15 octobre 2018

FÊTE DE SAINTE THÉRÈSE D'AVILA

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16 juillet 2018

MISSION MARIE MÈRE DES PRÊTRES

Ce lundi, nous fêtons Notre-Dame du Mont Carmel. C'est assez unique que l'Eglise universelle propose à la dévotion de tous les croyants un vocable de la sainte Vierge propre à une ordre religieux, le carmel. C'est sans doute parce que c'est aussi la fête de tous ceux qui portent le scapulaire de ND du Mont Carmel, auquel de nombreuses grâces sont attachées.
La dernière apparition de Marie à Lourdes est aussi un 16 juillet.
Mais pour nous, c'est aussi l'occasion de nous rappeler que sainte Thérèse d'Avila, en réformant le Carmel, lui a donné une touche spécifique : celle de prier pour les prêtres. Ecoutons-la :

"[Voici le] but principal pour lequel Notre-Seigneur nous a réunies dans cette maison.
[...] Travaillons à être telles que nos prières puissent aider ces serviteurs de Dieu [les prédicateurs et les théologiens]. […] Pensez-vous, mes filles, qu'il faille peu de vertu pour traiter avec le monde, vivre au milieu du monde, s'occuper des affaires du monde, s'adapter, ainsi que je l'ai dit, à la conversation du monde, et demeurer intérieurement étranger au monde, ennemi du monde, se conduire comme si l'on vivait au fond d'un désert, enfin pour être des anges bien plus que des hommes ! […]
N'allez donc pas croire que ces hommes dont nous parlons n'aient besoin que d'un faible secours de Dieu pour soutenir la lutte redoutable dans laquelle ils sont engagés ; une grâce abondante, au contraire, leur est nécessaire" (Chemin de la perfection, chapitre 3)

Et le numéro 128 des constitutions actuelles des carmélites stipule :
"Cette communion avec l’Eglise particulière se manifeste dans l’estime et l’obéissance filiale envers l’Evêque ; dans la sollicitude pour les problèmes et les projets du diocèse ; et dans la prière pour tous ses membres, spécialement pour les Prêtres" (Constitutions n°128).

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23 mars 2018

EXPÉRIENCE SPIRITUELLE - SAINTE THÉRÈSE D'AVILA

« Mon âme se recueillit soudain et me parut tout entière comme un clair miroir, sans envers, ni côtés, ni haut, ni bas qui ne fussent clarté, et au centre m’apparut le Christ Notre Seigneur, tel qu’il m’arrive de le voir. Il me semblait le voir dans toutes les parties de mon âme aussi clairement que dans un miroir, et ce miroir lui-même, je ne saurais dire comment, se sculptait tout entier dans le Seigneur lui-même, par une communication que je ne saurais expliquer, très amoureuse. Je sais que chaque fois que je me rappelle cette vision, j’en tire de grands bienfaits, surtout quand je viens de communier. On me fit entendre que lorsque l’âme est en état de péché mortel, ce miroir se couvre d’un épais brouillard qui le rend très noir, on ne peut donc se représenter ce Seigneur ni le voir, lui qui, toujours présent, nous donne l’être. » (Vida 40,5)

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19 mars 2018

SAINT JOSEPH, LA VOCATION DE GARDER

http://www.sanctamissa.com/fr/spirituality/spiritualite-de-l%27annee-liturgique/pdfs/images/st-joseph1.jpg

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“Je pris pour avocat et patron le glorieux Saint Joseph et je me recommandais instamment à lui. J'ai vu bien clairement que c'est lui, mon père et mon protecteur, qui m'a guérie de cette infirmité, comme il m'a tirée également de dangers très grands où il s'agissait de mon honneur et du salut de mon âme. Son assistance m'a procuré plus de bien que je ne savais lui en demander. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais adressé une supplique qu'il ne l'ait exaucée. C'est une chose merveilleuse que les grâces insignes dont Dieu m'a favorisée, et les dangers tant du corps que de l'âme dont il m'a délivrée par la médiation de ce bienheureux Saint.”

Sainte Thérèse d'Avila, Docteur de l'Église (Vie par elle-même, c. 8)

***

Chers frères et sœurs !

Je remercie le Seigneur de pouvoir célébrer cette Messe de l’inauguration de mon ministère pétrinien en la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie et Patron de l’Église universelle : c’est une coïncidence très riche de signification, et c’est aussi la fête de mon vénéré Prédécesseur : nous lui sommes proches par la prière, pleins d’affection et de reconnaissance.

Je salue avec affection les Frères Cardinaux et Évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses et tous les fidèles laïcs. Je remercie de leur présence les représentants des autres Églises et Communautés ecclésiales, de même que les représentants de la communauté juive et d’autres communautés religieuses. J’adresse mon cordial salut aux Chefs d’État et de Gouvernement, aux Délégations officielles de nombreux pays du monde et au Corps diplomatique.

Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1,24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné le bienheureux Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle » (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1).

Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus.

Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création !

La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu !

Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme.

Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse !

Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !

Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus-Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits, ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25,31-46). Seul celui qui sert avec amour sait garder !

Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4,18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons à l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu.

Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné !

Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.

Pape François

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06 décembre 2016

Ô MON DIEU, QUE VOULEZ-VOUS FAIRE DE MOI ?

Je suis à vous

de sainte Thérèse d'Avila

Je suis vôtre, puisque vous m'avez créée,
Vôtre, puisque vous m'avez rachetée,
Vôtre, puisque vous m'avez supportée,
Vôtre, puisque vous m'avez appelée,
Vôtre, puisque vous m'avez attendue,
Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue,
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Qu'ordonnez-vous donc, bon Seigneur,
Que fasse un si vil serviteur?
Quelle fonction avez-vous donné
À cet esclave pécheur?
Vous me voyez ici, mon doux Amour,
Amour doux, vous me voyez ici
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Vous voyez ici mon cour,
Je dépose sur la paume de votre main
Mon corps, ma vie et mon âme,
Mes entrailles et mes affections;
Doux époux, ma rédemption
Puisque je me suis offerte à vous
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Donnez-moi la mort, donnez-moi la vie :
Donnez-moi santé ou maladie,
Honneur ou déshonneur donnez-moi
Donnez-moi la guerre, ou une paix accrue
La faiblesse, ou la force accomplie,
Puisque à tout je dis oui.
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Donnez moi la richesse ou la pauvreté,
Donnez consolation ou désolation,
Donnez-moi allégresse ou tristesse,
Donnez-moi l'enfer, ou donnez-moi le ciel.
Douce vie, soleil sans voile,
Puisque je me suis rendue à merci,
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Si vous le voulez donnez-moi l'oraison,
Sinon, donnez moi la sécheresse,
L'abondance et la dévotion,
Sinon, la stérilité.
Souveraine majesté,
Je ne trouve la paix qu'ici
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Si vous voulez mon repos,
Je veux, par amour, me reposer,
Si vous m'ordonnez de travailler,
Je veux mourir en travaillant
Dites-moi où, comment et quand?
Dites, doux amour, dites
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi?

Ste Thérèse d'Avila
Ouvres complètes, trad. Marcelle Auclair,
Desclée de Brouwer, 1964, pp.1071 et 1073

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