09 mars 2021

POURQUOI NE PORTEZ-VOUS PAS PLUS VOLONTIERS LA CROIX ?

Jésus demande que nous fassions valoir sa croix et que nous nous unissions à lui pour la porter. Pourquoi ne portez-vous pas plus volontiers la croix du travail, de la mortification, la croix de l'obéissance, de l'humilité, de la modestie, la croix même de la souffrance si la Providence la met sur vos épaules ?

Père Léon Dehon


05 mars 2021

TENTATION ET ÉPREUVE - LETTRE DE SAINT JACQUES APÔTRE

Catéchisme de l’Eglise catholique :

2847 L’Esprit Saint nous fait discerner entre l’épreuve, nécessaire à la croissance de l’homme intérieur (cf. Lc 8, 13-15 ; Ac 14, 22 ; 2 Tm 3, 12) en vue d’une " vertu éprouvée " (Rm 5, 3-5), et la tentation, qui conduit au péché et à la mort (cf. Jc 1, 14-15). Nous devons aussi discerner entre " être tenté " et " consentir " à la tentation. Enfin, le discernement démasque le mensonge de la tentation : apparemment, son objet est " bon, séduisant à voir, désirable " (Gn 3, 6), alors que, en réalité, son fruit est la mort.

La tentation nous pousse à pécher, à faire le mal, elle ne vient pas de Dieu.
La tentation vient : - du monde - de notre propre convoitise- du diable

L'épreuve vient des circonstances de la vie.- placer sa confiance en Dieu- le Seigneur donne la force nécessaire pour la traverser :" L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. " 1 Co 10, 13 AELF
- Dieu fait sortir du mal un plus grand bien- le bienfait des épreuves : Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves. Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque. Jc 1, 2-4 AELF

***

Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s’il est partagé, instable dans toute sa conduite. Jc 1, 5-8 AELF

Source

03 août 2020

LA SAINTE CÈNE - JÉSUS-CHRIST, MODÈLE DE CINQ GRANDES VERTUS

Dans cette soirée de la Cène le Seigneur Jésus nous a été un modèle de cinq grandes vertus, à savoir :

d'humilité, en lavant les pieds à ses Apôtres ;

de charité, en instituant le sacrement de son Corps et de son Sang et en prononçant un discours qui est tout plein d'enseignements de charité ;

de patience, en supportant le traître ainsi que les opprobres dont il fut l'objet quand il fut pris et conduit comme un voleur ;

d'obéissance, en allant aux tourments et à la mort par soumission à son Père ;

d'oraison, en priant par trois fois dans le jardin.

Efforçons-nous de l'imiter en ces vertus.

Saint Bonaventure

15 juin 2020

L'IMITATION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

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Mater admirabilis
CHAPITRE XX : COMMENT IL FAUT AGIR A L'EXEMPLE DE MARIE

- I. Dans les souffrances et les épreuves.
- II. Dans les travaux et les dangers.
- III. Prière pour demander la confiance et l'abandon en Dieu.

I 1. Mon souvenir vivra dans la suite des siècles, nous dit l'Ecclésiaste en pensant à Marie. Marie humble dans tout et pauvre en toutes choses, modèle de patience et de perfection, du jour de sa naissance à l'heure de sa mort, vécut, pauvre et cachée, une vie de souffrance. Vous qui souffrez, venez à elle, tous les jours,. et tous les jours, cherchez ce que vous pourrez déposer à ses pieds, comme aux pieds d'une mère, en hommage empressé de respect et d'amour.

2. Si vous voulez jouir, au ciel, avec Marie, souffrez la pauvreté, sur terre, avec Marie. Prenez modèle, ensuite, et sur sa pauvreté et sur les exemples de son humilité. Fuyez d'abord les vains amusements des hommes : veillez ensuite à ne jamais offenser, en paroles vaines ou en actes indignes, ni Jésus, votre Dieu, ni Marie, votre mère.

II 3. Ce n'est pas, en effet, faute simple et légère que d'offenser des protecteurs si bienveillants. Ils voient en tous temps, comment vous travaillez et comment vous cherchez à vous corriger, et, selon vos efforts, ils règlent leur secours. Cependant, leur amour surpasse vos malices, et leur bonté, toujours, incite au repentir.

4. Si vous reconnaissez que vous avez erré jusqu'ici, changez votre résolution en mieux. Persévérez dans le bien et sachez rendre grâce pour tous les biens reçus. C'est ainsi que Marie sut agir, en sa vie d'union à Jésus sur la terre. Apprenez, à l'exemple de cette douceur, à supporter ainsi les ennuis de la vie, pour vous soumettre en tout aux desseins inconnus formés par Dieu sur vous, de toute éternité. Jésus alors sera pour vous un protecteur et Marie, une mère amoureuse et fidèle. Soyez, à votre tour, un enfant dévoué, un serviteur fidèle, toujours prêt pour le bien.

PRIÈRE

5. Je vous salue, Marie, vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, dans la sérénité. Je vous salue, seule espérance des pauvres ! Je vous salue, douce mère des orphelins ! Je vous ai révélé, jusqu'ici, à vous seule, mes maux, et je les révélerai, désormais, avec plus d'assurance encore, car je sens qu'une grande vertu se dégage de vous, et que de votre nom exhale un parfum qui embaume le cœur et réconforte l'âme.

6. O doux nom de Marie, nom de grâce et de charme, nom toujours doux à dire et suave à penser, nom formé dans les cieux, nom porté par les anges, nom recommandé par l'Évangile aux hommes, quand il dit, comme pour en faire un éloge : le nom de la vierge choisie était : Marie. (Oraisons mystiques, chap. VI.)

HOMÉLIE : DE L'ACTION ET DE L'EFFORT

I. - L'action est le signe de la vie : vivre c'est agir, dans le domaine de la vie spirituelle, comme dans les régions de la vie corporelle. Mais l'action ne va pas sans effort et l'effort suppose un travail. Y a-t-il plus bel exemple de travail que celui de Marie ? Voyez-la au Temple, à Nazareth, à Jérusalem. Voyez-la tissant la robe sans couture de l'Enfant Jésus, dans le splendide tableau de Mater admirabilis.

II. - Marie travaille dans la prière et dans le recueillement. Bien plus, son travail est une prière. Prier, en effet, c'est élever notre âme vers Dieu. Or, le travail ne doit point nous attacher à la terre, mais nous aider à monter vers le ciel, par l'effort et par l'élan du cœur.

III. - Mais le travail est dur : le labeur est rude. Aussi faut-il joindre au travail, la prière, qui, elle-même, nous emporte sur les ailes de l'amour, vers le ciel, avec Marie.

MÉDITATION : DU CARACTÈRE

Le caractère est ce qui marque d'une empreinte indélébile chaque âme et chaque individu. Au sens originel du mot, le caractère était une impression, au fer rouge, sur un stipe de bois. L'empreinte ainsi marquée croit avec l'arbre et demeure visible. Ainsi doit-il en être pour l'âme. Avoir du caractère, est un éloge pour tout homme : avoir un bon caractère est une magnificence pour la femme. La vertu n'est pas autre chose, car la vertu, elle aussi, est une empreinte durable. Pour avoir du caractère, il faut savoir souffrir. Voyons en Marie notre modèle et notre exemplaire. Quel beau type et quel beau caractère, fait de force et de suavité ! De la Crèche au Calvaire, elle apparaît toujours belle, toujours bonne et toujours forte. Pouvons-nous imaginer plus séduisant
modèle ? Imitons-le toujours.

PRATIQUE - S'habituer à garder l'égalité d'humeur, en toute circonstance.

PENSÉE - Dire souvent avec Marie : Seigneur, qu'il me soit fait selon votre volonté : Fiat mihi secundum verbum tuum.

28 mai 2020

LAISSEZ-VOUS TAILLER

Jean 15,5

Le quinzième chapitre de saint Jean nous rapproche du Christ. S'il nous convient si parfaitement, je pense, c'est que le sarment de la vigne représente exactement ce qu'est chaque coopérateur. Le Père, qui est le jardinier, doit tailler ce sarment pour qu'il puisse porter beaucoup de fruits, et les fruits que nous devons produire dans le monde sont très beaux : l'amour du Père (je vous ai aimés comme mon Père m'a aimé), et la joie (demeurez en moi pour que ma joie soit en vous). Chacun de nous est un sarment de la vigne.

La dernière fois que j'étais à Rome, j'ai voulu donner quelque enseignement à mes sœurs novices, et j'ai pensé que ce chapitre était le meilleur moyen de faire comprendre ce que nous sommes pour Jésus, et ce que Jésus est pour nous. Mais je n'avais pas vu - comme ces jeunes sœurs l'avaient vu en observant l'attache qui relie la vigne aux sarments -, combien l'attache était forte, comme si la vigne craignait que quelque chose ou quelqu'un ne la sépare de ses sarments.

Le deuxième point sur lequel les sœurs attirèrent mon attention, c'est que lorsqu'elles regardaient le pied de la vigne, elles ne voyaient pas de fruits : ils étaient tous sur les sarments. Elles me dirent alors que l'humilité du Christ est si grande qu'il a besoin du sarment pour produire le fruit. C'est pourquoi, il a mis tant de soin dans l'attache - pour pouvoir produire ce fruit, il l'a faite telle qu'il faut user de violence pour la rompre. Le Père, le jardinier, taille le sarment, pour produire davantage de fruits, et le sarment, en silence, avec amour, sans réserve, se laisse tailler. Nous n'ignorons pas ce qu'est la taille car dans toutes nos vies il doit y avoir la croix ; et plus nous sommes proches de lui, plus nous la sentons, et plus encore la taille est intime et délicate.

Chacun de nous est un coopérateur du Christ, le sarment de cette vigne. Que signifie donc pour vous et moi être le coopérateur du Christ ? Cela signifie demeurer dans son amour, posséder sa joie, répandre sa compassion, être le témoin de sa présence dans le monde. Puissions-nous être des témoins fructueux de la compassion, de l'amour et de la joie du Christ, pour ceux qui nous sont proches et pour le monde où nous vivons, à travers la sollicitude infinie du Christ.

Mère Teresa, Extrait du livre "Dans le silence du coeur", Editions Cerf, 2003


06 mai 2020

UNE PENSÉE POUR SAINT JOSEPH - SAINT JOSEPH, MODÈLE D'HUMILITÉ


Les nombreuses perfections de saint Joseph méritent d’être contemplées. Dieu l’a paré des plus éminentes, elles font de lui un homme parmi les plus grands, le plus grand auprès de Jésus : son cœur chaste attire l’amour de la Sainte Vierge, son intelligence instruit le Verbe incarné, sa pureté terrifie les démons, … la liste est longue. L’éclat de cette gloire spirituelle peut nous aider à comprendre que la plus fondamentale des vertus est l’humilité.

Pour nous, en effet, il est aisé de concevoir l’humilité comme un mécontentement de soi, de la réduire à l’aveu de sa misère ou de s’enfermer dans le constat de ses limites. Joseph s’est-il complu dans son indignité ? Il n’a pas craint de prendre chez lui Marie, toute son attention et son amour étaient pour Jésus. L’homme au cœur humble aime la volonté de Dieu plus que la sienne, parce qu’il s’abîme dans la contemplation de l’amour infini et offert. Ainsi, l’humilité ne procède pas d’un regard particulier sur soi-même, elle est la capacité de voir Dieu tel qu’il est. Mieux on perçoit ce qui sépare l’homme de Dieu, plus on est humble ; plus on est humble, plus on est intelligent ; plus on est intelligent, mieux on aime la volonté de Dieu. Tout vient du vertige amoureux saisi par la transcendance de Dieu.

De même Jésus, en admiration devant la grandeur du Père, s’exclame : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11,25). Dans cette louange, le Seigneur ne dénonce pas la distance entre les savants et les ignorants, il se réjouit de l’intelligence des humbles : leur petitesse les introduit aux mystères de l’Amour.

Saint Joseph, initiez-nous à la contemplation de la grandeur du Père, plongez-nous dans l’abîme de notre petitesse, que notre cœur s’ouvre à la grandeur de Jésus et se consume d’amour pour sa sainte volonté. 

  fr. Dominique Joseph

01 mai 2020

DU ROSAIRE

Croyez que chaque Ave Maria dit d’un cœur vraiment pieux, étant d’abord un encens qui réjouit la Trinité sainte, est de plus une flèche qui pénètre le cœur de Jésus, et le blessant d’amour, en fait ruisseler sur sa Mère et sur ceux qui la prient des flots de grâce et de bénédiction ; d’autant que recevant cette louange et cette prière, Marie, toujours si humble et si fidèle, ne les garde point pour elle-même, mais, y joignant les siennes, qui sont sans prix, les transmet intégralement à son Fils qui est son Médiateur et son Dieu.

Mgr Charles Gay, Les Mystères du Rosaire

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08 mars 2020

PJ 270 - HUMILITÉ, LE PÉCHÉ, LA REPENTANCE, SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION

Si nous ne sommes pas humbles, nous ne pouvons pas plaire à Dieu. Exercez-vous au troisième degré de l’humilité, où il s’agit non seulement de ne pas se justifier et de ne pas se disculper quand on nous reproche quelque chose, mais encore de se réjouir de cette humiliation. PJ 270

18 décembre 2019

SAINTE MÈRE TERESA

C'est Noël, chaque fois que vous permettez à Dieu d'aimer les autres à travers vous.

Prions Dieu qu'à Noël nous puissions accueillir Jésus non dans la froide mangeoire de notre coeur, mais dans un coeur plein d'amour et d'humilité, animé par la chaleur de l'amour que nous avons les uns pour les autres.

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PJ 785 - NOTRE-DAME DE LA MISÉRICORDE

La Mère de Dieu m'a enseigné comment me préparer à la fête de la Nativité. (...) Elle me dit : "Ma fille, efforce-toi à la douceur et à l'humilité pour que Jésus qui habite constamment dans ton coeur, puisse se reposer. Adore-le dans ton coeur, ne sors pas de ton intérieur. (...) PJ 785