17 janvier 2018

LES CANTIQUES SPIRITUELS - EXTRAITS - JEAN TAULER

De la nudité intérieure et de l’abandon que nous devons faire
 de nous-mêmes et de toutes choses

 Il me plaît de chanter à nouveau la nudité intérieure.
 La vraie pureté est exempte de pensées.
 Il n’y a plus de pensée, là où il n’y a plus rien de mien.
 
 Je suis réduit à rien. 
 Quand on est arrivé à la nudité d’esprit, il n’y a plus de souci à avoir.
  Nul mal ne saurait désormais me troubler.
 Je me délecte tellement dans la pauvreté que je ne puis plus m’occuper des choses et des images qui m’entourent.
 Que dis-je ? Le moi ne m’appartient plus, j’en suis dégagé, je suis libre.
  
 Je suis réduit à rien.

 Quand on est arrivé à la nudité d’esprit, il n’y a plus de souci à avoir.
 Comment me suis-je délivré des images, me demandez-vous ?
 Cela s’est fait quand j’ai trouvé en moi la véritable unité.
 Mais qu’est-ce que la véritable unité ?
 C’est quand rien ne m’a ému, ni l’adversité, ni le bonheur. (...)
  
 Je suis réduit à rien.

 Or, cet éblouissement m’a donné des forces sans mesure, car j’avais pénétré Tout.
 En sa présence je ne puis pas vieillir.
 Ma jeunesse, comme celle de l’aigle, se renouvelle sans cesse ;
 tellement toutes mes puissances ont été éteintes et englouties.

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01 janvier 2016

OCTAVE DE NOËL

Octave :

Du latin octavus : « huitième ». Les grandes fêtes des Israélites étaient célébrées une semaine entière, et le jour octave clôturait solennellement les festivités. On lit, dans le Lévitique, les prescrip­tions suivantes : « Le quinzième jour du septième mois, il y aura pendant sept jours la fête des Tentes pour Yahvé. Le premier jour, jour de sainte assemblée, vous ne ferez aucune œuvre servile.

Pendant sept jours, vous offrirez un mets à Yahvé. Le huitième jour, il y aura pour vous une sainte assemblée, vous offrirez un mets à Yahvé. C’est jour de réunion, vous ne ferez aucune œuvre servile » (23, 34-36 ; cf. 2 Ch 7, 9).

Dans la liturgie de l’Église, le jour octave est aussi le « huitième jour » clôturant une Solennité, mais le mot « octave » désigne éga­lement toute la durée des huit jours de célébration. Seules, les Solennités de Noël et de Pâques ont actuellement une octave ; le jour octave de Noël est, le 1er janvier, Solennité de Marie, Mère de Dieu ; le jour octave de Pâques est le dimanche in albis (voir Aube), ou dimanche de Quasimodo, ou deuxième dimanche de Pâques.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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Commentaires :

Solennité de la Nativité du Seigneur - Fête de Saint Etienne, premier martyr - Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste - Fête des saints Innocents, martyrs - 5e jour dans l'Octave de Noël - Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph - 7e jour dans l'Octave de Noël - Solennité de Sainte Marie, mère de Dieu -

01 février 2015

RECEVOIR L'ESPRIT

RECEVOIR L’ESPRIT
L’aimable Esprit vint au jour de la Pentecôte dans les disciples et
dans tous ceux qui étaient prêts à le recevoir, avec une grande richesse,
une plénitude débordante, les inondant intérieurement. Ce fut comme si,
après avoir retenu les eaux du Rhin par un barrage, on enlevait
brusquement celui-ci. Le fleuve se répandrait alors à plein flot, jusqu’à
déborder sur les rives, comme s’il voulait tout noyer et tout couvrir, et il
remplirait toutes les vallées et tous les fonds qu’il trouverait devant lui.
C’est ainsi qu’a fait le Saint-Esprit pour les disciples et tous ceux qu’il
trouva prêts à le recevoir. C’est ce qu’il fait encore à toute heure et sans
cesse. Il remplit et inonde tous les fonds, cœurs et âmes où il trouve
quelque place et les comble de grâce, d’amour et de dons, d’une richesse
qu’on ne saurait décrire. C’est ainsi qu’il remplit les vallées et les
profondeurs qui lui sont présentées.
Mais il nous faut considérer ce que nous devons faire pour nous
préparer à recevoir l’adorable Esprit. La préparation la plus prochaine et
la plus haute, c’est lui-même qui doit la réaliser et l’opérer en l’homme. Il
doit se préparer lui-même les lieux et se recevoir lui-même dans l’homme.
Le Saint-Esprit fait deux choses en l’homme. Premièrement il le vide
;
deuxièmement il remplit le vide autant et dans la mesure où il en trouve.
Faire le vide est la première et la plus importante préparation pour
recevoir le Saint-Esprit. Car lorsqu’on veut remplir un tonneau, il faut
d’abord enlever ce qu’il contient. Si l’on veut y mettre du vin, il faut
enlever l’eau, car deux choses matérielles ne peuvent pas occuper le
même lieu. Pour que Dieu entre, il faut nécessairement mettre la créature
dehors. Tout le créé doit être mis dehors, d’une façon ou d’une autre.
L’homme doit donc se laisser prendre, vider et préparer.
Cette première préparation terminée, le Saint-Esprit fait aussitôt sa
seconde œuvre dans l’homme ainsi préparé. Il remplit pleinement toute la
capacité réceptive de cet homme. Plus tu auras été vraiment vidé, plus
aussi tu recevras. Moins il reste de toi, plus tu reçois de Lui. Amour-
propre, esprit-propre, volonté propre, tu dois te dégager de tout cela. Le
ciel serait-il ouvert devant toi, que tu ne devrais pas vouloir y entrer avant
de t’être assuré que Dieu veut cela de toi.
Voilà les vrais pauvres en esprit. Le Saint-Esprit les remplit et
souffle avec force dans leur âme, c’est-à-dire qu’il répand en elle toute sa
richesse et tout son trésor, dans l’homme intérieur et extérieur, dans ses
facultés intérieures et extérieures, dans les plus hautes et aussi dans les
plus basses. Toute l’affaire de l’homme, c’est de se laisser préparer et
donner à l’Esprit Saint la place libre pour qu’il puisse accomplir son
œuvre. Bien peu d’hommes le font, même parmi ceux qui portent l’habit
religieux et que Dieu a cependant appelés à cette vocation de choix.
Tout ce que tu as à faire, c’est donc de le laisser accomplir son
œuvre en toi, et de ne lui susciter aucun embarras. Alors il te remplira
pleinement.
Jean TAULER

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