15 août 2019

LA CONTEMPLATION DANS LA VIE QUOTIDIENNE PJ 148

L'âme noble et sensible peut même être la plus simple, mais avec des sentiments délicats ; une telle âme voit Dieu en tout. Le rencontre partout, sait trouver Dieu même dans les choses les plus secrètes. Tout a de l'importance pour elle, elle apprécie tout, elle remercie Dieu pour tout, elle tire un profit spirituel de tout et remet à Dieu toute la gloire. Elle a confiance en Lui et ne se trouble pas quand vient le temps des épreuves. Elle sait que Dieu est toujours le meilleur Père, et elle fait peu de cas de l'opinion humaine. Elle suit fidèlement le moindre souffle de l'Esprit Saint, elle jouit de cet Hôte spirituel et se tient près de Lui comme un enfant près de sa mère. Là, où d'autres âmes s'arrêtent et ont peur - elle passe sans crainte et sans difficultés. PJ 148


03 juillet 2019

LA SAINTE DE LA CONFIANCE

La sainte de la confiance

Neuf jours de méditations avec Thérèse de l'Enfant-Jésus - Editions du Carmel

07 mai 2019

LES ÉPREUVES SPIRITUELLES - SAINT SILOUANE

L'archimandrite Sophrony résume la doctrine de saint Silouane (†1938) :

Au début, l'homme est attiré vers Dieu par le don de la grâce,

Et quand il est déjà attiré, alors commence une longue période d'épreuves. La liberté de l'homme, sa confiance en Dieu sont mises à l'épreuve, parfois même durement.

Au début de sa conversion, ses prières, qu'elles soient importantes ou non, à peine sont-elles formulées, qu'elles sont habituellement rapidement et miraculeusement exaucées par Dieu.

Mais quand vient la période des épreuves, tout change : on dirait que le Ciel se referme et devient sourd à toutes nos prières.

Dans la vie d'un chrétien fervent tout devient difficile.

L'attitude des gens envers lui s'altère ; on cesse de le traiter avec respect ; on ne lui pardonne pas ce qu'on pardonne volontiers aux autres ; son travail est presque toujours rémunéré au-dessous de la norme ; la résistance de son corps contre les maladies diminue ; la nature, les circonstances, les hommes, tout se tourne contre lui. Quant à ses dons naturels, non moins grands que chez d'autres, ils ne trouvent pas d'application.

En plus de tout cela, il subit encore de nombreux assauts des puissances démoniaques.

Et le dernier, le plus pénible et le plus intolérable des tourments, c'est d'être abandonné par Dieu. Alors sa souffrance atteint son comble, car l'homme est frappé sur tous les plans de son être.

L'expérience millénaire, transmise de génération en génération, nous enseigne que lorsque Dieu voit la fidélité d'un ascète, comme il vit celle de Job, il la mène par des abîmes et des cimes inaccessibles à tout autre homme. Plus la fidélité de l'ascète et sa confiance en Dieu sont inébranlables, plus grande sera son épreuve et plus complète aussi sera son expérience qui pourra s'étendre jusqu'au ultimes limites auxquelles puisse parvenir un homme.

Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 194

Source

04 octobre 2018

CONFIANCE, AMOUR, CLÉ

Quand on aime quelqu'un, il faut lui faire confiance.
Y'a pas d'autre façon de faire.
Il faut lui donner la clé de tout ce qui est à toi, sinon, où est l'intérêt ?
Et pendant un temps, j'ai cru que cet amour là, je l'avais.


Casino, Martin Scorsese


Le seul à qui je puisse confier la clé, c'est Dieu.
Le seul amour qui vaille, c'est celui de Dieu. Le seul qui me donne son amour sans le reprendre, c'est Dieu.
Seigneur ne me laisse plus oublier de ne mettre ma confiance qu'en toi et en toi seul...

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06 septembre 2018

DÉTACHEMENT

La vie est un combat. Ne le savez-vous pas ? S'il faut se renoncer, prendre sa croix, suivre Jésus au calvaire, quoi d'étonnant qu'il faille lutter, souffrir, saigner, pleurer. Vos difficultés viennent de votre entourage, de votre emploi, de vos propres misères physiques et morales, des trois à la fois peut-être. Tracez-vous une bonne fois à leur égard, une ligne de conduite décidée devant Dieu de votre attitude d'âme et dans les rencontres, refusez-vous de discuter. Les monologues alarmistes ne servent à rien. Faites ce que vous pouvez, abandonnez le reste à la miséricorde de Dieu. Dieu sait tout, il peut tout et il m'aime. Voilà qui justifie l'abandon. Vivez dans la chaude lumière du psaume 22 : "le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien." Chaque soir, vous vous endormirez en murmurant : "lui te couvre de ses ailes. Tu trouveras sous son pennage, un refuge. Ayez confiance, il ne vous arrivera jamais rien de mal."

Les portes du silence, Marie-Etienne de Chenevière


20 mars 2018

RIEN QUE LA CONFIANCE

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06 juin 2014

CONFIANCE

La pire journée qui revient chaque année vécue en toute confiance pour la première fois. de ma vie.
L'enjeu est toujours le même, sensible, important, mais pas de maux de ventre, pas d'insomnie, pas de boule à la gorge, pas d'énervement, pas de colère, pas de larmes, pas de peur, rien, confiance totale..
Deo gratias !
S'il m'avait fallu une preuve concrète, de l'action de Dieu en moi, je viens de l'avoir.
Le corps ne ment pas.

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07 novembre 2013

PRIÈRE

Seigneur, j'ai l'impression d'être seul, ma foi s'amenuise devant tant de souffrance. Sois mon appui et ma forteresse, mon rocher et mon libérateur. Toi seul es digne de confiance.

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06 novembre 2013

JE SUIS UNE PETITE FILLE

Je me souviens de cet homme d'âge mûr, intensément secoué par une tempête intérieure, me dire : j'ai l'impression d'être un petit garçon. Ca m'a beaucoup marquée, d'abord parce que ça changeait l'image que j'avais de lui, ce que j'en attendais aussi, ensuite, parce que je me suis sentie aspergée par un seau d'eau froide : un instant de vérité. J'ai mis longtemps à comprendre combien je m'épuisais à lutter contre une réalité que je refusais de voir : moi aussi ! Moi aussi, je me sens comme une petite fille. Il y a bien pourtant fort longtemps que je suis sortie de l'enfance et malgré ce je me sens comme une petite fille. J'aurais appuyé sur tous les boutons qu'un psychologue m'aurait présentés si je n'avais fini par me dire que c'était merveilleux d'avoir le sentiment d'être encore une enfant à mon âge. Je suis l'enfant de Dieu et je suis très heureuse qu'il veille sur moi, qu'il me guide, qu'il m'enveloppe de son amour et de sa tendresse, je suis heureuse d'être petite devant luiJe m'en remets à lui avec confiance et j'ai déjà beaucoup moins peur qu'à l'époque où je croyais ne devoir compter que sur moi.

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20 mai 2013

LE CHRIST À L'OEUVRE

Il vient de se produire un court échange entre un proche et moi.Le proche en question est une source de frustration incommensurable (bien que je répugne à le voir écrit noir sur blanc, le mot n'est, hélas, pas trop fort).
Depuis des décennies, il dit qu'il va faire une chose et il ne la fait pas. Les années passent et ça continue. Il vous assure qu'il va le faire, vous savez qu'il ne le fera pas, vous le lui dites, le conflit éclate. Il ne supporte pas qu'on lui mette le nez dans la crotte et il vous dit que vous lui mettez la pression, que ça le bloque, bref, tout est de votre faute. Les années passent encore, vous  prenez sur vous tellement fort que ça joue sur votre santé, mais vous changez d'attitude. Quand il vous dit qu'il va faire ceci ou cela, vous ne dites rien et dans les meilleurs jours, vous ne pensez même rien. Même résultat. Etape suivante : le désespoir. Vous avez tout essayé, le conflit, la discussion, la patience, la résignation et rien ne change.
Arrive le moment où vous vous demandez si ça changera un jour, si vous avez raison de ne pas partir pour toujours. Vous avez vos limites, elles sont atteintes et largement dépassées depuis longtemps. Vous êtes dans le rouge depuis... vous n'osez même pas vous l'avouer.
Vous avez touché le fond un jour et vous y êtes resté. C'est devenu votre résidence principale.
J'habite au pays du désespoir et de la colère, de la résignation et des idées noires.
Comme je suis une dure à cuire, je suis encore en vie, enfin, disons que je suis là et pas là. Je suis morte mais mon corps est toujours là.
Le petit bout de moi qui vit encore a été touché par le Christ.
Merci Seigneur, tu arrives deux doigts avant la catastrophe, enfin, pour ce que j'en sais. Mais toi, tu sais bien mieux que moi ce qui est bon pour moi, donc, si tu as jugé bon de me laisser m'enfoncer dans une vie désespérante, c'est que tu as sûrement une bonne raison.
Et c'est là justement que je veux en venir.
Que le proche change ou pas, ça n'est pas le problème.
Celle qui doit changer, c'est moi.
La colère vient de me prendre. Une colère silencieuse (les mots ne servent plus à rien) qui ruine l'intérieur de mon corps et serre ma poitrine où lentement coule le plomb.
Sentiment d'impuissance, d'injustice, de rage.
Qu'ai-je fait pour mériter un sort pareil, pourquoi, pourquoi, mais pourquoi ? 
Brusquement, des mots surgissent dans mon esprit embrûmé : Seigneur, je m'en remets à toi.
C'est une prière que je fais souvent.
Seigneur, je m'en remets à toi en tout et pour tout, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je te confie mon coeur, mon corps,mon esprit et mon âme.
Je te donne ma vie.
Je n'ai pas eu le temps ni même l'idée de la dire toute entière à part ces quelques mots : Seigneur je m'en remets à toi.
On peut se la raconter dans la tête.
Le corps ne ment pas.
L'air circule sans effort dans ma poitrine, plus de plomb dans le coeur, plus de tempes battantes.
Rien n'a changé pourtant, tout a changé presque instantannément.
En disant intérieurement Seigneur je m'en remets à toi, j'admets que je suis pauvre, que je ne maîtrise rien, que je suis pleine d'orgueil, que je voulais m'en sortir toute seule par ma seule volonté, j'admets que j'ai peur, que je manque de confiance, que je veux diriger ma vie, que je n'aime pas. En admettant tout ça, je suis libérée, apaisée et gâteau sous la cerise, je me sens aimée, comprise, consolée, rassurée.
Le Seigneur est là.
Le proche ne fait pas ce qu'il faut ?
Je n'y peux rien ou plutôt si, je peux rester aimante, patiente, compréhensive, ouverte, indulgente.
Au lieu de me mettre au centre, c'est lui que je garde au centre.
Tout ça se passe en même temps que j'écris.
Gratitude !
J'ignorais que le Christ pouvait me guérir d'une immense colère avec autant de douceur et de simplicité.
C'est moi qui rend les choses incroyablement douloureuses en refusant, en m'entêtant, en disant moi d'abord, en m'accrochant à l'orgueil.
Si pour une fois, je peux cesser, même un court instant de dire moi d'abord, c'est parce que je sais que je suis aimée de toute éternité, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je n'ai plus à me révolter quand l'autre réveille cette part de moi qui veut être aimé.

Je suis une enfant qui croit celui qui lui dit tu es ma fille bien-aimée.