23 août 2019

L'ORAISON

"L’oraison du juste est la clef du ciel : sa prière y monte et la pitié de Dieu en descend.”

Saint Augustin

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27 mai 2019

AIME-MOI TEL QUE TU ES

Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton cœur, je vois bien la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : « donne-moi ton cœur, aime-Moi tel que tu es. »
Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu ne voudrais jamais connaître : même si tu les lâches dans la pratique de la vertu, ce n’est pas une raison de ne pas m’aimer !
Aime-moi tel que tu es. A chaque instant et dans quelque situation que tu te trouves, dans la ferveur ou la sécheresse, dans la fidélité ou l’infidélité.

Aime-moi tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur imparfait. Si pour m’aimer tu attends d’être parfait tu ne m’aimeras jamais. Ne crois-tu pas que je pourrais faire de chaque grain de sable du désert une créature vivante toute radieuse de pureté, de noblesse et de beauté ? Ne pourrais-je pas d’un seul signe de ma volonté faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout Puissant ? Tu vois il me plait de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

Mon enfant, laisse moi t’aimer, Je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant je t’aime tel que tu es. Et je souhaite que tu fasses de même. Je désire voir du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse ! J’aime l’amour des pauvres. Je veux que de ta pauvreté et de tes limites, s’élève continument ce cri : « Seigneur, je t’aime ! » Tu sais c’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande ; et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait. Ne t’inquiète pas de cela.
J’aurais pu te destiner à de grandes choses : non tu seras le serviteur inutile. Je te prendrai même le peu que tu as car je t’ai créé pour l’amour. Moi, Je te dis : « Aime ! » L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses : ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.

Aujourd’hui, vois-tu, Je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, moi le Seigneur des Seigneurs.
Je frappe et je t’attends. Hâte-toi de m’ouvrir. Ne fais pas de ta misère un prétexte. Ta pauvreté, tes limites, si tu les connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Mais tout cela n’est rien. Dis-toi bien que la seule chose qui pourrait me blesser le cœur ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu fasses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour.
Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force. Tu m’as donné l’amour, Moi je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : « AIME-MOI TEL QUE TU ES ». N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu ne m’aimeras jamais.

D’après un texte de Saint Augustin (IV° siècle)
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

22 février 2019

SAINT AUGUSTIN

" À force de tout voir, on finit par tout supporter. À force de tout supporter, on finit par tout tolérer. À force de tout tolérer, on finit par tout accepter. À force de tout accepter, on finit par tout approuver. "

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11 août 2018

SAINT AUGUSTIN

«Ayez une seule âme et un seul coeur, tendus vers Dieu»

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10 janvier 2016

PRIÈRE DE SAINT AUGUSTIN

De toutes me forces, celles que tu m'as données,

Je t'ai cherché,

Désirant voir ce que j'ai cru

Et j'ai lutté, et j'ai souffert

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Mon unique espoir,

Accorde-moi de n'être jamais las de te chercher,

Qu'avec passion sans cesse je cherche Ton visage

Toi qui m'as donné de Te trouver,

Donne-moi le courage de te chercher

Et d'espérer Te trouver toujours davantage

Devant Toi ma solidité : garde-la

Devant Toi ma fragilité : guéris-la

Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j'ignore

Par là où Tu m'as ouvert, j'entre : accueille-moi

De là où Tu m'as fermé, j'appelle : ouvre-moi

Accorde-moi de ne pas T'oublier,

Accorde-moi de Te comprendre

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Accorde-moi de T'aimer

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27 septembre 2015

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS

« Dites aux cœurs bouleversés : Courage, ne craignez pas... »


La brebis chétive, vous ne lui avez pas rendu des forces, dit le Seigneur. Il s'adresse aux mauvais pasteurs, aux faux pasteurs, aux pasteurs qui cherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus Christ. Ils profitent du lait et de la laine, ils ne s'occupent absolument pas des brebis et ne fortifient pas celle qui va mal.

Entre le chétif, c'est-à-dire celui qui n'est pas solide (car on dit aussi que les malades sont chétifs), donc plutôt entre le faible et le malade, c'est-à-dire celui qui va mal, voici, me semble-t-il, quelle est la différence.

Cette distinction, mes frères, que nous essayons de faire vaille que vaille, peut-être, avec plus de précision, pouvons-nous mieux la faire, ou un autre plus habile ou au cœur plus lumineux. Pour l'instant, ne vous y trompez pas, explique les mots de l'Écriture comme je les comprends. Pour ce qui est du faible, il ne faut pas que la tentation lui arrive, car on doit craindre qu'elle ne le brise. Tandis que l'homme languissant est déjà malade, par une certaine convoitise qui l'empêche d'entrer dans le chemin de Dieu, de se soumettre au joug du Christ.

Considérez ces hommes qui veulent vivre bien, qui ont déjà décidé de vivre bien, et qui sont moins capables de souffrir le mal qu'ils ne sont prêts à faire le bien. La fermeté chrétienne ne consiste pas seulement à faire ce qui est bon, mais aussi à supporter ce qui est mauvais. Ceux qui paraissent fervents pour de bonnes actions, mais ne peuvent ni ne veulent tolérer des souffrances imminentes, sont des faibles. Ceux qui, aimant le monde, sont détournés des bonnes actions par une convoitise mauvaise, sont immobilisés par la langueur et la maladie, et du fait de cette langueur, qui semble leur enlever toutes leurs forces, ils ne peuvent rien accomplir de bon.

Tel fut, dans son âme, le paralytique que ses porteurs, ne pouvant amener jusqu'au Seigneur, firent descendre par le toit qu'ils venaient d'ouvrir. C'est comme si, dans ton âme, tu voulais réussir à ouvrir le toit et à déposer devant le Seigneur ton âme paralysée, dont tous les membres seraient inertes, qui serait incapable d'aucune oeuvre bonne, accablée par ses péchés, et languissant par la maladie de sa convoitise. Si tous ses membres sont inertes et si la paralysie est intérieure, pour parvenir jusqu'au médecin, — peut-être en effet le médecin est-il caché, est-il intérieur: ce vrai sens est caché dans les Écritures — en manifestant ce qui était caché, ouvre le toit et dépose le paralytique.

Ceux qui ne s'occupent pas de la brebis malade, vous avez entendu ce qu'on leur dit : Vous n'avez pas rendu des forces à celle qui allait mal, vous n'avez pas bandé celle qui était brisée. Nous vous avons déjà dit cela. Cet homme était brisé par la terreur des tentations. Mais voici quelque chose qui bandera la fracture, voici une consolation : Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au dessus de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d'en sortir, et la force de la supporter.


R/
Je peux tout en celui qui me fortifie.

Dans les faiblesses, les insultes,
les contraintes, les persécutions et les angoisses,

Lorsque je suis faible,
c'est alors que je suis fort.

Source :AELF

19 novembre 2014

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LE PSAUME 63

« L'espérance ne déçoit pas ».

Le juste se réjouira dans le Seigneur, il espérera en lui et tous les hommes au cœur droit trouveront en lui leur fierté . Certes, nous avons chanté cela avec notre voix et notre cœur. Ces paroles de Dieu ont été dites par la conscience et la bouche chrétiennes. Le juste se réjouira , non dans le monde, mais dans le Seigneur . Il est dit, dans un autre psaume : La lumière s'est levée pour le juste, et pour les cœurs droits, la joie . Tu cherches d'où vient cette joie ? Écoute ce texte : Le juste se réjouira dans le Seigneur . Et cet autre : Mets ta joie dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton cœur .

De quoi s'agit-il ? Qu'est-ce que l'on nous donne ? Quel est cet ordre ? Quel est ce don ? Nous réjouir dans le Seigneur. Qui peut se réjouir de ce qu'il ne voit pas ? Est-ce que nous voyons le Seigneur ? Maintenant, nous cheminons dans la foi ; tant que nous habitons dans ce corps, nous sommes en exil loin du Seigneur . Nous cheminons dans la foi, non dans la vision. Quand sera-ce dans la vision ? Lorsque s'accomplira cette parole de saint Jean : Bien-aimés, dès maintenant nous sommes fils de Dieu; mais ce que nous serons n'apparaît pas encore clairement. Nous le savons, lorsque le Fils de Dieu apparaîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.

Alors ce sera l'allégresse immense et parfaite, la joie plénière : on ne sera plus allaité par l'espérance, mais nourri par la réalité. Toutefois, dès maintenant, avant que la réalité nous advienne, avant que nous parvenions à la réalité elle-même, réjouissons-nous dans le Seigneur. Car elle ne donne pas une petite joie, cette espérance d'une réalité que nous obtiendrons ensuite.

Maintenant, aimons dans l'espérance. C'est pourquoi, dit le psaume, le juste se réjouit dans le Seigneur . Et pour l'instant, parce qu'il ne voit pas encore, il espérera en lui .

Cependant, nous avons les premières avances de l'Esprit, peut-être davantage; nous nous rapprochons de celui nous aimons. Et ce que nous désirons avec avidité manger et boire, nous y goûtons et nous le touchons, si c'est du bout des lèvres.

Comment nous réjouissons-nous dans le Seigneur, si le Seigneur est loin de nous ? Mais il n'est pas loin ! C'est par ta faute qu'il est loin. Aime-le, et il s'approchera; aime-le, et il habitera en toi. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien . Tu veux savoir comment celui que tu aimes est avec toi ? Dieu est amour .

Tu vas me dire : « Mais qu'est-ce que l'amour » ? L'amour est ce par quoi nous aimons. Qu'est-ce que nous aimons ? Le bien inexprimable, le bien plein de bienfaits, le Créateur qui est bon, et qui a créé tous les biens. C'est lui qui fera tes délices, car c'est de lui que tu reçois tout ce qui fait tes délices. Je ne parle pas du péché, car le péché est la seule chose qui ne vienne pas de lui. Hormis le péché, c'est de lui que tu tiens tout ce que tu as.

Source

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16 octobre 2014

COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN - AELF

Si quelqu'un aime, il comprend ce que je dis.

Personne ne vient à moi, si mon Père ne l'attire. Ne t'imagine pas que tu es attiré malgré toi: c'est par l'amour que l'âme est attirée. Et nous ne devons pas craindre les hommes qui soupèsent les mots mais qui sont très éloignés des choses, surtout des choses divines; ne craignons pas qu'ils nous objectent cette parole évangélique des saintes Ecritures et ne nous disent: « Comment puis-je croire de façon volontaire, si je suis attiré ? » Moi, je dis : « C'est un peu par la volonté, mais c'est aussi par le plaisir que tu es attiré. »

Être attiré par le plaisir, qu'est-ce que c'est ? Mets ta joie dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton coeur. Il y a un certain plaisir du coeur, lorsqu'il trouve délicieux le pain céleste. Si le poète a pu dire: « Chacun est attiré par son plaisir », - non pas la nécessité mais le plaisir, non pas l'obligation mais la délectation, - à combien plus forte raison nous-mêmes devons-nous dire que l'homme est attiré vers le Christ: l'homme qui prend sa joie dans la vérité, sa joie dans la béatitude, sa joie dans la justice, sa joie dans la vie éternelle. Or, le Christ est tout cela.

Si les sens du corps ont leurs plaisirs, est-ce que l'âme ignore les plaisirs? Si l'âme n'a pas ses plaisirs à elle, pourquoi est-il écrit: Les fils des hommes s'abriteront à l'ombre de tes ailes, ils seront enivrés aux festins de ta maison, ta les abreuveras du torrent de tes plaisirs, car en toi est la source de la vie, et dans ta lumière nous verrons la lumière.

Donne-moi quelqu'un qui aime, et il comprend ce que je dis. Donne-moi quelqu'un qui désire, qui a faim, donne-moi un homme qui voyage dans ce désert, qui a soif, qui soupire après la source de l'éternelle patrie, donne-moi un tel homme, et il comprend ce que je dis. Si je parle à un homme insensible, il ne sait pas de quoi je parle.

Montre un rameau vert à une brebis et tu l'attires; présente des noix à un enfant, et il est attiré. Et il court là où il est attiré. Il est attiré parce qu'il aime ; il est attiré sans que son corps soit meurtri: c'est par la chaîne du coeur qu'il est tiré. Les amants sont attirés par les joies et les plaisirs terrestres qui se révèlent à eux, et le mot du poète est vrai : « Chacun est attiré par son plaisir.» Et le Christ, révélé par le Père, n'attire pas? Qu'est-ce que l'âme désire plus fortement que la vérité? C'est pourquoi elle doit avoir une bouche avide et désirer que son palais intérieur soit parfaitement sain, uniquement pour discerner ce qui est vrai, parce qu'elle veut manger et boire la sagesse, la justice, la vérité, l'éternité.

Heureux, dit le Seigneur, ceux qui ont faim et soif de la justice - mais ici ! - ils seront rassasiés - mais là-bas !. Je lui donne ce qu'il aime, je lui donne ce qu'il espère; il verra ce qu'il a cru sans le voir encore ; il mangera ce dont il a faim, il sera rassasié de ce dont il a soif. Quand ? A la résurrection des morts, car moi, je le ressusciterai au dernier jour.

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06 octobre 2014

DE SAINT AUGUSTIN À SAINT BERNARD

La raison pour laquelle on aime Dieu, c’est Dieu lui-même, et la mesure d’aimer Dieu, c’est de l’aimer sans mesure.

Saint Bernard

de Clairvaux

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