01 juin 2021

LE MOIS DU SACRÉ COEUR DE JÉSUS

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"J'ai manifesté tout cela par la plaie de mon côté : là vous découvrez le secret de mon coeur. Mon coeur vous procure mon amour beaucoup plus qu'aucune souffrance limitée ne pourrait le faire."

Le Seigneur à Sainte Catherine de Sienne.


22 avril 2021

B.MARIA GABRIELLA SAGHEDDU, MONIALE O.C.S.O.

Prière

Seigneur, Pasteur éternel, tu as inspiré à la bienheureuse Maria Gabriella d’offrir généreusement sa vie pour l’unité des chrétiens ; Par son intercession, accorde à ton Église de voir approcher le jour béni où tous ceux qui croient au Christ, réunis autour de la table de ta Parole et de l’Eucharistie, chanteront tes louanges d’un seul cœur et d’une seule voix. Par Jésus-Christ.

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08 mars 2021

UNE FOI VIVANTE EST UNE FOI AGISSANTE - LETTRE DE SAINT JACQUES APÔTRE 2

Une foi morte, c'est une foi qui ne porte pas de fruits.

Une foi vivante porte beaucoup de fruits ,des fruits d'amour, de douceur et de paix. Elle nous pousse à nous tourner vers Dieu et vers les autres.

Un chrétien est fait pour aimer.

Jésus ne nous a pas donné le conseil mais le  commandement de nous aimer les uns les autres.

La foi vivante produit un changement dans le coeur, pousse à la confession des péchés, à l'amour en actes.

Qu'elle soit l'apparence extérieure, ce qui fait le chrétien c'est l'amour.

La foi agit en nous et autour de nous.

Nos actes témoignent de l'authenticité de notre foi.

***

Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ? Jc2, 14 AELF

Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. Jc 2, 17 AELF

« Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent. Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ? Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite. Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. » Jc 2 , 18-23 AELF

Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi. Il en fut de même pour Rahab, la prostituée : n’est-elle pas, elle aussi, devenue juste par ses œuvres, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ? Ainsi, comme le corps privé de souffle est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. Jc 2, 24-26

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26 février 2021

RETOURNER EN GALILÉE C'EST SE SOUVENIR D'AVOIR ÉTÉ AIMÉS ET APPELÉS PAR DIEU

Vigile pascale

11 avril 2020

Homélie du Saint-Père

 « Après le sabbat » (Mt 28, 1) les femmes allèrent au tombeau. C’est ainsi qu’a commencé l’Evangile de cette Veillée sainte, avec le sabbat. C’est le jour du Triduum pascal que nous négligeons le plus, pris par la frémissante attente de passer de la croix du vendredi à l’alleluia du dimanche. Cette année, cependant, nous percevons plus que jamais le samedi saint, le jour du grand silence. Nous pouvons nous retrouver dans les sentiments des femmes en ce jour. Comme nous, elles avaient dans les yeux le drame de la souffrance, d’une tragédie inattendue arrivée trop vite. Elles avaient vu la mort et avaient la mort dans leur cœur. À la souffrance s’ajoutait la peur : leur arriverait-il, à elles aussi, la même fin qu’au Maître ? Et puis les craintes pour l’avenir, tout à reconstruire. La mémoire blessée, l’espérance étouffée. Pour elles c’était l’heure la plus sombre, comme pour nous.

Mais dans cette situation les femmes ne se laissent pas paralyser. Elles ne cèdent pas aux forces obscures de la lamentation et du regret, elles ne se renferment pas dans le pessimisme, elles ne fuient pas la réalité. Le samedi elles font quelque chose de simple et d’extraordinaire : dans leurs maisons elles préparent les parfums pour le corps de Jésus. Elles ne renoncent pas à l’amour : dans l’obscurité du cœur, elles allument la miséricorde. La Vierge, le samedi, jour qui lui sera dédié, prie et espère. Dans le défi de la souffrance, elle a confiance dans le Seigneur. Ces femmes, sans le savoir, préparaient dans l’obscurité de ce samedi « l’aube du premier jour de la semaine », le jour qui aurait changé l’histoire. Jésus, comme une semence dans la terre, allait faire germer dans le monde une vie nouvelle ; et les femmes, par la prière et l’amour, aidaient l’espérance à éclore. Combien de personnes, dans les jours tristes que nous vivons, ont fait et font comme ces femmes, en semant des germes d’espérance ! Avec de petits gestes d’attention, d’affection, de prière.

A l’aube, les femmes vont au sépulcre. Là l’ange leur dit : « Vous, soyez sans crainte. Il n’est pas ici, il est ressuscité » (vv.5-6). Devant une tombe, elles entendent des paroles de vie… Et ensuite elles rencontrent Jésus, l’auteur de l’espérance, qui confirme l’annonce et dit : « Soyez sans crainte » (v. 10). N’ayez pas peur, soyez sans crainte : voici l’annonce d’espérance. Elle est pour nous, aujourd’hui. Ce sont les paroles que Dieu nous répète dans la nuit que nous traversons.

Cette nuit nous conquerrons un droit fondamental, qui ne nous sera pas enlevé : le droit à l’espérance. C’est une espérance nouvelle, vivante, qui vient de Dieu. Ce n’est pas un simple optimisme, ce n’est pas une tape sur l’épaule ou un encouragement de circonstance. C’est un don du Ciel que nous ne pouvons pas nous procurer tout seuls. Tout ira bien, disons-nous avec ténacité en ces semaines, nous agrippant à la beauté de notre humanité et faisant monter du cœur des paroles d’encouragement. Mais, avec les jours qui passent et les peurs qui grandissent, même l’espérance la plus audacieuse peut s’évaporer. L’espérance de Jésus est autre. Elle introduit dans le cœur la certitude que Dieu sait tout tourner en bien, parce que, même de la tombe, il fait sortir la vie.

La tombe est le lieu d’où celui qui rentre ne sort pas. Mais Jésus est sorti pour nous, il est ressuscité pour nous, pour apporter la vie là où il y avait la mort, pour commencer une histoire nouvelle là où on avait mis une pierre dessus. Lui, qui a renversé le rocher à l’entrée de la tombe, peut déplacer les rochers qui scellent notre cœur. Par conséquent, ne cédons pas à la résignation, ne mettons pas une pierre sur l’espérance. Nous pouvons et nous devons espérer, parce que Dieu est fidèle. Il ne nous a pas laissé seuls, il nous a visité : il est venu dans chacune de nos situations, dans la souffrance, dans l’angoisse, dans la mort. Sa lumière a illuminé l’obscurité du sépulcre : aujourd’hui il veut rejoindre les coins les plus obscures de la vie. Sœur, frère, même si dans ton cœur tu as enseveli l’espérance, ne te rends pas : Dieu est plus grand. L’obscurité et la mort n’ont pas le dernier mot. Confiance, avec Dieu rien n’est perdu.

Confiance : C’est une parole qui dans l’Evangile sort toujours de la bouche de Jésus. Une seule fois d’autres la prononcent, pour dire à une personne nécessiteuse : « Confiance ! lève-toi, [Jésus] t’appelle » (Mc 10, 49). C’est lui, le Ressuscité, qui nous relève nous qui sommes dans le besoin. Si tu es faible et fragile sur le chemin, si tu tombes, ne crains pas, Dieu te tend la main et te dit : “Confiance”. Mais tu pourrais dire, comme don Abbondio : « La confiance, personne ne peut se la donner » ( I Promessi Sposi - Les fiancés, XXV). Tu ne peux pas te la donner, mais tu peux la recevoir, comme un don. Il suffit d’ouvrir ton cœur dans la prière, il suffit de soulever un peu cette pierre mise à l’entrée de ton cœur pour laisser entrer la lumière de Jésus. Il suffit de l’inviter : “Viens, Jésus, dans mes peurs et dis-moi aussi : Confiance. Avec toi, Seigneur, nous serons éprouvés mais non ébranlés. Et, quelle que soit la tristesse qui habite en nous, nous sentirons devoir espérer, parce qu’avec toi la croix débouche sur la résurrection, parce que tu es avec nous dans l’obscurité de nos nuits : tu es certitude dans nos incertitudes, Parole dans nos silences, et rien ne pourra jamais nous voler l’amour que tu nourris pour nous.

Voilà l’annonce pascale, une annonce d’espérance. Elle contient une deuxième partie, l’envoi. « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée » (Mt 28, 10), dit Jésus. « Il vous précède en Galilée » (v. 7), dit l’ange. Le Seigneur nous précède. Il est beau de savoir qu’il marche devant nous, qu’il a visité notre vie et notre mort pour nous précéder en Galilée, c’est-à-dire dans le lieu qui pour lui et pour ses disciples rappelait la vie quotidienne, la famille, le travail. Jésus désire que nous portions l’espérance là, dans la vie de chaque jour. Mais la Galilée, pour les disciples, c’était aussi le lieu des souvenirs, surtout du premier appel. Retourner en Galilée c’est se souvenir d’avoir été aimés et appelés par Dieu. Nous avons besoin de reprendre le chemin, nous rappelant que nous naissons et renaissons d’un appel gratuit d’amour. Cela est le point d’où repartir toujours, surtout dans les crises, dans les temps d’épreuve.

Mais il y a plus. La Galilée était la région la plus éloignée d’où ils se trouvaient, de Jérusalem. Et pas seulement géographiquement : la Galilée était le lieu le plus distant de la sacralité de la Ville sainte. C’était une région peuplée de gens divers qui pratiquaient des cultes variés : c’était la « Galilée des nations » (Mt 4, 15). Jésus envoie là, il demande de repartir de là. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que l’annonce de l’espérance ne doit pas être confinée dans nos enceintes sacrées, mais doit être portée à tous. Parce que tous ont besoin d’être encouragés et, si nous ne le faisons pas nous, qui avons touché de la main « le Verbe de vie » (1 Jn 1, 1), qui le fera ? Qu’il est beau d’être des chrétiens qui consolent, qui portent les poids des autres, qui encouragent : annonciateurs de vie en temps de mort ! En chaque Galilée, en chaque région de cette humanité à laquelle nous appartenons et qui nous appartient, parce que nous sommes tous frères et sœurs, portons le chant de la vie ! Faisons taire le cri de mort, ça suffit les guerres ! Que s’arrête la production et le commerce des armes, parce que c’est de pain et non de fusils dont nous avons besoin. Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de ceux qui sont privés du nécessaire.

Les femmes, à la fin, « embrassèrent les pieds » de Jésus (Mt 28, 9), ces pieds qui pour venir à leur rencontre avaient fait un long chemin, jusqu’à entrer et sortir de la tombe. Elles embrassèrent les pieds qui avaient piétiné la mort et ouvert le chemin de l’espérance. Nous, pèlerins en recherche d’espérance, aujourd’hui nous nous serrons contre toi, Jésus Ressuscité. Nous tournons le dos à la mort et nous t’ouvrons nos cœurs, toi qui es la Vie.

Source

***

Tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine. Mais j'ai contre toi que ton premier amour, tu l'as abandonné, eh bien, rappelle-toi d'où tu es tombé, convertis-toi, reviens à tes premières actions (...) Ap 2, 3-5

Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles (...) Is 40 31

C'est moi le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis : "ne crains pas, moi, je viens à ton aide." Is 41, 13


13 janvier 2021

LA LOUANGE PURIFIE L'ÂME DANS LES MOMENTS DIFFICILES

Pour sa première audience générale de l’année 2021, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèse sur la prière, méditant aujourd’hui sur la louange, depuis la Bibliothèque du Palais apostolique. Le Pape a invité les fidèles à la pratiquer particulièrement dans les moments difficiles.

Louange et béatitude des cœurs

La prière de louange nous sert donc à nous aussi. Le Catéchisme la définit ainsi: «Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire» (CEC n°2639).

(...)la louange doit être pratiquée non seulement quand la vie nous remplit de bonheur, mais surtout dans les moments difficiles (...)

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Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ps 50, 12 - Abbaye de Tamié

Cantique de Daniel - Abbaye de Tamié

Cantique des créature - Saint François d'Assise

Très Haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur et toute bénédiction ; à toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer.

Loué sois-tu, Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière ; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent, et par l’air et par les nuages, par l’azur calme et par tous les temps par lesquels tu donnes soutien à toutes créatures.

Loué sois-tu, Seigneur, par notre sœur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Feu, par qui tu éclaires la nuit : il est beau et joyeux, indomptable et fort. 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix, car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité.

22 octobre 2020

FÊTE DE SAINT JEAN-PAUL II

Notre-Dame de la transparence, de l'humilité et de la fidélité

« Notre-Dame de la transparence, en Toi et à travers Toi Dieu nous parle : donne-nous un coeur simple, remplis-nous d'allégresse. Ô Vierge du Fiat et du Magnificat, rends nos coeurs transparents comme le tien. Notre-Dame de l'humilité, cachée dans la foule, enveloppée dans le mystère, aide-nous à porter la Bonne Nouvelle au monde et à nous immerger dans le mystère du Christ pour en communiquer quelque chose à nos frères. Notre-Dame de la fidélité, Toi qui sans cesse « recherchais le visage du Seigneur », Toi qui as accepté le mystère et qui l'as médité dans ton coeur, Toi qui as vécu en accord avec ce que tu croyais, Toi qui fus l'exemple même de la constance dans l'épreuve comme dans l'exaltation, aide-nous à tenir nos engagements, en bons et fidèles serviteurs, jusqu'au dernier jour de notre vie sur la terre. Ainsi soit-il »

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

01 août 2020

ANNIVERSAIRE DE L'ADHÉSION DE SAINTE FAUSTINE À LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME DE LA MISÉRICORDE

Le 1er août est le 95ème anniversaire de l’adhésion à la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame de la Miséricorde d’Helena Kowalska, connue dans le monde entier sous le nom religieux de Sainte Soeur Faustine. Bien que Jésus lui ait indiqué clairement qu’elle doive se rendre à Varsovie pour rejoindre le couvent et commencer sa vie religieuse, son chemin pour accomplir sa vocation n’a pas été facile du tout. Comme elle l’a écrit dans son « Petit Journal », elle a frappé à de nombreux couvents, mais n’a jamais été acceptée. Seulement dans le couvent à ul. Zytnia à Varsovie, elle a reçu l’autorisation, mais pendant un an, elle a travaillé comme aide domestique pour gagner pour un modeste dot. Finalement, le 1 er août 1925, elle a franchi le seuil du couvent et a écrit dans le « Petit Journal » : « Il me semblait que j’ étais entrée au paradis. Mon cœur débordant de reconnaissance n’ était qu’ action de grâces » (P. J. 17). Elle a passé 13 ans dans de nombreux couvents de la Congrégation, en effectuant des tâches simples et menant simultanément une vie spirituelle très profonde. Jésus lui a confié la mission du prophète, qui avait pour mission de rappeler au monde la vérité biblique sur l’amour miséricordieux de Dieu our chaque homme et d’appeler à la proclamer par sa vie, ses actes, sa parole et sa prière.

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13 juillet 2020

PJ 1520 - LES MYSTERES DE L'ÉGLISE

J’ai ouvert mon cœur comme une source vive de miséricorde.
Que toutes les âmes y puisent la vie, qu’elles s’approchent de cet
océan de miséricorde avec une grande confiance. Les pécheurs obtiendront
la justification, et les justes seront affermis dans le bien.
PJ 1520

12 juillet 2020

LUISA PICCARRETA - LE LIVRE DU CIEL - LA CROIX

La croix soufferte par toi, Jésus-Christ, me libère de l’esclavage du démon et m’unit à la Divinité par un lien indissoluble.

La croix est fertile et donne naissance à la grâce en moi.

La croix est légère, elle me désillusionne du temporel et me dévoile l’éternité.

La croix est un feu qui réduit en cendres tout ce qui n’est pas de Dieu, jusqu’à vider le cœur de toute petite poussière qui pourrait s’y trouver.

« La croix est une monnaie d’une valeur inestimable. Si j’ai la bonne fortune de la posséder, je deviens enrichie d’une monnaie éternelle apte à faire de moi la plus riche du Paradis, car la monnaie qui circule dans le Ciel provient des croix souffertes sur la terre.

« La croix m’amène à me connaître moi-même. Elle me donne aussi la connaissance de Dieu. La croix greffe sur moi toutes les vertus.

La croix est le noble siège de la sagesse incréée qui m’enseigne les doctrines les plus hautes, les plus subtiles et les plus sublimes. Elle me dévoile les mystères les plus secrets, les choses les plus cachées, les perfections les plus parfaites, toutes choses cachées aux plus savants et aux plus sages du monde.

« La croix est cette eau bienfaisante qui me purifie et qui nourrit en moi les vertus. Elle les fait croître. Elle me quitte après m’avoir conduite à la vie éternelle.

« La croix est cette céleste rosée qui préserve et embellit en moi le beau lys de la pureté. La croix nourrit l’espérance. La croix est le flambeau de la foi agissante. La croix est ce bois solide qui préserve et maintient toujours enflammé le feu de la charité. La croix est ce bois sec qui fait s’évanouir et se disperser la fumée de l’orgueil et de la vaine gloire, et qui produit dans l’âme l’humble violette de l’humilité.

« La croix est l’arme la plus puissante pour assaillir les démons et me défendre de toutes leurs emprises. L’âme qui possède la croix fait l’envie et l’admiration de tous les anges et de tous les saints, et la rage et la colère des démons. La croix est mon paradis sur la terre, tel que si le Paradis d’en haut est jouissance, celui d’ici-bas est souffrance.

« La croix est la chaîne d’or très pur qui me relie à toi, mon plus grand Bien, et qui forme la plus intime union qui puisse être en me faisant me transmuer en toi, mon Objet bien-aimé, jusqu’à ce que je me sente perdue en toi et que je vive de ta vie même. »

Après que j’eus dit cela—je ne sais si c’est un non-sens—, mon aimable Jésus se réjouit grandement et, pris par un transport d’amour, me baisa partout et me dit : « Bravo, bravo, ma bien aimée ! Tu as bien parlé ! Mon amour est feu, mais pas comme un feu de la terre qui rend stérile tout ce qu’il pénètre et réduit tout en cendres. Mon Feu est fertile et rend stérile seulement ce qui n’est pas vertu. À tout le reste, il donne vie. Il fait germer de belles fleurs, donnant des fruits très exquis et formant le jardin céleste le plus délicieux.

« La croix est si puissante et je lui ai communiqué tant de grâces qu’elle est plus efficace que les sacrements eux-mêmes. Il en est ainsi parce que lorsqu’on reçoit le sacrement de mon Corps, les dispositions et le libre concours de l’âme sont nécessaires pour qu’on en reçoive mes grâces. Ils peuvent souvent manquer, tandis que la croix a la puissance de disposer l’âme à la grâce. »

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