28 avril 2019

LES DEUX PRISONNIERS - PARABOLE DE SAINT VINCENT FERRIER

Deux débiteurs insolvables étaient enfermés ensemble. Les sachant incapables de payer leur dette, le roi eut pitié d’eux. Il vint durant la nuit à la prison et jeta deux bourses pleines d’or dans leur cellule.

Le premier prisonnier reçut la bourse sur le dos. Irrité, il la renvoya à l’extérieur sans se préoccuper de ce qu’elle contenait. Le second la reçut sur le bras, mais, au lieu de s’en affliger, saisit le trésor qu’on lui donnait, remercia le bienfaiteur, paya ses dettes et sortit de prison.

Prisonniers en ce monde, nous sommes tous débiteurs à cause de nos péchés. Dans sa miséricorde, Dieu nous envoie de quoi payer nos dettes, car nous en sommes incapables par nous-mêmes. L’homme doux et patient sait recevoir cet or à travers les contradictions et les tribulations. L’homme impatient et irascible, au contraire, le refuse. Il ne voit pas que la bourse de l’épreuve et de la contrariété contient l’or de la patience, et que cet or permet de payer ses dettes pour parvenir à la gloire éternelle.

Source


23 juin 2018

DIEU NOUS ENTEND-IL ?

Chacun de nous est la petite brebis du Seigneur !

Chacun de nous est dans la lumière du regard de Dieu !

"La douceur, c'est cette capacité de mettre sa force, voir sa violence, au service de l'amour et l'humilité, c'est faire passer le service de l'autre en premier, considérer les autres comme plus méritants que soi (Ph 2)."

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24 juillet 2016

ENTRÉE TRIOMPHALE DE JÉSUS DANS JÉRUSALEM

http://www.interbible.org/interBible/decouverte/insolite/2014/insolite_140912.jpg

Grâce ineffable de Notre Seigneur, accordée pendant la messe ce jour.

Toute-puissance de la douceur et de l'humilité....

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30 novembre 2013

MESSE DU SAMEDI

Les semaines passent.
La date de la troisième séance de Catéchuménat approche.


Je suis retournée à la messe aujourd'hui plutôt que de risquer de ne pas y aller demain. Il me semble que peu à peu, elle entre dans ma vie. Je me rappelle qu'il n'y a pas si longtemps,, j'avais presque peur d'y aller et j'avais tout le temps envie de pleurer un peu comme quand on confie de gros chagrins, lourds, étouffants et qu'on pleure tour à tour de chagrin, de gratitude, de soulagement, de stupeur d'avoir trouvé une oreillle attentive, un coeur accueillant, une consolation qu'on pensait ne jamais trouver.. C'est très étonnant cette messe qui semble changer sous mes yeux.
Elle change mais je crois surtout qu'elle me change et me donne à voir des choses qui m'échappaient et me cache sans doute celles pour lesquelles je ne suis pas encore prête.Aujourd'hui par exemple, deux prêtres et un homme donnaient la communion. 
Je n'y prends pas part parce que je ne me suis jamais confessée ou alors, c'était il y a si longtemps que je n'en ai pas le moindre souvenir.
En attendant de franchir le pas, je regarde tout ça, de ma place et pour la première fois, ça m'a fortement émue. 
Je voyais ces hommes donner le corps du Christ à d'autres.
Ca les rendaient tout à fait humbles, aimants et accueillants. En fait, je ne trouve pas les mots qui conviennent. 
Je voyais simplement la douceur là où je ne l'avais encore jamais vue. 

***

Pendant l'homélie, le prêtre nous a suggéré de nous engager à lire un live biblique pendant l'Avent.
Il a proposé de lire Isaïe, ou Daniel, ou l'épître aux Romains ou le plus court des livres pourvu qu'on en lise un en totalité.
Presque chaque jour, je lis le Nouveau Testament à haute voix à l'un de mes enfants (avec son accord).
Devinez où nous en sommes dans notre lecture (commencée au printemps dernier) ?
Epître aux Romains.
Curieuse coïncidence qui attire mon attention sur quelque chose dont j'ignoe tout pour le moment.

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20 mai 2013

LE CHRIST À L'OEUVRE

Il vient de se produire un court échange entre un proche et moi.Le proche en question est une source de frustration incommensurable (bien que je répugne à le voir écrit noir sur blanc, le mot n'est, hélas, pas trop fort).
Depuis des décennies, il dit qu'il va faire une chose et il ne la fait pas. Les années passent et ça continue. Il vous assure qu'il va le faire, vous savez qu'il ne le fera pas, vous le lui dites, le conflit éclate. Il ne supporte pas qu'on lui mette le nez dans la crotte et il vous dit que vous lui mettez la pression, que ça le bloque, bref, tout est de votre faute. Les années passent encore, vous  prenez sur vous tellement fort que ça joue sur votre santé, mais vous changez d'attitude. Quand il vous dit qu'il va faire ceci ou cela, vous ne dites rien et dans les meilleurs jours, vous ne pensez même rien. Même résultat. Etape suivante : le désespoir. Vous avez tout essayé, le conflit, la discussion, la patience, la résignation et rien ne change.
Arrive le moment où vous vous demandez si ça changera un jour, si vous avez raison de ne pas partir pour toujours. Vous avez vos limites, elles sont atteintes et largement dépassées depuis longtemps. Vous êtes dans le rouge depuis... vous n'osez même pas vous l'avouer.
Vous avez touché le fond un jour et vous y êtes resté. C'est devenu votre résidence principale.
J'habite au pays du désespoir et de la colère, de la résignation et des idées noires.
Comme je suis une dure à cuire, je suis encore en vie, enfin, disons que je suis là et pas là. Je suis morte mais mon corps est toujours là.
Le petit bout de moi qui vit encore a été touché par le Christ.
Merci Seigneur, tu arrives deux doigts avant la catastrophe, enfin, pour ce que j'en sais. Mais toi, tu sais bien mieux que moi ce qui est bon pour moi, donc, si tu as jugé bon de me laisser m'enfoncer dans une vie désespérante, c'est que tu as sûrement une bonne raison.
Et c'est là justement que je veux en venir.
Que le proche change ou pas, ça n'est pas le problème.
Celle qui doit changer, c'est moi.
La colère vient de me prendre. Une colère silencieuse (les mots ne servent plus à rien) qui ruine l'intérieur de mon corps et serre ma poitrine où lentement coule le plomb.
Sentiment d'impuissance, d'injustice, de rage.
Qu'ai-je fait pour mériter un sort pareil, pourquoi, pourquoi, mais pourquoi ? 
Brusquement, des mots surgissent dans mon esprit embrûmé : Seigneur, je m'en remets à toi.
C'est une prière que je fais souvent.
Seigneur, je m'en remets à toi en tout et pour tout, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je te confie mon coeur, mon corps,mon esprit et mon âme.
Je te donne ma vie.
Je n'ai pas eu le temps ni même l'idée de la dire toute entière à part ces quelques mots : Seigneur je m'en remets à toi.
On peut se la raconter dans la tête.
Le corps ne ment pas.
L'air circule sans effort dans ma poitrine, plus de plomb dans le coeur, plus de tempes battantes.
Rien n'a changé pourtant, tout a changé presque instantannément.
En disant intérieurement Seigneur je m'en remets à toi, j'admets que je suis pauvre, que je ne maîtrise rien, que je suis pleine d'orgueil, que je voulais m'en sortir toute seule par ma seule volonté, j'admets que j'ai peur, que je manque de confiance, que je veux diriger ma vie, que je n'aime pas. En admettant tout ça, je suis libérée, apaisée et gâteau sous la cerise, je me sens aimée, comprise, consolée, rassurée.
Le Seigneur est là.
Le proche ne fait pas ce qu'il faut ?
Je n'y peux rien ou plutôt si, je peux rester aimante, patiente, compréhensive, ouverte, indulgente.
Au lieu de me mettre au centre, c'est lui que je garde au centre.
Tout ça se passe en même temps que j'écris.
Gratitude !
J'ignorais que le Christ pouvait me guérir d'une immense colère avec autant de douceur et de simplicité.
C'est moi qui rend les choses incroyablement douloureuses en refusant, en m'entêtant, en disant moi d'abord, en m'accrochant à l'orgueil.
Si pour une fois, je peux cesser, même un court instant de dire moi d'abord, c'est parce que je sais que je suis aimée de toute éternité, à chaque instant, en tout lieu, en toute circonstance.
Je n'ai plus à me révolter quand l'autre réveille cette part de moi qui veut être aimé.

Je suis une enfant qui croit celui qui lui dit tu es ma fille bien-aimée.