06 mai 2020

"LE PÈRE ET MOI NOUS SOMMES UN"

Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19). Auparavant ils répondent « Je crois » à la triple interrogation qui leur demande de confesser leur foi au Père, au Fils et à l'Esprit : « La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité » (St Césaire d'Arles). Les chrétiens sont baptisés « au nom » du Père et du Fils et du Saint-Esprit et non pas « aux noms » de ceux-ci car il n'y a qu'un seul Dieu, le Père Tout-Puissant et son Fils unique et l'Esprit Saint : la Très Sainte Trinité.

Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi, lumière qui les illumine. Il est l'enseignement le plus fondamental et essentiel dans la hiérarchie des vérités de la foi. « Toute l'histoire du salut n'est autre que l'histoire de la voie et des moyens par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se réconcilie et s'unit les hommes qui se détournent du péché ». (...) La Trinité est un mystère de foi au sens strict, un des « mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s'ils ne sont révélés d'en haut. » Dieu certes a laissé des traces de son être trinitaire dans son œuvre de création et dans sa révélation au cours de l'Ancien Testament. Mais l'intimité de son Être comme Trinité Sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison et même à la foi d'Israël avant l'incarnation du Fils de Dieu et la mission du Saint-Esprit.

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30 avril 2020

SYMBOLE D'ATHANASE - QUICUMQUE

« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité. Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs. Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité. Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

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12 mai 2019

CATÉCHÈSE SUR KTO

La liturgie : célébrer le mystère de Dieu (1)

L'appel à la sainteté (2)

La liturgie, sanctification de la Trinité (3)

Qu'est-ce qu'un sacrement (4)

Les sept sacrements (5)

Célébrer les sacrements (6)

Que veut dire baptiser ? (7)

Le baptême communique l'Esprit Saint (9)

Le baptême fait de nous des enfants de Dieu (10)

Le baptême fait entrer dans l'Eglise (11)

Le baptême,s sacrement de la foi (12)

Qui peut être baptisé ? (13)

Le baptême, sacrement du Salut (14)

Les fondements bibliques de la Confirmation (15)

Ce qu'apporte la Confirmation en plus du baptême (16)

Le baptême remet des péchés (17)

La Confirmation rend ferme notre foi (18)

La Confirmation nous fait affirmer notre foi (19)

La Confirmation nous fait prendre notre place dans l'Eglise (20)

Signes et rites de la Confirmation (21)

L'eucharistie, sacrement de la présence du Christ (22)

Les conséquences de la présence du Christ dans l'eucharistie (23)

Eucharistie et communion (24)

Eucharistie et Eglise (25)

Eucharistie et charité (26)

La participation "obligatoire" à la messe du Dimanche (27)

La liturgie et les rites de l'eucharistie (28)

La miséricorde de Dieu face à notre péché (29)

La chance du pécheur (30)

La découverte du visage du Père (31)

L'institution de la réconciliation par le Christ (32)

Le péché et les effets de la confession (33)

Comment se confesser (34)

Quand et auprès de qui se confesser (35)

L'aveu des fautes et le secret de la confession (36)

Le sens de la maladie pour les chrétiens (37)

Le pouvoir de guérison transmis à l'Eglise et ses effets (38)

La célébration du Sacrement des malades (39)

Le mariage dans le projet de Dieu (40)

Le projet de Dieu abîmé par le péché (41)

La Grâce et les effets du mariage (42)

La liberté et l'indissolubilité (43)

La fidélité (44)

La fécondité (45)

Le Oui de l'Eglise au mariage (46)

La célébration du mariage (47)

La vision catholique du Sacerdoce (48)

La mission des ministres ordonnés (49)

Qui peut être ordonné ? (50)

Les rites et les effets du Sacrement de l'ordre (51)

 

Confession

La confession sans langue de buis

Le sacrement de réconciliation

23 décembre 2018

LE DIEU VIVANT EST LA TRINITÉ VIVANTE - PÈRE CANTALAMESSA

« Le seul Dieu, celui qui dans la Bible dit : “Je suis !” est le Père qui engendre le Fils et qui avec lui respire l'Esprit, leur communiquant toute sa divinité, » a expliqué le prédicateur franciscain. « C’est le Dieu communion d’amour, en qui unité et trinité proviennent de la même racine et du même acte, et forment une Triunité, dans laquelle aucune des deux choses - l’unité et la pluralité - ne précède l’autre, ou n'existe sans l'autre, et où aucun des deux niveaux n’est supérieur à l'autre ou plus “profond” que l'autre. »

En utilisant une métaphore musicale, le père Cantalamessa a précisé que « la Trinité est comme l’un de ces triangles musicaux qui, de quelque côté qu’on le touche, vibre tout entier et émet le même son. » « Le Dieu vivant des chrétiens n'est rien d'autre que la Trinité vivante. La doctrine de la Trinité est contenue, comme en germe, dans la révélation de Dieu en tant qu'amour. Dire : “Dieu est amour” (1 Jn 4, 8), revient à dire : Dieu est trinité. Chaque amour implique un amant, un aimé et un amour qui les unit. »

Le besoin d’unité dans l’amour

« Tous, nous voulons l’unité, tous nous la désirons du plus profond de notre cœur, » a rappelé le père Cantalamessa.  « Pourquoi est-il alors tellement difficile de faire l’unité, si nous la désirons tous aussi ardemment ? C’est parce que nous voulons l’unité, oui, mais… autour de notre point de vue. Cela nous semble tellement évident, tellement raisonnable, que nous sommes surpris que les autres ne s’en rendent pas compte et qu’ils insistent au contraire sur leur point de vue. Nous traçons même délicatement la route aux autres pour qu’ils viennent là où nous sommes et qu’ils nous rejoignent dans notre centre. Le problème est que celui qui est devant moi fait exactement la même chose avec moi. Par ce chemin-là, on ne parviendra jamais à l’unité. On fait le chemin inverse, » a-t-il averti.

À l’inverse, dans la Trinité, l’amour et l’unité se vivent toujours en direction de l’autre personne : « les trois personnes divines sont toujours occupées à se glorifier réciproquement. Le Père glorifie le Fils ; le Fils glorifie le Père (Jn 17, 4) ; le Paraclet glorifiera le Fils (Jn 16, 14).»

Vivre la Trinité dans le quotidien

« L’atmosphère serait bien différente dans un corps social si l’on essayait de vivre avec ces idéaux sublimes devant les yeux ! » a remarqué le Prédicateur de la Maison pontificale. « Pensons à une famille dans laquelle le mari défend et exalte sa femme devant ses enfants et des étrangers, de même la femme par rapport à son mari ; pensons à une communauté dans laquelle on s’efforce de mettre en pratique la recommandation de saint Jacques : “Ne médisez pas les uns des autres, frères” (Jc 4, 11), ou de celle de saint Paul : “Que chacun regarde les autres comme plus méritants” (Rm 12, 10). Dans cette optique, une personne pourrait même se réjouir de la nomination d’une autre, qu’elle estime, à un rôle d’honneur (par exemple le cardinalat), comme si elle y était nommée elle-même, » a déclaré le père Cantalamessa, dans un clin d’œil ironique au carrièrisme de certains prélats...

« La Trinité n’est pas seulement un mystère et un article de notre foi, c’est une réalité vivante et palpitante. Comme je le disais en commençant, le Dieu vivant de la Bible que nous recherchons n'est autre que la Trinité vivante. Que l’Esprit nous y introduise nous aussi et nous fasse goûter sa douce compagnie, » a conclu le père Cantalamessa.

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08 décembre 2016

ICÔNE - LA TRINITÉ DE ROUBLEV

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04 février 2016

PRIÈRE DE SOEUR ELISABETH DE LA TRINITÉ

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

O mon Dieu, Trinité que j'adore,
   aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre coeur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.
O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.

O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.

Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

Ainsi soit-il

sOURCE

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12 mai 2014

LA TRINITÉ

Le Père Zakaria Botros, copte, explique la Trinité.

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