26 février 2020

LE MULTIPLIE LES OCCASIONS DE NOUS CORRIGER

Philippe Néri... était irascible, se querellait facilement et cédait à de violents accès de colère qui incitaient ses frères à la riposte. Un beau jour, il sentit que cela ne pouvait durer davantage : sa résolution venait-elle de sa vertu ou du fait qu'il ne pouvait plus supporter ses frères ? L'histoire ne nous le dit pas. Toujours est-il qu'il courut à l'église se prosterner devant une statue du Christ et le supplier de le libérer de son irascibilité. C'est rempli d'espoir qu'il quitte la chapelle. La première personne qu'il rencontre est un frère qui n'a jamais provoqué sa colère : pour la première fois de sa vie, ce frère se montre désagréable et déplaisant. Philippe se met en colère et, furieux, part à la recherche d'un autre frère qui a toujours été pour lui une source de consolation et de joie. Et voilà que ce frère, à son tour, lui répond avec rudesse ! Aussi Philippe court-il à nouveau à l'église, et il se jette aux pieds du Christ : "Seigneur ! ne t'avais-je pas demandé de me débarrasser de mon irascibilité ?" Alors, le Seigneur répond : "Si, Philippe ! et c'est pourquoi je te multiplie les occasions de t'en corriger !"

Histoire relatée par le Métropolite Antoine (Bloom) Source

26 septembre 2019

PJ 320 - PRIÈRE, IMPLORATION DE LA MISÉRICORDE DE DIEU

Jésus ma fait connaître combien la prière de réparation Lui est agréable. Il me dit : La prière d'une âme humble et aimante désarme la colère de mon Père et libère des torrents de bénédictions. PJ 320

20 mai 2014

COLÈRE

Neuf clés simples pour ajuster sa colère

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20 mai 2013

LE CHRIST À L'OEUVRE

Il vient de se produire un court échange entre un proche et moi.Le proche en question est une source de frustration incommensurable (bien que je répugne à le voir écrit noir sur blanc, le mot n'est, hélas, pas trop fort).
Depuis des décennies, il dit qu'il va faire une chose et il ne la fait pas. Les années passent et ça continue. Il vous assure qu'il va le faire, vous savez qu'il ne le fera pas, vous le lui dites, le conflit éclate. Il ne supporte pas qu'on lui mette le nez dans la crotte et il vous dit que vous lui mettez la pression, que ça le bloque, bref, tout est de votre faute. Les années passent encore, vous  prenez sur vous tellement fort que ça joue sur votre santé, mais vous changez d'attitude. Quand il vous dit qu'il va faire ceci ou cela, vous ne dites rien et dans les meilleurs jours, vous ne pensez même rien. Même résultat. Etape suivante : le désespoir. Vous avez tout essayé, le conflit, la discussion, la patience, la résignation et rien ne change.
Arrive le moment où vous vous demandez si ça changera un jour, si vous avez raison de ne pas partir pour toujours. Vous avez vos limites, elles sont atteintes et largement dépassées depuis longtemps. Vous êtes dans le rouge depuis... vous n'osez même pas vous l'avouer.
Vous avez touché le fond un jour et vous y êtes resté. C'est devenu votre résidence principale.
J'habite au pays du désespoir et de la colère, de la résignation et des idées noires.
Comme je suis une dure à cuire, je suis encore en vie, enfin, disons que je suis là et pas là. Je suis morte mais mon corps est toujours là.
Le petit bout de moi qui vit encore a été touché par le Christ.
Merci Seigneur, tu arrives deux doigts avant la catastrophe, enfin, pour ce que j'en sais. Mais toi, tu sais bien mieux que moi ce qui est bon pour moi, donc, si tu as jugé bon de me laisser m'enfoncer dans une vie désespérante, c'est que tu as sûrement une bonne raison.
Et c'est là justement que je veux en venir.
Que le proche change ou pas, ça n'est pas le problème.
Celle qui doit changer, c'est moi.
La colère vient de me prendre. Une colère silencieuse (les mots ne servent plus à rien) qui ruine l'intérieur de mon corps et serre ma poitrine où lentement coule le plomb.
Sentiment d'impuissance, d'injustice, de rage.
Qu'ai-je fait pour mériter un sort pareil, pourquoi, pourquoi, mais pourquoi ? 
Brusquement, des mots surgissent dans mon esprit embrûmé : Seigneur, je m'en remets à toi.
C'est une prière que je fais souvent.
Seigneur, je m'en remets à toi en tout et pour tout, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je te confie mon coeur, mon corps,mon esprit et mon âme.
Je te donne ma vie.
Je n'ai pas eu le temps ni même l'idée de la dire toute entière à part ces quelques mots : Seigneur je m'en remets à toi.
On peut se la raconter dans la tête.
Le corps ne ment pas.
L'air circule sans effort dans ma poitrine, plus de plomb dans le coeur, plus de tempes battantes.
Rien n'a changé pourtant, tout a changé presque instantannément.
En disant intérieurement Seigneur je m'en remets à toi, j'admets que je suis pauvre, que je ne maîtrise rien, que je suis pleine d'orgueil, que je voulais m'en sortir toute seule par ma seule volonté, j'admets que j'ai peur, que je manque de confiance, que je veux diriger ma vie, que je n'aime pas. En admettant tout ça, je suis libérée, apaisée et gâteau sous la cerise, je me sens aimée, comprise, consolée, rassurée.
Le Seigneur est là.
Le proche ne fait pas ce qu'il faut ?
Je n'y peux rien ou plutôt si, je peux rester aimante, patiente, compréhensive, ouverte, indulgente.
Au lieu de me mettre au centre, c'est lui que je garde au centre.
Tout ça se passe en même temps que j'écris.
Gratitude !
J'ignorais que le Christ pouvait me guérir d'une immense colère avec autant de douceur et de simplicité.
C'est moi qui rend les choses incroyablement douloureuses en refusant, en m'entêtant, en disant moi d'abord, en m'accrochant à l'orgueil.
Si pour une fois, je peux cesser, même un court instant de dire moi d'abord, c'est parce que je sais que je suis aimée de toute éternité, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je n'ai plus à me révolter quand l'autre réveille cette part de moi qui veut être aimé.

Je suis une enfant qui croit celui qui lui dit tu es ma fille bien-aimée.