31 décembre 2016

LA NATIVITÉ

https://artyficielles.files.wordpress.com/2011/12/fa_nativite_forli_hd.jpg
Fra Angelico (vers 1400-1455), La Nativité Source

Sermons de Saint Bernard :
V. DE NOËL I - V. DE NOËL II - V. DE NOËL III - V. DE NOËL IV - V. DE NOËL V - V. DE NOËL VI - JOUR DE NOËL I - JOUR DE NOEL II - JOUR DE NOËL III - JOUR DE NOËL IV - JOUR DE NOËL V

Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour)

Commentaire du jour
Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur la naissance du Christ ; PG 31, 1471s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 62)

« Nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique »

      « En voyant l'étoile, les mages se sont réjouis d'une grande joie » (Mt 2,10). Aujourd'hui, nous aussi, accueillons cette grande joie en nos cœurs, joie que les anges annoncent aux bergers. Adorons avec les mages, rendons gloire avec les bergers, chantons avec les anges : « Il nous est né aujourd'hui un sauveur qui est le Christ Seigneur ; le Seigneur Dieu qui nous est apparu »...

      Cette fête est commune à la création tout entière : les étoiles courent dans le ciel, les mages arrivent des pays païens, la terre reçoit dans une grotte. Il n'est rien qui ne contribue à cette fête, rien qui n'y vienne les mains pleines. Faisons éclater nous-mêmes un chant de joie... ; fêtons le salut du monde, le jour de la naissance de l'humanité. Aujourd'hui est abolie la condamnation qui frappait Adam. Que l'on ne dise plus jamais : « Tu es terre et tu retourneras à la terre » (Gn 3,19) mais : « Uni à celui qui descend du ciel, tu seras exalté dans le ciel »...

      « Un enfant nous est né, un fils nous est donné, éternelle est sa puissance » (Is 9,5)... Quel abîme de bonté et d'amour pour les hommes ! Unis-toi donc à ceux qui, dans la joie, reçoivent leur Seigneur qui descend du ciel et qui adorent le Grand Dieu dans ce petit enfant. La puissance de Dieu se manifeste dans ce corps comme la lumière par les fenêtres, et resplendit aux yeux de ceux dont le cœur est pur (Mt 5,8). Avec eux, nous pourrons alors « le visage découvert, contempler comme en un miroir la gloire du Seigneur, et être nous-mêmes transfigurés de gloire en gloire » (2Co 3,18), par la grâce de notre Seigneur Jésus Christ et son amour pour les hommes.



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01 janvier 2016

OCTAVE DE NOËL

Octave :

Du latin octavus : « huitième ». Les grandes fêtes des Israélites étaient célébrées une semaine entière, et le jour octave clôturait solennellement les festivités. On lit, dans le Lévitique, les prescrip­tions suivantes : « Le quinzième jour du septième mois, il y aura pendant sept jours la fête des Tentes pour Yahvé. Le premier jour, jour de sainte assemblée, vous ne ferez aucune œuvre servile.

Pendant sept jours, vous offrirez un mets à Yahvé. Le huitième jour, il y aura pour vous une sainte assemblée, vous offrirez un mets à Yahvé. C’est jour de réunion, vous ne ferez aucune œuvre servile » (23, 34-36 ; cf. 2 Ch 7, 9).

Dans la liturgie de l’Église, le jour octave est aussi le « huitième jour » clôturant une Solennité, mais le mot « octave » désigne éga­lement toute la durée des huit jours de célébration. Seules, les Solennités de Noël et de Pâques ont actuellement une octave ; le jour octave de Noël est, le 1er janvier, Solennité de Marie, Mère de Dieu ; le jour octave de Pâques est le dimanche in albis (voir Aube), ou dimanche de Quasimodo, ou deuxième dimanche de Pâques.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés

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Commentaires :

Solennité de la Nativité du Seigneur - Fête de Saint Etienne, premier martyr - Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste - Fête des saints Innocents, martyrs - 5e jour dans l'Octave de Noël - Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph - 7e jour dans l'Octave de Noël - Solennité de Sainte Marie, mère de Dieu -

29 janvier 2014

C'EST DIEU QUI A MIS EN NOUS LE DESIR D'AIMER

L’amour envers Dieu n’est pas matière d’enseignement. Car personne ne nous a enseigné à jouir de la lumière, à aimer la vie, à chérir ceux qui nous ont mis au monde ou qui nous ont élevés. De même, ou plutôt à plus forte raison, le désir de Dieu ne s’apprend pas par un enseignement venu de l’extérieur; dès que cet être vivant (c’est d’homme que je veux dire) commence à exister, une sorte de germe est déposé en nous qui possède en lui-même le principe interne de l’amour. C’est à l’école des commandements de Dieu qu’il nous convient de l’accueillir, de le cultiver avec soin, de le nourrir avec intelligence et, par la grâce de Dieu, de le conduire à sa perfection. J’approuve votre zèle, il est nécessaire pour atteindre ce but. Si Dieu nous l’accorde, et avec l’aide de vos prières, nous allons essayer, autant que l’Esprit Saint nous en donnera le pouvoir, d’exciter l’étincelle de l’amour divin qui se trouve en vous.

Nous devons dire d’abord que nous avons reçu de Dieu, préalablement à tous les commandements qu’il nous a donnés, la force et la capacité de les accomplir; ainsi nous ne devons ni nous révolter comme si l’on exigeait de nous quelque chose d’inouï, ni être fiers comme si nous apportions plus que nous n’avons reçu. Si nous employons ces forces loyalement et comme il faut, nous vivons saintement selon la vertu; mais si nous en faisons un mauvais usage, nous tombons dans le vice.

C’est ainsi que le vice se définit: employer à faire le mal les facultés que Dieu nous a données pour faire le bien, contrairement à ses commandements. Au contraire, la vertu que Dieu attend de nous consiste à employer ces mêmes facultés, sous l’influence d’une conscience droite, selon le commandement de Dieu.

Cela étant, nous dirons la même chose de la charité. En recevant de Dieu l’ordre de l’aimer, nous avons reçu, dès notre origine, l’aptitude à l’aimer. Cela ne nous est pas démontré par des arguments extérieurs. Chacun peut l’apprendre par lui-même et en lui-même. Nous désirons par nature ce qui est bon et beau, bien que la même chose n’apparaisse pas bonne et belle à celui-ci et à celui-là. Nous n’avons pas besoin qu’on nous apprenne à aimer nos parents et nos proches, et c’est spontanément que nous accordons notre bienveillance à ceux qui nous font du bien.

Or, je vous le demande, y a-t-il rien de plus admirable que la beauté divine? Que peut-on imaginer de plus digne de plaire et de plus agréable que la magnificence de Dieu? Y a-t-il un désir fort violent comme celui que Dieu inspire à l’âme purifiée de tout vice et qui s’écrie sincèrement : Je suis blessée d’amour? Les splendeurs de la beauté divine sont inexprimables et indescriptibles.

Saint Basile, évêque de Césarée