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Y'A UNE ROUTE... Il y a dans le cœur de chaque homme un vide en forme de Dieu, et nul autre que Lui ne peut le combler. Pascal

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4 juin 2024

INSTRUCTION SPIRITUELLE DE SAINT DOROTHÉE DE GAZA

La fausse paix de l'esprit

Celui qui s'accuse soi-même, quelle joie, quel repos il possède, partout où il va ! Qu'une peine, qu'un outrage, qu'une épreuve quelconque lui survienne, il juge d'avance qu'il en est digne et il n'est jamais troublé. Y a-t-il un état qui soit davantage exempt de soucis ?

Mais, dira-t-on, si un frère me tourmente, et qu'en m'examinant je constate que je ne lui en ai fourni aucun prétexte, comment pourrai-je m'accuser moi-même?

En fait, si quelqu'un s'examine avec crainte de Dieu, il découvrira qu'il a certainement donné un motif de reproche par une action, une parole, ou une attitude. Et s'il voit qu'en rien de tout cela il n'a, soi-disant, donné aucun motif d'hostilité pour le présent, c'est vraisemblablement qu'il a tourmenté ce frère une autre fois, pour le même sujet ou pour un autre, ou bien encore parce qu'il a tourmenté une autre fois un autre frère. Et c'est pour cela, parfois même pour une autre faute, qu'il devait souffrir ainsi.

Il arrive aussi qu'un frère, se croyant installé dans la paix et la tranquillité, lorsqu'on lui dit une parole pénible, soit plongé dans le trouble. Et il juge qu'il a raison de s'affliger, se disant en lui-même : « S'il n'était pas venu me parler et me troubler, je n'aurais pas péché. »

C'est une illusion, c'est un faux raisonnement. Celui qui lui a dit cette parole, y a-t-il introduit la passion ? Il lui a révélé la passion qui était en lui, afin qu'il s'en repente, s'il le veut. Ainsi, ce frère était pareil à un pain de pur froment, d'apparence brillante, mais qui, une fois rompu, ferait voir sa corruption.

Il était installé dans la paix, croyait-il, mais il avait au-dedans de lui une passion qu'il ignorait. Qu'un frère lui dise une seule parole, et aussitôt a jailli la corruption qui était cachée en lui. S'il veut obtenir miséricorde, qu'il se repente, qu'il se purifie, qu'il progresse, et il verra qu'il devra plutôt remercier son frère d'avoir été pour lui la cause d'un tel profit. En effet, les épreuves ne l'accableront plus autant. Plus il progressera, plus elles lui paraîtront légères. À mesure en effet que l'âme progresse, elle se fortifie et devient capable de supporter tout ce qui lui arrive.

 

AELF Office des lectures

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25 janvier 2023

PSAUME 50

12 août 2021

DEMANDE D'INTERCESSION - 19 janvier 2024 (en bas de la publication)

A vous qui lisez ce blog, ce petit mot pour vous remercier vivement de l'intérêt que vous y portez et vous demander de prier pour notre famille qui s'apprête à vivre dix-huit mois très éprouvants alors que nous sommes déjà bien fatigués et affaiblis. S'il vous plaît, intercédez auprès du Seigneur pour que sa volonté se fasse en nous et qu'il nous accorde toutes grâces pour vivre ce qu'il laisse advenir dans notre vie. Qu'Il vous bénisse et vous garde. Amen

***

06/10/2021

Je remercie vivement ceux qui ont prié aux intentions confiées ci-dessus. Une petite partie des difficultés sont en passe d'être résolues. S'il vous plaît, continuez. Merci à vous et gloire à Dieu ! Qu'il vous bénisse et vous garde. Amen

***

21/10/2021

Je vous confie une situation en cours de résolution. Pardonnez-moi de ne pas vous dire de quoi, de qui il s'agit. Le Seigneur le sait. Je vous demande de continuer à prier de confiance. Merci pour votre intercession, je rends grâce à Dieu qui nous tient tous dans sa main.

***

22/10/2021

L'une des difficultés, a trouvé son heureux dénouement hier après-midi. Merci pour votre intercession, vous qui acceptez de prier de confiance,  je rends grâce à Dieu qui nous tient tous dans sa main.

***

09/03/2022

***

Je vous remercie pour vos prières et vous demande de continuer à intercéder auprès du Seigneur pour deux situations mais aussi pour moi qui perds courage après une enième déconvenue. Bon Carême à tous.

***

16/04/2022

Je vous remercie à nouveau pour toutes vos prières et rends grâce au Seigneur pour un pardon reçu et un pardon donné à l'instant. Démarche d'une personne très chère à mon coeur avec laquelle la relation était inter-rompue. Dieu est bon !

Malheureusement, au début de la semaine Sainte, un événement douloureux est arrivé et une relation s'est rompue. Je confie donc cette situation à votre prière et ainsi qu'une autre, sans solution à vue humaine. Un pardon véritable difficile à donner et une reprise des relations inenvisageable. Mais puisque "rien n'est impossible à Dieu"je continue à croire qu'il travaille le coeur des personnes concernées. Là, il ne faut pas moins qu'un miracle d'amour et si le Seigneur le veut, il peut le faire dans ces coeurs blessés, meurtris, trahis, humiliés. Ces coeurs ne pourront rien faire sans être profondément guéris par le Seigneur. Je confie également à votre prière l'avenir professionnel d'un proche suspendu aux décisions de différentes commissions. L'attente est longue, l'incertitude difficile.

De tout coeur, bonne montée vers Pâques à tous.

***

20/05/2022

Une autre situation vient de se débloquer et trouve une issue favorable. Je confie à votre prière, un jeune de 19 ans qui s'engage dans l'armée. Que le Seigneur le bénisse et le protège, que l'Esprit Saint l'inspire dans tout ce qu'il aura à faire, que Notre Seigneur Jéus Christ l'attire davantage à lui et l'aide à se souvenir de son baptême.

Je vous remercie du fond du coeur pour votre prière d'intercession et rends grâce à Dieu pour son amour sans faille pour chacun de ses enfants. Qu'il soit béni maintenant et à jamais. Amen

Je vous demande, s'il vous plaît, de continuer à prier pour l'intention du 16 avril dernier.

Belle montée vers la Pentecôte à tous.

***

23/01/2023

Toutes les intentions du 16 avril 2022 confiées à votre prière ont été exaucées. Je vous remercie du fond du coeur et rends grâce à Dieu pour sa bonté. Je peux témoigner que rien n'est impossible à Dieu : le miracle d'amour a eu lieu au coeur d'une relation rompue depuis vingt ans.

Je vous confie une nouvelle rupture de relation (qui n'est pas de mon fait) survenue sans explication ni raison apparente après une réconciliation à Pâques 2022. Que le Seigneur apaise le coeur de cette personne et nous accorde à nouveau la grâce du pardon et de la réconciliation, la paix intérieure et extérieure.

Je profite de l'occasion pour vous souhaiter une bonne et sainte année.

Aux personnes qui passent par ici : si vous portez de lourdes croix, priez, demandez l'intercession de vos frères et soeurs et gardez confiance en Dieu, même, surtout, dans les pires situations. Ne vous découragez jamais, soyez assurés que le Seigneur entend, répond toujours, qu'il peut tout, veille sur vous et vous soutient sans cesse. En temps voulu, il vous libèrera, vous consolera, vous tirera de l'ornière. N'oubliez jamais qu'il a vaincu le monde et fait tout concourir au bien de ceux qu'il aime. Qu'il vous bénisse et vous garde, qu'il comble votre coeur de son amour. Amen

***

17/10/23

Chers amis dans la foi, voilà environ deux ans que je vous confie des intentions de prière dont beaucoup ont été exaucées. Soyez-en vivement remerciés et que grâce soit rendue à notre Dieu qui nous aime tant. Un grand feu brûlant plus haut et plus fort qu'un petit, je vous invite à nouveau, si vous le voulez bien, à unir vos prières aux miennes en vous confiant de nouvelles intentions :

Je vous confie la conduite de travaux qui durent depuis dix mois et dont la date de fin n'est plus prononcée. Tout semble à l'arrêt, presque abandonné et les habitants de l'immeuble n'en peuvent plus. Que cette situation trouve une issue selon la volonté du Seigneur et qu'il accorde à chacun les grâces nécessaires pour supporter cette situation et qu'enfin, ce chantier prenne fin.

Je vous confie une personne proche de la retraite qui risque de perdre son travail parce que l'argent va manquer pour le versement des salaires. Que le Seigneur la délivre de toute colère et sentiment d'injustice, qu'elle garde confiance en notre Dieu à qui rien n'est impossible.

Enfin, je vous demande de prier la guérison d'une personne qui, suite à une maladie, a de gros soucis de santé depuis trois ans. Les médecins ne posent pas de diagnotic malgré de nombreux examents médicaux. Qu'elle soit confiée dans tout son être au médecin des corps et des âmes.

Que vous ayez déjà porté l'une ou plusieurs de ces intentions, que vous vous apprêtiez à le faire, soyez tous abondamment remerciés pour votre intercession. Seigneur notre Dieu, que tout se passe selon ta volonté. Amen

 

19/01/24

Avec vous, je rends grâce à D.ieu pour l'année écoulée, pour toutes les grâces reçues, les joies et les peines.

Je vous souhaite une Sainte année dans la paix et l'amour du Seigneur. Qu'il comble nos coeurs de sa grâce, qu'il soit notre force, notre soutien, notre consolation, notre lumière et notre espérance, qu'il nous accorde de persévérer jusqu'à la fin.

Je continuerai à vous confier des intentions de prière. Ce mois-ci, je renouvelle celles déjà confiées précédemment en date du 17/10/23 en vous remerciant vivement pour cette union de prière.

23 septembre 2025

AIMER DIEU

Aimer Dieu consiste donc à vouloir le posséder, à vouloir son bien, sa gloire, à vouloir ce qu'il veut, à lui vouloir de la reconnaissance, à vouloir se complaire en lui, même si dans ces vouloirs la sensibilité n'a aucune part. Tout cela, c'est de l'amour quand même, et un très grand amour, plus fort et plus sincère qu'un amour plein de tendresse et de jouissances sensibles. "Les affections, sentiments d'amour, peuvent être un stimulant utile. Ils ne sont pas l'amour. Et parfois même, l'amour affectif, en satisfaisant l'âme et en lui donnant l'impression d'être parfaite, nuit à l'amour effectif, le seul amour réel. C'est aux actes que se reconnaît l'amour : "Ce n'est pas celui qui dit : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père." Mt 8, 21 L'arbre se reconnaît à ses fruits. Les fruits de l'amour sont les actes ; les sentiments ne sont que les fleurs."

 

Dom Charles Massabki, Le Christ rencontre de deux amours, Editions de la Source, 1958, p.24 

23 septembre 2025

MANUEL DE L'ARCHICONFRÉRIE DE LA GARDE D'HONNEUR DU SACRÉ COEUR DE JÉSUS

23/09/25

Quelques notes prise en cours de lecture, liens, rapprochements et autres, sans texte explicatif.

Mise à jour au fil de la lecture et du temps disponible.

 

***

 

Gloire - Amour - Réparation 

 

P. XVI (20) Sommet sublime ! dernier terme du dévouement absolu : L'Amour d'un Dieu
ne s'est pas élevé plus haut, l'amour de sa Créature ne saurait aller plus loin : "Personne ne peut donner une plus grande marque d'amour que de livrer sa vie pour ses amis." Jn 15,13 AELF

 

 

(...) la récompense suprême, réservée aux Gardes d'honneur du Calvaire , fut d'assister à l'ouverture du Cœur de Jésus !

 

Puis l’ange me montra l’eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal, qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau. Au milieu de la place de la ville, entre les deux bras du fleuve, il y a un arbre de vie qui donne des fruits douze fois : chaque mois il produit son fruit ; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations. Ap 22, 1/2 AELF

L’eau vive, symbole de l’Esprit Saint et de la gloire de Dieu

Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt Ps 1, 3 AELF 

Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Alors des pêcheurs se tiendront sur la rive depuis Enn-Guèdi jusqu’à Enn-Églaïm ; on y fera sécher les filets. Les espèces de poissons seront aussi nombreuses que celles de la Méditerranée. Mais ses marais et ses bassins ne seront pas assainis : ils seront réservés au sel. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. » Ez 47, 8-12 AELF

 

 
1 - Le côté transpercé source d'où jaillissent des fleuves d'eaux vives.

 

(...) un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Jn 19, 34 AELF

 

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Jn 20,27 AELF

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17 septembre 2025

LE MYSTÈRE DE LA SAINTE TRINITÉ

Le premier et le plus grand des mystères, celui de la vie intime de Dieu : le mystère de la Sainte Trinité. 

C'est à la révélation de ce "mystère primordial" que nous devons de savoir que Dieu est Amour et qu'il n'y a rien en lui que ne soit amour. C'est à la lumière de ce mystère, auquel tous les autres se rattachent comme à leur principe et qui les fonde tous, que le contenu de notre foi s'éclaire et resplendit. "Le mystère de la Trinité, a écrit le Pape Léon XIII, est la substance du Nouveau Testament. Il est le plus grand de tous, la source et la tête de tous les autres. C'est pour le connaître et le contempler qu'ont été créées les Anges dans le ciel et les hommes sur la terre."1

 

1 Encylique Divinum illud, sur le Saint-Esprit, 9 mai 1897

 

Le Christ rencontre de deux amours, Dom Charles Massabki, Editions de la Source, 1958, p..82

11 septembre 2025

PASSIONS ET VERTUS

Source orthodoxe du document ci-dessous :

 

Les Passions (et les vertus)


Introduction


Grâce à la lumière de la grâce qui entre avec le repentir dans l’âme de l’homme
qui se repent, l’homme commence à reconnaître en lui et à constater les passions
diverses et nombreuses dont son âme, son corps et toute sa vie étaient emplies
et imprégnés.
La constatation de passions diverses et nombreuses dans l’âme et la conscience de ce qu’elles mènent à la perte et à la destruction, sont précisément le premier signe d’une réelle venue de la grâce dans la repentance ; en effet sans la présence de la grâce, l’homme ne peut pas prendre conscience de ses passions.
C’est justement ce que nous enseigne l’apôtre Paul, qui constate l’état de péché
du vieil homme et son asservissement aux passions en partant de la nouvelle réalité en Christ, de la grâce de la vie nouvelle de l’homme nouveau en Christ.
L’état de péché et d’asservissement aux péchés et aux passions est appelé chez
l’Apôtre Paul et chez tous les Pères ascètes de manières diverses ; cependant,
toutes ces appellations caractérisent un seul et même état, celui du vieil homme,
une seule et même réalité, c'est-à-dire les passions.
Les passions et les vertus
Dans le chapitre VII de l’Epître aux Romains, l’Apôtre Paul parle de
l’asservissement de la volonté de l’homme et de tous ses membres à « une autre
loi », celle du péché, qui habite dans l’homme et s’appose à la loi et à la volonté
de Dieu (Rm 7,14-23). L’apôtre caractérise cet homme de ‘’charnel’’, « être de
chair » (Rm 7,14, ce qui signifie pêcheur passionné.
En effet, un peu plus loin, dans le chapitre VIII du même Epître, l’Apôtre
appelle cet état de péché « la conduite selon la chair », la « vie selon la chair et
« le désir de la chair » (Rm 8,4-13).
Toujours dans ce même Epître, un peu avant (Rm 6,6 et 13), l’Apôtre appelle un
tel homme « le vieil homme », et son état « le corps de péché », ou encore « le
corps de mort » (7,24). A la fin, dans l’Epître aux Colossiens, ce même Apôtre
parle encore de manière plus précise du « vieil homme » en disant que celui-ci
est revêtu d’un « corps de chair (et de manière encore plus nette dans certains
manuscrits : « le corps des péchés charnels ») et que ce vieil homme de chair a
lui aussi un « esprit de chair » (une pensée charnelle) et des « membres
terrestres » au service des « armes d’injustice au service du péché » (Col
2,11,18 ; 3,5,9 ; cf. 6,13).
Dans toutes ces expressions dans lesquelles le langage et la problématique
ascétiques sont très nets, l’Apôtre Paul ne parle pas de la chair physique ou du
corps de l’homme, mais il parle précisément des passions, c'est-à-dire de l’état
de l’âme et du corps dans lequel a été conduit l’homme par le péché et les
passions diverses. L’homme est comme revêtu et habillé dans ces passions, et
cela de manière si concrète qu’il est question d’une « autre chair » en lui, ou
d’un « autre corps » ou même d’une « autre âme » (selon les paroles de saint
Macaire l’Egyptien), d’une autre intelligence, d’une autre pensée, « d’autres
membres », d’un « autre cœur », d’une « autre loi », d’une « autre vie », d’autres
œuvres de cet homme, etc….
Voilà ce que saint Macaire l’Egyptien de cet état de péché et de passion de
l’homme :
« Beaucoup d’homme lettrés et de savants qui s’efforcent d’avoir une vie juste
pensent que la perfection consiste en cela. Mais ils ne pénètrent pas au fond de
leur cœur et ne voient pas le mal (= les passions) qui retient leur âme. C’est en
effet dans le fond de l’âme qui se trouve la racine du mal qui entoure également
les autres membres ; et dans l’homme il y a un brigand, c'est-à-dire une force
ennemie, qui est invisible et qui s’oppose à lui.
Si l’homme ne commence pas une ascèse contre le péché, ce mal (= les
passions) intérieur se multiplie et se répand. Il conduit l’homme à faire des
péchés extérieurs et visibles…Tout le monde visible, les rois comme les
pauvres, se trouve dans le trouble, le désordre, la lutte, et personne n’en sait la
raison, c'est-à-dire la raison de ce mal, de cet ‘’aiguillon de la mort’’ (1 Cor
15,56) qui arrivé par la désobéissance d’Adam. C’est pourquoi le péché qui est
arrivé du dehors, étant une sorte de force raisonnable de Satan, comme une sorte
d’essence de Satan, a semé toute sorte de maux, car il agit secrètement soit sur
l’intérieur de l’homme, sur son intelligence ; il combat contre lui par les
pensées. Mais, les hommes ne savent pas que cet asservissement est fait par une
force étrangère ; ils pensent, au contraire, que cela est tout à fait naturel et qu’ils
agissent de leur propre volonté. Seuls ceux qui ont en eux la paix du Christ et Sa
Lumière savent d’où cela provient. En effet, le monde souffre par la passion du
mal et ne le sait pas » (homélies, 15, 48-49) […].
L’état de passion de l’homme est décrit sous les couleurs les plus noires, état
que ce même Macaire appelle « levain du mal et des passions par lequel
l’humanité est pétrie dans le mal (homélie 24,2).
Qu’est-ce qu’une passion ? L’enseignement ascétique orthodoxe sur les
passions est lié à l’enseignement orthodoxe général sur la création de l’homme à
l’image de Dieu et également à la compréhension orthodoxe du péché et du mal
en général.
Quand nous avons parlé de la création de l’homme à l’image et la ressemblance
de Dieu, nous avons vu que l’homme a été créé à l’image des énergies ou des
perfections divines et qu’il a été placé dans un processus dynamique vers la
Ressemblance de Dieu et la participation à Sa plénitude divine, c'est-à-dire vers
un processus vers la divinisation. Pour ce processus dynamique ont été données
dans la nature de l’homme toutes les forces, les fonctions propres, les qualités et
les possibilités nécessaires, ce que les Saints Pères appellent précisément les
« vertus ». C’est pourquoi à l’origine il n’y avait pas dans la nature de l’homme
des passions, mais au contraire les vertus qui se trouvent dans la nature humaine,
alors que les passions sont précisément contre-nature et une action contre-nature
des forces naturelles dans l’homme.
Rappelons les paroles de saint Athanase : « Il n’y avait pas de mal (= passions) à
l’origine ; ce sont par la suite les hommes qui ‘’ont commencé d’inventer’’ le
mal, en abusant des forces et des énergies que Dieu avait données à l’homme
dès le début. Cet abus consiste en ce que l’âme, qui, de par sa nature, est
toujours en mouvement, commença à agir non plus « selon la vertu », c'est-à-
dire selon la voie normale et naturelle la menant à Dieu comme à sa source de
Vie et à sa destination, mais au contraire selon une voie fausse, qui lui fut
soufflée par le diable, selon une voie d’aliénation de Dieu, donc, par
conséquence, une voie d’auto-déviation et d’altération ; c’est précisément cette
déviation et cette altération qui sont appelés : désirs mauvais, action mauvaises,
passions.
En effet, les passions ne sont rien d’autres qu’un abus, donc une déviation et
une altération des forces données par Dieu à l’âme et aux mouvements du
corps ».
Saint Jean Climaque dit justement : « Ils se trompent ceux qui disent que
certaines passions dans l’âme sont naturelles, car ils oublient que les qualités (=
les caractéristiques) naturelles qui constituent notre nature ont été transformées
par nous en passions. En effet, le mal, ou passions, n’existe pas dans la nature,
parce que Dieu n’a pas créé les passions. Au contraire, les vertus naturelles qui
existent en nous sont créées par Dieu » (L’Echelle sainte 26 et 41 PG 88,1028 et
1068)
Saint Isaac le Syrien dit également : « Si la vertu est la santé naturelle de
l’âme, cela signifie que les passions sont la maladie de l’âme, car les passions
sont arrivées et ont pénétré du dehors dans l’âme (comme un accident) et ont
sorti l’âme de la santé qui lui est propre. Il est clair donc que la santé existe dans
la nature avant que la maladie ne soit arrivée » (sermon 83).
Enfin saint Jean Damascène dit de même : « Le mal, n’est rien d’autre qu’un
éloignement du bien, de même que la ténèbre est un éloignement de la lumière.
Cela signifie que si nous, hommes, nous restons dans notre état naturel, nous
sommes alors dans la vertu, mais si nous nous écartons de l’état naturel, c'est-à-
dire de la vertu, nous arrivons à un état antinaturel, c'est-à-dire aux
passions…Car les vertus sont naturelles à l’homme et elles existent de manière
égale pour tous, bien que tous nous ne faisions pas dans une mesure égale ce qui
appartient à notre nature ; en effet, nous avons, après avoir enfreint le
commandement, glissé d’un état naturel dans un état antinaturel…L’ascèse et
les efforts sont inventés non pas pour acquérir la vertu, comme si cette
dernière était quelque chose venue de l’extérieur (dans notre nature), mais au
contraire, pour chasser de soi par les ascèses les passions antinaturelles
venues du dehors » […].
L’expérience ascétique charismatique des saints prend conscience d’une
manière infiniment plus profonde de cette vérité qui consiste en ce que l’homme
est un être dynamique, créé avec la possibilité et une capacité de divinisation en
Christ par la grâce de l’Esprit Saint.
Pour progresser vers la divinisation comme envers son but, sa dernière plénitude
et sa destination, l’homme trouve déposées en lui les forces, les possibilités et
les aspirations dynamiques qui, quand l’homme vit en communion avec Dieu,
croissent de plus en plus ; ce sont précisément ce que l’on appelle vertus.
Mais quand l’homme se détourne de Dieu et par là de sa destination naturelle,
ces mêmes forces et dispositions de l’homme restent dans sa nature, mais elles
sont dirigées dans un sens contraire, antinaturel ; elles croissent elles aussi, mais
en vain, car elles n’atteignent pas leur but et leur accomplissement. Voilà ce que
sont les passions : elles sont un abus de déformation des forces dynamiques et
des possibilités déposées dans l’homme (afin que celui-ci avec l’aide de la
grâce, atteigne la participation à Dieu et la divinisation).
C’est pourquoi ce sont justement les passions qui sont des sortes de
succédanées de cette aspiration naturelle de l’homme vers sa plénitude en
Dieu ; cela signifie que les passions sont des succédanées des vertus parce
qu’elles ne mènent jamais au but et à la plénitude ; au contraire, par le repentir,
les passions se découvrent comme la conscience et le sentiment d’une perte,
d’un abîme, d’une chute, d’une fausse aspiration vers une fausse
« divinisation », fausse parce qu’elle se fait non avec Dieu mais avec l’aide du
diable […].
Les passions signifient souffrance, corruption et asservissement de
l’homme ; souffrance précisément parce que les passions divisent, brisent ; elles
corrompent l’homme de telle manière qu’il ne peut pas dans un tel état vivre de
la vraie vie pour laquelle il est créé. C’est pourquoi, comme nous l’avons vu, les
passions sont des succédanés faux et destructeurs, ou encore elles sont des
parasites, des forces et des possibilités de l’homme que Dieu avait donnés à ce
dernier pour qu’il aspire et participe à la vie divine.
Ainsi les passions sont une dislocation et une aliénation de l’homme hors de
l’existence véritable, de son véritable mode d’existence et de sa vraie vie. Il
en résulte que la passion est souffrance, c'est-à-dire la mort, douleur, servitude et
corruption dans l’emprise du diable, le début de l’enfer.
En tant que telles, les passions sont justement les témoins effrayants de la
nature déchue de l’homme. Une telle prise de conscience des passions est donc
révélée et donnée à l’homme dans un vrai repentir, grâce à la venue de la grâce
[…].
Il y a des passions nombreuses et variées. Elles caractérisent tout l’état de péché
qui est désigné dans le Nouveau Testament par le terme de ‘’vieil homme’’ ou
de ‘’monde’’. C’est pourquoi saint Isaac le Syrien dit « le monde est le nom qui
englobe toutes les passions particulières ; quand nous voulons appeler par un
terme général toutes les passions, nous les appelons le monde…Car les passions
sont les parties du chemin et de la succession du monde ; là où s’arrêtent les
passions, le monde arrêt sa succession, c'est-à-dire que le monde s’arrête et
meurt.
Qu’est-ce que le monde ? En bref, le monde est la conduite charnelle, la pensée
et le désir charnels » (Discours 30).
Cette dénomination générale et cette caractérisation des passions en tant que ‘’ce
monde’’ ne touchent pas le monde en tant que création de Dieu, car le monde,
œuvre de Dieu, est bon (Gn 1,21) ; elle s’adresse à notre ‘’conduite charnelle’’
personnelle et au ‘’désir charnel’’, c'est-à-dire à la vie de péché et aux passions
pécheresses.
Chez le saint Apôtre Jean le Théologien le monde pris dans ce sens est désigné
d’une manière plus précise et juste : « N’aimez ni le monde ni rien de ce qui est
dans le monde…Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise (= désir) de la
chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie (riche), vient non de mon Père,
mais du monde » (1 Jn II, 15-16). Ces paroles du Saint Apôtre résument toute la
vie pécheresse et passionnée de ce monde, c'est-à-dire toutes les sortes de
passions des hommes de ce monde ; le saint Apôtre, et à sa suite tous les saints
Pères, classifient ces passions en trois catégories.
La première grande passion est appelée chez l’Apôtre convoitise ou désir de la
chair, c'est-à-dire le désir des plaisirs de la chair, la volupté…La passion de la
volupté contient deux passions principales : la gloutonnerie et la
débauche…Elles sont appelées chez les saints Pères les passions corporelles, les
passions de la chair.
Rappelons seulement ici qu’à l’opposé de cette passion et des passions qu’elle
engendre, il y a la vertu de chasteté avec ses deux vertus : la tempérance et la
pureté.
La deuxième grande passion est appelée chez l’Apôtre Jean la convoitise ou le
désir des yeux, c'est-à-dire le désir de posséder, ou comme le disent les Pères,
l’avidité…Cette passion de l’avidité, c'est-à-dire de la cupidité, appelée chez
l’Apôtre Paul idolâtrie et racine de tous les maux (Col 3,5 et 1 Tim 6,10),
engendre et contient en elle les passions de la colère et de la tristesse. A ce
groupe de passions on peut rajouter la passion de l’abattement.
Rappelons ici qu’à l’opposé de cette passion de l’avidité, il y a la vertu de
l’amour et de la charité, qui est accompagnée par les vertus de l’aumône, de la
douceur, c'est-à-dire de la patience. C’est ici précisément que l’on peut rajouter
la grande vertu des pleurs, qui est l’opposé de la passion ci-dessus mentionnée
de l’abattement.
La troisième grande passion indiquée par l’Apôtre Jean est celle de l’orgueil et
de l’ambition vaine. Ce sont les passions les plus subtiles et les plus
fines…L’ambition vaine est le désir passionné de gloire humaine et terrestre ; à
son point culminant elle engendre l’orgueil, qui est une passion qui rend
l’homme très proche du démon, car celui-ci s’est précisément détourné de Dieu
par orgueil, c'est-à-dire qu’après avoir été ange de lumière ; il est devenu un
démon des ténèbres qui combat Dieu.
Rappelons ici qu’à l’opposé de cette troisième catégories de passions est
justement la grande vertu conforme à Dieu de l’humilité.
Enfin, rappelons que ces trois grandes passions principales, ou catégories de
passions, proviennent et son incluses dans une seule passion générale qui est
comme leur mère, leur source et leur racine : c’est l’égoïsme (amour de soi,
amour-propre). A l’opposé de cette passion générale, il y a la vertu de la
« théophilie » (l’amour de Dieu) […].
Ce fait indubitable du lien entre toutes les passions et du lien organique de
toutes les vertus, confirmé et démontré dans l’expérience ascétique
charismatique de l’Orthodoxie, montre avant tout que l’ascèse entière et la vie
spirituelle dans l’Orthodoxie se comprennent et se vivent organiquement,
comme une entité organique, en union réciproque l’une de l’autre.
Cette compréhension organique de l’ascèse et du combat avec les passions pour
l’acquisition des vertus signifie la libération graduelle et la purification des
passions en même temps que l’assimilation aussi graduelle des vertus, c'est-à-
dire notre croissance graduelle et organique dans les vertus. Ainsi en ces deux
moments, c'est-à-dire la libération des passions et la croissance en l’homme des
vertus, qui coïncident simultanément, doivent se développer peu à peu et d’une
manière suivie, avec un déracinement constant et attentif des passions et la
croissance des vertus.
En effet, la vie spirituelle de l’homme ne se construit pas sur des lacunes et des
soustractions, des omissions et des sauts, mais elle croît organiquement, comme
une graine qui pousse et donne ensuite son fruit […].
Il s’ensuit que nous ne devons pas comprendre les divisions et les classifications
des passions et des vertus qui se trouvent chez les Saints Pères en dehors de ce
contexte de leur compréhension organique […].
Donc, le combat commence avant tout contre les passions corporelles les plus
extérieures ; il s’approfondit ensuite peu à peu et passe à un combat contre les
passions les plus profondes et moins visibles dans les tréfonds de l’âme […].
La critique que fait saint Jean Climaque à Evagre est très caractéristique : il
reproche à Evagre (disciple du ‘’spiritualiste’’ Origène) de demander de rejeter
aussitôt toute nourriture, excepté le pain et l’eau ; il conseille, au contraire, à
Evagre, de jeûner graduellement et de s’habituer peu à peu à une ascèse plus
difficile (l’Echelle Sainte, XIV, 8) […].
Hiéromoine Athanase JEVTIC
(Source : Théologie ascétique – Chapitre VII – page 53 à 66 – Formation théologique par
correspondance – Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge – année 1986)
Ps : publié avec la bénédiction de Mgr Athanase JEVTIC – monastère TVRDOS –Herzégovine –
Serbie – 04 avril 2017

3 septembre 2025

FOI ET MALADIE

16 août 2025

MÉDITATION DU JOUR

Comme des enfants

 

« Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Comme la foi des enfants à l’égard des réalités du monde, telle doit être notre foi à l’égard des paroles que Dieu nous dit. Ainsi est l’enfant à l’égard de la parole qu’il entend de son père : il croit sans hésitation qu’il lui donnera tout ce qu’il lui promet ; il n’appelle pas sa parole menteuse, ne la vérifie pas, ne la contrôle pas, ne la met pas à l’épreuve ; il s’en tient à sa véracité, il la reçoit. Car il ne sait même pas discerner si la chose que lui promet son père n’excède pas ses possibilités, mais il reçoit de lui simplement tout ce qu’il lui dit, sans hésiter : voit-il la pourpre sur le fils du roi ou la couronne posée sur sa tête, il demande à son père de les lui donner, croyant, dans la candeur de son esprit, qu’il les lui donnera, parce qu’il pense qu’il peut tout faire ! Il ne doute pas que ce qu’il demande lui sera donné.

 

Philoxène de Mabboug

 

Philoxène, évêque de Mabboug († 523), a laissé des homélies parmi les plus belles de la littérature syriaque. / Homélie II, 29-30, trad. E. Lemoine et R. Lavenant, Paris, Cerf, 2007, Sources Chrétiennes 44 bis, p. 50.

 

Source 

 

Textes de la messe du jour : AELF 

13 avril 2025

PSAUME DE LA PASSION DU CHRIST

Psaume 21

02 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? * Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

03 Mon Dieu, j'appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; * même la nuit, je n'ai pas de repos.

04 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d'Israël !

05 C'est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.

06 Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n'étaient pas déçus.

07 Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.

08 Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :

09 « Il comptait sur le Seigneur : qu'il le délivre ! Qu'il le sauve, puisqu'il est son ami ! »

10 C'est toi qui m'as tiré du ventre de ma mère, qui m'a mis en sûreté entre ses bras.

11 A toi je fus confié dès ma naissance ; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

12 Ne sois pas loin : l'angoisse est proche, je n'ai personne pour m'aider.

13 Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m'encerclent.

14 Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

15 Je suis comme l'eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.

16 Ma vigueur a séché comme l'argile, ma langue colle à mon palais. Tu me mènes à la poussière de la mort. +

17 Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m'entoure. Ils me percent les mains et les pieds ;

18 je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent. +

19 Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

20 Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !

21 Préserve ma vie de l'épée, arrache-moi aux griffes du chien ;

22 sauve-moi de la gueule du lion et de la corne des buffles. Tu m'as répondu ! +

23 Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée.

24 Vous qui le craignez, louez le Seigneur, + glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob, vous tous, redoutez-le, descendants d'Israël.

25 Car il n'a pas rejeté, il n'a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s'est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte.

26 Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.

27 Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent : « A vous, toujours, la vie et la joie ! »

28 La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui :

29 « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »

30 Tous ceux qui festoyaient s'inclinent ; promis à la mort, ils plient en sa présence.

31 Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir.

32 On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son oeuvre !

Source : AELF

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Y'A UNE ROUTE... Il y a dans le cœur de chaque homme un vide en forme de Dieu, et nul autre que Lui ne peut le combler. Pascal

"Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi je vous soulagerai" (Mt 11, 28) *** "La foi c'est l'intelligence éclairée par l'amour." Simone Weil
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