13 janvier 2019

DU BAPTÊME DU CHRIST À NOTRE BAPTÊME

Quel grand mystère dans ce baptême de notre Seigneur et Sauveur ! Le Père se fait entendre du haut du ciel, le Fils est vu sur la terre, l'Esprit Saint se montre sous la forme d'une colombe. Car il n'y a pas de vrai baptême ni de vraie rémission des péchés là où il n'y a pas la vérité de la Trinité... Le baptême que donne l'Église est unique et véritable ; il n'est donné qu'une fois et, en y étant plongé une seule fois, on est purifié et renouvelé. Purifié, parce qu'on a déposé la souillure des péchés ; renouvelé, parce qu'on ressuscite pour une vie nouvelle après avoir dépouillé la vieillerie du péché... Donc les cieux se sont ouverts au baptême du Seigneur afin que, par le bain de la nouvelle naissance, on découvre que les royaumes des cieux sont ouverts aux croyants, selon cette parole du Seigneur : « Personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn 3,5). Il est donc entré, celui qui renaît et qui n'a pas négligé de préserver son baptême... Parce que notre Seigneur était venu donner le baptême nouveau pour le salut du genre humain et la rémission de tous les péchés, lui-même a voulu être baptisé le premier, non pour dépouiller le péché, puisqu'il n'avait pas commis de péché, mais pour sanctifier les eaux du baptême afin de détruire les péchés de tous les croyants renés par le baptême.

Saint Chromace d'Aquilée (?-407)

évêque

Sermons sur l'Epiphanie, 34 ; CCL 9A, 156-157 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 32)
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Il n'y a pas de vrai baptême ni de vraie rémission des péchés là où il n'y a pas la vérité de la Trinité