29 juin 2020

SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

Pierre+et+Paul

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(...) Si tant de choses séparaient Pierre et Paul, une chose les unissait profondément, intimement : leur amour absolu, passionné de Jésus. Un amour que Pierre a confessé le premier : « Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t'aime » (Jn 21, 17). L'amour qui faisait vivre Paul : « Pour moi, la vie, c'est le Christ. Pour Lui j'ai tout perdu. » (Ph 1, 21).

Pierre et Paul nous rappellent que Jésus, Jésus Christ est le fondement de toute fraternité, que la fraternité n'est pas donnée d'emblée mais c'est un don à demander, à recevoir chaque jour. Oui, il est possible d'être frères ! (...)

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08 juin 2020

PJ 826 - EUCHARISTIE

Sache, ma fille, que la ferveur de ton cœur m’est agréable. Et de même que tu brûles du désir de t’unir à moi dans la sainte Communion, de même je désire me donner tout entier à toi. En récompense de l’ardeur de ton amour, viens te reposer auprès de mon cœur. PJ 826 

28 mai 2020

LAISSEZ-VOUS TAILLER

Jean 15,5

Le quinzième chapitre de saint Jean nous rapproche du Christ. S'il nous convient si parfaitement, je pense, c'est que le sarment de la vigne représente exactement ce qu'est chaque coopérateur. Le Père, qui est le jardinier, doit tailler ce sarment pour qu'il puisse porter beaucoup de fruits, et les fruits que nous devons produire dans le monde sont très beaux : l'amour du Père (je vous ai aimés comme mon Père m'a aimé), et la joie (demeurez en moi pour que ma joie soit en vous). Chacun de nous est un sarment de la vigne.

La dernière fois que j'étais à Rome, j'ai voulu donner quelque enseignement à mes sœurs novices, et j'ai pensé que ce chapitre était le meilleur moyen de faire comprendre ce que nous sommes pour Jésus, et ce que Jésus est pour nous. Mais je n'avais pas vu - comme ces jeunes sœurs l'avaient vu en observant l'attache qui relie la vigne aux sarments -, combien l'attache était forte, comme si la vigne craignait que quelque chose ou quelqu'un ne la sépare de ses sarments.

Le deuxième point sur lequel les sœurs attirèrent mon attention, c'est que lorsqu'elles regardaient le pied de la vigne, elles ne voyaient pas de fruits : ils étaient tous sur les sarments. Elles me dirent alors que l'humilité du Christ est si grande qu'il a besoin du sarment pour produire le fruit. C'est pourquoi, il a mis tant de soin dans l'attache - pour pouvoir produire ce fruit, il l'a faite telle qu'il faut user de violence pour la rompre. Le Père, le jardinier, taille le sarment, pour produire davantage de fruits, et le sarment, en silence, avec amour, sans réserve, se laisse tailler. Nous n'ignorons pas ce qu'est la taille car dans toutes nos vies il doit y avoir la croix ; et plus nous sommes proches de lui, plus nous la sentons, et plus encore la taille est intime et délicate.

Chacun de nous est un coopérateur du Christ, le sarment de cette vigne. Que signifie donc pour vous et moi être le coopérateur du Christ ? Cela signifie demeurer dans son amour, posséder sa joie, répandre sa compassion, être le témoin de sa présence dans le monde. Puissions-nous être des témoins fructueux de la compassion, de l'amour et de la joie du Christ, pour ceux qui nous sont proches et pour le monde où nous vivons, à travers la sollicitude infinie du Christ.

Mère Teresa, Extrait du livre "Dans le silence du coeur", Editions Cerf, 2003

14 mai 2020

VAINCRE SA SOUFFRANCE

Marie-Noelle Moreau.

Quand nous l’avions rencontrée au début des années 90, elle avait 60 ans et un long parcours de souffrance derrière elle depuis son plus jeune âge : méningite, typhoide, tuberculose rénale, cancer de l’œil, ablation d’un sein, hépatite virale, cancer osseux et de la colonne vertébrale lui occasionnant des douleurs très fortes… Elle nous avait frappés par sa foi et sa force. Elle nous avait dit ; « Le bonheur, qu’est-ce que c’est ? c’est quelque chose qui est caché en soi et qu’il faut extirper, qu’il faut faire fleurir… J’ai voulu faire de ces heures inutiles et de souffrance non pas des heures mauvaises mais des heures bonnes. Il faut regarder l’autre avec un regard plein d’amour, et si on s’oublie soi-même pour se tourner vers les autres on oublie ce qui vous fait mal et cette maladie qui vous ronge… » Coopératrice depuis 19 ans, elle était quand nous l’avions rencontrée Responsable nationale des coopérateurs souffrants, un mouvement fondé 20 ans après les Missionnaires de la Charité de Mère Teresa pour les aider dans leur mission. Les coopérateurs étaient alors 4.000 de par le monde, représentant selon les mots de Mère Téresa « Le trésor dans lequel elles viennent puiser » Car elle s’était rendu compte que leur mission ne pouvait être effective, efficace que s’il y avait un jumelage entre les sœurs et les souffrants qui offrent en permanence 24 h sur 24 leurs souffrances pour le frère ou la sœur qui œuvre dans un autre coin du monde… « Les pas que nous ne pouvons plus faire, c’est elles qui les font, les paroles que nous ne pouvons plus prononcer, c’est elles qui les disent… » Et Marie-Noëlle nous avait cité ce fait : un jour un malade en avait eu assez, et avait voulu tout laisser tomber. Pendant ce temps là on apprenait que la sœur missionnaire avec laquelle il était jumelé qui était amoureuse de son travail est allée dire à Mère Téresa : « je ne veux plus continuer », cela a duré à peine une quinzaine de jours. Au moment même, quasiment à l’heure près quand le malade s’est dit « Que m’est-il arrivé, je suis fou, je veux continuer d’assumer ma mission », la sœur est venue voir Mère Téresa en lui disant : « je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai eu l’impression de recevoir une chape de plomb sur les épaules, maintenant je me sens légère comme un papillon et je peux continuer… » Et Marie-Noelle avait ajouté : « c’est vraiment la communion des Saints, ce qui entraine pour nous une très forte responsabilité… »

Réalisation : Marc Jeanson - Entretiens : Guillemette du Parc Année de réalisation : 1992

13 mai 2020

PJ 755 - MISÉRICORDE ENVERS LE PROCHAIN

Ô mon Jésus, apprends-moi à ouvrir les entrailles de la miséricorde et de l’amour à qui me le demandera. Jésus, mon Chef, fais que toutes mes prières et toutes mes actions soient marquées du sceau de ta miséricorde. PJ 755


10 mai 2020

PJ 1446 - LA MISÉRICORDE ENVERS LE PROCHAIN

Ne te préoccupe pas de la manière dont les autres se comportent, mais comporte-toi toi même comme je te l’ordonne : tu dois être mon reflet vivant par l’amour et la miséricorde. » J’ai répondu : « Mais, Seigneur, tu sais bien qu’on abuse souvent de ma bonté. » – « Ce n’est rien, ma fille, n’y attache pas d’importance : sois toujours miséricordieuse envers tout le monde, particulièrement envers les pécheurs. PJ 1446

06 mai 2020

VIVRE LA COMMUNION SPIRITUELLE

Vivons ensemble un moment de Communion Spirituelle.

Prions avec le Pape François :

« À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

UNE PENSÉE POUR SAINT JOSEPH - SAINT JOSEPH, MODÈLE D'HUMILITÉ


Les nombreuses perfections de saint Joseph méritent d’être contemplées. Dieu l’a paré des plus éminentes, elles font de lui un homme parmi les plus grands, le plus grand auprès de Jésus : son cœur chaste attire l’amour de la Sainte Vierge, son intelligence instruit le Verbe incarné, sa pureté terrifie les démons, … la liste est longue. L’éclat de cette gloire spirituelle peut nous aider à comprendre que la plus fondamentale des vertus est l’humilité.

Pour nous, en effet, il est aisé de concevoir l’humilité comme un mécontentement de soi, de la réduire à l’aveu de sa misère ou de s’enfermer dans le constat de ses limites. Joseph s’est-il complu dans son indignité ? Il n’a pas craint de prendre chez lui Marie, toute son attention et son amour étaient pour Jésus. L’homme au cœur humble aime la volonté de Dieu plus que la sienne, parce qu’il s’abîme dans la contemplation de l’amour infini et offert. Ainsi, l’humilité ne procède pas d’un regard particulier sur soi-même, elle est la capacité de voir Dieu tel qu’il est. Mieux on perçoit ce qui sépare l’homme de Dieu, plus on est humble ; plus on est humble, plus on est intelligent ; plus on est intelligent, mieux on aime la volonté de Dieu. Tout vient du vertige amoureux saisi par la transcendance de Dieu.

De même Jésus, en admiration devant la grandeur du Père, s’exclame : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11,25). Dans cette louange, le Seigneur ne dénonce pas la distance entre les savants et les ignorants, il se réjouit de l’intelligence des humbles : leur petitesse les introduit aux mystères de l’Amour.

Saint Joseph, initiez-nous à la contemplation de la grandeur du Père, plongez-nous dans l’abîme de notre petitesse, que notre cœur s’ouvre à la grandeur de Jésus et se consume d’amour pour sa sainte volonté. 

  fr. Dominique Joseph

01 mai 2020

DU ROSAIRE

Croyez que chaque Ave Maria dit d’un cœur vraiment pieux, étant d’abord un encens qui réjouit la Trinité sainte, est de plus une flèche qui pénètre le cœur de Jésus, et le blessant d’amour, en fait ruisseler sur sa Mère et sur ceux qui la prient des flots de grâce et de bénédiction ; d’autant que recevant cette louange et cette prière, Marie, toujours si humble et si fidèle, ne les garde point pour elle-même, mais, y joignant les siennes, qui sont sans prix, les transmet intégralement à son Fils qui est son Médiateur et son Dieu.

Mgr Charles Gay, Les Mystères du Rosaire

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15 avril 2020

UNE PENSÉE POUR SAINT JOSEPH - SAINT JOSEPH, MODÈLE DE DÉLICATESSE D'ÂME

« Je vous salue » (Mt 28,9). Jamais Jésus Christ n’est autant fils de Joseph qu’au jour de la résurrection. Le Ressuscité se présente avec simplicité et discrétion, comme il était de mise dans la maison de Nazareth.

Les hommes réservent aux généraux vainqueurs des parades glorieuses, la remise de trophées éclatants et la célébration de fêtes grandioses. Jésus, vainqueur du péché et de la mort, vient à nous sans tapage. Les rois victorieux font valoir leurs droits sur leur prise, ils font tomber la tête des traîtres et ils humilient publiquement les vaincus. Jésus ne réclame rien, ne se venge de rien, ne reproche rien à personne. Au contraire, le Seigneur arrive dans la simplicité familière que vivaient ses parents. Il inaugure un règne nouveau, non pas fondé sur la violence et la force, mais sur la paix et dans l’amour. Le Ressuscité emprunte le chemin des cœurs par la douceur de ses manières. Il sait combien l’âme se ferme promptement à celui à qui manque le respect.

Saint Joseph n’agissait-il pas ainsi ? A-t-il jamais considéré la Sainte Vierge comme une conquête, une propriété de droit divin ou un sujet soumis à son autorité ? Lorsque Marie apparut enceinte, Joseph n’a pas cherché à percer le mystère. Il a attendu, souffert et prié en silence. Il a cherché la position juste. L’effacement de Joseph, modèle de délicatesse d’âme, se reconnaît dans la salutation du Vivant vainqueur.   fr. Dominique Joseph