11 octobre 2018

LES FOULARDS BLANCS

"C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez... la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général. Alors son père lui dit: “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“
Jean est parti, la mort dans l’âme.
Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit: “J’ai été la pire des ordures ! Je vais demander pardon à mon vieux... Oh oui ! Je vais lui dire: pardon.”
Alors, il écrit à son père : “ Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, Papa, peux-tu me pardonner ?” “Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non... Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, Papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes.” “Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.”
Comme il était mort de peur, il se dit : “Je pense que jamais Papa ne mettra ce foulard blanc. Alors, il appelle son ami, son frère, Marc et dit : “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tu descendras l’allée bordée de pommiers. Tu t’arrêteras. Si tu vois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”
Ainsi dit, ainsi fait. A 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc, et ferme les yeux. Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. Et Jean, toujours les yeux fermés, dit : “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“ Marc lui répond : “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison... mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui “conduisent à la maison !”

Puissiez-vous, Frères et Sœurs, vous qui avez entendu cette belle histoire du foulard blanc, emporter dans votre cœur des milliers de foulards blancs Ils seront autant de miracles que vous sèmerez partout, en demandant pardon à ceux que vous avez offensés ou en pardonnant vous-mêmes. Alors vous serez des êtres de miséricorde"

"Mes plus belles prières", Guy Gilbert

Source


04 octobre 2018

CONFIANCE, AMOUR, CLÉ

Quand on aime quelqu'un, il faut lui faire confiance.
Y'a pas d'autre façon de faire.
Il faut lui donner la clé de tout ce qui est à toi, sinon, où est l'intérêt ?
Et pendant un temps, j'ai cru que cet amour là, je l'avais.


Casino, Martin Scorsese


Le seul à qui je puisse confier la clé, c'est Dieu.
Le seul amour qui vaille, c'est celui de Dieu. Le seul qui me donne son amour sans le reprendre, c'est Dieu.
Seigneur ne me laisse plus oublier de ne mettre ma confiance qu'en toi et en toi seul...

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25 septembre 2018

LE CHRIST NOUS APPELLE

Tout au long de notre vie, le Christ nous appelle. Il nous serait bon d’en avoir conscience, mais nous sommes lents à comprendre cette grande vérité, que le Christ marche en quelque sorte parmi nous et par sa main, par ses yeux, par sa voix, nous ordonne de le suivre. Or nous ne saisissons même pas son appel qui se fait entendre à cet instant même. Il a eu lieu, pensons-nous, au temps des Apôtres ; mais nous n’y croyons pas pour nous-mêmes, nous ne l’attendons pas. Nous n’avons pas d’yeux pour voir le Seigneur, et en cela, nous sommes très différents de l’Apôtre bien-aimé qui distingua le Christ alors même que les autres disciples ne le reconnaissaient point. Et pourtant, sois-en sûr : Dieu te regarde, qui que tu sois. Il t’appelle par ton nom. Il te voit et il te comprend, lui qui t’a fait. Tout ce qu’il y a en toi, il le sait : tous tes sentiments et tes pensées propres, tes inclinations, tes goûts, ta force et ta faiblesse. Il te voit dans tes
jours de joie comme dans tes jours de peine. Il prend intérêt à toutes tes anxiétés et à tes souvenirs, à tous les élans et à tous les découragements de ton esprit. Il t’entoure de ses bras et te soutient ; il t’élève ou te repose à terre. Il contemple ton visage, dans le sourire ou les pleurs, dans la santé ou la maladie. Il regarde tes mains et tes pieds, il entend ta voix, le battement de ton cœur et jusqu’à ton souffle. Tu ne t’aimes pas mieux qu’il ne t’aime. Tu ne peux pas trembler devant la souffrance plus qu’il ne lui répugne de te voir la subir ; et s’il la fait descendre sur toi, c’est parce que tu l’appellerais toi-même si tu étais sage : pour qu’elle se tourne ensuite à un plus grand bien. Tu n’es pas seulement sa créature, bien qu’il ait souci même des passereaux. Tu es un homme racheté et sanctifié, son fils adoptif, gratifié d’une part de cette gloire et de cette bénédiction qui découlent éternellement de lui sur le Fils Unique. Tu as été choisi pour être sien. Tu étais un de ceux pour qui le Christ offrit à son Père sa dernière prière et y mit le sceau de son sang précieux. Quelle pensée que celle-là, perspective presque trop grande pour notre foi. Lorsque nous y prêtons attention, c’est à peine si nous pouvons nous retenir de rire, comme Sara, d’un rire d’étonnement et de perplexité. Qu’est donc l’homme, que sommes-nous, qui suis-je, pour que le Fils de Dieu ait eu de moi si grand souci ? Qui suis-je pour qu’il m’ait fait passer, pour ainsi dire de la nature d’un démon à celle d’un ange ? Pour qu’il m’ait recréé, pour qu’il habite lui-même personnellement en mon propre cœur, faisant de moi son temple ? Qui suis-je pour que l’Esprit Saint daigne entrer en moi et élever mes pensées vers le ciel avec "d’inexprimables gémissements" ?


John-Henry NEWMAN .

24 septembre 2018

MON ÂME PLEURE VERS TOI JOUR ET NUIT ET NE TROUVE PAS LA PAIX

« Où es-Tu, ô ma lumière ?
Je Te cherche avec des larmes. Tu as eu pitié de moi et Tu m'as montré ton visage.
Maintenant mon âme a soif de Toi, mon Dieu !
Comme un enfant qui a perdu sa maman,
elle pleure vers Toi jour et nuit et ne trouve pas la paix. »

(Saint Silouane - Écrits spirituels)

Source

30 août 2018

CONNAÎTRE LES RÉALITÉS QU'ON NE VOIT PAS

La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.

He 11,1

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11 août 2018

SAINT AUGUSTIN

«Ayez une seule âme et un seul coeur, tendus vers Dieu»

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17 janvier 2018

LES CANTIQUES SPIRITUELS - EXTRAITS - JEAN TAULER

De la nudité intérieure et de l’abandon que nous devons faire
 de nous-mêmes et de toutes choses

 Il me plaît de chanter à nouveau la nudité intérieure.
 La vraie pureté est exempte de pensées.
 Il n’y a plus de pensée, là où il n’y a plus rien de mien.
 
 Je suis réduit à rien. 
 Quand on est arrivé à la nudité d’esprit, il n’y a plus de souci à avoir.
  Nul mal ne saurait désormais me troubler.
 Je me délecte tellement dans la pauvreté que je ne puis plus m’occuper des choses et des images qui m’entourent.
 Que dis-je ? Le moi ne m’appartient plus, j’en suis dégagé, je suis libre.
  
 Je suis réduit à rien.

 Quand on est arrivé à la nudité d’esprit, il n’y a plus de souci à avoir.
 Comment me suis-je délivré des images, me demandez-vous ?
 Cela s’est fait quand j’ai trouvé en moi la véritable unité.
 Mais qu’est-ce que la véritable unité ?
 C’est quand rien ne m’a ému, ni l’adversité, ni le bonheur. (...)
  
 Je suis réduit à rien.

 Or, cet éblouissement m’a donné des forces sans mesure, car j’avais pénétré Tout.
 En sa présence je ne puis pas vieillir.
 Ma jeunesse, comme celle de l’aigle, se renouvelle sans cesse ;
 tellement toutes mes puissances ont été éteintes et englouties.

SOURCE

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23 avril 2017

LE DIEU CRÉATEUR

(:::) Seigneur, Dieu tout-puissant, quand je veux te comprendre,
Ta grandeur m’éblouit et vient me le défendre.
Quand ma raison s’élève à ton infinité
Dans le doute et la nuit je suis précipité,
Et je ne puis saisir, dans l’ombre qui m’enlace
Qu’un éclair passager qui brille et qui s’efface.
Mais j’espère pourtant, car là-haut tu souris!
Car souvent, quand un jour se lève triste et gris,
Quand on ne voit partout que de sombres images,
Un rayon de soleil glisse entre deux nuages
Qui nous montre là-bas un petit coin d’azur;
Quand l’homme doute et que tout lui paraît obscur,
Il a toujours à l’âme un rayon d’espérance;
Car il reste toujours, même dans la souffrance,
Au plus désespéré, par le temps le plus noir,
Un peu d’azur au ciel, au coeur un peu d’espoir.

(1868)

Guy de Maupassant, Poésie Diverses

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28 février 2017

PRIÈRE À L'ESPRIT SAINT - TU AS DÉJÀ OUVERT LES CHEMINS

Esprit du Christ ressuscité, Saint-Esprit,
si nous savions ce que nous pouvons te demander
pour prier comme il faut !
Mais voilà que les balbutiements
de notre prière passent par le creuset de notre pauvreté,
de notre petite foi.

Alors Toi, le Dieu vivant,
tu entres dans notre âme de pauvre,
tu entres dans notre faiblesse et tu lis en nos coeurs
nos intentions authentiques.
Et ton Esprit vient au-dedans de nous, il vient exprimer
l’inexprimable à travers d’humbles paroles, et des soupirs,
et des silences.
Et tu nous dis : ’’ Ne te préoccupe de rien, ne t’inquiète pas
de ton peu de capacité à prier.
Sache-le, dans ton attente priante,
j’ai déjà ouvert les chemins’’.

Ainsi, tu nous donnes de comprendre
que tu appelles chacun par son nom,
que tu éveilles des jaillissements intérieurs,
que tu as déposé en chacun un don unique, irremplaçable.
Nos yeux s’ouvrent et, dans la pauvre prière,
nous comprenons que l’homme ne se réalise
qu’en présence de Dieu.

Auteur : Frère Roger de Taizé

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