03 juillet 2017

PRIÈRE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAREK

O Toi l'unique Dieu céleste, Trés-haut, Bienfaiteur,
à Toi appartient la puissance,
à Toi le pardon,
à Toi la guérison,
à Toi la libéralité.

C'est à Toi qu'appartiennent les faveurs, à Toi seul les dons gratuits,
à Toi l'expiation, à Toi la protection,
à Toi les solutions incompréhensibles,
à Toi les inventions insoupçonnées,
à Toi les mesures incommensurables:
Tu es le commencement et Tu es la fin.

Car jamais les ténèbres de la colére n'obscurcissent la lumière de ta miséricorde: Tu n'es point assujetti à une misère quelconque;
Tu dépasses toutes paroles.

Tourne-Toi vers moi,
moi qui tremble d'effroi dans le cachot sans fond de ma fosse pleine de boue,
chargé des chaînes de mes péchés, blessé et transpercé par les traits et les flèches de l'Accusateur .

Image infinie au-delà de toute estimation,
incommensurable largeur de gloire,
Espace sans limite~d'irrésistible puissance,
Immensité absolue, ~.
inépuisable Bienfaisance de miséricorde
« C'est Toi qui changes en aurore les ombres de la mort»,
Toi qui es descendu volpntairement au Tartare qui maintenait captives dans ses replis les âmes,
où la porte de la prière même était verrouillée.
Tu as arraché de là le butin accumulé des âmes exilées: par le glaive impérieux de ta parole victorieuse
Tu as tranché le lien destructeur de la mort
et dissipé les angoisse du péché
Tourne-Toi vers moi,
moi qui tremble d'effroi dans le cachot sans fond de ma fosse pleine de boue,
chargé des chaînes de mes péchés, blessé et transpercé par les traits et les flèches de l'Accusateur .

Toi qui es toujours, Seigneur bienfaisant,
Toi qui es Lumière parmi les ténèbres,
Toi qui es Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant,
Ami des hommes,
Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible,
Tout-puissant :
Toi qui rends possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible,
Feu qui dévores les broussailles des péchés,
Rayon qui brûles et pénètres l'univers dans un grand mystère,

souviens-Toi de moi en ta miséricorde, ô Béni, et non en ta justice;
en ton pardon, et non en tes sanctions;
en ta longanimité plutôt qu'en ta rigueur.
Lorsque Tu pèseras le poids de mes péchés, veuille le faire avec ta suavité et non avec ta justice.

Approche-Toi de moi, ô bonté,
Ote le vent mauvais de mon trouble mortel,
Afin que se repose en moi ,
Ton souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant !

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/40/Grigor_Narekatsi_1.jpg

Source

Saint Grégoire de Narek (la foi  prise au mot - KTO)

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24 avril 2015

PRIÈRE DE REPENTIR DE SAINT GRÉGOIRE DE NAREK

J'ai péché à ta grande bonté, moi, le vil, j'ai péché ; j'ai péché à toi, source des rayons, moi ténèbres, j'ai péché ; j'ai péché à ta grâce infinie, en vérité j'ai péché ; j'ai péché à ta haute charité, ouvertement j'ai péché ; j'ai péché à toi qui m'as créé du néant, réellement j'ai péché ; j'ai péché à ton sein de suprême tendresse, immensément j'ai péché ; j'ai péché à ta douce et intarissable lumière, moi, le perfide, j'ai péché.

Et tel un homme violemment bouleversé par une interminable et torturante agitation dans la mer aux vagues périlleuses tourmentées par le vent, et qui serait entraîné et roulé en un torrent sauvage, remuant ça et là les doigts des mains dans le courant impétueux grossi par les pluies du printemps, emporté malgré lui en une lamentable dégringolade, avalant l'eau trouble et étrangleuse, poussé en des douleurs mortelles dans la vase fétide, moussue et embroussaillée, où il se noierait écrasé sous les flots : Tel moi, misérable, on me parle et je ne comprends plus ; on me crie, et je n'entends plus ; on m'appelle, et je ne me réveille plus ; on sonne, et je ne reviens plus à moi-même ; je suis blessé, et je ne sens plus.

Et je n'ai pas cueilli le fruit prématuré, et je n'ai pu arriver aux cueilles du renouveau, et voici que je demeure les mains vides de biens ; je n'ai pas la fleur de pureté ni l'huile de charité, et les ténèbres de la nuit sont sans aucune lueur ; je dors du sommeil de la mort, et la frayeur de la trompette du jugement me persécute ; je me suis encore une fois dépouillé de la parure nuptiale, et j'ai perdu de nouveau l'onction de sainteté, et voici que se ferme devant moi la porte de la maison de l'époux.

Traduction : Archag Tchobanian
Poésie arménienne – Anthologie - Sous la direction de Rouben Mélik. Paris 1973

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