14 mai 2016

A DEUX PAS DU BATACLAN, LE "JARDIN DES MOINES DE TIBHIRINE" BIENTÔT INAUGURÉ

Vingt ans après leur disparition, la paroisse Saint-Ambroise à Paris rend hommage aux sept religieux assassinés en Algérie.

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Le 26 mars 1996, sept moines trappistes du monastère Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine en Algérie, étaient enlevés puis exécutés quelques semaines plus tard. Leur assassinat fut revendiqué par le groupe islamique armé (GIA) et leurs têtes retrouvées le 30 mai 1996. C’est cette date du 30 mai – 2016 – qui a été choisie par la paroisse Saint-Ambroise, située à quelques pas seulement de la salle de concert du Bataclan, au cœur des quartiers touchés par les attentats du 13 novembre, pour rebaptiser le square voisin : « Jardin des moines de Tibhirine ».

Malgré la guerre civile qui faisait rage en Algérie dans les années 1990, ces hommes de Dieu avaient fait le choix de rester dans leur pays d’adoption pour « fraterniser avec les musulmans », indique la paroisse dans un communiqué. C’est pourquoi, ayant fait don de leur vie, ils incarnent « l’amitié, l’ouverture et le dialogue », réponses aux drames que vit notre société.

Témoins de l’Espérance

Après une messe en hommage aux moines, célébrée à 10 h et présidée par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, l’inauguration aura lieu en présence d’Anne Hidalgo, maire de la capitale, de membres des familles des disparus, ainsi que de représentants des différentes religions.

Le même jour débutera dans l’église Saint-Ambroise une exposition intitulée « Les moines Tibhirine, témoins de l’Espérance », présentant jusqu’au 31 juillet des photos inédites et des lectures spirituelles restituant l’atmosphère dans laquelle vivaient les moines.

Inauguration du « jardin des moines de Tibhirine »
lundi 30 mai 2016 à 10 h
face à l’église Saint-Ambroise
71 bis boulevard Voltaire
75011 Paris

SOURCE


31 octobre 2015

MESSE DU DERNIER SAMEDI DU MOIS

Samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,1-2a.11-12.25-29.
Je pose donc la question : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Pas du tout ! Moi-même, en effet, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin.
Dieu n’a pas rejeté son peuple, que, d’avance, il connaissait. Ne savez-vous pas ce que dit l’Écriture dans l’histoire d’Élie lorsqu’il en appelle à Dieu contre Israël ? Il disait :
Je pose encore une question : ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ? Pas du tout ! Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux.
Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement !
Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux pas vous laisser dans l’ignorance de ce mystère : l’endurcissement d’une partie d’Israël s’est produit pour laisser à l’ensemble des nations le temps d’entrer.
C’est ainsi qu’Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture : De Sion viendra le libérateur, il fera disparaître les impiétés du milieu de Jacob.
Telle sera pour eux mon alliance lorsque j’enlèverai leurs péchés.
Certes, par rapport à l’Évangile, ils sont des adversaires, et cela, à cause de vous ; mais par rapport au choix de Dieu, ils sont des bien-aimés, et cela, à cause de leurs pères.
Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.

Psaume 94(93),12-13a.14-15.17-18.
Heureux l'homme que tu châties, Seigneur, celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse de l'impie.
Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple, il n'abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ; tous les hommes droits applaudiront.
Si le Seigneur ne m'avait secouru, j'allais habiter le silence.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,1.7-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »
Samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 37 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 438 rev)

Le secret de la dernière place

    Si nous savions clairement à quelle place Dieu nous met chacun, nous devrions acquiescer à la vérité, sans nous situer jamais ni au-dessus, ni au-dessous de cette place. Mais dans notre état présent, les décrets de Dieu sont enveloppés de ténèbres, et sa volonté nous est cachée. Il est donc plus sûr, selon le conseil de la Vérité elle-même, de choisir la dernière place, d'où on nous tirera ensuite avec honneur pour nous en donner une meilleure. Si l'on passe sous une porte trop basse, on peut se baisser tant qu'on voudra sans rien craindre, mais si l'on se redresse ne serait-ce que d'un doigt au-dessus de la hauteur de la porte, on se cognera la tête. C'est pourquoi il ne faut craindre aucune humiliation, mais redouter et réprimer le moindre mouvement de suffisance.

    Ne vous comparez ni à ceux qui sont plus grands que vous, ni à vos inférieurs, ni à d'autres, ni même à un seul. Qu'en savez-vous ? Imaginons un homme qui vous paraît le plus vil et le plus méprisable de tous, dont la vie infâme vous fait horreur. Vous pensez pouvoir le mépriser non seulement par rapport à vous-même, qui vivez soi-disant dans la sobriété, la justice et la piété, mais même comparé à d'autres malfaiteurs, vous disant qu'il est le pire. Mais savez-vous s'il ne sera pas un jour meilleur que vous et s'il ne l'est pas déjà au regard du Seigneur ? C'est pourquoi Dieu n'a pas voulu que nous prenions une place moyenne, ni l'avant-dernière, ni même l'une des dernières, mais il a dit : « Prends la dernière place », afin d'être vraiment seul au dernier rang. Alors tu ne songeras pas, je ne dis pas à te préférer, mais simplement à te comparer, à qui que ce soit.

SOURCE : Evangile au quotidien

15 août 2015

PRIÈRE DE SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX POUR L'ASSOMPTION DE NOTRE DAME

http://www.lavie.fr/images/2013/08/14/43197_vierge3_440x260.jpg

Source

« Que par Toi, Reine clémente, Jésus-Christ, ton fils, Notre-Seigneur, accorde les dons de sa Grâce » :

« Que notre âme assoiffée se hâte donc vers cette Fontaine ; que notre misère vienne et revienne de toute son ardeur puiser à ce Trésor de miséricorde. Voici que jusqu'ici nous T'avons accompagnée de nos vœux, selon nos moyens, dans Ta montée vers ton Fils, et nous T'avons suivie, au moins de loin, Vierge bénie. Désormais c'est à Ta bienveillance de manifester au monde cette grâce que Tu as trouvée auprès de Dieu en obtenant par Tes saintes Prières : le pardon aux coupables, la santé aux malades, la fermeté aux cœurs lâches, l'apaisement aux affligés, secours et délivrance à ceux qui sont en péril. En ce jour enfin, jour de fête et de joie, aux petits serviteurs qui dans leurs chants invoquent le nom très doux de Marie, que par Toi, Reine clémente, Jésus-Christ, ton fils, Notre-Seigneur, accorde les dons de sa Grâce, Lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni à jamais. Ainsi soit-il. »

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153)

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