11 mars 2020

PRIER À LA MANIÈRE DES PÈRES DU DÉSERT : LES MÉTANIES

Le terme "métanie" vient du grec metanoia qui signifie retournement, conversion. La pratique des métanies remonte à la tradition primitive et orientale des Pères du désert.  

Les apophtegmes des Pères du désert montrent fréquemment des moines, repris par leur abba (père spirituel), faire devant ce dernier une métanie pour reconnaître leur faute et demander pardon. Ce geste a été repris par les liturgies orientales puis les mouvements monastiques. Il désigne d’abord un geste pénitentiel, accompagnant la prière, et existe sous deux formes : les petites métanies où l’on s’incline en touchant le sol de la main droite, et les grandes métanies où l’on se prosterne complètement en touchant le sol du front. L’une et l’autre sont suivies d’un signe de croix.

La métanie est également un geste d’humilité : nous mettant physiquement en contact avec la terre, à partir de laquelle nous avons été créés (Genèse 2,7), elle nous rappelle notre condition de créature et notre fragilité. « La poussière, que tu as ramassée au sol du bout des doigts, symbolise la poussière de la mort, rappel de notre condition mortelle », explique Bernard Dubois, auteur du livre La prière est un jeu d’enfant (Éditions des Béatitudes). Geste qui n’est pas sans rappeler la liturgie occidentale de l’imposition des Cendres au début du Carême : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière. »

Le signe de notre résurrection dans le Christ

Le fait de se redresser complètement et de tracer sur soi un ample signe de croix signifie que nous sommes relevés, tirés de notre péché et de notre condition mortelle par la Croix du Christ. La métanie exprime par-là la mort et la résurrection que nous sommes appelés à vivre à la suite du Christ. Le mouvement de descente renvoie à la mort et au péché. Il rappelle la kénose, la descente abyssale du Verbe qui « s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix ». (Philippiens, 2,8). Le mouvement de remontée est signe de la Résurrection par le Souffle de l’Esprit de Pentecôte. Faire participer le corps à la prière

Faire participer le corps à la prière

En engageant tout le corps, les métanies lui redonne sa place au sein même de notre vie spirituelle. Les Fraternités de Jérusalem ont repris ce geste dans leur liturgie parce qu’il leur semble important, dans notre culture contemporaine, de faire participer le corps, « Temple de l’Esprit », à la prière. Elles rejoignent en cela l’enseignement du père Alexandre Schmemann, prêtre et théologien russe orthodoxe du XXe siècle : « L’homme tout entier, dans sa chute, s’est détourné de Dieu, l’homme tout entier devra être restauré ; c’est tout l’homme qui doit revenir à Dieu. (…) Pour cette raison, tout l’homme – corps et âme – se repent. Le corps participe à la prière de l’âme, de même que l’âme prie par et dans le corps. Les prosternements, signes psychosomatiques du repentir et de l’humilité, de l’adoration et de l’obéissance, sont donc le rite quadragésimal par excellence » (Le Grand Carême).

La symbolique du souffle

« Le souffle qui t’habite est celui que Dieu a insufflé en Adam : il est le signe que tu es vivant », rappelle Bernard Dubois. Dans les métanies, le sens du souffle est important. D’abord, il donne un sens à la prière : sur l’inspire, on prie : « Seigneur Jésus, Fils de Dieu », puis, sur l’expire, « Prends pitié de moi, pécheur ». L’auteur explique que l’expire représente un lâcher-prise, de ce qui est vicié (le péché, le mal, la mort). L’inspire, au contraire, représente ce qui est pur (l’amour, la vie, le nom de Jésus), tout ce qui est beau, bon, bien, vrai et ce qui est de Dieu (la paix, la joie…).

Cette pratique demande un peu d’entraînement mais pourra se révéler être une aide efficace dans vos futures rencontres avec le Seigneur.

SOURCE


04 décembre 2019

PJ 79 - NOTRE-DAME DE LA MISÉRICORDE

Marie, ma Mère et ma Reine, je te confie mon âme et mon corps, ma vie et ma mort et tout ce qui la suivra. Je dépose tout entre Tes mains, ô ma Mère, couvre mon âme de Ton manteau virginal et donne-moi la grâce de la pureté du coeur, de l'âme et du corps, et par Ta puissance, défends-moi de tous les ennemis (...). PJ 79

07 novembre 2019

PJ 1767 - SOUFFRANCE, MORT , CHOSES ULTIMES

(...) Tu accepteras toutes les souffrances avec amour ; ne t'afflige pas si ton coeur éprouve souvent répugnance et dégoût pour ce sacrifice. Toute sa puissance est contenue dans la volonté, donc ces sentiments contraires non seulement ne diminueront pas ton offrance à mes yeux, mais ils l'accroîtront. Sache, que ton corps et ton âme seront souvent en proie au feu. Quoique à certaines heures tu ne sentes pas ma présence, je serai toujours près de toi. N'aie pas peur, ma grâce sera avec toi... PJ 1767

13 septembre 2019

LA CONTEMPLATION DANS LA VIE QUOTIDIENNE PJ 474 - 475

Le soir, quand j'étais dans ma cellule, j'ai vu un ange, l'exécuteur de la colère de Dieu. (...) J'ai commencé à prier l'ange, pour qu'il s'arrête quelques instants, et le monde fera pénitence. (...) Voilà les paroles par lesquelles je suppliais Dieu : Père éternel, je t'offre le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ; par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous. PJ 474 - 475

27 mai 2019

AIME-MOI TEL QUE TU ES

Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton cœur, je vois bien la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : « donne-moi ton cœur, aime-Moi tel que tu es. »
Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu ne voudrais jamais connaître : même si tu les lâches dans la pratique de la vertu, ce n’est pas une raison de ne pas m’aimer !
Aime-moi tel que tu es. A chaque instant et dans quelque situation que tu te trouves, dans la ferveur ou la sécheresse, dans la fidélité ou l’infidélité.

Aime-moi tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur imparfait. Si pour m’aimer tu attends d’être parfait tu ne m’aimeras jamais. Ne crois-tu pas que je pourrais faire de chaque grain de sable du désert une créature vivante toute radieuse de pureté, de noblesse et de beauté ? Ne pourrais-je pas d’un seul signe de ma volonté faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout Puissant ? Tu vois il me plait de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

Mon enfant, laisse moi t’aimer, Je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant je t’aime tel que tu es. Et je souhaite que tu fasses de même. Je désire voir du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse ! J’aime l’amour des pauvres. Je veux que de ta pauvreté et de tes limites, s’élève continument ce cri : « Seigneur, je t’aime ! » Tu sais c’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande ; et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait. Ne t’inquiète pas de cela.
J’aurais pu te destiner à de grandes choses : non tu seras le serviteur inutile. Je te prendrai même le peu que tu as car je t’ai créé pour l’amour. Moi, Je te dis : « Aime ! » L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses : ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.

Aujourd’hui, vois-tu, Je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, moi le Seigneur des Seigneurs.
Je frappe et je t’attends. Hâte-toi de m’ouvrir. Ne fais pas de ta misère un prétexte. Ta pauvreté, tes limites, si tu les connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Mais tout cela n’est rien. Dis-toi bien que la seule chose qui pourrait me blesser le cœur ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu fasses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour.
Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force. Tu m’as donné l’amour, Moi je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : « AIME-MOI TEL QUE TU ES ». N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu ne m’aimeras jamais.

D’après un texte de Saint Augustin (IV° siècle)
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

11 septembre 2015

LA PRIÈRE DU COEUR - PRIÈRE DE JÉSUS

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi pécheur.

***

La « Prière du Cœur » ne court aucun risque d'être une répétition vaine. Elle est la constatation indéfiniment renouvelée qu'une rencontre nouvelle va avoir lieu entre le Cœur purifiant de Jésus et mon cœur souillé.

La « Prière du Cœur » n'est pas un but à atteindre. Elle est une manière d'être, une manière de se mettre à l'écoute et d'avancer. C’est avoir la certitude que nous sommes aimés. C'est parce que Jésus m'aime que je puis m'adresser à Lui en toute sécurité et confiance. Cette Prière à Jésus, « Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi pécheur » , met l'esprit, le cœur et le corps en communion avec Dieu.

Théophane le Reclus (1815-1894), Évêque russe et Saint de l'Église orthodoxe du XIXe siècle a dit : « La prière de Jésus n’est pas un talisman. Son pouvoir provient de notre foi en Jésus, et d’une union profonde de notre esprit et de notre cœur avec lui. Si nous sommes dans ces dispositions, l’invocation du nom de Jésus sera efficace ; mais la simple répétition des mots ne signifie rien. ».

sOURCE

10 mars 2015

POURQUOI AVONS-NOUS UN CORPS

Les âmes ont besoin de corps et de sens corporels, pour se faire connaître les unes aux autres, et pour agir les une sur les autres.

Saint Bernard de Clairvaux

Qu'il me baise d'un baier de sa bouche ! Quatre sermons sur le Cantique des cantiques.

Quatrième sermon

http://b.decitre.di-static.com/media/catalog/product/cache/1//475x500/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/4/8/9782844850072FS.gif