13 janvier 2021

LA LOUANGE PURIFIE L'ÂME DANS LES MOMENTS DIFFICILES

Pour sa première audience générale de l’année 2021, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèse sur la prière, méditant aujourd’hui sur la louange, depuis la Bibliothèque du Palais apostolique. Le Pape a invité les fidèles à la pratiquer particulièrement dans les moments difficiles.

Louange et béatitude des cœurs

La prière de louange nous sert donc à nous aussi. Le Catéchisme la définit ainsi: «Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire» (CEC n°2639).

(...)la louange doit être pratiquée non seulement quand la vie nous remplit de bonheur, mais surtout dans les moments difficiles (...)

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Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ps 50, 12 - Abbaye de Tamié

Cantique de Daniel - Abbaye de Tamié

Cantique des créature - Saint François d'Assise

Très Haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur et toute bénédiction ; à toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer.

Loué sois-tu, Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière ; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent, et par l’air et par les nuages, par l’azur calme et par tous les temps par lesquels tu donnes soutien à toutes créatures.

Loué sois-tu, Seigneur, par notre sœur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Feu, par qui tu éclaires la nuit : il est beau et joyeux, indomptable et fort. 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix, car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité.


10 juin 2020

LA VRAIE PURETÉ

Au cas où nous ne l’aurions pas encore remarqué, Jésus n’est pas un grand ami des scribes et des pharisiens… Ou plutôt, le Christ ne se reconnaît pas dans la manière pharisienne de concevoir la pratique religieuse et ne se gêne pas pour le leur dire ! En réalité, ce rabbi de Galilée ne fait que prolonger la critique des prophètes de l’Ancien Testament sur une pratique ritualiste de la foi. Ce n’est pas la pratique religieuse en elle-même qui conduit au salut. Ce n’est pas en multipliant les lavages de mains qu’on lave sa conscience devant Dieu. Ce que dénonce sans cesse Jésus, c’est la prétention humaine, y compris religieuse, à se donner à soi-même la vie éternelle ; à utiliser le nom de Dieu et la foi pour se valoriser soi-même devant les autres. C’est une manipulation des apparences : laver l’extérieur. Mais un lifting extérieur, s’il peut tromper les autres ne trompe pas Dieu. Si les pharisiens se considèrent comme des pur, c’est peut-être à leurs yeux et à ceux des autres, mais certainement pas à ceux du Père des Cieux qui voit dans le secret des cœurs.

Car voilà ce qui importe pour Jésus : le cœur, l’intériorité profonde de la personne  ! C’est là que réside la véritable pureté recherchée par Dieu. Ce qui rend impur, ce ne sont pas les réalités extérieures, selon une logique ritualiste typique des civilisations anciennes mais le mal qui traverse notre cœur. Jésus opère une révolution en donnant un sens moral à la pureté et non un sens rituel. C’est la conduite morale qui témoigne de la pureté de cœur et non la quantité des gestes religieux qui devraient nous rendre purs. Voilà pourquoi le Christ dénonce l’hypocrisie de pharisiens. Dans une société structurée par la religion comme Israël au temps de Jésus, le pouvoir réside dans les mains de ceux qui prétendent détenir un savoir religieux et connaître les codes qu’ils pratiquent à la lettre pour légitimer leur autorité. Cette prétention est mise à mal par la parole tranchante de Jésus, l’homme au cœur pur par excellence. Mais que dirait Jésus dans une société sécularisée comme la nôtre, où le pouvoir politique n’est plus vraiment du côté de la religion mais de l’économie ? Quels sont les dangers qui nous guettent ?

Peut-être serait-ce le risque inverse ? Le risque de croire que la foi, c’est une réalité uniquement personnelle et intime, sans rapport avec l’extérieur. Une sorte d’en-soi déconnecté de toute autre réalité, qu’elle soit religieuse ou morale. Et on aime tant opposer aujourd’hui spiritualité et religion, intériorité et institution ! Pourtant dans l’Écriture sainte, la foi n’existe pas sans une pratique et l’appartenance à une communauté. C’est ce que Moïse rappelle au peuple dans la première lecture. Pourquoi ? Parce que la foi n’est pas seulement une réalité intellectuelle, c’est une expérience. Pas une expérience isolée mais l’expérience d’une vie qui se confronte à Dieu, à sa Parole, à son mystère, à ses enfants, nos frères et sœurs en humanité. Il nous faut bien toute une vie pour que notre cœur devienne pur.

Mais cela ne se réalisera pas seulement par de belles intentions. Cela nécessite le risque d’une expérience, d’un combat à mener qui doit prendre toute notre personne, la tête et le cœur, l’intérieur et l’extérieur, nos grandeurs et nos faiblesses, et même notre péché. L’Évangile ne s’adresse pas à une partie de nous-même, comme si nous pouvions vivre une dimension de notre existence sans lui. C’est au contraire toute notre existence qui doit être convertie par la Bonne Nouvelle de Jésus !

Et pour cela, nous avons besoin de pratiquer, au sens religieux et au sens moral. Pas d’amour de Dieu sans amour du prochain et inversement. Nous avons besoin dans la prière et les sacrements de recevoir sans cesse l’amour de Dieu qui nous lave de nos fautes et renouvelle notre capacité d’aimer. Mais nous avons aussi besoin, comme le rappelle saint Jacques, de mettre en pratique l’Évangile en transmettant cet amour, surtout envers les plus fragiles, l’équivalent des orphelins et des veuves au temps de Jésus. Telle est la cohérence et la force de notre foi : croire en la capacité du Christ, vrai homme et vrai Dieu, de transformer radicalement notre capacité d’aimer. Car c’est cela la vraie pureté : l’amour gratuit envers tous. C’est de cet amour dont notre société sécularisée a besoin. Et ce n’est que cet amour vécu qui attirera de nouveau nos contemporains à la source de l’Évangile. La suite de l’histoire dépend donc en partie de nous, de notre décision, ou pas, de nous exposer un peu, beaucoup, passionnément à la force transformante de l’amour du Christ. En ces jours de rentrée, puissions-nous faire le bon choix pour que la joie de l’Évangile se propage. Amen.

fr. Jean-Alexandre de l’Agneau , ocd - (Couvent d’Avon)

06 mai 2020

"LE PÈRE ET MOI NOUS SOMMES UN"

Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19). Auparavant ils répondent « Je crois » à la triple interrogation qui leur demande de confesser leur foi au Père, au Fils et à l'Esprit : « La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité » (St Césaire d'Arles). Les chrétiens sont baptisés « au nom » du Père et du Fils et du Saint-Esprit et non pas « aux noms » de ceux-ci car il n'y a qu'un seul Dieu, le Père Tout-Puissant et son Fils unique et l'Esprit Saint : la Très Sainte Trinité.

Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi, lumière qui les illumine. Il est l'enseignement le plus fondamental et essentiel dans la hiérarchie des vérités de la foi. « Toute l'histoire du salut n'est autre que l'histoire de la voie et des moyens par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se réconcilie et s'unit les hommes qui se détournent du péché ». (...) La Trinité est un mystère de foi au sens strict, un des « mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s'ils ne sont révélés d'en haut. » Dieu certes a laissé des traces de son être trinitaire dans son œuvre de création et dans sa révélation au cours de l'Ancien Testament. Mais l'intimité de son Être comme Trinité Sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison et même à la foi d'Israël avant l'incarnation du Fils de Dieu et la mission du Saint-Esprit.

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03 octobre 2019

LA SOLITUDE

Dans ce nouveau numéro de La Foi prise au mot, nous nous intéressons à un mot : la solitude. Tout dans la Bible et dans la tradition chrétienne recommande la prise de distance envers la communauté : que l´on songe au désert de l´Exode qui constitue le peuple hébreu, à Élie au Carmel, à Jean Baptiste et à la longue tradition des ermites, moines, religieux. Pourtant, quelle épreuve quand cet isolement n´est pas choisi, et qu´il vient après un veuvage, des difficultés sociales, voire un travail trop absorbant qui coupe toutes les relations. Qu´est-ce qu´il y a de bon dans la solitude ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise solitude ? Et comment transformer une solitude subie en solitude fructueuse ? Ce sont les questions que Régis Burnet posera à ses deux invités, Sandrine Caneri, bibliste orthodoxe, et Nathalie Nabert, universitaire, écrivain et poète. La Foi prise au Mot du 29/09/2019.

01 octobre 2019

PJ 1588 - PROCLAMATION DU MYSTÈRE DE LA MISÉRICORDE DIVINE

Aujourd'hui, j'ai entendu ces paroles : Dans l'Ancien Testament, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon coeur miséricordieux. (...) PJ 1588


02 septembre 2019

QUAND JE RENCONTRAIS TES PAROLES

Jr 15, 16

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26 mars 2019

QUAND TU AS BESOIN DE COURAGE

Sois fort et courageux

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24 février 2017

FIGURES CHRÉTIENNES ANNONÇANT LA VENUE DU CHRIST

Adam

Pour l'Avent et le temps de Noël, la Foi prise au mot propose une traversée de l'Ancien Testament à la découverte des figures dont la tradition chrétienne a considéré qu'elles annonçaient le Christ. En effet, depuis des siècles, la tradition chrétienne a lu l'Ancien Testament à la lumière du Nouveau Testament et a considéré qu'un certain nombre de personnages, de situations, de moments préparaient ou annonçaient cette venue du Messie. Ainsi parle-t-on du Christ comme le Nouveau Moïse ou parle-t-on de la venue d'un prophète comme Élie. Pour commencer cette série, La foi prise au mot s'arrête sur Adam. Qui est Adam et que représente-t-il ? Pourquoi parle-t-on du Christ comme Nouvel Adam ? Pour en parler, le Frère Philippe Lefebvre, dominicain, professeur d'Ancien Testament à l'Université de Fribourg (Suisse) et le Père Olivier Artus, professeur d'Ancien Testament à l'Institut Catholique de Paris, et membre de la Commission biblique pontificale.
La Foi prise au Mot du 01/12/2013.

Joseph

Deuxième volet de sa série d'Avent sur les personnages de la Bible qui annoncent la venue du Christ, et après avoir fait découvrir la figure d'Adam, La foi prise au mot s'arrête cette fois-ci sur Joseph, présent dans le livre de la Genèse : qui est ce personnage vendu par ses frères et quel rôle joue-t-il dans les derniers chapitres de la Bible ? Qui est ce patriarche ? Que nous apprend la Bible de lui ? Pourquoi peut-on considérer que quelque chose de lui préfigure le Christ ? Pour éclairer ce sujet, le père Philippe Lefebvre, dominicain et professeur d'Ancien Testament à l'Université de Fribourg (Suisse), présent dans chaque émission de cette série d'Avent sera accompagné par Père André Wénin, prêtre du diocèse de Namur, professeur d'Ancien Testament à l'Université catholique de Louvain.
La Foi prise au Mot du 08/12/2013

Moïse

Pour cette troisième émission de sa série d'Avent sur les personnages de la Bible qui préfigurent la venue de Jésus, La foi prise au mot s'arrête cette fois sur Moïse. Moïse est en effet le grand législateur d'Israël, celui qui a donné sa loi au peuple hébreu. Il est un des prophètes les plus éminents de l'Ancien Testament. Mais quel rôle a-t-il joué ? Pourquoi tient-il une place aussi centrale dans le judaïsme ? Pourquoi a-t-on pu le considérer comme la préfigure du Christ ? N'appelle-t-on pas parfois le Christ le Nouveau Moïse ? Alors, comment parler de celui par qui le Peuple élu a échappé à la main des Egyptiens ? Pour parler de ce si grand prophète, le père Philippe Lefebvre, o.p., professeur d'Ancien Testament à l'Université catholique de Louvain est cette fois-ci accompagné de Didier Luciani, professeur d'Ancien Testament à l'Université catholique de Louvain.
La Foi prise au Mot du 15/12/2013.

David

Après Adam, Joseph et Moïse, c'est à David que s'intéresse ce quatrième volet de la série d'Avent de La foi prise au mot sur les personnages de la Bible qui préfigurent le Christ. David, dernier fils de Jessé, est reconnu et oint par le prophète Samuel. Plus tard, c'est lui qui se propose de combattre le géant philistin Goliath et en vient à bout avec pour seule arme sa fronde. Mais que sait-on de plus sur ce roi d'Israël que le Seigneur a mis à la tête de son peuple ? Pourquoi fait-il partie de ces personnages qui préfigurent le Christ ? Pourquoi la tradition reconnaît-elle en lui une préfigure et non en Saül, son prédécesseur, ou en Salomon, son sage successeur ? Pour répondre à ces questions, le père Philippe Lefebvre (o.p.), professeur d'Ancien Testament à l'Université de Fribourg, en Suisse, continue d'apporter son éclairage comme il le fait depuis le début de cette série. Il est cette fois-ci accompagné d'Éléna Di Pede, professeur d'Ancien Testament à l'Université de Lorraine.
La Foi prise au Mot du 22/12/2013.

Elie

Pour clore cette série d'Avent sur les personnages de la Bible qui préfigurent la venue du Christ, La foi prise au mot s'arrête sur la figure d'Elie. Celui-ci n'est-il pas en effet considéré comme l'un des plus grands prophètes du judaïsme ? D'ailleurs, les contemporains de Jésus n'attendaient-ils pas un prophète comme lui ? " Es-tu Élie ? ", demande-t-on régulièrement à Jésus. Qui est donc ce personnage et pourquoi son retour est-il aussi important pour le judaïsme ? Prophète d'Israël au IXe siècle avant J.-C., il réalise de nombreux prodiges avant de s'envoler aux cieux dans un tourbillon. Pour expliquer les raisons qui font de lui l'annonciateur du Messie, le Père Philippe Lefebvre, dominicain et bibliste, revient sur ce thème en compagnie de Marie-Noëlle Thabut, elle aussi bibliste.
La Foi prise au Mot du 29/12/2013.

09 mars 2015

RETRAITE SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

http://www.librairie-emmanuel.fr/I-Grande-150316-retraite-sur-le-cantique-des-cantiques.net.jpg

 

Ce texte dense et magnifique de Christian de Chergé est celui d'une retraite prêchée en 1990 à des Petites soeurs de Jésus, à Mohammedia au Maroc. Il se présente comme un commentaire des sept cris soit de la Bien-aimée soit du Bien-aimé, dans le Cantique des cantiques, qu'accompagne la méditation des lettres aux « sept Églises » d'Asie dans l'Apocalypse aux chapitres 2 et 3. Ce texte a la forme de sept entretiens, à partir des sept « cris » : Qu'il me baise d'un baiser de sa bouche ; Attire-moi ! ; Lève-toi.. Viens-t'en ! ; Reviens ! ; Ouvre-moi ! ; Reviens, reviens ! ; Pose-moi comme un sceau sur ton coeur. Afin qu'à l'instar des Petites soeurs de Jésus qui ont suivi cette retraite le lecteur puisse entendre pour lui-même ces « cris » et les laisser résonner dans sa propre vie, Christian Salenson propose un accompagnement par des commentaires éclairants et des propositions de méditation

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