l'éloquence même. C'est un effet puissant et divin dans l'ordre de la grâce, c'est-à-dire un silence opéré par un silence de Jésus, qui imprime ce divin effet en sa mère, et qui la tire à soi dans son propre silence, et qui absorbe en sa divinité toute parole et pensée de sa créature. Aussi est-ce une merveille de voir qu'en cet état de silence et d'enfance de Jésus tout le monde parle, et Marie ne parle point, le silence de Jésus ayant plus de puissance de la tenir en un sacré silence que les paroles ni des anges ni des saints n'ont de force à la mettre en propos et la faire parler de choses si dignes de louanges et que le ciel et la terre unanimement célèbrent et adorent. Les anges en parlent et entre eux-mêmes et aux pasteurs, et Marie est en silence. Les pasteurs courent et parlent, et Marie est en silence. Les rois arrivent, parlent et font parler toute la ville, tout l'Etat et tout le sacré synode de Judée, et Marie est en retraite et en silence. Tout l'Etat est ému et chacun s'étonne et parle du nouveau roi recherché par les rois, et Marie est en son repos et sacré silence. Siméon parle au Temple et Anne la Prophétesse, et tous ceux qui attendent le salut d'Israël, et Marie offre, donne, reçoit et rapporte son Fils en silence, tant le silence de Jésus a de puissance et d'impression secrète sur l'esprit et le coeur de la Vierge, et la tient puissamment et divinement occupée et ravie en silence. Car aussi durant tout le temps de son enfance, nous n'avons que ces paroles qui nous soient rapportées de la conduite de la Vierge et de sa piété au regard de son Fils, et des choses qui sont dites de lui et accomplies par en lui : « Maria autem conservabat omnia verba haec conferens in corde suo. »

Le cardinal Pierre de Bérulle - Opuscules de piété

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30 décembre 2016

FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE

La sainte famille 1

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L'Evangile au quotidien :

BENOÎT XVI

Angelus - Place Saint-Pierre
Dimanche 27 décembre 2009

Chers frères et sœurs !

C'est aujourd'hui le dimanche de la Sainte Famille. Nous pouvons encore nous mettre à la place des pasteurs de Bethléem qui, ayant reçu l'annonce de l'ange, s'empressèrent d'accourir à la grotte et trouvèrent « Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche » (Lc 2, 16).

Arrêtons-nous nous aussi pour contempler cette scène et réfléchissons sur sa signification. Les premiers témoins de la naissance du Christ, les pasteurs, se trouvèrent non seulement en face de l'Enfant Jésus, mais d'une petite famille : la Mère, le Père et le Fils nouveau-né. Dieu a voulu se révéler en naissant dans une famille humaine, et c'est pourquoi la famille humaine est devenue une icône de Dieu ! Dieu est Trinité, il est communion d'amour et la famille en est une expression qui reflète le Mystère insondable de Dieu amour, dans toute la différence qui existe entre le Mystère de Dieu et sa créature humaine. L'homme et la femme, créés à l'image de Dieu, deviennent dans le mariage « une seule chair » (Gn 2, 24), c'est-à-dire une communion d'amour qui engendre une nouvelle vie. La famille humaine, dans un certain sens, est une icône de la Trinité du point de vue de l'amour interpersonnel et de la fécondité de l'amour.

La liturgie d'aujourd'hui propose le célèbre épisode évangélique de Jésus âgé de douze ans qui reste au Temple, à Jérusalem, à l'insu de ses parents, qui, surpris et inquiets, l'y retrouvent après trois jours alors qu'il discute avec les docteurs. A sa mère qui lui demande des explications, Jésus répond qu'il doit « être dans la propriété », dans la maison de son Père, c'est-à-dire de Dieu (cf. Lc 2, 49).

Dans cet épisode, le jeune Jésus nous apparaît plein de zèle pour Dieu et pour le Temple. Demandons-nous : de qui Jésus avait-il appris l'amour pour les « choses » de son Père ? Assurément en tant que fils, il a eu une intime connaissance de son Père, de Dieu, d'une profonde relation personnelle permanente avec Lui, mais, dans sa culture concrète, il a assurément appris les prières, l'amour envers le Temple et les institutions d'Israël de ses propres parents. Nous pouvons donc affirmer que la décision de Jésus de rester dans le Temple était surtout le fruit de sa relation intime avec le Père, mais aussi le fruit de l'éducation reçue de Marie et de Joseph.

Nous pouvons ici entrevoir le sens authentique de l'éducation chrétienne : elle est le fruit d'une collaboration à rechercher toujours entre les éducateurs et Dieu. La famille chrétienne est consciente que les enfants sont un don et un projet de Dieu. Par conséquent, elle ne peut pas les considérer comme sa propriété, mais, en servant à travers eux le dessein de Dieu, elle est appelée à les éduquer à une plus grande liberté, qui est précisément celle de dire oui à Dieu pour faire sa volonté. La Vierge Marie est l'exemple parfait de ce « oui ». Nous lui confions toutes les familles, en priant en particulier pour leur précieuse mission éducative. [...]

Dieu, qui est venu au monde au sein d'une famille, montre que cette institution est la voie sûre pour le rencontrer et le connaître, et également un appel incessant à travailler à l'unité de tous autour de l'amour. Il s'ensuit que l'un des services les plus grands que nous chrétiens pouvons prêter à nos semblables est de leur offrir notre témoignage serein et ferme de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, en la sauvegardant et en la promouvant, car celle-ci possède une importance suprême pour le présent et l'avenir de l'humanité. En effet, la famille est la meilleure école pour apprendre à vivre les valeurs qui donnent sa dignité à la personne et rendent les peuples grands. Dans celle-ci, on partage également les souffrances et les joies, car l'on se sent tous protégés par l'affection qui règne à la maison, du simple fait d'être membres de la même famille.

Je demande à Dieu que dans vos foyers domestiques l'on respire toujours cet amour de dévouement total et de fidélité que Jésus apporta au monde avec sa naissance, le nourrissant et le renforçant par la prière quotidienne, la pratique constante des vertus, la compréhension réciproque et le respect mutuel. Je vous encourage donc, confiant dans l'intercession maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, Reine des Familles, et dans la puissante protection de saint Joseph, son époux, à vous consacrer sans relâche à cette belle mission que le Seigneur a placée entre vos mains. Vous pouvez compter sur ma proximité et sur mon affection. Je vous demande d'apporter un salut particulier du Pape à vos proches qui en ont le plus besoin ou à ceux qui se trouvent en difficulté. Je vous bénis de tout cœur.

À l'issue de l'Angelus:

Chers pèlerins francophones, en cette fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, je suis heureux de saluer toutes vos familles et ma prière rejoint particulièrement celles qui connaissent des difficultés. Avec vous, je rends grâce à Dieu pour la sainte famille de Nazareth : Marie et Joseph n'ont pas seulement procuré à l'Enfant Jésus le pain de la terre ; ils lui ont donné un authentique témoignage de foi et d'amour. Que leur exemple guide toutes les familles et soit pour elles une source intarissable de joie et de bonheur !

À tous je souhaite une fin d'année sereine !

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »). 

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